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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Du blues au rap, m&#233;pris en boucle</title>
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		<dc:creator>Manu Makak</dc:creator>


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&lt;p&gt;La trap est une d&#233;clinaison du rap, ralentie, tr&#232;s sombre, n&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es 2000 du c&#244;t&#233; d'Atlanta et tr&#232;s populaire aux &#201;tats-Unis. Une musique sulfureuse, jou&#233;e &#224; l'origine dans les bo&#238;tes de strip-tease. Et qui voit s'abattre sur elle le m&#234;me genre de m&#233;pris culturel que d'autres musiques noires &#224; leurs d&#233;buts. Retour historique. &#171; C'est pas de la musique ! &#187; Combien de potes trentenaires, hip-hop addicts de la premi&#232;re heure, a-t-on entendu &#233;ructer cette sentence mortelle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La trap est une d&#233;clinaison du rap, ralentie, tr&#232;s sombre, n&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es 2000 du c&#244;t&#233; d'Atlanta et tr&#232;s populaire aux &#201;tats-Unis. Une musique sulfureuse, jou&#233;e &#224; l'origine dans les bo&#238;tes de strip-tease. Et qui voit s'abattre sur elle le m&#234;me genre de m&#233;pris culturel que d'autres musiques noires &#224; leurs d&#233;buts. Retour historique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; C'&lt;/span&gt;&lt;i&gt;est pas de la musique !&lt;/i&gt; &#187; Combien de potes trentenaires, &lt;i&gt;hip-hop addicts &lt;/i&gt;de la premi&#232;re heure, a-t-on entendu &#233;ructer cette sentence mortelle depuis que la &lt;i&gt;trap generation&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Caract&#233;ris&#233;e par une rythmique lente, des phrases r&#233;p&#233;t&#233;es en boucle, des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; venue du sud des &#201;tats-Unis, du &lt;i&gt;Dirty South &lt;/i&gt;si longtemps regard&#233; de haut, a pris le contr&#244;le des &#233;couteurs ? La phrase de vieux con par excellence, qui nous laissait hilares et un peu fi&#233;rots quand les darons tambourinaient &#224; nos portes adolescentes. Darons qui se d&#233;lectaient d'un bon vieux disque de blues, de soul, de rock'n'roll ou de jazz&#8230; oubliant comme les aigris &#224; casquette d'aujourd'hui que ces musiques devenues nobles avec les ans ont toutes &#233;t&#233; frapp&#233;es de la m&#234;me condamnation sans appel lors de leur naissance tapageuse. N&#233;gligeant, surtout, le fait que ce sont les branches du m&#234;me arbre : celui de la musique africaine-am&#233;ricaine, plongeant ses racines dans la souffrance et les luttes de si&#232;cles d'exploitation, de s&#233;gr&#233;gation et de n&#233;gation, une histoire qui b&#233;gaye, des navires n&#233;griers aux ghettos de la Nouvelle-Orl&#233;ans, d'Atlanta, de Houston et d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trap, c'est le dernier bourgeon &#233;clos&#8230; Y voir une d&#233;g&#233;n&#233;rescence, c'est vraiment avoir la m&#233;moire courte. Peu importe que les trappeurs &lt;i&gt;Auto-Tun&#233;s&lt;/i&gt; ne montrent pas suffisamment de respect &#224; Biggie ou KRS One au go&#251;t des gardiens du temple poussi&#233;reux du hip-hop. Tant mieux, m&#234;me, parce que la musique qu'ils pratiquent porte en elle la s&#232;ve de celles qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;e. Dans son esth&#233;tique, mais aussi par les violentes attaques qu'elle suscite.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des work songs aux spirituals&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les premiers esclaves n'avaient pas d'&#226;me, disait-on : c'&#233;taient des outils de chair et de sang, tout au plus du b&#233;tail pour les planteurs du sud qui fond&#232;rent leur puissance sur l'importation &#224; fond de cale de millions de vies, sacrifi&#233;es &#224; la culture du coton, du riz, de la canne. S'ils leur conc&#233;daient le droit de chanter, c'est que &#231;a semblait augmenter le rendement du cheptel ; mais toute m&#233;lancolie ou revendication &#233;tait proscrite &#8211; le ma&#238;tre exigeait des airs gais et des paroles futiles, au tempo contraint par l'effort et la frappe lancinante de l'outil. Ces &lt;i&gt;work songs&lt;/i&gt; furent la premi&#232;re expression des Noirs sur le sol am&#233;ricain. On y trouve d&#233;j&#224; nombre d'&#233;l&#233;ments constitutifs des musiques qui leur succ&#233;deront, du blues &#224; la trap : la litanie incessante du m&#234;me motif m&#233;lodique, la forme du &lt;i&gt;call and response&lt;/i&gt; (le soliste lance une phrase &#224; laquelle le ch&#339;ur r&#233;pond en &#233;cho), un rythme alternant temps fort (le coup de pioche) et temps faible (la respiration)&#8230; et la douleur contenue sous une insouciance de fa&#231;ade. Une musique r&#233;p&#233;titive, et pour cause : elle &#233;pouse ses conditions mat&#233;rielles de production, comme toutes celles qui suivront &#8211; toutes les musiques noires portent le nom des conditions sociales qui les ont fait &#233;clore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inutile de pr&#233;ciser que les ma&#238;tres n'y ont pas vu de l'art, apanage de l'esp&#232;ce humaine. Il faudra attendre le XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et ce qu'on appelle &#171; le grand r&#233;veil &#187; pour que s'op&#232;re un habile retournement : des &#233;vang&#233;listes venus du Nord am&#232;nent la religion du Blanc aux esclaves ; les Noirs acc&#232;dent alors au statut d'enfants que les Blancs doivent dresser. Si les planteurs finissent par conc&#233;der une &#226;me &#224; leur cheptel, c'est qu'ils y voient le moyen d'apaiser des r&#233;voltes de plus en plus nombreuses, entre &#233;vasions, sabotages et rebellions collectives. La promesse que leur vie de souffrance serait suivie de f&#233;licit&#233; &#233;ternelle dans l'au-del&#224; semblait aider &#224; contenir la col&#232;re des esclaves, &#224; leur faire accepter un sort qui n'&#233;tait apr&#232;s tout que le fruit de la volont&#233; divine. Dans les &#233;glises nouvellement b&#226;ties na&#238;t une version noire des psaumes : les &lt;i&gt;spirituals&lt;/i&gt;. Adress&#233;s &#224; Dieu pour exorciser une peine, nombre d'entre eux &#224; double sens : sous leur inoffensive liturgie se cachent des appels &#224; l'&#233;vasion, au soul&#232;vement.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Blues, jazz, soul...&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1865 que l'&#233;mancipation tant esp&#233;r&#233;e est enfin prononc&#233;e, arrach&#233;e par les capitalistes du Nord &#224; la concurrence d&#233;loyale des planteurs du Sud. L'esclavage est aboli, du moins dans les textes. &#192; leur monstrueuse condition commune succ&#232;de la guerre de tous contre tous : les anciens esclaves se voient contraints de louer leurs corps &#224; prix de mis&#232;re sur les m&#234;mes plantations ou sur des chantiers de construction pharaoniques (digue du Mississippi, chemins de fer, routes). Tr&#232;s vite se mettent en place les lois de s&#233;gr&#233;gation dites &#171; loi de Jim Crow &#187; &#8211; du nom du h&#233;ros des &lt;i&gt;minstrel shows&lt;/i&gt;, ces spectacles itin&#233;rants dans lesquels des Blancs grim&#233;s au charbon singent les Noirs, et leurs chansons, en les d&#233;peignant comme des feignants idiots et lubriques. &#171; L'&#233;mancipation &#187; ne signifie pas la libert&#233;, juste quelques heures de &#171; loisirs &#187; par semaine. Et la solitude. C'est de cette nouvelle condition sociale que va na&#238;tre le &lt;i&gt;blues&lt;/i&gt;, sensation am&#232;re qui s'empare des &#226;mes d&#233;sesp&#233;r&#233;es par cette libert&#233; qui n'en a que le nom. Une musique d'homme seul, qui erre de chantier en plantation, ou bien qui tente sa chance vers le Nord. Ce n'est pas pour autant la fin des &lt;i&gt;work songs&lt;/i&gt;, qui continuent &#224; r&#233;sonner dans tous les lieux de souffrance&#8230; comme les p&#233;nitenciers, vite remplis par les lois contre le vagabondage. Les &lt;i&gt;bluesmen &lt;/i&gt;errent seuls de plantation en plantation, de chantier en camp de travail, de &lt;i&gt;crossroads&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le carrefour, l&#224; ou les routes et les destins se nouent, c&#233;l&#233;br&#233; par le blues.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; en gare de marchandises. C'est la musique de ceux que Dieu a abandonn&#233;s apr&#232;s leur avoir si longtemps d&#233;ni&#233; leur humanit&#233;, et qui le r&#233;pudient ; la musique du Diable. Les Blancs et les classes moyennes noires &#233;mergentes &#8211; initialement surtout constitu&#233;es des affranchis d'avant l'&#233;mancipation (les &#171; &lt;i&gt;N&#232;gres de maison&lt;/i&gt; &#187; stigmatis&#233;s par Malcolm X) et des pasteurs noirs venus du Nord &#8211; n'ont pas de mots assez durs pour d&#233;noncer ce mode de vie impie et sa musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le blues soutenait que le destin des personnes noires,&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;leurs vies et affres quotidiennes &#8220;triviales&#8221; ainsi que ce qu'elles r&#233;v&#233;laient&#8211; leurs d&#233;sirs, leurs ennuis, leurs probl&#232;mes, leurs frustrations, leurs r&#234;ves &#8211; &#233;taient importants, dignes d'int&#233;r&#234;t et d'&#234;tre partag&#233;s en chanson. En mettant l'accent sur l'exp&#233;rience personnelle et la coh&#233;rence de groupe dans le m&#234;me temps, le blues &#233;tait une musique introspective qui insistait sur le sens profond des vies noires.&lt;/i&gt; &#187; &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Blues et f&#233;minisme noir, Angela Davis, &#233;d. Libertalia.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Angela Davis nous fait sentir combien, dans les musiques africaines-am&#233;ricaines, &#171; Je &#187; est un &#171; On &#187;. La l&#233;gende veut qu'un certain Robert Johnson, musicien errant de &lt;i&gt;juke joints&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cabanes de bord de route o&#249; les travailleurs noirs se retrouvaient pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; en &lt;i&gt;crossroads&lt;/i&gt;, pass&#226;t, un soir d'ivresse mal ma&#238;tris&#233;e, un pacte avec Papa Legba &lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Diable dans la tradition vaudoue.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; : il vendit son &#226;me contre le g&#233;nie qui a fait de lui le p&#232;re du &lt;i&gt;blues&lt;/i&gt;. Il fut &#224; l'&#233;poque fustig&#233; pour son manque de conscience collective (par un Nord ignorant du r&#233;gime de la s&#233;gr&#233;gation), pour sa c&#233;l&#233;bration des &#233;tats seconds provoqu&#233;s par l'abus de substances prohib&#233;es &#8211; &#224; commencer par l'alcool, &#224; l'&#233;poque &#8211;, des femmes de &#171; mauvaise vie &#187; et aussi pour l'obsession de l'argent mal gagn&#233; et si vite d&#233;pens&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le blues &#233;tait sexiste, individualiste, geignard ; c'&#233;tait toujours la m&#234;me chose, tant dans sa musique que dans ses paroles, toutes deux rudimentaires. Les m&#234;mes accords en boucle, les m&#234;mes th&#232;mes grivois rab&#226;ch&#233;s jusqu'&#224; la naus&#233;e. C'est du moins ce qu'en disaient ceux &#224; qui il ne s'adressait pas. Le &lt;i&gt;jazz&lt;/i&gt; issu du march&#233; aux esclaves de Congo Square (Nouvelle-Orl&#233;ans) subira le m&#234;me d&#233;go&#251;t ; la &lt;i&gt;soul&lt;/i&gt;, mariage impie de la musique du Diable et de celle de Dieu menait tout droit aux enfers ; le &lt;i&gt;funk &lt;/i&gt;(du nom de la sueur qui couvre le corps des amant.e.s) n'&#233;tait qu'ind&#233;cence. Quant au&lt;i&gt; hip-hop&lt;/i&gt;, il volait, effront&#233;ment. Il fallait apposer un avertissement parental sur chaque disque, pour pr&#233;venir les familles pavillonnaires du danger qui guettait les t&#234;tes blondes converties aux symphonies du ghetto. La vie est un &lt;i&gt;sample&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Extrait d'un enregistrement d'un autre musicien copi&#233; et r&#233;utilis&#233;.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Texte de Manu Makak&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;i&gt;L'histoire en plus long et en musique : &lt;a href=&#034;http://blackmir.blogspot.com)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blackmir.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Illustration d'Olivier Monthaye&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://rimrimrim.fr)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rimrimrim.fr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Caract&#233;ris&#233;e par une rythmique lente, des phrases r&#233;p&#233;t&#233;es en boucle, des &lt;i&gt;ad-libs&lt;/i&gt; (voix en retrait) qui r&#233;pondent &#224; la voix principale, des th&#233;matiques centr&#233;es sur la drogue, l'argent &#171; facile &#187; et le sexe, la trap tient son nom de la &lt;i&gt;trap house&lt;/i&gt;, o&#249; le dealer coffre armes, drogues et argent.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le carrefour, l&#224; ou les routes et les destins se nouent, c&#233;l&#233;br&#233; par le blues.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Blues et f&#233;minisme noir&lt;/i&gt;, Angela Davis, &#233;d. Libertalia.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cabanes de bord de route o&#249; les travailleurs noirs se retrouvaient pour boire, danser et baiser.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le Diable dans la tradition vaudoue.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Extrait d'un enregistrement d'un autre musicien copi&#233; et r&#233;utilis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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