<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=11696&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1779602680</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>L'image manquante</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/L-image-manquante</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/L-image-manquante</guid>
		<dc:date>2014-02-07T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuel Vigne</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;my Cattelain</dc:subject>
		<dc:subject>cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>films</dc:subject>
		<dc:subject>salles</dc:subject>
		<dc:subject>l'&#233;chelle hexagonale</dc:subject>
		<dc:subject>organismes institutionnels</dc:subject>
		<dc:subject>institutionnels s'engagent</dc:subject>
		<dc:subject>s'engagent structurellement</dc:subject>
		<dc:subject>d'entr&#233;es vendus</dc:subject>
		<dc:subject>tickets d'entr&#233;es</dc:subject>
		<dc:subject>TSA</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Presque tous les exploitants et autres professionnels de la profession le disent : le cin&#233;ma fran&#231;ais, dans sa diversit&#233; comme dans sa cr&#233;ativit&#233;, est en bonne sant&#233; et la France &#233;claire le monde gr&#226;ce &#224; son exception culturelle. Si l'affiche est tape-&#224;-l'&#339;il, qu'en est-il du film ? Certes, &#224; l'&#233;chelle hexagonale, l'industrie cin&#233;matographique poss&#232;de des atouts non n&#233;gligeables : de nombreux organismes institutionnels s'engagent structurellement dans la cr&#233;ation des &#339;uvres, &#224; l'instar du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no117-decembre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;117 (d&#233;cembre 2013)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Remy-Cattelain" rel="tag"&gt;R&#233;my Cattelain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/cinema" rel="tag"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/films" rel="tag"&gt;films&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/salles" rel="tag"&gt;salles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-echelle-hexagonale" rel="tag"&gt;l'&#233;chelle hexagonale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/organismes-institutionnels" rel="tag"&gt;organismes institutionnels&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/institutionnels-s-engagent" rel="tag"&gt;institutionnels s'engagent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/s-engagent-structurellement" rel="tag"&gt;s'engagent structurellement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-entrees-vendus" rel="tag"&gt;d'entr&#233;es vendus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/tickets-d-entrees" rel="tag"&gt;tickets d'entr&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/TSA" rel="tag"&gt;TSA&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Presque tous les exploitants et autres professionnels de la profession le disent : le cin&#233;ma fran&#231;ais, dans sa diversit&#233; comme dans sa cr&#233;ativit&#233;, est en bonne sant&#233; et la France &#233;claire le monde gr&#226;ce &#224; son exception culturelle. Si l'affiche est tape-&#224;-l'&#339;il, qu'en est-il du film ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certes, &#224; l'&#233;chelle hexagonale, l'industrie cin&#233;matographique poss&#232;de des atouts non n&#233;gligeables : de nombreux organismes institutionnels s'engagent structurellement dans la cr&#233;ation des &#339;uvres, &#224; l'instar du CNC&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Centre national du cin&#233;ma et de l'image anim&#233;e, organisme public charg&#233; de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; qui g&#232;re les retours de TSA, une taxe de 10,72 % appliqu&#233;e &#224; tous les tickets d'entr&#233;es vendus. Pour sch&#233;matiser quelque peu, les premiers opus du box-office participent &#224; financer la production, la distribution et l'exploitation de films plus fragiles. Sur le papier, la France afficherait ainsi une bonne sant&#233; quasi insolente, au regard de ses voisins europ&#233;ens : plus de 200 millions d'entr&#233;es annuelles, une implantation record avec pr&#232;s de 5 500 salles sur le territoire, pr&#232;s de 600 nouveaux films par an, dont plus de 250 productions fran&#231;aises. Ce constat presque id&#233;al masque cependant une r&#233;alit&#233; bien plus complexe, plus contrast&#233;e : les propositions cin&#233;matographiques offertes au public sont plus verrouill&#233;es qu'elles n'y paraissent de prime abord.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_907 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH362/p14-cine_-be4b5.jpg?1779602965' width='400' height='362' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;my Cattelain.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A ce jour, il est absolument erron&#233; d'imaginer que les programmations des salles de cin&#233;ma offrent un large panel de la cr&#233;ation en mati&#232;re d'images anim&#233;es. A cela, plusieurs raisons : il est devenu presque impossible, sauf cas rares, d'achever un film en marge des modes de production en vigueur (CNC, cha&#238;nes t&#233;l&#233;visuelles, institutions publiques r&#233;gionales&#8230;), lesquels imposent des crit&#232;res d&#233;pendant, outre les amiti&#233;s s&#233;lectives, de contingences sc&#233;naristiques, au plus grand dam des formes d'expression plus exp&#233;rimentales&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le diktat du sc&#233;nario est devenu une h&#233;r&#233;sie : les financeurs ne s'engagent (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Quand bien m&#234;me un r&#233;alisateur courageux et obstin&#233; y parviendrait-il, l'acc&#232;s aux salles se pr&#233;senterait &#224; lui comme un second parcours du combattant. Force est de constater que les exploitants n'ont d'&#339;il que pour le &lt;i&gt;box-office&lt;/i&gt; (m&#234;me parmi les salles class&#233;es art et essai) et ne laissent que peu de places aux risques irr&#233;fl&#233;chis. Un rapide coup d'&#339;il &#224; l'histoire de cet art r&#233;cent nous am&#232;ne &#224; constater que de nombreux courants majeurs (la Nouvelle Vague, le &lt;i&gt;Free&lt;/i&gt; cin&#233;ma, le cin&#233;ma Novo br&#233;silien, un pan du cin&#233;ma africain&#8230;) n'auraient pu voir le jour avec les m&#234;mes contraintes. David Lynch et son &lt;i&gt;Eraserhead&lt;/i&gt; n'ont exist&#233; que gr&#226;ce &#224; la d&#233;cision de deux salles alternatives new-yorkaises de garder pr&#232;s de quatre ans le film &#224; l'affiche. M&#234;me parcours pour &lt;i&gt;La Salamandre&lt;/i&gt; d'Alain Tanner. Cette pratique semble aujourd'hui bel et bien inenvisageable. Avec l'explosion des outils vid&#233;o, il existe pourtant un vivier foisonnant de films de cr&#233;ation &#224; m&#234;me de faire bouger les lignes esth&#233;tiques de la production cin&#233;matographique, sans parler des nombreux opus &#224; vis&#233;e plus militante, quasi invisibles en salles. Pour reprendre les termes de Fran&#231;ois Truffaut, une certaine tendance du cin&#233;ma fran&#231;ais d'auteur (parisien voire parisianiste) s'est impos&#233;e, soutenue par les mass-m&#233;dias culturels, de &lt;i&gt;T&#233;l&#233;rama&lt;/i&gt; aux &lt;i&gt;Inrockuptibles&lt;/i&gt;, en passant par &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;. Les m&#234;mes films se retrouvent peu ou prou dans toutes les salles. Il revient aujourd'hui aux lieux alternatifs (comme le &lt;a href=&#034;http://www.polygone-etoile.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Polygone &#233;toil&#233;&lt;/a&gt; &#224; Marseille ou &lt;a href=&#034;http://www.nova-cinema.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le Nova&lt;/a&gt; &#224; Bruxelles) le r&#233;el enjeu de diffuser d'autres cin&#233;matographies absentes ailleurs, sans le soutien financier qui leur est d&#251;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exploitants de salles class&#233;es art et essai ne sont certes pas &#224; court d'arguments pour justifier cette inaction : la fragilit&#233; &#233;conomique, l'embouteillage de trop nombreuses sorties, la difficult&#233; d'accorder des s&#233;ances &#224; tous les films, l'obligation de se focaliser sur les films porteurs, la pression des multiplexes toujours plus pr&#233;gnante, qui siphonnent quant &#224; eux la majorit&#233; des entr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les salles ont trouv&#233; en France de quoi justifier cette paresse intellectuelle ou culturelle : le festival. Ces derni&#232;res ann&#233;es, l'Hexagone a accueilli pr&#232;s de 300 manifestations, soit plus que dans tous les pays de l'Union europ&#233;enne. Une aubaine pour les salles : ces structures associatives subventionn&#233;es apportent leur programmation sp&#233;cifique (souvent fort int&#233;ressante), les droits des copies et leur propre public. Et d&#233;douane au passage les exploitants d'une vraie pertinence en mati&#232;re de programmation&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le cas de Marseille est symptomatique : la vitalit&#233; cin&#233;matographique est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exploitation cin&#233;matographique se retrouve ainsi confront&#233;e &#224; un double probl&#232;me : comment t&#233;moigner de la richesse de la production en offrant &#224; la cr&#233;ation alternative une fen&#234;tre de diffusion &#224; la hauteur de son dynamisme, et, au-del&#224;, comment convaincre les exploitants de retrouver le sens de la prise de risque, du coup de c&#339;ur m&#251; par les seules intentions cin&#233;philiques. A ce titre, il est &#233;galement regrettable de constater que le cin&#233;ma de r&#233;pertoire, &#224; m&#234;me de jouer ce r&#244;le de passeur cher &#224; Serge Daney, est absent des programmations en salles, sauf exception&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour rester sur le cas du Sud-Est, seuls l'Institut de l'Image (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un film, aujourd'hui, absent de toute couverture m&#233;diatique, n'a aucune chance de rencontrer son public : la frilosit&#233; des exploitants, le verrouillage d'un syst&#232;me trop bien huil&#233;, le d&#233;clin d'une certaine id&#233;e de la cin&#233;philie, l'absence de curiosit&#233;, la difficult&#233; &#224; aborder les sujets par trop sensibles ont abouti &#224; une diffusion scl&#233;ros&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les chemins de traverse existent bel et bien. L'&#233;volution des moyens technologiques peut favoriser la cr&#233;ation avec des co&#251;ts abaiss&#233;s en num&#233;rique. Convertir un fichier vid&#233;o en DCP (la norme actuellement propos&#233;e en salles) est un jeu d'enfant. La distribution et la diffusion deviennent accessibles &#224; tous, si les &#233;nergies se conjuguent dans un seul et m&#234;me but : permettre aux &#339;uvres une repr&#233;sentation la plus large possible au sein des lieux d'exploitation cin&#233;matographique. Si de nombreux films internationaux ne disposent malheureusement pas de visibilit&#233; en salles, nul n'interdit d'en permettre la diffusion par tous les moyens possibles. De r&#233;centes r&#233;unions entre lieux alternatifs et mono-&#233;crans ind&#233;pendants ont permis de lever le voile sur un avenir prometteur o&#249; la passion, la cin&#233;philie et le plaisir du partage l'emporteraient sur toute autre consid&#233;ration &#233;conomique ou corporatiste. Peu apr&#232;s ses origines, la salle de diffusion cin&#233;matographique fut b&#226;tie comme un lieu d'&#233;change et d'exp&#233;rimentation. C'est bel et bien cette praxis qu'il est grand temps de retrouver, dans son sens le plus dialectique, voire le plus deleuzien&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans un double sens d&#233;velopp&#233; par le philosophe : celui de disposer en toute (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustr&#233; par &lt;a href=&#034;http://remycattelain.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;my Cattelain&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Centre national du cin&#233;ma et de l'image anim&#233;e, organisme public charg&#233; de r&#233;glementer, soutenir et promouvoir l'&#233;conomie du cin&#233;ma en France et &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le diktat du sc&#233;nario est devenu une h&#233;r&#233;sie : les financeurs ne s'engagent plus sans un dossier complet (et souvent sans un casting en vue), freinant ainsi consid&#233;rablement la cr&#233;ativit&#233;. Sur ce mod&#232;le, un Jacques Rivette, qui n'&#233;crivait pas une ligne de sc&#233;nario, se verrait refuser tous ses projets, et que dire du grand Frederik Wiseman, qui construit essentiellement son &#339;uvre au moment du montage.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le cas de Marseille est symptomatique : la vitalit&#233; cin&#233;matographique est exclusivement prise en charge par l'extr&#234;me richesse des festivals. Hors de cet axiome, le constat est affligeant : un monopole nocif du tr&#232;s controvers&#233; Galeshka Moriavoff, propri&#233;taire des Vari&#233;t&#233;s / C&#233;sar (qui vient de perdre, cerise sur le g&#226;teau, son label art et essai), une salle &#224; l'Estaque, &lt;a href=&#034;http://www.alhambracine.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'Alhambra&lt;/a&gt;, loin, malgr&#233; ses efforts, de pouvoir assumer la richesse des propositions, et une poign&#233;e de salles commerciales offrant bien peu d'int&#233;r&#234;t. De nombreuses &#339;uvres ne voient ainsi plus le jour &#224; Marseille, faute de salles les accueillant. Hormis le Polygone &#233;toil&#233;, et quelques dynamiques &#233;parses (&#224; l'instar du travail de Genevi&#232;ve Houssay au Mucem), le paysage s'y est obscurci au fil des ans.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour rester sur le cas du Sud-Est, seuls l'Institut de l'Image d'Aix-en-Provence ou plus r&#233;cemment l'Eden &#224; La Ciotat explorent r&#233;guli&#232;rement ce type de programmation. Hors Paris, trop peu de salles s'engagent dans un processus d'h&#233;ritage pertinent qui serait li&#233; &#224; l'&#233;volution contemporaine de la cin&#233;philie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dans un double sens d&#233;velopp&#233; par le philosophe : celui de disposer en toute libert&#233; des concepts (ici cin&#233;matographiques) afin d'en extraire toutes formes d'exp&#233;rimentations (principes sugg&#233;r&#233;s dans &lt;i&gt;Diff&#233;rence et r&#233;p&#233;tition&lt;/i&gt;), mais &#233;galement dans l'id&#233;e de &#171; &lt;i&gt;faire participer le spectateur au temps du film&lt;/i&gt; &#187;, &#224; travers les types d'images d&#233;finies, et leur perception th&#233;oris&#233;es, comme &#233;voqu&#233; dans &lt;i&gt;L'Image-mouvement&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
