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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Les parasites ne sont pas ceux que l'on croit</title>
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		<dc:date>2023-04-04T17:22:27Z</dc:date>
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		<dc:creator>Nicolas Framont</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Slevenn</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sociologue et r&#233;dacteur en chef de Frustration Magazine, Nicolas Framont vient de publier Parasites (Les Liens qui lib&#232;rent), un ouvrage qui d&#233;construit les mythes dont nous abreuvent les classes dominantes. Il prolonge ici sa critique des bourgeois et insiste : les vrais parasites, ce sont eux. Jean-Marc dresse de grandes perspectives d'&#233;volution de la filiale qu'il dirige : &#171; Il faut aller vers une premiumisation de nos produits, pour r&#233;pondre &#224; la mont&#233;e en gamme de la fili&#232;re et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no218-mars-2023" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;218 (mars 2023)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Slevenn" rel="tag"&gt;Slevenn&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sociologue et r&#233;dacteur en chef de Frustration Magazine, Nicolas Framont vient de publier Parasites (Les Liens qui lib&#232;rent), un ouvrage qui d&#233;construit les mythes dont nous abreuvent les classes dominantes. Il prolonge ici sa critique des bourgeois et insiste : les vrais parasites, ce sont eux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5032 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_218_slevenn_manger_les_riches_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH704/web_218_slevenn_manger_les_riches_1200px-6685e.jpg?1782658836' width='500' height='704' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Par Slevenn
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;J&lt;/span&gt;ean-Marc dresse de grandes perspectives d'&#233;volution de la filiale qu'il dirige : &#171; Il faut aller vers une premiumisation de nos produits, pour r&#233;pondre &#224; la mont&#233;e en gamme de la fili&#232;re et &#233;voluer ensemble vers une organisation plus flexible, plus transversale, pour sortir du travail en silo qui a trop longtemps marqu&#233; la culture du groupe Dasl&#233; en France. &#187; Jean-Marc regarde par la grande baie vitr&#233;e, au loin, fier du petit effet qu'il croit avoir eu sur ses interlocuteurs. Son PowerPoint brille de mille feux. C'est pour cela qu'il est pay&#233; 30 000 euros par mois et d&#233;tient un bon paquet d'actions Dasl&#233; : il sait toujours pr&#233;voir le coup d'apr&#232;s et faire &#233;voluer une entreprise et ses collaborateurs vers les d&#233;fis de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec mes deux coll&#232;gues expertes CSE&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Depuis 2020, le comit&#233; social et &#233;conomique (CSE) remplace plusieurs (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, nous nous regardons d'un air entendu. Ce topo, nous l'avons d&#233;j&#224; entendu une bonne dizaine de fois. Par d'autres Jean-Marc. C'est la &#233;ni&#232;me rencontre que nous faisons avec un type en veste bleue marine, montre ch&#232;re, cheveux de riches (vous savez, amen&#233;s vers l'arri&#232;re). Tous les directeurs financiers de filiales d'entreprises du CAC 40 se ressemblent, autant qu'ils ressemblent &#224; leurs homologues des entreprises &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;All&#233;gorie du &#171; bullshit &#187; patronal&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette capacit&#233; &#224; r&#233;p&#233;ter un discours entendu cent fois comme si vous veniez de l'inventer, est-ce ceci qu'on apprend en &#233;cole de commerce ? En tout cas, l'aplomb est bien le propre de ces cadres sup' qui, estimant que leur valeur est proportionnelle &#224; leurs revenus, se croient sup&#233;rieurs au reste de la population. Dans mon m&#233;tier de sociologue du travail mandat&#233; par les CSE, j'ai d&#233;j&#224; rencontr&#233; cat&#233;gorie plus aga&#231;ante : les dirigeants d'entreprises publiques qui ont pour point commun d'avoir fait Polytechnique. Je ne sais pas grand-chose de cette &#233;cole, si ce n'est qu'elle est l'une des plus &#233;litistes du pays et que chacun de ses &#233;tudiants co&#251;te au contribuable sept fois plus cher que leurs homologues de la fac (62 350 euros par an contre 8 790 euros, respectivement&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Pourquoi il faut supprimer les grandes &#233;coles &#187;, Frustration magazine (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;). Je sais aussi que, chaque 14 juillet, ils d&#233;filent en uniforme napol&#233;onien. Ma m&#232;re a l'habitude de dire, quand quelqu'un n'arrive pas &#224; ouvrir une bo&#238;te de conserve ou utiliser correctement un outil, &#171; on voit que t'as pas fait Polytechnique &#187;, alors que ce serait pr&#233;cis&#233;ment le cas d'un polytechnicien : il n'utilise pas ses mains, il fait travailler celles des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dirigeants d'entreprises priv&#233;es ou publiques ont donc pour point commun un m&#233;pris incommensurable pour leurs salari&#233;s et un immense sentiment de sup&#233;riorit&#233;. Lors d'une expertise en conditions de travail, visant &#224; aider les repr&#233;sentants du personnel &#224; contre-expertiser un projet de la direction (un plan de licenciement, un d&#233;m&#233;nagement, une r&#233;organisation des services&#8230;), nous rencontrons un &#233;chantillon repr&#233;sentatif des salari&#233;s impact&#233;s et les &#171; sponsors &#187; du projet, c'est-&#224;-dire les membres de la direction qui en sont les promoteurs (pas les concepteurs : un cabinet de conseil est pass&#233; par l&#224; pour pondre les PowerPoint que commente Jean-Marc avec d&#233;lice). D'o&#249; notre connaissance du bullshit patronal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit bien de bullshit, au sens de propos vains, vagues et sans grand rapport avec la r&#233;alit&#233;. Car ce dont il s'agit en fait, c'est d'enrober une s&#233;rie de mesures qui ont souvent pour cons&#233;quence de renforcer le contr&#244;le sur la vie des salari&#233;s pour augmenter leurs r&#233;sultats et, in fine, am&#233;liorer ceux des actionnaires. Mais ce qui est fascinant, c'est la capacit&#233; des Jean-Marc de France et du monde &#224; faire comme s'il s'agissait de quelque chose d'autre. Une grande &#339;uvre issue de leur imagination, une vision de l'entreprise de demain qui les m&#232;nerait au Panth&#233;on des grands hommes du capitalisme : Henry Ford, connu pour le d&#233;veloppement du travail &#224; la cha&#238;ne, moins pour son admiration pour Hitler et l'entretien d'une milice interne charg&#233;e de casser les genoux des syndicalistes ; Bernard Tapie, fougueux entrepreneur qui a mis en faillite une bonne partie des entreprises qu'on l'envoyait sauver ; et d&#233;sormais Rodolphe Saad&#233;, plus forte progression fran&#231;aise dans le classement Challenges des 500 plus grandes fortunes de France, h&#233;ro&#239;que entrepreneur qui a travaill&#233; dur pour na&#238;tre dans la famille de son p&#232;re, propri&#233;taire de CMA-CGM, le g&#233;ant du transport maritime bas&#233; &#224; Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des &#233;lites d&#233;connect&#233;es mais s&#251;res d'elles&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Du haut de la tour CMA-CGM qui surplombe la ville, que se disent Rodolphe Saad&#233; et ses lieutenants ? Qu'ils sont des g&#233;nies ? De v&#233;ritables rois ? Qu'ils ont b&#226;ti cet empire maritime &#224; la force de leur poignet ? Sans doute. Ce que je trouve le plus ridicule chez les bourgeois, c'est certainement leur propension &#224; nier leur position de classe et l'origine de celle-ci : l'h&#233;ritage. Parlez avec un bourgeois, un petit bourgeois ou un sous-bourgeois (celles et ceux dont le niveau de dipl&#244;me les place dans une position d'interm&#233;diaire bien r&#233;mun&#233;r&#233;) de sa position de classe, il arrivera toujours &#224; vous d&#233;busquer un grand-p&#232;re mineur, une cousine factrice ou une petite anomalie culturelle qui justifiera sa profonde singularit&#233; sociale (&#171; ma m&#232;re regardait Les Feux de l'amour avant de filer &#224; l'Op&#233;ra &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde du travail, la malhonn&#234;tet&#233; intellectuelle de la classe bourgeoise atteint des sommets. Les cadres sup&#233;rieurs mentionn&#233;s pr&#233;c&#233;demment sont persuad&#233;s de pouvoir utiliser leurs sch&#233;mas de pens&#233;es pr&#233;con&#231;us pour analyser et transformer une situation de travail &#224; laquelle, le plus souvent, ils ne comprennent rien. Leur vision de leur propre entreprise est de plus en plus sous-trait&#233;e &#224; des cabinets de conseil dont la consigne absolue semble &#234;tre : &#171; Ne surtout pas demander leurs avis aux travailleurs &#187;. C'est ainsi que l'on se retrouve, au travail, avec des proc&#233;dures inapplicables, une organisation qui change perp&#233;tuellement, de nouveaux slogans p&#233;t&#233;s qui ne correspondent &#224; rien&#8230; Le gouffre est souvent immense entre la vision erron&#233;e de celui qui d&#233;cide et la description claire et pragmatique de ceux qui vivent la situation. Et &#224; la fin, celui qui d&#233;cide ne sera pas inqui&#233;t&#233; pour son incomp&#233;tence. Au moment de la remise du rapport, il passera peut-&#234;tre, au pire, un moment d&#233;sagr&#233;able face &#224; des repr&#233;sentants du personnel tr&#232;s irrit&#233;s de sa d&#233;connexion. Mais les bourgeois, qu'ils soient en politique ou en &#233;conomie, savent que ce proc&#232;s en d&#233;connexion est le prix &#224; payer des &#171; d&#233;cisions difficiles &#187; qu'ils prennent pour assurer &#171; la p&#233;rennit&#233; de notre syst&#232;me social et de notre entreprise &#187; selon la formule consacr&#233;e et us&#233;e jusqu'&#224; la corde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;B&#234;tise bourgeoise et m&#233;pris&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je me demande toujours, lorsque j'entends un Macron ou un Dussopt d&#233;biter ce genre d'&#226;neries : pense-t-il vraiment ce qu'il est en train de raconter ? Croit-il agir dans &#171; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#187; ou bien sait-il qu'&#233;videmment, il agit cyniquement pour le compte des poss&#233;dants ? Dans le premier cas, ce serait une preuve de b&#234;tise. Je veux bien croire que les PowerPoint peuvent &#234;tre un peu hypnotisants, mais il ne faut pas abuser. Dans le second cas, c'est du cynisme&#8230; Du pur &#233;go&#239;sme de classe rendu possible par une quantit&#233; industrielle de mauvaise foi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois fondamentalement que la b&#234;tise bourgeoise, li&#233;e &#224; une &#233;ducation &#233;triqu&#233;e et mystifiante, tient &#224; cette capacit&#233; &#224; croire que ses int&#233;r&#234;ts et ceux de ses proches sont communs &#224; tous les humains. Ou du moins &#224; tout faire pour ne pas en douter. Ne pas se confronter aux autres, pour commencer, ou alors les autres lointains : les bourgeois voyagent beaucoup et ont vu la &#171; vraie &#187; mis&#232;re, eux, celles des gens qui n'ont rien et pourtant vous donnent tout.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Le m&#233;pris de classe est un puissant moteur de la vie bourgeoise&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Puis m&#233;priser, &#233;videmment. Le m&#233;pris de classe est un puissant moteur de la vie bourgeoise. Cela consiste &#224; trouver que les membres des classes laborieuses manquent de go&#251;t, de panache. Que leur situation subalterne, ils ne m&#233;ritent finalement pas mieux. Que leur donner une once de pouvoir, ce serait s'exposer au chaos. Le m&#233;pris de classe participe de &#171; l'empowerment &#187; bourgeois. C'est ce qui leur donne de la force au quotidien, cette certitude que leur assistante de direction est une gourde et l'employ&#233; de leur usine un gros beauf. C'est ce qui soude la l&#233;gitimit&#233; qu'ils se donnent &#224; diriger entreprises et pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors &#224; notre tour : pour nous sentir plus forts, plus unis et, un jour, capables de mener nous-m&#234;mes notre travail et notre soci&#233;t&#233;, rappelons-nous qui nous avons face &#224; nous. Non pas une classe dominante, puissante certes, organis&#233;e oui, riche ind&#233;niablement, qui dirige &#224; notre place. Mais des individus de chair et d'os. Qui ont un nom, une adresse. Qui sont pr&#233;tentieux, de mauvaise foi et, oui, m&#234;me quand ils sont tr&#232;s dipl&#244;m&#233;s, souvent tr&#232;s b&#234;tes. Le m&#233;pris de classe qui les rend si forts, retournons-le contre eux.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Framont&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Depuis 2020, le comit&#233; social et &#233;conomique (CSE) remplace plusieurs instances de repr&#233;sentation du personnel au sein des entreprises. Une fusion critiqu&#233;e par les syndicats, pour qui il s'agit surtout d'une r&#233;duction des co&#251;ts et d'un gain d'efficacit&#233; pour l'employeur, au d&#233;triment des repr&#233;sentants du personnel et des int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Pourquoi il faut supprimer les grandes &#233;coles &#187;, Frustration magazine (13/01/2021).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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