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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La justice, peine perdue ? </title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Cens&#233;e prot&#233;ger les faibles face aux puissants, la justice fran&#231;aise garde une f&#226;cheuse tendance &#224; &#233;pargner les riches et enfoncer les pauvres. Surtout, elle privil&#233;gie une mani&#232;re brutale de r&#233;soudre les conflits : la peine, souvent de prison. Ailleurs dans le monde, d'autres fa&#231;ons de rendre justice se d&#233;veloppent pourtant&#8230; C'est une fable de Jean de la Fontaine, l'histoire d'une terrible &#233;pid&#233;mie de peste au royaume des animaux. &#171; Ils ne mouraient pas tous, &#233;crit-il, mais tous &#233;taient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Conseil" rel="tag"&gt;Conseil&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cens&#233;e prot&#233;ger les faibles face aux puissants, la justice fran&#231;aise garde une f&#226;cheuse tendance &#224; &#233;pargner les riches et enfoncer les pauvres. Surtout, elle privil&#233;gie une mani&#232;re brutale de r&#233;soudre les conflits : la peine, souvent de prison. Ailleurs dans le monde, d'autres fa&#231;ons de rendre justice se d&#233;veloppent pourtant&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3553 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;39&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH463/-1705-2ce58.jpg?1768657458' width='500' height='463' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Illustration de J&#233;r&#233;my Boulard Le Fur
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est une fable de Jean de la Fontaine, l'histoire d'une terrible &#233;pid&#233;mie de peste au royaume des animaux. &#171; &lt;i&gt;Ils ne mouraient pas tous&lt;/i&gt;, &#233;crit-il, &lt;i&gt;mais tous &#233;taient frapp&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; Convoquant ses sujets, le lion pr&#233;tend que la maladie est un ch&#226;timent divin et que seule une mise &#224; mort pourrait calmer le ciel : &#171; &lt;i&gt;Que le plus coupable de nous se sacrifie. &lt;/i&gt; &#187; Beau joueur, le f&#233;lin avoue qu'il a croqu&#233; divers moutons et bergers qui ne lui avaient rien fait. &#171; &lt;i&gt; Sire, dit le renard, vous &#234;tes trop bon roi ; vos scrupules font voir trop de d&#233;licatesse ; et bien, manger moutons, canaille, sotte esp&#232;ce, est-ce un p&#233;ch&#233; ? &lt;/i&gt; &#187; Flatteurs en t&#234;te, l'assembl&#233;e conclut que non. Le fabuliste poursuit : &#171; &lt;i&gt; On n'osa trop approfondir du tigre, ni de l'ours, ni des autres puissances, les moins pardonnables offenses. &lt;/i&gt; &#187; Puis l'&#226;ne confesse avoir, un jour, croqu&#233; quelques brins d'herbe dans un pr&#233; qui ne lui appartenait pas. &#171; &lt;i&gt; Sa peccadille fut jug&#233;e un cas pendable. Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable ! Rien que la mort n'&#233;tait capable d'expier son forfait : on le lui fit bien voir. Selon que vous serez puissant ou mis&#233;rable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis le XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et l'&#233;criture des &lt;i&gt;Animaux malades de la peste&lt;/i&gt;, la justice a-t-elle tellement chang&#233; ? Au fond, c'est toujours la m&#234;me histoire faisand&#233;e. Christine Lagarde, patronne du Fonds mon&#233;taire international, reconnue coupable d'avoir fait perdre pr&#232;s de 400 millions d'euros &#224; l'&#201;tat en favorisant un arbitrage frauduleux au b&#233;n&#233;fice de Bernard Tapie ? Dispens&#233;e de peine. A., jeune Marocain, ayant vol&#233; un t&#233;l&#233;phone &#224; Barb&#232;s ? Trois mois de prison ferme&lt;i&gt; [lire p. V]&lt;/i&gt;. Dignes reflets des in&#233;galit&#233;s de la soci&#233;t&#233;, les tribunaux de 2021 continuent de rendre une justice de classe &#8211; et de race. Un ph&#233;nom&#232;ne syst&#233;mique, r&#233;pondant &#224; des logiques assez bien identifi&#233;es par les sciences sociales &lt;i&gt;[p. IV]&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il y a des contre-exemples. Il arrive que des puissants soient condamn&#233;s et chaque jour, dans tel ou tel tribunal de France, des mis&#233;reux arrachent la cl&#233;mence des juges. Insistant sur cet aspect des choses, la revue &lt;i&gt;Les Cahiers de la Justice&lt;/i&gt;, co&#233;dit&#233;e par l'&#201;cole nationale de la magistrature, publiait en 2017 un &#233;dito intitul&#233; &#171; Justice de classe, vraiment ? &#187;. Elle y posait les questions suivantes : &#171; &lt;i&gt;Que serait le monde ouvrier sans le droit du travail, les syndicats et les prudhommes ? Peut-on dire que le droit du licenciement (et toute la jurisprudence qui s'en est suivie) est fait contre les salari&#233;s ? &lt;/i&gt; &#187; Certes non : des jugements viennent chaque jour temp&#233;rer la toute-puissance patronale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais combien de d&#233;cisions judiciaires couvrent les agissements frauduleux d'employeurs ? Et quelles connaissances faut-il mobiliser, quel imbitable jargon faut-il se mettre &#224; parler, quelle &#233;nergie faut-il d&#233;baucher pour obtenir un morceau de justice ! Du c&#244;t&#233; d'Arles, les travailleurs agricoles immigr&#233;s employ&#233;s par l'entreprise Laboral Terra dans des conditions parfois proches du servage le savent bien : sans l'aide du Codetras, un collectif de soutien juridique, ils n'auraient jamais pu faire condamner leurs patrons &#8211; et encore, le jugement ne fut pas &#224; la hauteur de leurs attentes &lt;i&gt;[p. VII]&lt;/i&gt;. Quant aux accusations de harc&#232;lement sexuel formul&#233;es par deux employ&#233;es, elles prennent toujours la poussi&#232;re sur le bureau d'un juge d'instruction d'Avignon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Dira-t-on que la protection de l'enfance en danger cherche &#224; opprimer les enfants des plus pauvres ?&lt;/i&gt;, interrogeaient encore Les &lt;i&gt;Cahiers de la Justice&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Il faut ne pas avoir mis les pieds dans un tribunal pour ignorer que les droits sont valables pour tous.&lt;/i&gt; &#187; Il faut surtout sacr&#233;ment se voiler la face pour nier que les magistrats jugent parfois au m&#233;pris du droit et de ceux de la d&#233;fense. Il faut n'avoir jamais caus&#233; avec une avocate en droit des &#233;trangers pour m&#233;conna&#238;tre que quand il s'agit de mettre injustement en doute le jeune &#226;ge d'un mineur &#233;tranger isol&#233;, les juges des enfants se font trop souvent complices des D&#233;partements (en dessous de 18 ans, le Conseil d&#233;partemental est tenu de le prendre en charge). Il faut n'avoir jamais assist&#233; &#224; une comparution imm&#233;diate pour ignorer qu'on y condamne &#224; des mois de cabane au terme d'un petit quart d'heure de proc&#232;s b&#226;cl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'institution a des circonstances att&#233;nuantes. Elle manque de moyens : chaque ann&#233;e, la France consacre &#224; la justice 70 &#8364; par habitant &#8211; l'Allemagne 131, la Suisse 220 (l'Arm&#233;nie 8). Et puis, juger n'est pas chose ais&#233;e : risquer chaque jour d'innocenter un coupable ou de condamner un innocent, il y a de quoi cauchemarder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout de m&#234;me. Que dire de la justice au moment des Gilets jaunes ? Que penser de tous ces magistrats au garde-&#224;-vous, des peines d'interdiction de manifester qu'ils ont pu infliger ? Que comprendre de l'indigent traitement judiciaire des violences polici&#232;res ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l'univers du droit daigne aussi, parfois, prot&#233;ger un tantinet les libert&#233;s. Quand le Conseil d'&#201;tat r&#233;affirme l'interdiction des drones policiers, ou quand le Conseil constitutionnel censure telle ou telle folie l&#233;gislative macronienne, on se dit que oui, le principe de la s&#233;paration des pouvoirs, &#231;a a du bon. Et que la justice permet heureusement d'att&#233;nuer l'arbitraire politico-administratif. Mais les personnes qui contr&#244;lent l'ex&#233;cutif, le l&#233;gi&#8202;latif et le judiciaire appartiennent au m&#234;me monde. Elles partagent des int&#233;r&#234;ts communs. Combien de lois scandaleuses ont-ils laiss&#233; passer, les soi-disant &#171; Sages &#187; de la rue de Montpensier ? Combien d'injustes assignations &#224; r&#233;sidence ont-ils valid&#233;es, les tribunaux administratifs, pendant l'&#233;tat d'urgence antiterroriste ?&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La galaxie judiciaire fran&#231;aise a une autre tare majeure. Elle est trop souvent p&#233;nale, mue par une unique obsession : le ch&#226;timent. Et donc la prison &lt;i&gt;[pp. II &amp; III]&lt;/i&gt;. Comme si rendre justice ne consistait qu'&#224; punir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, les Najavos, qui disposent de leur propre syst&#232;me judiciaire, ont renou&#233; depuis les ann&#233;es 1980 avec un mod&#232;le traditionnel radicalement diff&#233;rent : le &lt;i&gt;peacemaking&lt;/i&gt; &lt;i&gt;[pp. X &amp; XI]&lt;/i&gt;. Victime et agresseur peuvent choisir de dialoguer, accompagn&#233;s de leurs proches et d'un m&#233;diateur, pour parvenir &#224; une r&#233;solution du conflit en se mettant d'accord sur une r&#233;paration : des mots, une indemnisation mat&#233;rielle, des actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inspir&#233;es par de telles pratiques de peuples autochtones, des formes de justice dites &#171; restaurative &#187; et &#171; trans&#8202;formative &#187; se d&#233;veloppent actuellement dans le monde anglo-saxon &lt;i&gt;[pp. VIII &amp; IX]&lt;/i&gt;. Si la justice restaurative a tendance &#224; &#234;tre incor&#8202;por&#233;e par le syst&#232;me p&#233;nal, la justice transformative se pratique pour l'instant en dehors des institutions, au sein de groupes sociaux opprim&#233;s n'ayant rien &#224; attendre du monde judiciaire classique. Certainement pas exempts de tout reproche, ces mod&#232;les alternatifs ont le m&#233;rite d'ouvrir un autre imaginaire qui permettra peut-&#234;tre, un jour, de vraiment rendre justice.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le dernier mot &#224; la d&#233;fense : la justice, parfois, sait faire de la po&#233;sie. La preuve en fut donn&#233;e le 7 septembre 1995 par la cour d'appel de Riom (Puy-de-D&#244;me). Dans un hameau perdu, un habitant se plaignait du poulailler de ses voisins. Le tribunal de Clermont-Ferrand lui avait donn&#233; raison, ordonnant la destruction du poulailler. Mais le jugement d'appel prit joliment le parti des gallinac&#233;s : &#171; &lt;i&gt;Attendu que la poule est un animal anodin et stupide, au point que nul n'est encore parvenu &#224; le dresser, pas m&#234;me un cirque chinois ; que son voisinage comporte beaucoup de silence, quelques tendres gloussements et des caqu&#232;tements qui vont du joyeux (ponte d'un &#339;uf) au serein (d&#233;gustation d'un ver de terre) en passant par l'affol&#233; (vue d'un renard) ; que ce paisible voisinage n'a jamais incommod&#233; que ceux qui, pour d'autres motifs, nourrissent du courroux &#224; l'&#233;gard des propri&#233;taires de ces gallinac&#233;s ; que la cour ne jugera pas que le bateau importune le marin, la farine le boulanger, le violon le chef d'orchestre, et la poule un habitant du lieu-dit La Rochette, village de Sall&#232;des (402 &#226;mes) dans le d&#233;partement du Puy-de-D&#244;me... &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ces motifs donc, le poulailler fut momentan&#233;ment sauv&#233;. La Cour de cassation, toutefois, finit par annuler ce joli jugement. Sans doute n'aime-t-elle pas la po&#233;sie. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Violences polici&#232;res : Ali Ziri, mort d'un chibani</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Violences-policieres-Ali-Ziri-mort</link>
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		<dc:date>2019-03-15T01:35:57Z</dc:date>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Ouvrier &#224; la retraite, Ali Ziri a eu le malheur de revenir de Kabylie en France pour faire quelques achats avant le mariage de son fils... Mais le 9 juin 2009, &#224; Argenteuil (Val-d'Oise), il joue aux dominos et boit plus que de raison avec un ami. La suite : un contr&#244;le routier, le commissariat, puis la mort. Le d&#233;c&#232;s survient 48 heures apr&#232;s. La police voudrait vite renvoyer le corps au bled apr&#232;s une expertise m&#233;dicale bidonn&#233;e qui diagnostique une hypertrophie cardiaque. &#171; Une sorte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/cour" rel="tag"&gt;cour&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Cour-europeenne" rel="tag"&gt;Cour europ&#233;enne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ouvrier &#224; la retraite, Ali Ziri a eu le malheur de revenir de Kabylie en France pour faire quelques achats avant le mariage de son fils...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais le 9 juin 2009, &#224; Argenteuil (Val-d'Oise), il joue aux dominos et boit plus que de raison avec un ami. La suite : un contr&#244;le routier, le commissariat, puis la mort. Le d&#233;c&#232;s survient 48 heures apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police voudrait vite renvoyer le corps au bled apr&#232;s une expertise m&#233;dicale bidonn&#233;e qui diagnostique une hypertrophie cardiaque. &#171; &lt;i&gt;Une sorte de mort subite&lt;/i&gt;, explique Omar Slaouti. &lt;i&gt;Sauf que les expertises qui vont suivre &#8211; car le corps ne part pas, la famille refuse, comme dans le cas d'Adama Traor&#233; &#8211; vont prouver que la technique d'immobilisation par &#8220;pliage&#8221; pratiqu&#233;e par les flics est en cause, sans oublier la pr&#233;sence de 27 h&#233;matomes, dont un de 17 cm de long.&lt;/i&gt; &#187; La famille porte plainte, mais le juge d'instruction refuse la reconstitution, ne visionne pas les images vid&#233;o, n'auditionne ni les flics, ni les t&#233;moins&#8230; &#171; &lt;i&gt;Quand on coupe le son et l'image&lt;/i&gt;, regrette Slaouti, &lt;i&gt;c'est clair, les flics ont raison et la famille a tort.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce drame casse en tout cas une certaine id&#233;e de la police confront&#233;e &#224; &#171; des jeunes &#224; casquette et dent qui brille &#187;. Car ici, c'est un monsieur de 69 ans, menott&#233; dans le dos, qui re&#231;oit des coups jusqu'&#224; en mourir. Son compagnon, Arezki Kerfali, 63 ans, invalide, a &#233;t&#233; lui aussi menott&#233; et tabass&#233;. Les policiers ont &#233;t&#233; jusqu'&#224; porter plainte pour outrage et r&#233;bellion &#8211; aujourd'hui en France, on d&#233;nombre 15 000 d&#233;lits d'outrages par an. Arezki, traumatis&#233; par la mort de son ami, a &#233;t&#233; pour sa part poursuivi et condamn&#233;. Quant &#224; Ali, il &#233;tait, selon les agents, excit&#233; et insultant&#8230; &#171; On salit post-mortem les victimes pour l&#233;gitimer sa propre violence &#187;, s'insurge Slaouti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un premier non-lieu est confirm&#233; en octobre 2012 par la cour d'appel de Versailles. &#171; &lt;i&gt;En f&#233;vrier 2014, la Cour de cassation a cass&#233; le non-lieu. L'affaire a &#233;t&#233; rejug&#233;e &#224; Rennes, mais le non-lieu est prononc&#233; &#224; nouveau en f&#233;vrier 2016. Depuis, la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme a accept&#233; le dossier. Si le recours prosp&#232;re, ce ne sont pas les flics qui seront condamn&#233;s, mais l'&#201;tat fran&#231;ais.&lt;/i&gt; &#187; Ce ne serait pas la premi&#232;re condamnation de la France, notamment pour la technique d'immobilisation responsable de la mort de Hakim Ajimi, Lamine Dieng ou encore Adama Traor&#233;, mais sans que rien ne change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, &#224; quoi bon se battre ? &#171; &lt;i&gt;Mener la bataille juridique jusqu'au bout, c'est &#224; la fois une sorte de chemin de dignit&#233; pour les familles et c'est faire la d&#233;monstration publique que la justice ne va pas au bout pour les n&#244;tres&lt;/i&gt;, conclut Omar Slaouti. &lt;i&gt;Quand je dis cela, j'inclus R&#233;mi Fraisse, les sans-papiers, les Rroms&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;B. L. D.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La France finalement condamn&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En juin 2018, quatorze mois apr&#232;s la parution de cet article sur papier, la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme (CEDH) a condamn&#233; l'&#201;tat fran&#231;ais pour &#171; n&#233;gligence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les juges n'ont pas remis en cause l'utilisation de la technique du &#171; pliage &#187; lors de l'arrestation d'Ali Ziri, mais ils ont consid&#233;r&#233; que les forces de l'ordre avaient ensuite tard&#233; &#224; lui porter secours : &#171; &lt;i&gt;La situation de M. Ziri au commissariat d'Argenteuil a &#233;t&#233; trait&#233;e avec n&#233;gligence par les autorit&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, a estim&#233; la CEDH, retenant que &#171; &lt;i&gt;les autorit&#233;s n'ont pas fait ce que l'on pouvait raisonnablement attendre d'elles pour pr&#233;venir le risque de d&#233;c&#232;s auquel il &#233;tait expos&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;C. R.&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;(Mise &#224; jour de d&#233;cembre 2018)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les br&#232;ves du n&#176;161</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>Chien m&#233;chant</dc:subject>
		<dc:subject>En bref</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Conte de No&#235;l Le 8 d&#233;cembre, un SDF qui faisait les poubelles de l'a&#233;roport de Roissy a touch&#233; le gros lot. Un casse parfait &#8211; sans effraction, ni violence. Il est 17 h, le quinquag&#233;naire s'appuie par hasard sur la porte d'un local de transport de fonds Loomis, rest&#233;e n&#233;gligemment ouverte. Apr&#232;s un moment d'h&#233;sitation, il entre, puis en ressort avec un sac dans chaque main. Sous l'objectif des cam&#233;ras de surveillance, il s'&#233;loigne &#224; petits pas press&#233;s. Le butin est &#233;valu&#233; &#224; 300 000 euros ! (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no161-janvier-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;161 (janvier 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chien-mechant-7" rel="tag"&gt;Chien m&#233;chant&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nicolas-de-la-Casiniere-95" rel="tag"&gt;Nicolas de la Casini&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Fritz" rel="tag"&gt;Fritz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/qu-ils" rel="tag"&gt;qu'ils&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/sociale" rel="tag"&gt;sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/morts" rel="tag"&gt;morts&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/cour" rel="tag"&gt;cour&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Noel" rel="tag"&gt;No&#235;l&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/millions" rel="tag"&gt;millions&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conte de No&#235;l&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 8 d&#233;cembre, un SDF qui faisait les poubelles de l'a&#233;roport de Roissy a touch&#233; le gros lot. Un casse parfait &#8211; sans effraction, ni violence. Il est 17 h, le quinquag&#233;naire s'appuie par hasard sur la porte d'un local de transport de fonds Loomis, rest&#233;e n&#233;gligemment ouverte. Apr&#232;s un moment d'h&#233;sitation, il entre, puis en ressort avec un sac dans chaque main. Sous l'objectif des cam&#233;ras de surveillance, il s'&#233;loigne &#224; petits pas press&#233;s. Le butin est &#233;valu&#233; &#224; 300 000 euros ! &#192; l'heure o&#249; nous imprimons, l'ex-pauvre h&#232;re est toujours dans la nature. &lt;i&gt;Suerte,&lt;/i&gt; l'ami ! Que l'argent ne te br&#251;le pas les doigts !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour la d&#233;cence, c'est r&#226;p&#233; !&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2069 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH392/-348-4b6f2.jpg?1768658250' width='400' height='392' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nicolas de la Casini&#232;re.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Lulu : 22 ans et toutes ses dents !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Presque la centaine.&lt;i&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lalettrealulu.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Lettre &#224; Lulu&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, chouette publication nantaise qui depuis 1995 d&#233;gomme avec jubilation les pouvoirs locaux et documente avec s&#233;rieux leurs errements, sort son n&#176;98-99 (un num&#233;ro double pour 3 euros, heureux de vous). Entre autres au menu, une enqu&#234;te sur une &#233;cole de top managers du business qui tue, le portrait de deux barbouzes de Pornic ou un retour sur la gabegie du stade de la Beaujoire. &#199;a ne se rate pas !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Haut le c&#339;ur &lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2070 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH280/-349-be661.jpg?1768658250' width='400' height='280' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nicolas de la Casini&#232;re.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;c&#232;s de Fran&#231;ois-R&#233;gis Hutin, patron de &lt;i&gt;Ouest-France&lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La cellule de communication &#233;lys&#233;enne est en deuil.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tu ne cracheras point&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lors du mouvement social contre la loi Travail du printemps 2016, Fabien s'oppose &#224; l'expulsion muscl&#233;e d'un SDF. Plus d'un an apr&#232;s, il se fait serrer lors d'une table de presse anti-Linky du c&#244;t&#233; de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Les uniformes intiment au militant de cracher son ADN. Refus poli de ce dernier, alors trait&#233; de &#171; &lt;i&gt; gaucho de merde&lt;/i&gt; &#187;. Bilan des courses, le voil&#224; convoqu&#233; au tribunal pour le 1er mars. Comme le clame l'inculp&#233; : &#171; &lt;i&gt;Qu'ils nous fichent, non merci ! Qu'ils nous fichent plut&#244;t la paix &lt;/i&gt; ! &#187; La &lt;a href=&#034;http://refusdufichageadnsolidariteavecfabien.wesign.it/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;p&#233;toche&lt;/a&gt;en ligne !&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et un article plus complet sur ce sujet est &#224; lire dans le n&#176;162 de CQFD... (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Petit' appli d'No&#235;l, quand tu descendra de selle...&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2071 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/-350-e33f5.jpg?1768658249' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Fritz.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Solidarit&#233; condamn&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mi-novembre, la cour d'appel d'Aix-en-Provence jugeait quatre retrait&#233;s qui avaient transport&#233; des migrants dans la vall&#233;e de la Roya (voir l'&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Quand-la-solidarite-passe-au&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article publi&#233;&lt;/a&gt; dans le n&#176;160 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;). Le 13 d&#233;cembre, les juges ont rendu leur d&#233;cision : la condamnation initiale est confirm&#233;e. Tarif ? 800 euros d'amende avec sursis. Pas surpris pour un sou, les papys-mamies solidaires n'ont pas tergivers&#233; longtemps : Ren&#233;, Gilbert, Fran&#231;oise et Daniel iront en cassation, voire, s'il le faut, devant la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme. &#171; &lt;i&gt;C'est quelque chose d'important&lt;/i&gt;, nous explique Ren&#233;. &lt;i&gt;Ce n'est pas juste notre petit cas personnel qui se joue, mais un principe : comment un &#234;tre humain peut en aider un autre, normalement, sans &#234;tre condamn&#233;. C'est &#231;a le probl&#232;me.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 janvier, un autre proc&#232;s du m&#234;me genre se tiendra &#224; Nice. Cette fois-ci, ce sera une militante d'Amnesty International qui sera poursuivie pour avoir &#171; &lt;i&gt; facilit&#233; l'entr&#233;e de deux mineurs &#233;trangers en situation irr&#233;guli&#232;re&lt;/i&gt; &#187;. L'association d&#233;nonce r&#233;guli&#232;rement les entorses au droit des &#233;trangers commises par l'&#201;tat dans les Alpes-Maritimes. Elle souligne que sa militante a simplement r&#233;cup&#233;r&#233; deux jeunes mineurs isol&#233;s &#233;trangers au poste-fronti&#232;re de Menton-Ventimille, c&#244;t&#233; fran&#231;ais, avant de les accompagner, &#224; pied, jusqu'aux locaux de la police aux fronti&#232;res, pour qu'ils soient pris en charge par l'aide sociale &#224; l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#171; dublin&#233;s &#187; enferm&#233;s en toute l&#233;galit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fin septembre, la Cour de cassation d&#233;clarait ill&#233;gale la r&#233;tention administrative des &#171; dublin&#233;s &#187;, ces demandeurs d'asile que l'&#201;tat veut expulser vers le premier pays europ&#233;en o&#249; ils ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s. En cause, un vide juridique : la l&#233;gislation ne d&#233;finissait pas assez clairement le &#171; risque de fuite &#187; de ces exil&#233;s. Les pr&#233;fectures ont continu&#233; &#224; enfermer dans la plus compl&#232;te ill&#233;galit&#233; mais tout de m&#234;me, cela faisait tache. Alors, d&#233;but d&#233;cembre, l'Assembl&#233;e nationale a vot&#233; un texte l&#233;galisant cette pratique. Chers amis brigands, devenez donc ministre ou d&#233;put&#233; : si vous ne parvenez pas &#224; respecter la loi, vous n'aurez qu'&#224; la changer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Outre-Manche, l'aust&#233;rit&#233; tue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est une &#233;tude &#233;manant de trois (s&#233;rieuses) universit&#233;s britanniques qui l'affirme : en Angleterre, les coupes budg&#233;taires dans la sant&#233; et le social auraient caus&#233; quelque 120 000 morts de 2010 &#224; 2017. &#171; &lt;i&gt; Il n'est pas exag&#233;r&#233; de parler de crime &#233;conomique&lt;/i&gt; &#187;, affirme Lawrence King, professeur &#224; Cambridge. Pour arriver &#224; cette estimation, les chercheurs ont mis en regard le nombre de morts annuelles et le montant des d&#233;penses publiques. Ils rapportent que de 2001 &#224; 2010, les d&#233;c&#232;s ont baiss&#233; en moyenne de 0,77 % par an. Mais &#224; partir de 2010, de s&#233;v&#232;res contraintes financi&#232;res ont affect&#233; le syst&#232;me de sant&#233; et de protection sociale. R&#233;sultat : de 2011 &#224; 2014, le nombre de morts a augment&#233; en moyenne de 0,87 % chaque ann&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en calculant la diff&#233;rence entre le nombre de morts r&#233;elles et celui que laissaient augurer les tendances 2001-2010 que les scientifiques sont arriv&#233;s &#224; ce r&#233;sultat. Ils pr&#233;cisent que la surmortalit&#233; a principalement touch&#233; les personnes &#226;g&#233;es et les r&#233;sidences m&#233;dicalis&#233;es (&#171; &lt;i&gt;care homes&lt;/i&gt; &#187;). Le lien entre les d&#233;c&#232;s suppl&#233;mentaires et les coupes budg&#233;taires &#171; &lt;i&gt; pourrait notamment tenir &#224; l'&#233;volution du nombre d'infirmiers&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Licence to kill&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En Turquie, les purges vont bon train. Et le pays s'enfonce toujours plus dans l'&#233;tat d'exception. Le 24 d&#233;cembre, le gouvernement d'Erdogan a ainsi sign&#233; le d&#233;cret n&#176;696 qui accorde &#171; &lt;i&gt;l'immunit&#233; &#224; tous les civils, quelle que soit la nature de leurs actes, d&#232;s lors qu'ils agissent au nom de l'antiterrorisme&lt;/i&gt; &#187;. Rien de moins qu'un permis de tuer, aux contours mal d&#233;finis. Celui-ci pourrait profiter aux mercenaires de Sadat, une soci&#233;t&#233; priv&#233;e proche du pouvoir qui s'est donn&#233;e pour but de &#171; &lt;i&gt; favoriser la coop&#233;ration dans les domaines de la d&#233;fense et de l'industrie de d&#233;fense du monde islamique&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 27/12/2017). Quand l'autoritarisme et l'arbitraire &#233;tendent leur emprise (pour le plus grand malheur des Kurdes et des opposants), le business s&#233;curitaire n'est jamais loin&#8230; Ce qui n'emp&#234;che pas le m&#234;me Erdogan de poser en h&#233;raut de la cause palestinienne sur la sc&#232;ne internationale &#8211; cherchez l'erreur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Que cent Big Brothers s'&#233;panouissent !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le hit parade du meilleur des mondes orwelliens possible, la Chine d&#233;croche le pompon. Depuis une dizaine d'ann&#233;es, elle confectionne la plus grande base de donn&#233;es plan&#233;taire, recensant les profils biom&#233;triques de 40 millions de trublions potentiels &#8211; travailleurs, migrants, &#233;tudiants, musulmans ou&#239;ghours ou dissidents. Le pays a aussi mis en place le programme &#171; Big intelligence &#187;, qui centralise toutes les informations recueillies par les 170 millions de cam&#233;ras de surveillance pr&#233;sentes sur le territoire. En attendant pire : 400 millions de cam&#233;ras suppl&#233;mentaires doivent &#234;tre install&#233;es dans les prochaines ann&#233;es. Un maillage de contr&#244;le tr&#232;s efficace. Le 13 d&#233;cembre, il a ainsi suffit de sept minutes aux autorit&#233;s pour, &#224; partir d'une simple photo, localiser et appr&#233;hender un journaliste de la BBC qui voulait d&#233;fier l'infaillibilit&#233; du syst&#232;me de reconnaissance faciale de Guiyang, ville de 4,6 millions d'habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier gadget en date : une application mobile incite les bons citoyens &#224; d&#233;noncer les personnes qui &#171; &lt;i&gt;affectent la stabilit&#233; sociale&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Lorsqu'une information est signal&#233;e sur l'application, elle est envoy&#233;e vers un centre de commande de &#8220; gouvernance sociale &#8221;, avec des &#233;crans qui permettent de visualiser o&#249; se concentre tel ou tel probl&#232;me&lt;/i&gt; &#187;, rapporte le site Slate (30/12/2017). La &#171; &lt;i&gt;gouvernance sociale&lt;/i&gt; &#187; ! Le grand George n'aurait pas trouv&#233; mieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Et un article plus complet sur ce sujet est &#224; lire dans le n&#176;162 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;... actuellement en kiosque. Note du webmaster.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand la solidarit&#233; passe au tribunal</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Quand-la-solidarite-passe-au</link>
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		<dc:date>2017-12-13T17:09:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clair Rivi&#232;re</dc:creator>


		<dc:subject>Histoires de saute-fronti&#232;res</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Quatre retrait&#233;s viennent d'&#234;tre jug&#233;s pour avoir transport&#233; des migrants dans la vall&#233;e de la Roya. Dans cette zone frontali&#232;re, l'&#201;tat viole le droit d'asile au quotidien. Mais le plus souvent, ce sont les militants solidaires qui sont condamn&#233;s par la justice. &#192; la cour d'appel d'Aix-en-Provence, ce mercredi 15 novembre, on jugeait des affaires de recel et de vol avec violence. Mais aussi trois papys et une mamie, accus&#233;s d'avoir port&#233; secours &#224; des migrants. C'&#233;tait l'hiver dernier, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no160-decembre-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;160 (d&#233;cembre 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Histoires-de-saute-frontieres" rel="tag"&gt;Histoires de saute-fronti&#232;res&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/condamne" rel="tag"&gt;condamn&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quatre retrait&#233;s viennent d'&#234;tre jug&#233;s pour avoir transport&#233; des migrants dans la vall&#233;e de la Roya. Dans cette zone frontali&#232;re, l'&#201;tat viole le droit d'asile au quotidien. Mais le plus souvent, ce sont les militants solidaires qui sont condamn&#233;s par la justice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la cour d'appel d'Aix-en-Provence, ce mercredi 15 novembre, on jugeait des affaires de recel et de vol avec violence. Mais aussi trois papys et une mamie, accus&#233;s d'avoir port&#233; secours &#224; des migrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait l'hiver dernier, pr&#232;s de la fronti&#232;re italienne. Dans la vall&#233;e de La Roya (Alpes-Maritimes), le mercure plongeait en dessous de z&#233;ro. Apr&#232;s avoir d&#233;jou&#233; de s&#233;v&#232;res contr&#244;les frontaliers, des dizaines et des dizaines de migrants avaient atterri l&#224;. Les bonnes &#226;mes du coin &#233;taient d&#233;pass&#233;es : chez l'agriculteur C&#233;dric Herrou, figure embl&#233;matique de l'aide aux exil&#233;s, on h&#233;bergeait sous des tentes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1930 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH449/-223-6a63a.jpg?1768658269' width='400' height='449' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Co3points.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 6 janvier, G&#233;rard, Fran&#231;oise, Ren&#233; et Daniel prennent donc en charge six migrants, dont deux mineurs, pour les mettre au chaud. Mais &#224; Sospel, sur la route, les forces de l'ordre veillent. Pour contourner un point de contr&#244;le, les migrants sont d&#233;pos&#233;s sur un sentier. Les voitures les r&#233;cup&#233;reront de l'autre c&#244;t&#233;. H&#233;las, une randonneuse a aper&#231;u la sc&#232;ne. Elle contacte le 112. Veut-elle jouer la d&#233;latrice ? Ou s'inqui&#232;te-t-elle simplement de voir des personnes mal &#233;quip&#233;es s'aventurer sur un chemin de montagne en plein hiver ? Quoi qu'il en soit, la gendarmerie est pr&#233;venue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233; du sentier, les deux v&#233;hicules sont stopp&#233;s. Exil&#233;s et b&#233;n&#233;voles sont arr&#234;t&#233;s. Qu'est-il advenu des premiers ? La proc&#233;dure p&#233;nale ne le dit pas, mais leurs soutiens en sont certains : les quatre majeurs ont &#233;t&#233; renvoy&#233;s en Italie. Pour les militants, c'est la garde &#224; vue, puis une condamnation, &#224; Nice, &#224; 800 &#8364; d'amende avec sursis, dont ils interjettent appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce 15 novembre donc, retour au tribunal. &#171; &lt;i&gt;Pourquoi avoir fait appel ?&lt;/i&gt; &#187;, leur demande la cour. &#171; &lt;i&gt;Je ne me sens pas coupable d'avoir aid&#233; des personnes &#224; survivre&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;pond Ren&#233;. Les magistrats r&#233;examinent les faits. Puis l'avocat g&#233;n&#233;ral&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En cour d'appel, le procureur est appel&#233; &#171; avocat g&#233;n&#233;ral &#187;. Il n'est pas l&#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; entame son r&#233;quisitoire. &#171; &lt;i&gt;Je les consid&#232;re comme des braves gens. On ne peut pas mettre en doute la sinc&#233;rit&#233; de leur engagement.&lt;/i&gt; &#187; Oui, ils ont simplement voulu &#171; &lt;i&gt;aider leur prochain&lt;/i&gt; &#187;. Mais pour ce faire, &#171; &lt;i&gt;ils ont m&#233;connu la loi&lt;/i&gt; &#187;. C'est donc &#171; &lt;i&gt;&#224; juste titre&lt;/i&gt; &#187; que le tribunal de Nice les a condamn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cinq ans de prison&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dit la loi ? &#171; Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilit&#233; ou tent&#233; de faciliter l'entr&#233;e, la circulation ou le s&#233;jour irr&#233;guliers d'un &#233;tranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 euros. &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Article L622-1 du Code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et du droit (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, les socialistes au pouvoir ont ajout&#233; &#224; ce texte une &#171; immunit&#233; humanitaire &#187;. &#171; L'aide au s&#233;jour irr&#233;gulier &#187; n'est donc pas r&#233;pr&#233;hensible &#171; lorsque l'acte reproch&#233; n'a donn&#233; lieu &#224; aucune contrepartie directe ou indirecte et consistait &#224; fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d'h&#233;bergement ou de soins m&#233;dicaux destin&#233;es &#224; assurer des conditions de vie dignes et d&#233;centes &#224; l'&#233;tranger, ou bien toute autre aide visant &#224; pr&#233;server la dignit&#233; ou l'int&#233;grit&#233; physique de celui-ci &#187;.&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Article L622-4 du Ces&#233;da.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formulation est floue : l'avocat g&#233;n&#233;ral s'engouffre dans la faille. Pour lui, l'immunit&#233; humanitaire ne s'applique qu'&#224; l'aide au s&#233;jour, et certainement pas &#224; l'aide &#224; la circulation &#8211; ce qui est pr&#233;cis&#233;ment reproch&#233; aux quatre retrait&#233;s. Et quand bien m&#234;me la cour ferait une analyse diff&#233;rente, &#171; &lt;i&gt;les conditions ne sont en aucun cas remplies&lt;/i&gt; &#187; pour que s'applique cette immunit&#233; humanitaire, car &#171; &lt;i&gt;ce qu'ils ont fait, c'est emp&#234;cher les migrants d'&#234;tre interpell&#233;s&lt;/i&gt; &#187;... Le magistrat demande donc la confirmation de la peine de 800 &#8364; d'amende avec sursis, qui &#171; &lt;i&gt; prend en compte&lt;/i&gt; &#187; le c&#244;t&#233; d&#233;sint&#233;ress&#233; des actes des pr&#233;venus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avocate de la d&#233;fense, elle, plaide que &#171; &lt;i&gt; l'unique but&lt;/i&gt; &#187; des quatre papys mamie a &#233;t&#233; de &#171; &lt;i&gt; pr&#233;server la dignit&#233;&lt;/i&gt; &#187; des exil&#233;s. Pour elle, c'est clair : l'immunit&#233; humanitaire s'applique. Et puis, il y a &#171; &lt;i&gt; le principe de proportionnalit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, qui &#233;tablit qu'une infraction n'est pas condamnable si elle a &#233;t&#233; commise dans &#171; &lt;i&gt;un but sup&#233;rieur&lt;/i&gt; &#187;. En l'occurrence, la pr&#233;servation de la vie des personnes transport&#233;es, car &#171; &lt;i&gt;la situation de danger dans laquelle elles se trouvaient &#233;tait r&#233;elle&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pr&#233;fet hors la loi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation aggrav&#233;e par les agissements ill&#233;gaux de l'&#201;tat : dans les Alpes-Maritimes, &#171; &lt;i&gt;on emp&#234;che&lt;/i&gt; &#187; les &#233;trangers d'atteindre Nice pour &#171; &lt;i&gt;d&#233;poser une demande d'asile et on les reconduit de l'autre c&#244;t&#233; de la fronti&#232;re&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour &#233;viter les forces de l'ordre, de nombreux migrants se sont mis en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Cette ann&#233;e, le pr&#233;fet a &#233;t&#233; condamn&#233; deux fois pour entrave au droit d'asile par le tribunal administratif. M&#234;me des mineurs non accompagn&#233;s (lire ci-dessous) sont renvoy&#233;s en Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, &#171; &lt;i&gt;la d&#233;sob&#233;issance s'est impos&#233;e aux pr&#233;venus comme un devoir&lt;/i&gt;, explique l'avocate. &lt;i&gt;Mes clients n'ont fait que r&#233;sister &#224; l'oppression qui est subie par les plus vuln&#233;rables.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt; La protection de l'enfance et l'accompagnement des jeunes majeurs, c'&#233;tait le fondement m&#234;me de mon engagement professionnel&lt;/i&gt;, dira ensuite un des papys, Daniel, ancien &#233;ducateur. &lt;i&gt;J'&#233;tais pay&#233; pour &#231;a et aujourd'hui je suis condamn&#233;&#8230; Cherchez l'erreur !&lt;/i&gt; &#187; Conclusion de l'avocate : &#171; &lt;i&gt;La relaxe s'impose&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les pr&#233;venus, la partie est loin d'&#234;tre gagn&#233;e : le 11 septembre dernier, le m&#234;me tribunal d'Aix a condamn&#233; Pierre-Alain Mannoni &#224; deux mois de prison avec sursis. En premi&#232;re instance, il avait &#233;t&#233; relax&#233; &#8211; mais le parquet avait fait appel. Le 18 octobre 2016, cet universitaire ni&#231;ois avait transport&#233; trois jeunes &#201;rythr&#233;ennes de la vall&#233;e de la Roya pour les h&#233;berger chez lui. Elles &#233;taient &#171; &lt;i&gt;bless&#233;es&lt;/i&gt; &#187;, a-t-il argu&#233;, ce qu'a confirm&#233; une infirmi&#232;re. Mais la cour n'y a pas cru : pour elle, l'action de Pierre-Alain Mannoni s'inscrivait &#171; &lt;i&gt; dans une d&#233;marche militante en vue de soustraire des &#233;trangers aux contr&#244;les mis en &#339;uvre par les autorit&#233;s&lt;/i&gt; &#187;. En cons&#233;quence, il ne pouvait pas b&#233;n&#233;ficier de l'immunit&#233; humanitaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 ao&#251;t, cette m&#234;me cour d'appel jugeait une affaire semblable. Avec des justifications assez proches, elle a condamn&#233; C&#233;dric Herrou &#224; quatre mois de prison avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mise &#224; jour du 13 d&#233;cembre 2017&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cour d'appel d'Aix-en-Provence a rendu sa d&#233;cision aujourd'hui. La peine est confirm&#233;e en tous points : 800 euros d'amende avec sursis. Mais les quatre papys-mamie solidaires vont se pourvoir en cassation et ils assurent que si n&#233;cessaire, ils iront jusqu'&#224; la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme, &#224; Strasbourg. &#034;&lt;i&gt;C'est quelque chose d'important&lt;/i&gt;, explique Ren&#233;, l'un des condamn&#233;s. &lt;i&gt;Ce n'est pas juste notre petit cas personnel qui se joue, mais c'est sur le principe : comment un &#234;tre humain peut aider un autre &#234;tre humain, normalement, sans &#234;tre condamn&#233;. C'est &#231;a le probl&#232;me.&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les mineurs &#233;trangers isol&#233;s &#224; l'abandon&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 11 novembre au soir, sur une route frontali&#232;re des Hautes-Alpes, des montagnards solidaires recueillent de jeunes mineurs africains frigorifi&#233;s. Las, leurs v&#233;hicules sont stopp&#233;s par la gendarmerie. Deux journalistes se trouvent aussi &#224; bord : Rapha&#235;l Krafft, de France Culture, et Caroline Christinaz, du journal suisse &lt;i&gt;Le Temps&lt;/i&gt;. Convoqu&#233;e &#224; la gendarmerie, cette derni&#232;re est copieusement interrog&#233;e sur ses sources. On lui r&#233;clame son t&#233;l&#233;phone portable et ses codes d'acc&#232;s. Enfin, elle apprend &#234;tre mise en cause dans une proc&#233;dure pour &#171; aide &#224; l'entr&#233;e, &#224; la circulation ou au s&#233;jour irr&#233;guliers d'&#233;trangers sur le territoire fran&#231;ais &#187;. Quant aux minots, ils sont reconduits en pleine montagne, et rel&#226;ch&#233;s &#224; la fronti&#232;re italienne &#224; une heure du matin&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'ils devraient &#234;tre mis &#224; l'abri par l'aide sociale &#224; l'enfance, ces mineurs non accompagn&#233;s sont bien souvent abandonn&#233;s par les autorit&#233;s. Selon un d&#233;compte associatif, &#224; Marseille, &#224; la date du 20 novembre, 93 minots officiellement reconnus mineurs (disposant d'une ordonnance judiciaire de placement) n'&#233;taient pas pris en charge. Un chiffre qui n'inclut pas ceux qui ont injustement &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;s majeurs et ceux, nombreux, qui attendent depuis des semaines (voire des mois) qu'on statue sur leur &#226;ge. Heureusement, une partie de ces mineurs est h&#233;berg&#233;e par des citoyens b&#233;n&#233;voles. Mais beaucoup d'autres restent dehors, passant leurs nuits du c&#244;t&#233; de la gare Saint-Charles, dans le froid et la faim, &#224; la merci de n'importe quel r&#233;seau mal intentionn&#233;. &#171; &lt;i&gt;Comment peut-on oser parler de lutte contre la d&#233;linquance, la prostitution et l'extr&#233;misme en les laissant comme &#231;a ?&lt;/i&gt; &#187;, s'indigne une militante. Le 21 novembre, pour faire r&#233;agir les autorit&#233;s, une &#233;glise marseillaise a &#233;t&#233; occup&#233;e sur le Vieux-Port. Ces derni&#232;res semaines, d'autres r&#233;quisitions ont eu lieu, notamment &#224; Nantes et &#224; Lyon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En cour d'appel, le procureur est appel&#233; &#171; avocat g&#233;n&#233;ral &#187;. Il n'est pas l&#224; pour d&#233;fendre les pr&#233;venus, mais joue le r&#244;le d'accusateur public.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Article L622-1 du Code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et du droit d'asile (Ces&#233;da).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Article L622-4 du Ces&#233;da.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour &#233;viter les forces de l'ordre, de nombreux migrants se sont mis en p&#233;ril, en cheminant sur des barres rocheuses, sur l'autoroute, la voie ferr&#233;e... Il y a eu des morts.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Presse sous perf'</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Presse-sous-perf</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Presse-sous-perf</guid>
		<dc:date>2013-12-10T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Fontenelle</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Tandis que les patrons de la presse dominante lancent vers le gouvernement de (tr&#232;s) vigoureuses exhortations &#224; r&#233;duire la d&#233;pense publique, l'&#201;tat les gave de gros pognon : pour rien, dit la Cour des comptes. Non, raymond. Non, la Cour des comptes n'est pas seulement l'organisme public dot&#233; en 2008 d'une mission de conseil au gouvernement, &#224; la t&#234;te duquel Sarkozy a mis, du temps que la droite UMPique r&#233;gnait sur notre cher et vieux pays, en 2010, un &#171; socialiste &#187; selon son go&#251;t &#8211; a man (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no115-octobre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;115 (octobre 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/monde" rel="tag"&gt;monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/cour" rel="tag"&gt;cour&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/millions" rel="tag"&gt;millions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Raymond" rel="tag"&gt;Raymond&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Didier-Migaud" rel="tag"&gt;Didier Migaud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/depense-publique" rel="tag"&gt;d&#233;pense publique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/called-Didier" rel="tag"&gt;called Didier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/presse-ecrite" rel="tag"&gt;presse &#233;crite&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tandis que les patrons de la presse dominante lancent vers le gouvernement de (tr&#232;s) vigoureuses exhortations &#224; r&#233;duire la d&#233;pense publique, l'&#201;tat les gave de gros pognon : pour rien, dit la Cour des comptes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Non, raymond. Non, la Cour des comptes n'est pas seulement l'organisme public dot&#233; en 2008 d'une mission de conseil au gouvernement, &#224; la t&#234;te duquel Sarkozy a mis, du temps que la droite UMPique r&#233;gnait sur notre cher et vieux pays, en 2010, un &#171; socialiste &#187; selon son go&#251;t &#8211; &lt;i&gt;a man called&lt;/i&gt; Didier Migaud &#8211;, qui n'a depuis eu de cesse que de produire, en flux (tr&#232;s) tendu, des exhortations &#224; r&#233;duire la d&#233;pense publique facilement reconnaissables &#224; ce qu'elles font, dans l'instant, la une du journal &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, o&#249; ces bubulations lib&#233;rales forcent de longue date le respect de la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je veux dire, mon Raymond, c'est qu'il arrive encore &#8211; m&#234;me si c'est de plus en plus rare &#8211; que cette v&#233;n&#233;rable institution, fond&#233;e en des temps napol&#233;oniens pour v&#233;rifier l'usage que l'&#201;tat fait de nos deniers, s'acquitte normalement de cette exigeante mais noble t&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout r&#233;cemment, rexemple : elle a enqu&#234;t&#233; sur les &#171; aides &#187; publiques &#224; la presse &#233;crite &#8211; sur le pognon, pris dans nos imp&#244;ts, que le gouvernement allonge &#224; ses publications quotidiennes et hebdomadaires, pour les aider &#224; boucler des fins de mois devenues, pour tout un tas de raisons, dont la moindre n'est sans doute pas que nous avons collectivement pris conscience que ces organes &#233;taient d'abord et avant tout des machines &#224; produire (et &#224; diffuser) une propagande mortif&#232;re, notoirement difficiles. Et la Cour a publi&#233;, au terme de cette investigation, un dense rapport &#8211; dont &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, pour le coup, n'a pas nourri du tout sa une, mais qui peut, fort heureusement, &#234;tre consult&#233; &lt;a href=&#034;http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Les-aides-de-l-Etat-a-la-presse-ecrite&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en ligne&lt;/a&gt; : c'est ce que tu devrais faire, Raymond, parce qu'il le vaut bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'on y d&#233;couvre, notamment, que l'argent de nos contributions finance un canard d'extr&#234;me droite dont nous tairons ici le nom (pour ne pas trop nous salir la page), mais dont le directeur a notamment &#233;t&#233; condamn&#233;, pour &#171; &lt;i&gt; diffamation raciale&lt;/i&gt; &#187; et pour &#171; &lt;i&gt;incitation &#224; la haine raciale&lt;/i&gt; &#187; : nous lui avons collectivement (mais &#224; l'insu de notre plein gr&#233;) distribu&#233;, en 2011, au titre des &#171; aides au pluralisme &#187; &#8211; c'est-y pas beau comme un coucher de soleil sur un &#233;dito de Philippe Val &#8211;, la coquette somme, pioch&#233;e dans un &#171; &lt;i&gt;fonds d'aide aux quotidiens nationaux d'information politique et g&#233;n&#233;rale &#224; faibles ressources publicitaire&lt;/i&gt;s &#187; dont tu es, j'en suis s&#251;r, bien aise de d&#233;couvrir ici l'existence&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et dont l'un des principaux b&#233;n&#233;ficiaires est le quotidien Lib&#233;ration, qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, de 260 183 euros, qui a d&#251; aider sa chefferie &#224; payer quelques salaires de cr&#226;nes d&#233;fenseurs de l'Occident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout, et au-del&#224; de l'instructive anecdote que nous sponsorisons sans le savoir une feuille x&#233;nophobe : le rapport de la Cour des comptes met en &#233;vidence que la presse &#233;crite &#171; &lt;i&gt;constitue un secteur qui est fortement soutenu par l'&#201;tat&lt;/i&gt; &#187;, et que ce soutien s'est consid&#233;rablement accru dans le cours de la derni&#232;re d&#233;cennie &#8211; sous le r&#232;gne, donc, d'une droite vers&#233;e dans la stigmatisation obsessive, mais ovationn&#233;e par les journaleux qui b&#233;n&#233;ficiaient de cette manne, de l'&#171; assistanat &#187;. Sans m&#234;me parler des &#171; aides indirectes &#187; qui leur ont &#233;t&#233; consenties : les quotidiens et les hebdos dont les patrons hurlent en ch&#339;ur, tous les jours et les semaines, qu'il faut d'urgence &#171; &lt;i&gt;r&#233;duire la d&#233;pense publique&lt;/i&gt; &#187; (en donnant des coups de serpe dans les budgets d&#233;di&#233;s au secours des n&#233;cessiteux) se sont litt&#233;ralement gav&#233;s&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et CQFD ? me diras-tu Raymond. Ils peuvent toujours venir avec leur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 2009 et 2011, &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, propri&#233;t&#233; du Serge Dassault qui milite activement pour une &#171; &lt;i&gt;suppression de toutes les aides sociales&lt;/i&gt; &#187;, a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une &#171; &lt;i&gt;subvention&lt;/i&gt; &#187; de 19 centimes par &#171; &lt;i&gt;exemplaire diffus&#233;&lt;/i&gt; &#187; &#8211; pour un mafflu total de 18,4 millions d'euros par an, qui a probablement mis du baume au c&#339;ur de son bloc-noteur vedette, Ivan Rioufol, au moment de r&#233;diger ses diatribes hallucin&#233;es contre &#171; &lt;i&gt;l'&#201;tat-mamma&lt;/i&gt; &#187;. Dans le m&#234;me temps, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt;, o&#249; la fustigation des irrepentis gauchistes qui laissent filer &#171; &lt;i&gt;le d&#233;ficit public&lt;/i&gt; &#187; est une discipline &#233;ditocratique &#224; part enti&#232;re (dont t&#233;moignent par exemple les chroniques d&#233;filtr&#233;es de MM. Attali et Baverez), se sont respectivement garni la tirelire de 6,2 millions et de 4,5 millions &#8211; par an, toujours, Raymond, qu'est-ce que tu crois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soi, d&#233;j&#224;, c'est &#233;difiant &#8211; pour ce que &#231;a nous dit, notamment, de l'ind&#233;pendance r&#233;elle de ces titres dont les bosses vont distribuant dans l'&#233;poque de rudes le&#231;ons de maintien d&#233;ontologique. Mais le plus int&#233;ressant est que les &#171; r&#233;sultats &#187; de ce gros l&#226;cher de fric sont, selon la Cour des comptes, &#171; &lt;i&gt;peu probants&lt;/i&gt; &#187;, et m&#234;me : &#171; &lt;i&gt;D&#233;cevants au regard des attentes et des moyens engag&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; Puisqu'en effet, &#171; &lt;i&gt;malgr&#233; le soutien massif &lt;/i&gt; &#187; dont l'&#201;tat gratifie ses iconoclastes contempteurs de la d&#233;pense publique : la &#171; &lt;i&gt;crise de la presse&lt;/i&gt; &#187; continue inexorablement de &#171; &lt;i&gt;s'aggraver&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et je sais bien, Raymond, que tu seras de l'avis que cette gabegie aurait valablement pu faire l'objet d'une une du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; un peu p&#234;chue &#8211; du type de celles que sa dirlotte fait d'habitude confectionner (comme je te disais tout &#224; l'heure) &#224; chaque fois que Didier-Migaud-de-la-Cour-des-comptes crie qu'il faut qu'on se r&#233;duise les dettes publiques. Mais regade bien, Raymond &#8211; c'est marqu&#233; l&#224;, en tout petit : &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; a re&#231;u, chaque ann&#233;e, entre 2009 et 2011, une allocation d'&#201;tat de 18,4 millions d'euros. Et tu voudrais le crier sur les toits ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Et dont l'un des principaux b&#233;n&#233;ficiaires est le quotidien &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, qui s'est vu attribuer sous son titre une enveloppe de 2,8 millions d'euros en 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Et &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; ? me diras-tu Raymond. Ils peuvent toujours venir avec leur ch&#233;quier, on les chassera, on ne mange pas de ce pain-l&#224; !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les dessous de la nonne sentent le cochon grill&#233;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Les-dessous-de-la-nonne-sentent-le</link>
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		<dc:date>2013-11-13T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Rami</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
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		<dc:subject>Morwenna</dc:subject>
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&lt;p&gt;En plein c&#339;ur de la Bretagne, dans un couvent &#171; d&#233;froqu&#233; &#187;, une bande de joyeux korrigans et bonnes f&#233;es se livrent &#224; toutes sortes d'activit&#233;s dionysiaques. Pour le plus grand plaisir du correspondant de CQFD en goguette&#8230; Le mois d'ao&#251;t tire &#224; sa fin et la cour du &#171; Couvent Alternatif &#187; s'anime du c&#244;t&#233; de Camlez, petite commune du Tr&#233;gor (850 habitants tout de m&#234;me), &#224; 8 km de Tr&#233;guier. Comme chaque jeudi depuis le d&#233;but de l'&#233;t&#233;, c'est dans la cour de cette ancienne &#233;cole tenue jadis par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no114-septembre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;114 (septembre 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Remy-Cattelain" rel="tag"&gt;R&#233;my Cattelain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Morwenna" rel="tag"&gt;Morwenna&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Morwenna-12062" rel="tag"&gt;Morwenna&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En plein c&#339;ur de la Bretagne, dans un couvent &#171; d&#233;froqu&#233; &#187;, une bande de joyeux korrigans et bonnes f&#233;es se livrent &#224; toutes sortes d'activit&#233;s dionysiaques. Pour le plus grand plaisir du correspondant de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; en goguette&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_805 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/p15-nonnes.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH216/p15-nonnes-1b514.jpg?1768816044' width='500' height='216' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;my Cattelain.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le mois d'ao&#251;t tire &#224; sa fin et la cour du &#171; Couvent Alternatif &#187; s'anime du c&#244;t&#233; de Camlez, petite commune du Tr&#233;gor (850 habitants tout de m&#234;me), &#224; 8 km de Tr&#233;guier. Comme chaque jeudi depuis le d&#233;but de l'&#233;t&#233;, c'est dans la cour de cette ancienne &#233;cole tenue jadis par des religieuses, que l'association &#171; Les Dessous de la Nonne &#187; grille le cochon. La b&#234;te porte &#8211; humblement &#8211; ses 50 kilos et 80 personnes sont attendues le soir pour se goberger au son d'un groupe de blues rock qui occupera la sc&#232;ne de concert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'entr&#233;e de la cour, pr&#232;s du porche, si&#232;ge sans minauder &#171; Le Chat qui Louche &#187;, le bar du lieu tenu par Matthieu et Morwenna depuis mai 2012. Ils ont quitt&#233; sans regrets leurs boulots de cuistot-serveur et de ramasseur-cueilleur pour passer de l'autre c&#244;t&#233; d'un comptoir, qu'habitu&#233;s des lieux, ils lustraient d&#233;j&#224; de leurs coudes. Ici, pas de chichi, et, comme dans tout bar digne de ce nom, la discussion embraye rapidement, m&#234;me si vous &#234;tes inconnu. Pour ne rien g&#226;cher, les bi&#232;res ne sont pas mauvaises et leur abus ne vous laissera pas de mauvais souvenirs, ce dont peut t&#233;moigner votre correspondant de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, s'il est besoin de le pr&#233;ciser. Certains qui ont les nerfs solides se laisseront tenter par un rhum arrang&#233;, sauce gingembre, orange-caf&#233; ou &#224; la noix de cajou ; d'autres se tourneront vers un bon jaja d&#233;got&#233; par leur voisin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, au fond de la cour, se tient la boutique de Laurent l'&#233;picier. Laurent a quitt&#233; Paris en 2009 : lui aussi en a eu ras-le-bol du salariat et de son boulot dans une enseigne trop fameuse de &#171; &lt;i&gt;l'industrie culturelle de masse&lt;/i&gt; &#187;. Il a ouvert l'&#233;picerie du &#171; Couvent &#187; en 2011. Son souhait premier est de vendre d&#233;sormais des aliments qu'il a go&#251;t&#233;s et choisis ; sa pr&#233;occupation, autant qu'il est possible, c'est de se fournir localement et aupr&#232;s de producteurs qui respectent leurs terres et leurs b&#234;tes. Depuis le printemps, il participe &#224; la distribution des &#171; Paniers du bocage &#187;, un regroupement tr&#233;gorois de paysans et d'&#233;leveurs, sans oublier le paysan-boulanger, le producteur de cidre et le cr&#234;pier, qui partagent la m&#234;me volont&#233; de vivre de leur travail dans le respect d'une &#233;thique paysanne &#224; rebours du productivisme conventionnel et des diktats de la grande distribution. Patient et pers&#233;v&#233;rant, Laurent n'&#233;vacue pas les difficult&#233;s p&#233;cuniaires et de toute fa&#231;on il n'est pas venu l&#224; &#171; &lt;i&gt;pour se faire un salaire de ministre&lt;/i&gt; &#187;. Et puis, continue-t-il, &#171; &lt;i&gt; il faut du temps pour que les habitudes changent&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent, Matthieu et Morwenna figurent bien entendu parmi les piliers de l'association coll&#233;giale les &#171; Dessous de la Nonne &#187; qui compte une dizaine d'affid&#233;s. Cet apr&#232;s-midi, &#224; la d&#233;coupe des l&#233;gumes, ce sont Caro et Nomi qui officient tandis que, le soir, Val&#233;rie et Thierry d&#233;p&#232;ceront la brave b&#234;te qui depuis midi tourne paisiblement sur sa broche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les cochons du jeudi, l'&#233;t&#233;, ne sont pas la seule activit&#233; des &#171; Dessous de la Nonne &#187;. Tous les dimanches, toute l'ann&#233;e, on peut go&#251;ter aux joies de la &#171; cuisine associative &#187; : libre &#224; chacun d'y concocter sa recette pr&#233;f&#233;r&#233;e et, pour sept euros, on y sert un plat, du vin, du fromage et un dessert. Dimanche dernier c'&#233;tait une choucroute de la mer qui, para&#238;t-il, cassait des briques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_806 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH375/p15-couvent_alternatif-ad049.jpg?1768654757' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Morwenna.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'envie g&#233;n&#233;rale c'est bien s&#251;r de rendre vivant un lieu et de cr&#233;er les conditions propices &#224; la plus &#233;l&#233;mentaire sociabilit&#233;. Ce qui n'emp&#234;che &#233;videmment pas de mettre le nez &#224; la fen&#234;tre. Ainsi, cet &#233;t&#233;, le bar et la cour du &#171; Couvent &#187; ont accueilli l'exposition &#171; De l'art pour les cochons &#187; dont les peintures, photos et autres objets furent mis en vente aux ench&#232;res le 21 septembre dernier &#224; Cavan, &#224; 15 km de l&#224;, afin de soutenir financi&#232;rement les inculp&#233;s de Notre-Dame-des-Landes. Au mois de juin, au bar, il y avait bectance autour du livre &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.insomniaqueediteur.org/publications/zad-partout&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ZAD partout&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#233;dit&#233; par l'Insomniaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est dit aussi que rien ne peut se faire simplement quand on veut sortir de la l&#233;thargie, alors il faut aussi se coltiner l'&#226;pre r&#233;alit&#233;. Et le &#171; Couvent &#187; n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; son lot de coups durs. Dernier en date : R&#233;mi le boulanger, malade, a d&#251; abandonner son four &#224; pain, laissant vacant un des c&#339;urs de l'activit&#233; du lieu. En 2011, c'est le restaurant-cr&#234;perie qui &#233;tait ravag&#233; par un incendie et, comme il se doit, les assurances ne s'empressent pas d'assurer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant le retour d'un boulanger ou de rallumer sous les billigs, le cochon en a termin&#233; avec ses circonvolutions et, au pied de la chapelle, les tables se sont remplies de convives qui grillent d'en croquer : car on peut quand m&#234;me b&#226;frer librement &#224; l'ombre d'une chapelle, sous l'&#339;il vigilant, qu'il soit r&#233;probateur ou concupiscent, des soubrettes du Tout-Puissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;a href=&#034;http://www.couventalternatif.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent Alternatif&lt;/a&gt; : 6, route de Pont- Losquet, 22450 Camlez. T&#233;l : 09 53 97 45 16&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chroniques d'une cour de r&#233;cr&#233;</title>
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		<dc:date>2013-08-29T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christiane Passevant</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>d'une</dc:subject>
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		<dc:subject>Brahim</dc:subject>
		<dc:subject>chroniques</dc:subject>
		<dc:subject>Chroniques d'une</dc:subject>
		<dc:subject>d'une cour</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;cr&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Brahim Fritah</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chroniques d'une cour de r&#233;cr&#233; est un joli film, tout en tendresse pour ses personnages. Pierrefitte-sur-Seine, 1980 : un p&#232;re attachant qui s'exprime avec parcimonie, des enfants s'abreuvant de t&#233;l&#233;, un coll&#232;gue bricoleur du c&#244;t&#233; des bagnoles, une petite entreprise cr&#233;ant des liens et des habitudes. Le d&#233;cor est plant&#233; dans ce contexte o&#249; la classe ouvri&#232;re &#233;tait encore bien pr&#233;sente. Songeait-on d&#233;j&#224; &#224; cette &#171; putain d'usine &#187; ou &#224; &#171; tuer son patron &#187; pour paraphraser Jean-Pierre Levaray ? (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no112-Juin-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;112 (Juin 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/center" rel="tag"&gt;center&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/cour" rel="tag"&gt;cour&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/patron" rel="tag"&gt;patron&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Brahim-Fritah" rel="tag"&gt;Brahim Fritah&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_714 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH283/p13-chronik01-7685f.jpg?1768661831' width='400' height='283' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chroniques d'une cour de r&#233;cr&#233;&lt;/i&gt; est un joli film, tout en tendresse pour ses personnages. Pierrefitte-sur-Seine, 1980 : un p&#232;re attachant qui s'exprime avec parcimonie, des enfants s'abreuvant de t&#233;l&#233;, un coll&#232;gue bricoleur du c&#244;t&#233; des bagnoles, une petite entreprise cr&#233;ant des liens et des habitudes. Le d&#233;cor est plant&#233; dans ce contexte o&#249; la classe ouvri&#232;re &#233;tait encore bien pr&#233;sente. Songeait-on d&#233;j&#224; &#224; cette &#171; &lt;i&gt;putain d'usine&lt;/i&gt; &#187; ou &#224; &#171; &lt;i&gt;tuer son patron&lt;/i&gt; &#187; pour paraphraser Jean-Pierre Levaray ? Sans doute pas encore&#8230; malgr&#233; le d&#233;but des d&#233;localisations. Deux univers se croisent, celui des adultes et celui de jeunes adolescents, mais ce sont sur ces derniers que le r&#233;alisateur axe son r&#233;cit &#224; travers la perspective du jeune Brahim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brahim a 10 ans et ouvre les yeux sur un monde qu'il per&#231;oit comme une fiction &#8211; m&#233;lange de quotidien, d'images h&#233;ro&#239;s&#233;es et fantasm&#233;es &#8211;, mais n&#233;anmoins ancr&#233;e dans la r&#233;alit&#233;, sa r&#233;alit&#233;. S'il a encore la candeur d'un enfant, son regard para&#238;t d&#233;j&#224; avoir acquis une certaine maturit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_715 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/p13-chronik02-0251c.jpg?1768664653' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Chroniques d'une cour de r&#233;cr&#233;&lt;/i&gt;, il y a &#233;videmment l'&#233;cole, les copains, la t&#233;l&#233;, la famille, l'usine de construction de grues dont son p&#232;re est le gardien, et en toile de fond les anecdotes du quotidien, mais aussi l'actualit&#233; et la politique avec la dictature chilienne et les rapports de classes &#8211; les ouvriers, le patron et le directeur du personnel&#8230; Il y a aussi la photographie qui va passionner Brahim comme une porte qui s'ouvre sur le r&#234;ve et la perception d'un monde subjectif. Visionner un d&#233;cor, un personnage &#224; travers l'objectif, &#171; prendre &#187; une photo, m&#234;me sans pellicule parce qu'on n'a pas de quoi se la payer, c'est d&#233;j&#224; poser un tout autre regard autour de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au milieu de ses d&#233;couvertes, de ses partages, et ses d&#233;sirs, la gr&#232;ve surgit et va provoquer un bouleversement inattendu dans le petit monde jusqu'alors bien agenc&#233; de Brahim. La gr&#232;ve, c'est la f&#234;te et la solidarit&#233;, en m&#234;me temps que s'op&#232;re une prise de conscience et un clivage d&#233;finitif entre les ouvriers et l'autorit&#233; &#8211; personnifi&#233;s par le patron et son sbire antipathique. La gr&#232;ve ouvre les perspectives d'une autre aventure, d'un changement de vie et de d&#233;cor&#8230; Avec comme &#233;l&#233;ment symbolique, l'effondrement comme un ch&#226;teau de cartes de la grue qui semblait immuable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;-lo-ca-li-sa-tion. Apr&#232;s un baroud d'honneur des gr&#233;vistes pour se redonner une dignit&#233;, s'annoncent la crise et le &lt;i&gt;no futur&lt;/i&gt; des ann&#233;es 1980&#8230; Salvador, l'ami, le complice repart au Chili, Brahim d&#233;m&#233;nage&#8230; Pierrefitte, c'est fini ! La r&#233;cr&#233; aussi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=3rKsant8_Gk&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chroniques d'une cour de r&#233;cr&#233;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de Brahim Fritah (France/Maroc, 2012, 1 h 25). Avec Yanis Bahloul, Rocco Campochiaro, Mostefa Djadjam, Dalila Ibnou Ennadre, Billel Baoukel&#8230; Sortie le 5 juin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La vie des Ch&#226;teau</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/La-vie-des-Chateau</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/La-vie-des-Chateau</guid>
		<dc:date>2012-07-11T04:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
		<dc:subject>cour</dc:subject>
		<dc:subject>cour d'appel</dc:subject>
		<dc:subject>proportions inhabituelles</dc:subject>
		<dc:subject>seraient aggrav&#233;es</dc:subject>
		<dc:subject>Amidou</dc:subject>
		<dc:subject>N&#238;mes</dc:subject>
		<dc:subject>Amidou Ch&#226;teau</dc:subject>
		<dc:subject>couple</dc:subject>
		<dc:subject>yourtes</dc:subject>
		<dc:subject>s&#233;v&#233;rit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Poser deux yourtes dans le Luberon, c'est un peu comme l&#226;cher une horde de Huns dans les jardins de l'&#201;lys&#233;e : &#231;a fait tache. Au c&#339;ur d'un paysage vou&#233; &#224; la r&#233;sidence secondaire cinq &#233;toiles, St&#233;phanie et Amidou Ch&#226;teau ont voulu vivre autrement, mais se sont heurt&#233;s &#224; un plan local d'urbanisme con&#231;u pour les riches. La cour d'appel de N&#238;mes est r&#233;put&#233;e pour son manque de souplesse, et m&#234;me les avocats du cru lui reprochent sa &#171; s&#233;v&#233;rit&#233; &#187; : les peines de premi&#232;re instance y seraient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/seraient-aggravees" rel="tag"&gt;seraient aggrav&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Amidou" rel="tag"&gt;Amidou&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nimes" rel="tag"&gt;N&#238;mes&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/severite" rel="tag"&gt;s&#233;v&#233;rit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Poser deux yourtes dans le Luberon, c'est un peu comme l&#226;cher une horde de Huns dans les jardins de l'&#201;lys&#233;e : &#231;a fait tache. Au c&#339;ur d'un paysage vou&#233; &#224; la r&#233;sidence secondaire cinq &#233;toiles, St&#233;phanie et Amidou Ch&#226;teau ont voulu vivre autrement, mais se sont heurt&#233;s &#224; un plan local d'urbanisme con&#231;u pour les riches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La cour d'appel de N&#238;mes est r&#233;put&#233;e pour son manque de souplesse, et m&#234;me les avocats du cru lui reprochent sa &lt;i&gt;&#171; s&#233;v&#233;rit&#233; &#187;&lt;/i&gt; : les peines de premi&#232;re instance y seraient aggrav&#233;es dans &lt;i&gt;&#171; des proportions inhabituelles &#187;&lt;/i&gt;. St&#233;phanie et Amidou Ch&#226;teau peuvent en t&#233;moigner, Monsieur le Pr&#233;sident. Le tribunal d'Avignon les ayant relax&#233;s le 29 ao&#251;t 2011, et le parquet ayant fait appel, ils ont &#233;t&#233; remoulin&#233;s par la Cour de la pr&#233;fecture du Gard le 9 mars dernier. Et, sans surprise, le couple a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; mille euros d'amende ainsi qu'aux frais de justice, ils ont trois mois pour d&#233;guerpir, et une astreinte de 75 euros par jour de retard. N'en jetez plus. Avant que ne se d&#233;cha&#238;nent les foudres judiciaires, ils avaient un toit et un travail.&lt;i&gt; &#171; Ils ont fait de nous des SDF, des ch&#244;meurs et des gens endett&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, constate am&#232;rement Amidou. Mais quel forfait innommable a bien pu commettre ce couple et ses deux minots pour &#234;tre condamn&#233; de la sorte ? Deux yourtes. Ils ont mont&#233; et habit&#233; deux yourtes. Dans le Luberon &#8211; les terroristes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit retour en arri&#232;re. Apr&#232;s de longs mois de recherches et de d&#233;marchage, la famille Ch&#226;teau s'est install&#233;e en f&#233;vrier 2010 sur un terrain de quatre hectares &#224; Lagnes, dans le Vaucluse. Ce en toute l&#233;galit&#233;, puisqu'ils payent un fermage au propri&#233;taire et ont, selon les dires d'Amidou, obtenu un accord oral du maire du&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_412 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH292/100cabane-ae605.png?1768670044' width='400' height='292' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;village, Robert Donnat&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Contact&#233; par CQFD, le maire n'a toujours pas rappel&#233;&#8230;&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. D&#233;goter un bout de terrain et une masure dans ce coin de Provence rel&#232;ve de la gageure si l'on ne s'appelle pas Patrick Bruel ou Ridley Scott. Et il est tout aussi difficile d'acc&#233;der au foncier pour r&#233;aliser un projet agricole, m&#234;me pour des enfants du pays comme St&#233;phanie et Amidou. &lt;i&gt;&#171; Dans le Luberon, il y a une volont&#233; forte d'accueillir une population ais&#233;e, de s'orienter vers le tourisme fortun&#233;&lt;/i&gt;, explique Amidou. &lt;i&gt;Notre type d'installation est un choix de vie, mais pas seulement. C'est quasiment obligatoire quand on veut avoir acc&#232;s &#224; la terre &#187;&lt;/i&gt; et qu'on n'a pas le sou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur leur terrain, le couple a install&#233; deux yourtes, soit un bel espace de vie de soixante-dix m&#232;tres carr&#233;s au total. Puis ils ont mont&#233; leurs petites activit&#233;s : un troupeau de ch&#232;vres, pour la viande, et de la volaille, pour les &#339;ufs. Une partie est consomm&#233;e sur place &#8211; &#231;a boulotte, deux gosses ! &#8211;, et le surplus est &#233;coul&#233; en vente directe.&lt;i&gt; &#171; L'usage veut qu'un &#233;leveur puisse habiter sur ses terres, puisque son activit&#233; impose d'&#234;tre &#224; proximit&#233; de ses animaux &#187;&lt;/i&gt;, explique le locataire malchanceux. Mais cela n'a pas eu l'heur de plaire &#224; la Direction d&#233;partementale des territoires (DTT), qui a port&#233; l'affaire devant les tribunaux pour &#171; infraction au Code de l'urbanisme et au Plan local d'urbanisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du proc&#232;s, la robe noire a cherch&#233; &#224; savoir si une yourte est une tente &#8211; l&#233;gale &#8211; ou une construction &#8211; ill&#233;gale. Pour cela, il faut d&#233;terminer si elle est reli&#233;e &#224; des &#233;l&#233;ments fixes. En a d&#233;coul&#233; une discussion insolite sur la mise en place de cet habitat mongol, l'emplacement de l'&#233;vier, de la gazini&#232;re, de la douche, des toilettes&#8230; Ha, ha, on vous y prend ! Des fils &#233;lectriques reli&#233;s &#224; des panneaux solaires solidement amarr&#233;s au sol, et zou, vous &#234;tes bon, mon gaillard !&lt;i&gt; &#171; Nous attendons impatiemment les conclusions du juge, qui ne nous sont toujours pas parvenues&lt;/i&gt;, conclut Amidou.&lt;i&gt; Nous ne ferons pas appel, nous avons d&#233;cid&#233; de partir. Mais cette d&#233;cision de justice est tr&#232;s pr&#233;occupante pour tous ceux qui souhaitent vivre diff&#233;remment. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Contact&#233; par &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, le maire n'a toujours pas rappel&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Quand l'exception devient la r&#232;gle</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Quand-l-exception-devient-la-regle</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Quand-l-exception-devient-la-regle</guid>
		<dc:date>2009-01-19T08:14:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Iffik Le Guen</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;publique</dc:subject>
		<dc:subject>cour</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;publique disposait</dc:subject>
		<dc:subject>s&#233;curit&#233; nationale</dc:subject>
		<dc:subject>juridiction d'exception</dc:subject>
		<dc:subject>affaires li&#233;es</dc:subject>
		<dc:subject>disposait d'une</dc:subject>
		<dc:subject>d'une v&#233;ritable</dc:subject>
		<dc:subject>v&#233;ritable juridiction</dc:subject>
		<dc:subject>terroriste</dc:subject>

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&lt;p&gt;JUSQU'EN 1981, pour toutes les affaires li&#233;es &#224; la s&#233;curit&#233; nationale, la R&#233;publique disposait d'une v&#233;ritable juridiction d'exception : la Cour de s&#251;ret&#233; de l'&#201;tat. Aux c&#244;t&#233;s de trois magistrats civils si&#233;geaient deux officiers de l'arm&#233;e, les proc&#232;s &#233;taient secrets, les jugements sans aucun recours. Inconv&#233;nient : cette inquisition ne pouvait &#234;tre mise en oeuvre que dans des cas gravissimes. Tout l'enjeu est donc d&#233;sormais de faire entrer la l&#233;gislation antiterroriste dans la proc&#233;dure (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;JUSQU'EN 1981, pour toutes les affaires li&#233;es &#224; la s&#233;curit&#233; nationale, la R&#233;publique disposait d'une v&#233;ritable juridiction d'exception : la Cour de s&#251;ret&#233; de l'&#201;tat. Aux c&#244;t&#233;s de trois magistrats civils si&#233;geaient deux officiers de l'arm&#233;e, les proc&#232;s &#233;taient secrets, les jugements sans aucun recours. Inconv&#233;nient : cette inquisition ne pouvait &#234;tre mise en oeuvre que dans des cas gravissimes. Tout l'enjeu est donc d&#233;sormais de faire entrer la l&#233;gislation antiterroriste dans la proc&#233;dure commune pour adapter la r&#233;pression &#224; tous les ennemis int&#233;rieurs que les politiques voudront se mettre sous la dent. Pasqua &#8211; la terreur des terroristes, pas le VRP des limonadiers &#8211; ouvre le bal en 1986. Alors que les m&#233;dias titrent &#224; boulets rouges sur les attentats attribu&#233;s aux Hezbollah, Jihad islamique et autre Action directe, il cr&#233;e un service central de lutte antiterroriste avec ses flics, procs et juges d'instruction sp&#233;cialis&#233;s, ses gardes &#224; vue de quatre jours, ses proc&#232;s en Cour d'assises sp&#233;ciale compos&#233;e de magistrats professionnels.Ce n'est plus exceptionnel, c'est sp&#233;cial.
Mais cela ne suffitpas pour criminaliser l'&#233;picier en produits orientaux ou le militant politique en col&#232;re. Alors, en 1996, est institu&#233; le d&#233;lit d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Une qualification aussi implacable qu'impalpable qui autorise toutes les interpr&#233;tations et toutes les d&#233;rives. Le juge Brugui&#232;re, longtemps chef incontest&#233; de ce barnum juridico-policier, ne s'y est pas tromp&#233; : &#171; La particularit&#233; de la loi est qu'elle nous permet de poursuivre des personnes impliqu&#233;es dans une activit&#233; terroriste sans avoir &#224; &#233;tablir un lien entre cette activit&#233; et un projet terroriste pr&#233;cis. &#187; L'&#233;poque est marqu&#233;e par la peur, bruyamment entretenue, de l'islamisme radical et de ses d&#233;bordements sanglants sur le territoire national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pandores ont carte blanche pour incarc&#233;rer &#224; tout va et peuvent consid&#233;rer comme faits mat&#233;riels probants un nom dans un r&#233;pertoire t&#233;l&#233;phonique, la fr&#233;quentation d'un restaurant, des convictions politiques ou religieuses partag&#233;es. La plupart de ces informations sont obtenues gr&#226;ce au travail souterrain des agences de renseignement et rarement corrobor&#233;es par d'autres &#233;l&#233;ments plus tangibles. C'est le temps des rafles massives et des proc&#232;s collectifs, o&#249; des dizaines de personnes sont relax&#233;es apr&#232;s avoir pass&#233; des mois, voire des ann&#233;es, en d&#233;tention &#171; provisoire &#187;. Ce n'est plus sp&#233;cial, c'est pr&#233;ventif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le meeting a&#233;rien du 11 septembre 2001 va &#234;tre le pr&#233;texte id&#233;al pour banaliser encore un peu plus l'arsenal s&#233;curitaire. Des dispositions antiterroristes sont accol&#233;es &#224; des lois g&#233;n&#233;ralistes visant &#224; renforcer la lutte contre la d&#233;linquance, jusqu'&#224; pouvoir taxer la moindre atteinte &#224; l'ordre public de terrorisme. La LSQ (2001) accro&#238;t les pouvoirs des flics et apparent&#233;s quant &#224; la fouille des v&#233;hicules, domiciles et personnes. La LSI (2003) permet le fichage g&#233;n&#233;ralis&#233; de la population. Les attentats de Madrid et de Londres vont &#234;tre utilis&#233;s pour donner l'ultime tour de vis au dispositif. La loi antiterroriste de 2005 affranchit la surveillance (cam&#233;ras, Internet&#8230;) des citoyens de tout contr&#244;le judiciaire et transforme le d&#233;lit d'association de malfaiteurs en crime passible de vingt &#224; trente ans de r&#233;clusion. Avec la jurisprudence Tarnac, ce ne sera bient&#244;t plus ni exceptionnel ni pr&#233;ventif, mais tout b&#234;tement normal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi et &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Tarnac-resiste-a-l-arnaque'&gt;&#171; Tarnac r&#233;siste &#224; l'arnaque &#187;&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Communiste-non-encarte'&gt;&#171; Communiste non encart&#233; &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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