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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>Le prix de la guerre des prix</title>
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		<dc:creator>Olivier Cyran</dc:creator>


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&lt;p&gt;Sumaya Khatun n'a que seize ans, mais c'est d&#233;j&#224; une &#171; v&#233;t&#233;rane &#187; de guerre. La guerre &#224; laquelle elle a surv&#233;cu de justesse, et qui menace &#224; pr&#233;sent de l'achever pour de bon, est celle qui oppose les grandes marques de fringues occidentales &#224; leurs quatre millions d'ouvri&#232;res bangladaises. Une guerre sale, impitoyable, sans r&#233;pit et sans refuge, o&#249; les commandes de b&#233;nards pour petits consommateurs de pays riches tuent aussi s&#251;rement qu'un tapis de bombes. Le 24 novembre 2012 en fin (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sumaya Khatun n'a que seize ans, mais c'est d&#233;j&#224; une &#171; v&#233;t&#233;rane &#187; de guerre. La guerre &#224; laquelle elle a surv&#233;cu de justesse, et qui menace &#224; pr&#233;sent de l'achever pour de bon, est celle qui oppose les grandes marques de fringues occidentales &#224; leurs quatre millions d'ouvri&#232;res bangladaises. Une guerre sale, impitoyable, sans r&#233;pit et sans refuge, o&#249; les commandes de b&#233;nards pour petits consommateurs de pays riches tuent aussi s&#251;rement qu'un tapis de bombes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 novembre 2012 en fin d'apr&#232;s-midi, Sumaya trime sur sa machine &#224; coudre de l'usine Tazreen Fashions lorsque retentit l'alarme &#224; incendie. Son employeur, Tuba Group, fournisseur attitr&#233; de Disney, de Carrefour, de Wall-Mart et du mercanti fran&#231;ais Teddy Smith, a donn&#233; des instructions tr&#232;s fermes &#224; ses contrema&#238;tres : les issues de secours doivent rester verrouill&#233;es en toutes circonstances pour dissuader la main-d'&#339;uvre, pay&#233;e 30 euros par mois pour six jours de corv&#233;e par semaine, d'exfiltrer un T-shirt ou deux. Pi&#233;g&#233;es dans les flammes, au moins cent douze ouvri&#232;res p&#233;riront br&#251;l&#233;es vives ou en sautant par les fen&#234;tres. Sumaya a de la chance : elle se jette du quatri&#232;me &#233;tage et survit au cauchemar. Mais des sympt&#244;mes inqui&#233;tants ne tardent pas &#224; appara&#238;tre. Aux pulsions suicidaires n&#233;es de son traumatisme psychologique s'ajoutent des saignements de nez, des &#339;d&#232;mes au visage et une c&#233;cit&#233; totale de l'&#339;il droit. En juillet 2013, on lui diagnostique une tumeur canc&#233;reuse dans les sinus et les cavit&#233;s orbitaires. Une cons&#233;quence peut-&#234;tre des fum&#233;es toxiques inhal&#233;es dans l'incendie, ou d'une exposition trop longue aux produits chimiques dont raffole l'industrie textile, et que l'on devine peu propices &#224; l'&#233;panouissement d'une adolescente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se sortir d'affaire, Sumaya aurait besoin de trente-trois s&#233;ances de radioth&#233;rapie. Mais comment r&#233;unir les 2 600 euros d'avance que l'h&#244;pital lui r&#233;clame ? Depuis l'incendie, la gamine et sa famille cr&#232;vent litt&#233;ralement de faim. &#192; l'instar des autres survivantes et de leurs proches, ils n'ont re&#231;u qu'une poign&#233;e de pi&#233;cettes et quelques sacs de riz en guise de r&#233;paration. L'&#201;tat bangladais et le patronat local s'en lavent les pognes, tout &#224; leur souci de &#171; rassurer &#187; les investisseurs &#233;trangers. Quant aux prestigieux clients de Tuba Group, ils ont refus&#233; tout net de verser le moindre sou de d&#233;dommagement &#224; leurs victimes. &#192; la guerre comme &#224; la guerre. Ou pour le dire comme Carrefour : &#171; &lt;i&gt; Les prix bas, la confiance en plus.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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