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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#192; Calais, des militants britanniques chass&#233;s de France</title>
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		<dc:date>2022-06-17T11:58:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Lapaffe</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Ruoyi Jin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ils avaient particip&#233; &#224; des ouvertures de squats pour loger des personnes exil&#233;es &#224; Calais : deux militants britanniques se sont vu retirer leurs titres de s&#233;jour sous des pr&#233;textes fallacieux. L'un d'eux a m&#234;me &#233;cop&#233; d'une interdiction de retour sur le territoire fran&#231;ais pour une dur&#233;e d'un an. Il se bat pour faire annuler la d&#233;cision. En f&#233;vrier dernier, dans un mouvement de solidarit&#233; avec les personnes exil&#233;es, des r&#233;quisitions de b&#226;timents vides ont eu lieu &#224; Calais. Le projet &#233;tait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no210-juin-2022" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;210 (juin 2022)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ruoyi-Jin" rel="tag"&gt;Ruoyi Jin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ils avaient particip&#233; &#224; des ouvertures de squats pour loger des personnes exil&#233;es &#224; Calais : deux militants britanniques se sont vu retirer leurs titres de s&#233;jour sous des pr&#233;textes fallacieux. L'un d'eux a m&#234;me &#233;cop&#233; d'une interdiction de retour sur le territoire fran&#231;ais pour une dur&#233;e d'un an. Il se bat pour faire annuler la d&#233;cision.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4607 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/1200calais_resultat-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH367/1200calais_resultat-2-7fc92.jpg?1782867928' width='500' height='367' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Illustration de Ruoyi Jin
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier dernier, dans un mouvement de solidarit&#233; avec les personnes exil&#233;es, des r&#233;quisitions de b&#226;timents vides ont eu lieu &#224; Calais. Le projet &#233;tait de &#171; &lt;i&gt;cr&#233;er des espaces ouverts, prot&#233;g&#233;s de la violence de l'&#201;tat et des discriminations, o&#249; le statut administratif d'une personne n'a pas d'impact sur sa capacit&#233; &#224; satisfaire ses besoins&lt;/i&gt; &#187;, expliquait le collectif Calais Logement pour toustes dans un communiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un immeuble de quinze &#233;tages et un manoir sont alors r&#233;quisitionn&#233;s. Si la tour est rapidement expuls&#233;e &lt;i&gt;manu militari&lt;/i&gt; par le Raid (unit&#233; dont la fonction premi&#232;re est de lutter contre le crime organis&#233;, le grand banditisme et le terrorisme), le manoir situ&#233; rue Fr&#233;d&#233;ric-Sauvage est toujours habit&#233; &#224; l'heure o&#249; ces lignes sont &#233;crites. Surnomm&#233; la &lt;i&gt;Ghost House&lt;/i&gt;, ce squat est devenu le foyer d'une vingtaine de personnes exil&#233;es et de trois militant&#183;es, dont deux Britanniques. La vie quotidienne y est organis&#233;e sans hi&#233;rarchie, les t&#226;ches sont r&#233;parties entre les habitant&#183;es et les d&#233;cisions sont prises collectivement. Cette initiative semble avoir fortement d&#233;plu &#224; la pr&#233;fecture du Pas-de-Calais, &#224; en juger par les mesures administratives prises &#224; l'encontre des deux militants britanniques habitant le squat.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une proc&#233;dure instrumentalis&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le vendredi 29 avril, lors d'un contr&#244;le routier, Atlas*&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les pr&#233;noms suivis d'une ast&#233;risque ont &#233;t&#233; modifi&#233;s.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, 22 ans, est interpell&#233; et conduit au poste de la police aux fronti&#232;res de Coquelles, en p&#233;riph&#233;rie de Calais. Au bout de quinze heures sur place, on lui apprend que son titre de s&#233;jour de cinq ans lui a &#233;t&#233; retir&#233;. Pire, il fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire fran&#231;ais (OQTF) et va &#234;tre plac&#233; au centre de r&#233;tention administrative de Lille-Lesquin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine de cet emballement pr&#233;fectoral ? Un soi-disant &#171; &lt;i&gt;d&#233;faut&lt;/i&gt; &#187; d'adresse. C'est-&#224;-dire ? Le 3 mars, la pr&#233;fecture adresse &#224; Atlas une convocation &#224; laquelle il ne r&#233;pond pas, pour la bonne raison qu'il ne l'a pas re&#231;ue, affirme-t-il. Cinq jours plus tard, le 8 mars, explique-t-il toujours, la pr&#233;fecture, consid&#233;rant qu'il appartient &#224; la personne &#233;trang&#232;re de prendre les pr&#233;cautions n&#233;cessaires pour r&#233;ceptionner ses convocations, lui adresse par courrier une OQTF. Ce deuxi&#232;me courrier non plus, Atlas ne l'a jamais re&#231;u. &#171; &lt;i&gt;Cette histoire de d&#233;faut d'adresse est tellement ridicule&#8230;,&lt;/i&gt; commente-t-il. &lt;i&gt;Il suffit de jeter un &#339;il &#224; mon dossier pour comprendre que ce n'est rien d'autre qu'un pr&#233;texte, une tr&#232;s faible excuse, fabriqu&#233;e par les autorit&#233;s administratives pour punir un militant qui a lutt&#233; pour les droits des personnes exil&#233;es &#224; Calais.&lt;/i&gt; &#187; Et d'ajouter : &#171; &lt;i&gt;Je n'ai rien fait d'ill&#233;gal, donc ils instrumentalisent une proc&#233;dure administrative &#224; des fins p&#233;nales.&lt;/i&gt; &#187; Atlas &#233;voque &#233;galement le fait que, pendant un an et demi, il a toujours re&#231;u ses courriers &#224; l'adresse pour laquelle la pr&#233;fecture pr&#233;tend avoir constat&#233; un d&#233;faut d'adresse. Parmi les courriers arriv&#233;s &#224; bon port, certains &#233;manaient d'ailleurs d'un &#233;tablissement public rattach&#233; au minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, l'Antai (Agence nationale de traitement automatis&#233; des infractions).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Un dernier doigt d'honneur de la pr&#233;fecture &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce week-end du 1&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;sup&gt;r&lt;/sup&gt; mai, Atlas le passe donc enferm&#233; au centre de r&#233;tention administrative de Lille-Lesquin. Un lieu d'enfermement dont il ne tardera pas &#224; d&#233;noncer les conditions de vie dans un communiqu&#233; : &#171; &lt;i&gt;Les autorit&#233;s nous traitent comme des animaux [&#8230;]. Ils nous laissent dormir par terre, et personne ne nous informe de l'avanc&#233;e de nos d&#233;marches juridiques &#224; l'ext&#233;rieur.&lt;/i&gt; &#187; Atlas d&#233;crit le contraste entre le comportement brutal des policiers qui &#171; &lt;i&gt;n'ont rien &#224; faire de notre bien-&#234;tre et de nos besoins fondamentaux&lt;/i&gt; &#187; et la forte solidarit&#233; entre les personnes retenues&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Depuis, Atlas s'est lanc&#233; dans la pr&#233;paration d'une saisine de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi 2 mai, Atlas est finalement lib&#233;r&#233; par la cour d'appel de Douai pour vice de proc&#233;dure. Un soulagement &#233;ph&#233;m&#232;re : une demi-heure apr&#232;s la d&#233;cision, il apprend que la pr&#233;fecture a pris la d&#233;cision, en attendant son expulsion vers le Royaume-Uni, de l'assigner &#224; r&#233;sidence dans un centre d'accueil et d'examen des situations (CAES). L'&#233;tablissement se trouve dans la commune d'Arques, &#224; 45 minutes en voiture de Calais, la ville o&#249; il vit. Le jeune homme disposait pourtant de preuves d'habitation au squat de la rue Fr&#233;d&#233;ric-Sauvage, et de deux promesses d'h&#233;bergements &#224; Calais. &#171; &lt;i&gt;Un dernier doigt d'honneur de la pr&#233;fecture avant que je parte&lt;/i&gt; &#187;, commente Atlas, qui a finalement d&#233;cid&#233; d'anticiper son expulsion en rentrant de lui-m&#234;me en Grande-Bretagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le militant n'a pour l'instant pas le droit de revenir en France : lors de son placement en r&#233;tention, la pr&#233;fecture lui a notifi&#233; une interdiction de retour sur le territoire fran&#231;ais (IRTF) d'un an, punition pour n'avoir pas quitt&#233; l'Hexagone par lui-m&#234;me dans un d&#233;lai de 30 jours apr&#232;s l'&#233;mission de son OQTF du 8 mars &#8211; dont il n'avait pas connaissance, puisqu'il n'a jamais re&#231;u le courrier la contenant et qu'aucun autre effort (t&#233;l&#233;phone, mail) n'a &#233;t&#233; tent&#233; pour le mettre au courant.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Compl&#232;tement absurde &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'histoire d'Atlas a beaucoup inqui&#233;t&#233; un de ses camarades, Nick*, lui aussi britannique, lui aussi impliqu&#233; dans les ouvertures de squats &#224; Calais en f&#233;vrier et lui aussi nomm&#233; dans la proc&#233;dure d'expulsion de la &lt;i&gt;Ghost House&lt;/i&gt;. Afin de clarifier sa propre situation, Nick d&#233;cide d'envoyer un courriel &#224; la pr&#233;fecture du Pas-de-Calais pour demander si son dossier administratif pose probl&#232;me. R&#233;ponse de l'employ&#233;&#183;e de la pr&#233;fecture : &#187; &lt;i&gt;Je ne vois rien sur notre applicatif.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Je n'aurais jamais d&#251; croire la pr&#233;fecture : ils sont pr&#234;ts &#224; mentir pour rendre la vie impossible aux personnes exil&#233;es et &#224; leurs soutiens&lt;/i&gt; &#187;, soupire le militant... Car samedi 14 mai, en tentant de rejoindre l'Angleterre pour des vacances, Nick est inform&#233; qu'une OQTF datant du 8 avril a &#233;galement &#233;t&#233; prise &#224; son encontre. Les policiers refusent de lui en donner une copie ni aucune autre information si ce n'est que son titre de s&#233;jour lui a &#233;t&#233; retir&#233;. &#171; &lt;i&gt;La police aux fronti&#232;res m'a dit que je pouvais revenir en France quand je voulais, que la pr&#233;fecture n'avait pas pris d'IRTF contre moi, mais bon, on ne peut vraiment pas croire ce qu'ils disent.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux militants d&#233;noncent l'opacit&#233; du processus : &#171; &lt;i&gt;On ne nous a inform&#233;s de nos OQTF qu'apr&#232;s la fin du d&#233;lai de d&#233;part volontaire de 30 jours. Ils ont fait &#231;a expr&#232;s pour qu'on ne puisse pas contester ces mesures injustes et pour justifier le placement d'Atlas en CRA et son IRTF&lt;/i&gt; &#187;, estime Nick. &#171; &lt;i&gt;C'est compl&#232;tement absurde que j'aie &#233;t&#233; notifi&#233; de mon OQTF au moment de mon d&#233;part de la France. Imagine si je m'&#233;tais fait contr&#244;ler avant &#231;a dans la rue &#224; Calais, comme Atlas&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Ne pas l&#226;cher l'affaire &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tous les deux sont actuellement en Angleterre et pr&#233;parent leur d&#233;fense, avec une &#233;quipe de juristes et avocat&#183;es. &#171; &lt;i&gt;Nous irons jusqu'au bout, jusqu'au Conseil d'&#201;tat ou la Cour europ&#233;enne des droits de l'Homme s'il le faut. Pas seulement parce que ce qui nous est arriv&#233; est emb&#234;tant pour nos vies, mais surtout pour &#233;viter que &#231;a arrive aux autres militant&#183;es &#233;tranger&#183;es &#224; Calais et ailleurs en France&lt;/i&gt; &#187;, explique Nick. Il ajoute : &#171; &lt;i&gt;Calais a toujours &#233;t&#233; un terrain de jeux pour les autorit&#233;s, un lieu o&#249; tester de nouvelles mesures r&#233;pressives, avant de les &#233;tendre &#224; tout le territoire national. On ne peut pas l&#226;cher l'affaire, il faut d&#233;noncer ce qu'ils font.&lt;/i&gt; &#187; M&#234;me son de cloche d&#233;termin&#233; du c&#244;t&#233; d'Atlas : &#171; &lt;i&gt;D&#232;s qu'on aura gagn&#233;, on va rentrer &#224; Calais et continuer les ouvertures de squats jusqu'&#224; ce que toutes les personnes qui se trouvent &#224; la rue aient un toit. On va continuer de lutter. Ils n'ont pas compris que tout &#231;a ne change rien si ce n'est que cela donne de l'&#233;nergie, de la motivation, et la rage aux militant&#183;es.&lt;/i&gt; &#187; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Atlas et Nick d&#233;noncent de concert la gravit&#233; de ce qui leur est arriv&#233;, ils savent aussi et tiennent &#224; rappeler que &#171; &lt;i&gt;ce n'est rien par rapport &#224; ce que subissent les personnes exil&#233;es &#224; Calais tous les jours&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Dominique Lapaffe&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms suivis d'une ast&#233;risque ont &#233;t&#233; modifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Depuis, Atlas s'est lanc&#233; dans la pr&#233;paration d'une saisine de la Contr&#244;leuse g&#233;n&#233;rale des lieux de privation de libert&#233; au sujet du CRA de Lille-Lesquin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#199;a craint dans les CRA</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Ca-craint-dans-les-CRA</link>
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		<dc:date>2019-10-17T03:14:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Abbas El Kra, Dominique Lapaffe</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tienne Savoye</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>policiers</dc:subject>
		<dc:subject>Mais</dc:subject>
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		<dc:subject>CRA</dc:subject>
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		<dc:subject>r&#233;tention</dc:subject>
		<dc:subject>retenus</dc:subject>
		<dc:subject>t&#233;moignages</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est la derni&#232;re prison avant l'expulsion. Chaque ann&#233;e, des dizaines de milliers d'&#233;trangers en situation irr&#233;guli&#232;re sont embastill&#233;s dans un centre de r&#233;tention (CRA). Un univers anxiog&#232;ne et violent, o&#249; tentatives de suicide et gr&#232;ves de la faim sont devenues courantes. Ne cherchez pas le centre de r&#233;tention administrative (CRA) de Lyon en plein centre-ville. Pour s'y rendre, il faut conduire 30 minutes en voiture ou acheter un ticket de tramway &#224; 16,30 &#8364;. Dans un renfoncement, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no177-juin-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;177 (juin 2019)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Etienne-Savoye" rel="tag"&gt;&#201;tienne Savoye&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/policiers" rel="tag"&gt;policiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mais" rel="tag"&gt;Mais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/centre" rel="tag"&gt;centre&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/temoignages" rel="tag"&gt;t&#233;moignages&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est la derni&#232;re prison avant l'expulsion. Chaque ann&#233;e, des dizaines de milliers d'&#233;trangers en situation irr&#233;guli&#232;re sont embastill&#233;s dans un centre de r&#233;tention (CRA). Un univers anxiog&#232;ne et violent, o&#249; tentatives de suicide et gr&#232;ves de la faim sont devenues courantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3039 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH414/-1274-04bbd.jpg?1782655446' width='400' height='414' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Etienne Savoye
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;N&lt;/span&gt;e cherchez pas le centre de r&#233;tention administrative (CRA) de Lyon en plein centre-ville. Pour s'y rendre, il faut conduire 30 minutes en voiture ou acheter un ticket de tramway &#224; 16,30 &#8364;. Dans un renfoncement, entour&#233;e par deux h&#244;tels, la taule est constamment hant&#233;e par le vacarme du trafic a&#233;rien de l'a&#233;roport Saint-Exup&#233;ry, situ&#233; &#224; quelques pas. Pour les &#233;trangers enferm&#233;s, chaque avion qui atterrit est une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s : red&#233;collera-t-il avec moi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'ext&#233;rieur de l'enceinte, on ne voit personne, sauf les policiers qui entrent et qui sortent. Les barbel&#233;s qui surmontent la haute grille, eux, semblent plastronner. Le 15 avril dernier, c'est en s'y accrochant qu'un d&#233;tenu a tent&#233; de se suicider. D'apr&#232;s un t&#233;moignage publi&#233; par plusieurs sites militants, ce sont ses camarades qui l'ont d&#233;croch&#233;. La pr&#233;fecture du Rh&#244;ne, elle, a pr&#233;f&#233;r&#233; parler d'une tentative d'&#233;vasion &lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; En attente d'expulsion &#224; Lyon Saint-Exup&#233;ry :&#8239;&#8220;On nous traite comme des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Avec une lame de rasoir, tu comprends ? &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2017, au centre de r&#233;tention de Marseille, un jeune Albanais s'est pendu. En septembre 2018, au sein du CRA de Cornebarrieu, pr&#232;s de Toulouse, c'est un trentenaire alg&#233;rien qui a mis fin &#224; ses jours. Dans les faits-divers des journaux, au fil des rapports administratifs, dans les t&#233;moignages des associatifs et des &#171; retenus &#187; eux-m&#234;mes, les r&#233;cits de tentatives de suicide abondent. Les cas d'automutilation aussi : &#171; &lt;i&gt;Il y en a qui se frappent &#224; la main avec le Gillette, avec une lame de rasoir, tu comprends&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ? Ils veulent mourir&lt;/i&gt; &#187;, nous confirme Hakim &lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, depuis la ge&#244;le lyonnaise o&#249; il est enferm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#232;ves de la faim ne sont pas rares non plus. &#192; l'automne dernier, dans &lt;a href=&#034;https://www.lacimade.org/situation-explosive-dans-les-centres-de-retention/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un communiqu&#233;&lt;/a&gt; alertant sur la &#171; &lt;i&gt;situation explosive dans les centres de r&#233;tention&lt;/i&gt; &#187;, la Cimade &lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Association de soutien aux &#233;trangers.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; relatait l'histoire d'un Tunisien breton &#171; &lt;i&gt;dont la fille handicap&#233;e r&#233;side en France&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;qui a cess&#233; de s'alimenter pendant 45 jours pour protester contre son expulsion&lt;/i&gt; &#187;. En janvier, une gr&#232;ve de la faim collective s'est d&#233;roul&#233;e dans quatre CRA diff&#233;rents : Vincennes (Val-de-Marne), Oissel (Seine-Maritime), S&#232;te (H&#233;rault) et Le Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). C'est de ce dernier centre qu'Abdallah a t&#233;l&#233;phon&#233; &#224; &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;Les b&#226;timents sont mal nettoy&#233;s, &#231;a pue, les toilettes sont bouch&#233;es tout le temps. Si tu r&#233;clames de la nourriture, tu es envoy&#233; &#224; l'isolement. On ne fait rien de nos journ&#233;es, il n'y a aucune activit&#233;. Ils nous disent : &#8220;Si vous n'&#234;tes pas contents, vous n'aviez qu'&#224; rester chez vous.&#8221; Ils nous traitent comme des animaux&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187; &lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; R&#233;tention : des gr&#232;ves de la faim qui vont &#8220;participer &#224; une prise de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;
D&#233;but mai, &#224; Rennes, une mutinerie a &#233;clat&#233; lorsque la police est venue chercher en pleine nuit un jeune Marocain pour l'expulser par surprise, apr&#232;s 59 jours de r&#233;tention. Plusieurs de ses co-retenus ont mis le feu &#224; des matelas. Jug&#233;s en comparution imm&#233;diate, quatre d'entre eux ont &#233;cop&#233; d'un &#224; deux ans de prison ferme.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Trois mois &#224; l'ombre&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces quatre malheureux seraient-ils d'accord avec lui ? Un &#171; retenu &#187; lyonnais nous a soutenu que &#171; &lt;i&gt;le CRA, c'est pire que la prison&lt;/i&gt; &#187;. Comment &#231;a, pire ? Peut-&#234;tre &#224; cause de l'incertitude : en r&#233;tention, on se sait jamais quand, comment et vers o&#249; l'on sortira. En 1981, un s&#233;jour en CRA durait une semaine au plus. Avec les ann&#233;es, cette limite n'a cess&#233; d'&#234;tre repouss&#233;e. Au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; janvier, elle a encore doubl&#233;, atteignant d&#233;sormais les 90 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois mois potentiels d'angoisse et d'enfermement, donc, pendant lesquels la pr&#233;fecture tente d'obtenir un laissez-passer consulaire du pays d'origine, indispensable pour renvoyer l'&#233;tranger d&#233;muni de passeport. Petit grain de sable dans la grande machine &#224; expulser, il arrive fr&#233;quemment qu'elle n'y parvienne pas : &lt;i&gt;primo&lt;/i&gt; parce que certains &#171; retenus &#187; r&#233;ussissent &#224; dissimuler leur v&#233;ritable identit&#233; ; &lt;i&gt;secundo&lt;/i&gt; parce que de nombreux pays rechignent &#224; d&#233;livrer ces laissez-passer &lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un &#233;tat de fait si intol&#233;rable aux yeux de certains qu'en 2018, pendant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. Dans les CRA circulent cependant des histoires de personnes renvoy&#233;es vers des pays ne correspondant pas &#224; leur nationalit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;guli&#232;rement, le temps-limite de r&#233;tention est atteint sans que la pr&#233;fecture ait obtenu de laissez-passer. Dans d'autres cas, c'est le juge des libert&#233;s et de la d&#233;tention qui, auparavant, ordonne de rel&#226;cher le retenu. Mais la sortie du CRA ne signifie pas le retour &#224; une libert&#233; absolue, puisque les contr&#244;les au faci&#232;s permanents font peser une menace constante de nouvel enfermement. Plusieurs personnes nous ont confi&#233; avoir fait plusieurs passages en r&#233;tention, jusqu'&#224; six pour certaines. Autant de s&#233;jours dont elles gardent un souvenir cruel, mais aucune vid&#233;o : en r&#233;tention, tous les t&#233;l&#233;phones dot&#233;s d'appareils photos sont confisqu&#233;s. Compliqu&#233;, d&#232;s lors, de prouver les insultes, humiliations et violences exerc&#233;es, selon de multiples t&#233;moignages &lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Concernant le seul cas lyonnais, on peut en consulter de nombreux sur le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;, par les policiers de surveillance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hakim ne dira pas le contraire : au CRA de Rennes, raconte-t-il, des policiers l'ont frapp&#233;, si bien qu'il a port&#233; plainte. Lib&#233;r&#233;, il s'est vite retrouv&#233; enferm&#233; de nouveau, &#224; Lyon-Saint-Exup&#233;ry. &#171; &lt;i&gt;M&#234;me &#224; Rennes, c'est un peu mieux. Ici, il y a des grillages partout&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;nonce-t-il. Avant de conclure : &#171; &lt;i&gt;Quand quelqu'un vient chez nous, qu'il soit fran&#231;ais, allemand ou anglais, on l'invite chez notre m&#232;re, il mange le couscous. Mais nous quand on vient ici, ils nous mettent dans une cage&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ! Il faut fermer ce centre. Cette terre est pour tout le monde ; il n'y a pas d'&#233;trangers sur cette terre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Dominique Lapaffe &amp; Abbas El Kra&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et surtout, la sant&#233; !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;D&lt;/petitelettrine&gt;ans &lt;a href=&#034;http://www.cglpl.fr/2019/avis-relatif-a-la-prise-en-charge-sanitaire-des-personnes-etrangeres-au-sein-des-centres-de-retention-administrative/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un avis&lt;/a&gt; publi&#233; fin f&#233;vrier, la Contr&#244;leuse g&#233;n&#233;rale des lieux de privation de libert&#233;, Adeline Hazan, le rappelait clairement : &#171; &lt;i&gt;Au regard de leur pr&#233;carit&#233; administrative, sociale et m&#233;dicale &lt;/i&gt;[&#8230;] &lt;i&gt;et des troubles psychiques qui peuvent r&#233;sulter de l'enfermement et de l'imminence d'un &#233;loignement&lt;/i&gt; &#187;, les personnes enferm&#233;es en CRA &#171; n&#233;cessitent une prise en charge particuli&#232;re &#187;. C'est loin d'&#234;tre le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un des centres visit&#233;s par les &#233;quipes de la contr&#244;leuse, ce sont les policiers qui s&#233;lectionnaient les demandes de consultations m&#233;dicales. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, &#171; &lt;i&gt;les effectifs et le temps de pr&#233;sence r&#233;elle des m&#233;decins&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;ne respectent pas toujours&lt;/i&gt; &#187; la r&#233;glementation. Et &#224; l'exception du Mesnil-Amelot, pas de psychiatre ou de psychologue. Il arrive par contre r&#233;guli&#232;rement que des personnes soient plac&#233;es &#224; l'isolement &#171; &lt;i&gt;au motif qu'elles souffrent de troubles psychologiques ou psychiatriques&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, m&#234;me si beaucoup de soignants et de policiers d&#233;c&#232;lent bien la d&#233;pression, l'angoisse, le stress et l'insomnie chez les retenus, &#171; &lt;i&gt;il est fr&#233;quent&lt;/i&gt; &#187; qu'ils les minimisent, y voyant un &#171; &lt;i&gt;moyen de faire &#233;chec&lt;/i&gt; &#187; &#224; l'expulsion (&#171; &lt;i&gt;Ils font cela pour ne pas prendre l'avion&lt;/i&gt; &#187;) : &#171; &lt;i&gt;Dans la mesure o&#249; elle peut conduire &#224; la lev&#233;e de la r&#233;tention pour raison de sant&#233;, la demande de soins psychiatriques se heurte &#224; un soup&#231;on d'instrumentalisation&lt;/i&gt; &#187;, explique le rapport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Lyon-Saint-Exup&#233;ry, plusieurs t&#233;moins nous ont assur&#233; que les hospitalisations se font rares, alors que les blessures (violences polici&#232;res, entre d&#233;tenus, automutilations) sont tr&#232;s fr&#233;quentes. Un certain nombre de retenus seraient &#171; drogu&#233;s &#187; de fa&#231;on quasi permanente : alors que leur suivi m&#233;dical est presque inexistant, il leur est administr&#233; des pilules de pr&#233;gabaline (Lyrica), un m&#233;dicament indiqu&#233; contre les douleurs neuropathiques, l'&#233;pilepsie et le trouble anxieux g&#233;n&#233;ralis&#233;, dont les principaux effets secondaires sont la somnolence et les &#233;tourdissements. &#192; en croire plusieurs t&#233;moignages de retenus, ce produit leur est d&#233;livr&#233; &#224; posologie maximale, pour les maux les plus divers (douleur au ventre, &#224; la t&#234;te, stress ou blessure).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2019/05/01/en-attente-dexpulsion-a-lyon-saint-exupery%E2%80%AF%E2%80%AF%E2%80%AFon-nous-traite-comme-des-criminels%E2%80%AF%E2%80%AF/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En attente d'expulsion &#224; Lyon Saint-Exup&#233;ry :&#8239;&#8220;On nous traite comme des criminels !&#8221;&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Mediacit&#233;s&lt;/i&gt; (01/05/2019).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Association de soutien aux &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.liberation.fr/france/2019/01/17/retention-des-greves-de-la-faim-qui-vont-participer-a-une-prise-de-conscience_1703662&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;tention : des gr&#232;ves de la faim qui vont &#8220;participer &#224; une prise de conscience&#8221; &lt;/a&gt; &#187; (17/01/2019).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Un &#233;tat de fait si intol&#233;rable aux yeux de certains qu'en 2018, pendant l'examen de la loi Collomb, une vingtaine de d&#233;put&#233;s LR ont tent&#233; de faire passer un amendement conditionnant l'aide publique au d&#233;veloppement &#224; la pleine coop&#233;ration des pays d'origine en mati&#232;re de laissez-passer.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Concernant le seul cas lyonnais, on peut en consulter de nombreux sur le site &lt;a href=&#034;https://crametoncralyon.noblogs.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Crametoncralyon.noblogs.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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