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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La prison sans attestation</title>
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		<dc:creator>Clara Martot</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; Violation habituelle des r&#232;gles de confinement &#187; : les tribunaux sont devenus familiers de ce nouveau d&#233;lit passible de six mois de prison. Tour de France de ces incarc&#233;rations contest&#233;es. &#171; Les faits sont simples mais extr&#234;mement r&#233;p&#233;titifs. &#187; D&#233;but avril dans un tribunal du Pas-de-Calais, une juge souffle ces mots au pr&#233;venu post&#233; devant elle. Cet habitant de Lens a &#233;t&#233; contr&#244;l&#233; quatre fois sans attestation de d&#233;placement. Pass&#233; trois fois en trente jours, la contravention devient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no187-mai-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;187 (mai 2020)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Vincent-Croguennec" rel="tag"&gt;Vincent Croguennec&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/prison-ferme" rel="tag"&gt;prison ferme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Violation habituelle des r&#232;gles de confinement &#187; : les tribunaux sont devenus familiers de ce nouveau d&#233;lit passible de six mois de prison. Tour de France de ces incarc&#233;rations contest&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3333 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH387/-1526-832e0.jpg?1779919085' width='500' height='387' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Vincent Croguennec
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les faits sont simples mais extr&#234;mement r&#233;p&#233;titifs.&lt;/i&gt; &#187; D&#233;but avril dans un tribunal du Pas-de-Calais, une juge souffle ces mots au pr&#233;venu post&#233; devant elle. Cet habitant de Lens a &#233;t&#233; contr&#244;l&#233; quatre fois sans attestation de d&#233;placement. Pass&#233; trois fois en trente jours, la contravention devient d&#233;lit. Ceux qui le commettent peuvent &#234;tre condamn&#233;s &#224; six mois de prison pour &#171; violation habituelle des r&#232;gles de confinement &#187;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Loi n&#176; 2020-290 du 23 mars 2020.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Et &#224; en croire les statistiques, la disposition n'est pas simplement dissuasive mais bien r&#233;elle puisqu'&#224; la mi-avril, au moins 138 mois de prison ferme avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; distribu&#233;s en France sur ce motif&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Recensement effectu&#233; par la newsletter d'actualit&#233; police-justice &#171; Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce nombre n'est qu'une estimation basse, puisqu'il inclut uniquement les affaires rapport&#233;es dans la presse. Et la somme de tous les articles sur le sujet peine &#224; r&#233;pondre &#224; une question centrale : quelles sont les motivations des magistrats qui prononcent des peines de prison ferme, alors m&#234;me que le gouvernement a donn&#233; pour consigne de limiter les incarc&#233;rations pendant la crise sanitaire ? Apr&#232;s un petit tour de France de ces centaines de faits divers, noircissant les colonnes des journaux de Lens &#224; Ajaccio et de Nantes &#224; Grenoble, on peut conclure une chose : &lt;i&gt;les faits sont simples et extr&#234;mement r&#233;p&#233;titifs&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le mur des jugements&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En l'espace d'un mois, une quarantaine de personnes ont &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233;es avec mandat de d&#233;p&#244;t, donc sans am&#233;nagement possible. Ce chiffre ne concerne que les personnes condamn&#233;es. Pour d&#233;terminer combien de personnes dorment en prison suite &#224; des violations du confinement, il faudrait disposer d'une autre donn&#233;e, bien plus d&#233;licate &#224; obtenir au niveau national : le nombre de d&#233;tentions provisoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;chelle de Marseille, il est possible d'aller v&#233;rifier ce qu'il en est par soi-m&#234;me. Crise sanitaire oblige, nul ne peut acc&#233;der au tribunal sans autorisation ; mais pour garantir la publicit&#233; des jugements (&#224; d&#233;faut de celle des audiences), un dispositif in&#233;dit a &#233;t&#233; mis en place. Dans l'entr&#233;e, juste avant les portiques de s&#233;curit&#233;, les d&#233;cisions de justice sont placard&#233;es au mur. Entre les affaires de trafic de stup&#233;fiants, les violences conjugales et les vols aggrav&#233;s, il faudrait une bonne heure pour tout lire. En traquant uniquement les violations du confinement, on peut dresser rapidement un premier bilan local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 23 avril, quinze Marseillais avaient &#233;t&#233; d&#233;f&#233;r&#233;s pour ce d&#233;lit. Parmi eux, une personne avait &#233;t&#233; condamn&#233;e &#224; deux mois ferme et cinq autres &#233;taient en d&#233;tention provisoire. Ces derni&#232;res seront jug&#233;es en mai ou en juin, le temps de trouver un avocat pour les repr&#233;senter. En attendant, elles sont incarc&#233;r&#233;es &#224; la maison d'arr&#234;t des Baumettes.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des ant&#233;c&#233;dents et du soleil&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Certains tribunaux se montrent plus s&#233;v&#232;res que d'autres. B&#233;ziers (H&#233;rault) se situe dans le haut du palmar&#232;s. Sur la seule audience du 9 avril, trois hommes y ont &#233;t&#233; condamn&#233;s pour violation du confinement. M&#234;me peine pour tous : trois mois de prison avec mandat de d&#233;p&#244;t. M&#234;mes profils aussi. &#192; chaque fois, &#171; &lt;i&gt;de nombreux ant&#233;c&#233;dents judiciaires&lt;/i&gt; &#187;, note &lt;i&gt;Midi Libre&lt;/i&gt;. Nous n'en saurons pas plus. D'ailleurs, la d&#233;fense des pr&#233;venus n'est que rarement rapport&#233;e par la presse. Le confinement ne facilite pas le travail des journalistes judiciaires, puisque la plupart des tribunaux ont d&#233;cr&#233;t&#233; le huis clos des audiences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc bien souvent se contenter d'explications lacunaires. &#171; &lt;i&gt;Il fait beau, il y a du soleil&lt;/i&gt; &#187;, aurait expliqu&#233; un homme interpell&#233; sans attestation pr&#232;s de Montb&#233;liard (Doubs), selon &lt;i&gt;L'Est r&#233;publicain&lt;/i&gt;. Autre justification, dans le Var : &#171; &lt;i&gt;Il a affirm&#233; ne pas pouvoir se passer de sa copine&lt;/i&gt; &#187;, explique bri&#232;vement le quotidien &lt;i&gt;Var Matin&lt;/i&gt; apr&#232;s l'arrestation d'un premier suspect dans le d&#233;partement. Cela ne date pas d'hier, la l&#233;g&#232;ret&#233; s'invite r&#233;guli&#232;rement &#224; la rubrique &#171; Faits divers &#187; des journaux. Mais la mis&#232;re humaine n'est jamais tr&#232;s loin.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Errer sur la voie publique&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme le rapporte le site de France 3 C&#244;te d'Azur : &#171; &lt;i&gt;Il n'existe pas de profil type de contrevenant. Parmi eux, un mineur de 16 ans pr&#233;sentait des probl&#232;mes d'&#233;quilibre psychique et ne semblait pas conscient de ses actes. Il y avait &#233;galement une personne a priori sous tutelle qui errait sur la voie publique sans se rendre compte de la situation dans laquelle elle se trouvait.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 avril, un homme est rep&#233;r&#233; en train de nager au large de Nice. Apr&#232;s quatre verbalisations pour violation du confinement, il est condamn&#233; &#224; deux mois de prison am&#233;nageables. &#171; &lt;i&gt;Vous avez remarqu&#233; que les r&#232;gles de vie ont chang&#233; depuis quelque temps&lt;/i&gt; &#187;, lance le juge, cit&#233; dans &lt;i&gt;Nice Matin&lt;/i&gt;. R&#233;ponse du pr&#233;venu : &#171; &lt;i&gt;J'ai des crises d'angoisse.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; d'Annecy (Haute-Savoie), un habitant est jug&#233; le 15 avril apr&#232;s huit verbalisations. Il s'en explique &#224; l'audience : &#171; &lt;i&gt;Je suis d&#233;connect&#233;, j'ai des probl&#232;mes d'alcool et de bipolarit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, retranscrit l'hebdomadaire &lt;i&gt;Le Messager&lt;/i&gt;. Le pr&#233;venu est chauffeur poids lourd au ch&#244;mage et a d&#233;j&#224; connu la prison six fois. Son avocat d&#233;crit &#171; &lt;i&gt;un homme malade, dans son monde, d&#233;connect&#233; de la r&#233;alit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Il est condamn&#233; &#224; un mois avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 avril, le drame survient au tribunal correctionnel de Nantes. Isma&#235;l, Palestinien en fauteuil roulant, sans domicile et sans argent, est jug&#233; pour violation du confinement et vol de chaussures. Il est condamn&#233; &#224; deux mois de prison avec mandat de d&#233;p&#244;t. &#192; l'annonce du jugement, Isma&#235;l tente de s'ouvrir les veines avec une lame de rasoir. L'histoire est rapport&#233;e par &lt;i&gt;Ouest-France&lt;/i&gt; et l'article s'ouvre ainsi : &#171; &lt;i&gt;La Justice p&#233;nale ne serait-elle pas, elle aussi, d&#233;stabilis&#233;e par la crise sanitaire&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&lt;/i&gt; &#187; Une journaliste &#233;tait pr&#233;sente &#224; l'audience ce jour-l&#224; : la sinistre sc&#232;ne a pu nous parvenir. Mais rien n'indique que d'autres drames ne se sont pas jou&#233;s dans l'ombre, ailleurs, dissimul&#233;s par le huis clos qui maintient la justice au secret.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Clara Martot&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Il y a une vraie hypocrisie de la part des procureurs et des juges &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trois questions &#224; Ari&#233; Alimi, avocat.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Convaincus que le d&#233;lit de violation de confinement n'est pas conforme &#224; la Constitution, des avocats de diff&#233;rents barreaux ont d&#233;pos&#233; des QPC (questions prioritaires de constitutionnalit&#233;). Apr&#232;s examen le 12 mai, la Cour de cassation d&#233;cidera si elle saisit (ou non) le Conseil constitutionnel. Le cas &#233;ch&#233;ant, ce dernier tranchera la question. De nombreux avocats sont solidaires de la d&#233;marche : c'est le cas d'Ari&#233; Alimi, qui exerce au barreau de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi estimez-vous que le d&#233;lit de violation du confinement (plus de trois contraventions en trente jours) est ill&#233;gal ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La loi pr&#233;voit qu'une contravention peut &#234;tre contest&#233;e dans un d&#233;lai de 45 jours. Donc je ne vois pas comment on peut poursuivre quelqu'un pour plusieurs contraventions, alors m&#234;me qu'elles ne sont pas d&#233;finitives puisque le d&#233;lai de contestation court toujours ! Ensuite, un d&#233;lit doit &#234;tre clair. Il doit exprimer des limites pr&#233;cises, pour que les citoyens sachent exactement quel comportement est sanctionn&#233;. L&#224;, on a un probl&#232;me de d&#233;finition : le d&#233;cret&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;cret n&#176;2020-293 du 23 mars 2020.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; indique simplement qu'il faut &#234;tre muni d'un &#8220;&lt;i&gt;document&lt;/i&gt;&#8221; pour justifier sa sortie&#8230; Mais rien n'indique clairement ce qu'il doit comporter ou si on peut le remplir au crayon, par exemple. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a donc un souci d&#232;s la premi&#232;re contravention ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Selon moi, c'est m&#234;me le probl&#232;me le plus important. Il faut bien comprendre que &#8220;&lt;i&gt;l'attestation&lt;/i&gt;&#8221; dont tout le monde parle n'existe pas dans la loi. Pourtant, des gens ont &#233;t&#233; verbalis&#233;s sur la base de cette attestation, parce que le policier a estim&#233; qu'elle &#233;tait mal remplie. Surtout, ce document entra&#238;ne des contr&#244;les d'identit&#233; ill&#233;gaux, car les contr&#244;les d'identit&#233; sont encadr&#233;s par une loi, au sein du code de proc&#233;dure p&#233;nale. Or, dans le cadre de l'&#233;tat d'urgence sanitaire, le gouvernement a cr&#233;&#233; une nouvelle forme de contr&#244;le d'identit&#233; sans voter de loi, mais par le biais d'un simple d&#233;cret. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se comportent les juridictions face &#224; ce d&#233;lit tr&#232;s contest&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a une vraie hypocrisie de la part des procureurs et des juges. Plusieurs avocats ont r&#233;ussi &#224; obtenir la relaxe de leurs clients. Certains tribunaux en France partagent notre avis et n'incarc&#232;rent pas sur ce motif, mais ils condamnent &#224; des peines alternatives comme le travail d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral&#8230; C'est un comportement l&#226;che car selon moi, tout le monde le sait : ce d&#233;lit ne tiendra pas deux secondes devant le Conseil constitutionnel. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041746313&amp;categorieLien=id&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Loi n&#176; 2020-290 du 23 mars 2020&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Recensement effectu&#233; par la newsletter d'actualit&#233; police-justice &#171; &lt;a href=&#034;http://lepanierasalade.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Panier &#224; salade &lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041746694&amp;categorieLien=id&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;cret n&#176;2020-293 du 23 mars 2020.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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