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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Dessine-moi une chatte</title>
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&lt;p&gt;Le sexe masculin, c'est tr&#232;s simple, on voit pr&#233;cis&#233;ment &#224; quoi &#231;a ressemble : un p&#233;nis, deux testicules, des poils. C'est facile &#224; dessiner, facile &#224; se repr&#233;senter, et il y en a partout &#8211; sur les murs, dans le fromage blanc des sketches des Nuls, sur les publicit&#233;s du m&#233;tro, dans les marges des cahiers d'&#233;coliers, ou encore sous la forme de l'Empire State Building, de la tour Eiffel et du si&#232;ge p&#233;kinois du Quotidien du peuple. Le phallus c'est puissant, c'est omnipr&#233;sent, c'est &#233;vident. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no118-janvier-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;118 (janvier 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Caroline-Sury" rel="tag"&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le sexe masculin, c'est tr&#232;s simple, on voit pr&#233;cis&#233;ment &#224; quoi &#231;a ressemble : un p&#233;nis, deux testicules, des poils. C'est facile &#224; dessiner, facile &#224; se repr&#233;senter, et il y en a partout &#8211; sur les murs, dans le fromage blanc des sketches des Nuls, sur les publicit&#233;s du m&#233;tro, dans les marges des cahiers d'&#233;coliers, ou encore sous la forme de l'Empire State Building, de la tour Eiffel et du si&#232;ge p&#233;kinois du Quotidien du peuple. Le phallus c'est puissant, c'est omnipr&#233;sent, c'est &#233;vident.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_932 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH376/p12-sury-vulve-63c29.jpg?1768660114' width='400' height='376' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Caroline Sury.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le sexe f&#233;minin en revanche, c'est plus compliqu&#233;. D'abord, &#231;a ne pend pas : tout est &#224; l'int&#233;rieur. C'est insondable, &#233;trange, secret, cach&#233;. Les seules repr&#233;sentations qu'on en voit habituellement consistent en des sch&#233;mas m&#233;dicaux en coupe, qui regorgent de concepts aussi complexes que vulgaires (qui n'a jamais trait&#233; personne de grosse Fallope ?). On raconte aux petites filles que leur sexe est un tr&#233;sor ; aux adolescentes, qu'elles ne pourront pas coucher sans aimer puisqu'on n'accueille pas impun&#233;ment un corps &#233;tranger dans une cavit&#233; myst&#233;rieuse ; aux femmes, que c'est la raison pour laquelle elles se masturbent plus rarement que les hommes et ressentent moins de d&#233;sir qu'eux. &#192; vrai dire, le sexe f&#233;minin est rendu si &#233;nigmatique qu'on en viendrait presque &#224; se demander s'il existe r&#233;ellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant une &#233;vidence : nous serions tous consid&#233;rablement plus heureux si nous savions &#224; quoi ressemble une vulve. Plut&#244;t que d'avoir entre les jambes un trou inconnu et sale, les femmes auraient un vagin dont elles seraient aussi fi&#232;res que les hommes de leur p&#233;nis. On se conna&#238;trait mieux, on serait plus &#224; l'aise, on saurait mieux se masturber (soi-m&#234;me et les autres), on jouirait plus, et l'architecture mondiale conna&#238;trait une diversification sans pr&#233;c&#233;dent &#8211; adieu phalliques tours et buildings, bonjour constructions &#224; l'effigie d'un mont de V&#233;nus ou d'un capuchon clitoridien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans plus tarder, abattons donc quelques id&#233;es re&#231;ues. D'abord, une vulve n'a rien d'invisible : sous le pubis, outre deux paires de l&#232;vres, un m&#233;at urinaire et l'entr&#233;e du vagin, on trouve le d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre clitoris. Certes, son gland, compos&#233; comme le p&#233;nis de corps creux &#233;rectiles, n'est que la partie &#233;merg&#233;e d'un iceberg d'une dizaine de centim&#232;tres &#8211; taille de la tige interne &#8211; mais quelle partie ! Le sexe f&#233;minin n'a rien non plus d'une b&#233;ance : au repos, les parois du vagin, un tube souple et tr&#232;s extensible d'environ huit centim&#232;tres, sont parfaitement accol&#233;es et ferm&#233;es. Enfin, il n'a rien de compliqu&#233; : des l&#232;vres, une ouverture et un petit tunnel qui m&#232;ne &#224; l'ut&#233;rus, une poche de la taille d'un poing dont le col descend dans le vagin &#8211; d&#233;tail injustement m&#233;connu : ce canal se d&#233;place au cours du cycle menstruel et constitue une source de plaisir inexplicablement ignor&#233;e par Freud, surtout quand on le titille en levrette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est toujours un peu flou ? Faites confiance aux f&#233;ministes des ann&#233;es 1970 et &#224; leur sens aigu de la comparaison ! Les auteures du merveilleux &lt;i&gt;Notre corps, nous-m&#234;mes&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Con&#231;u et r&#233;dig&#233; par le Collectif de Boston pour la sant&#233; des femmes, adapt&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, conseillent ainsi d'imaginer le vagin comme un rouleau de PQ, l'ut&#233;rus comme une poire, les trompes de Fallope comme de petits fils t&#233;l&#233;phoniques et les ovaires comme des amandes non d&#233;cortiqu&#233;es. Ce qui se con&#231;oit bien se dessine clairement&#8230; et le mot &#171; chatte &#187; vient ais&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustr&#233;e par &lt;a href=&#034;http://carolinesury.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Con&#231;u et r&#233;dig&#233; par le Collectif de Boston pour la sant&#233; des femmes, adapt&#233; en fran&#231;ais par un autre collectif de femmes, et paru chez Albin Michel en 1977.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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