<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?id_auteur=394&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Malades au travail, malades du travail</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Malades-au-travail-malades-du</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Malades-au-travail-malades-du</guid>
		<dc:date>2019-01-22T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Romain Andr&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Ruoyi Jin</dc:subject>
		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>Alors</dc:subject>
		<dc:subject>qu'on</dc:subject>
		<dc:subject>j'ai</dc:subject>
		<dc:subject>travail</dc:subject>
		<dc:subject>souvent</dc:subject>
		<dc:subject>travailleurs</dc:subject>
		<dc:subject>production</dc:subject>
		<dc:subject>travail qu'on</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Lise Gaignard, psychologue du travail et psychanalyste, qui combat depuis plusieurs ann&#233;es, notamment via ses chroniques publi&#233;es dans Alternative libertaire , les tendances &#224; la psychologisation d&#233;politisante de la souffrance au travail. *** Comment en tant que psychanalyste en &#234;tes-vous venue &#224; vous int&#233;resser sp&#233;cifiquement &#224; la question du travail ? J'ai commenc&#233; ma carri&#232;re dans des cliniques de psychoth&#233;rapie institutionnelle, La Chesnaie puis La Borde. L'une des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no147-octobre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;147 (octobre 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ruoyi-Jin" rel="tag"&gt;Ruoyi Jin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Alors" rel="tag"&gt;Alors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/qu-on" rel="tag"&gt;qu'on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/travail" rel="tag"&gt;travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/souvent" rel="tag"&gt;souvent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/travailleurs" rel="tag"&gt;travailleurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/production" rel="tag"&gt;production&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/travail-qu-on" rel="tag"&gt;travail qu'on&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Lise Gaignard, psychologue du travail et psychanalyste, qui combat depuis plusieurs ann&#233;es, notamment via ses chroniques publi&#233;es dans &lt;i&gt;Alternative libertaire&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Regroup&#233;es dans le livre Chroniques du travail ali&#233;n&#233;, &#201;ditions d'une, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, les tendances &#224; la psychologisation d&#233;politisante de la souffrance au travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2759 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH353/-1015-f0478.jpg?1768731489' width='500' height='353' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ruoyi Jin
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment en tant que psychanalyste en &#234;tes-vous venue &#224; vous int&#233;resser sp&#233;cifiquement &#224; la question du travail ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai commenc&#233; ma carri&#232;re dans des cliniques de psychoth&#233;rapie institutionnelle, La Chesnaie puis La Borde. L'une des caract&#233;ristiques de ce mouvement est de questionner le travail hospitalier, l'organisation des soins : dans un service de psychiatrie l'analyse des liens de travail doit fonder le travail analytique. Plus tard, j'ai particip&#233; aux recherches en psychodynamique du travail et j'ai &#233;tendu mon champ de recherche &#224; l'ensemble des travailleurs. C'est &#224; peu pr&#232;s &#224; cette p&#233;riode que des m&#233;decins du travail et des syndicats ont commenc&#233; &#224; adresser &#224; mon cabinet des travailleurs &#171; victimes de harc&#232;lement moral &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui dans la souffrance de vos patients est propre &#224; l'&#233;tat actuel de l'organisation du travail ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on est malade, on est souvent malade du travail puisque c'est notre principal mode d'&#233;changes avec les autres humains. Surtout si on ne consid&#232;re pas uniquement l'emploi, mais qu'on inclut le travail scolaire et le travail domestique. C'est une illusion de croire qu'il existe le travail employ&#233; d'un c&#244;t&#233; et la vie priv&#233;e de l'autre : l'amour et le travail sont beaucoup plus li&#233;s qu'on ne veut bien le croire. Nous sommes faits des &#233;changes que nous avons avec les autres. C'est pourquoi il faut faire attention o&#249; on met les pieds. Et les mains. Le syst&#232;me d'&#233;changes n&#233;olib&#233;ral est tr&#232;s efficace du point de vue de la production : le travail humain n'a jamais autant rapport&#233; d'argent. Mais les in&#233;galit&#233;s de vie et de sant&#233; sont tr&#232;s importantes et continuent de se creuser, m&#234;me entre les travailleurs fran&#231;ais. Alors, on invente des stratag&#232;mes pour ne pas &#234;tre trop g&#234;n&#233; aux entournures, on se d&#233;brouille pour masquer et se cacher cette surexploitation d'autrui et de la plan&#232;te. Et puis un jour ou l'autre, le masquage s'effrite et les travailleurs z&#233;l&#233;s s'effondrent. Ce sont ceux-l&#224; qui viennent me voir, des cadres et des professions interm&#233;diaires essentiellement, qui ont longtemps fait corps avec l'organisation du travail et qui finissent par tomber de haut&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment ces derni&#232;res ann&#233;es &#171; la souffrance au travail &#187; s'est-elle invit&#233;e dans les cabinets de psy ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'obtient pas une telle efficacit&#233; de production sans &#171; d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux &#187; comme ils disent. Il faut voir les chiffres de rentabilit&#233; des entreprises : on en est souvent &#224; plus de 20 % de retour pour les actionnaires, alors qu'en 2000 on croyait que si l'on passait la barre des 10 %, on tuerait les gens. Les travailleurs sont plus solides que pr&#233;vu. Mais la soci&#233;t&#233; se d&#233;sagr&#232;ge et les d&#233;&#231;us, les laiss&#233;s-pour-compte, tr&#232;s nombreux, sont adress&#233;s vers les psys &#224; qui on demande d'arranger un peu les choses. C'est de la maintenance, en fait. Cette &#171; psychologisation &#187; des tensions professionnelles est compl&#232;tement d&#233;politisante. C'est pratique : on raconte que si les employ&#233;s ne tiennent pas le coup, c'est un probl&#232;me d'organisation, de gestion du personnel. Alors, on envoie la hi&#233;rarchie en stage de management et les travailleurs qui craquent en arr&#234;t maladie. Et on lance des programmes de recherche sur les meilleurs moyens de surexploiter les gens sans trop les contrarier ! Pour &#231;a, les psys sont de bons auxiliaires : entre les coachs et les num&#233;ros d'urgence, les conseillers &#171; ressources humaines &#187; et les bureaux de dol&#233;ances &#171; pour &#233;vacuer &#187; au fond du couloir, cela dure depuis plus d'un si&#232;cle. Il existe aussi tout un courant de psys sp&#233;cialis&#233;s dans la &#171; souffrance au travail &#187; qui d&#233;noncent les mauvaises m&#233;thodes manag&#233;riales et qui poussent, &#224; tort selon moi, les salari&#233;s &#224; poursuivre leur hi&#233;rarchie devant les tribunaux pour harc&#232;lement moral&#8230; plut&#244;t que pour d&#233;noncer leurs conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que reprochez-vous &#224; cette strat&#233;gie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fabrique un bouc &#233;missaire facile : le manager pervers- narcissique. Selon moi, on ne peut obtenir de telles performances &#233;conomiques et financi&#232;res sans une casse terrible de sa propre existence et de celles de nombreux autres : ce ne sont pas les employeurs ou les petits chefs qu'on doit poursuivre devant le tribunal pour mauvais traitements mais notre mode de production. D'autant plus que les employ&#233;s perdent leurs proc&#232;s dans des proportions effroyables. Ce mouvement, pourtant courageux et de bonne foi, risque d'augmenter la grosse pile des illusions du travail en milieu n&#233;olib&#233;ral. Et plus on tombe de haut plus on se fait mal. Cela produit au final des milliers d'invalidit&#233;s psychiatriques : les gens ne se remettent pas d'avoir perdu leur proc&#232;s. Une de mes patientes, d&#233;&#231;ue, disait : &#171; &lt;i&gt;Je voulais prouver au tribunal que le travail m'avait rendue dingue, j'ai juste r&#233;ussi &#224; prouver que j'&#233;tais dingue. &lt;/i&gt; &#187; C'est le sens m&#234;me de notre travail qu'on doit incriminer. Quel mode de vie voulons-nous ? Quelle &#233;cole ? Quel h&#244;pital ? Quels modes de gestion ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que peut, malgr&#233; tout, un entretien avec vous face &#224; la souffrance de ces employ&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entretiens que j'ai men&#233;s avec des personnes effondr&#233;es (on dirait en &lt;i&gt;burn-out &lt;/i&gt;si on voulait utiliser le terme n&#233;olib&#233;ral : encore un enfumage) permettent de cr&#233;er un cadre de d&#233;gagement. Les travailleurs ont souvent du mal &#224; tenir le coup dignement, en m&#234;me temps qu'ils reproduisent activement les in&#233;galit&#233;s. Et pour y arriver, ils construisent des &#233;vidences qui l&#233;gitiment leurs pratiques (&#171; &lt;i&gt;les ch&#244;meurs sont des fain&#233;ants&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;les pauvres sont des profiteurs&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;les r&#233;fugi&#233;s sont de faux r&#233;fugi&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;les vieux n'aiment pas les douches&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;ceux qui tombent malades sont des mauviettes&lt;/i&gt; &#187;) pour former un consensus de masquage que la psychodynamique du travail appelle des &#171; id&#233;ologies d&#233;fensives &#187;. Maintenir ces all&#233;gations malgr&#233; l'&#233;cart avec la r&#233;alit&#233; est co&#251;teux, et cela exige entre autres de laisser tomber ceux qui d&#233;vissent, qui repr&#233;sentent le d&#233;chet de l'effort collectif et rendent visible le danger m&#234;me du syst&#232;me. Alors, dans mon cabinet, on analyse &#231;a ensemble. Pas d'un point de vue moral, mais du point de vue de la production. Ils r&#233;alisent ainsi ce qu'ils ont particip&#233; &#224; mettre en place et ils se rendent compte que leur &#233;viction est un effet du syst&#232;me. Quand on traite les gens comme des choses, &#231;a donne &#231;a. Tout simplement. Alors &#233;videmment, ils sont d&#233;&#231;us, mais calm&#233;s. C'est moins &#171; chaud &#187;. Pour y parvenir, il faut passer par une description longue et pr&#233;cise du travail concret, le sien et celui des coll&#232;gues, de ses difficult&#233;s mat&#233;rielles, de ses &#233;volutions, du &#171; haut &#187; et du &#171; bas &#187;. Je leur fais raconter les conditions de production en &#233;vitant au maximum la psychologisation de la situation. On produit quoi, comment, pour qui ? Et &#224; quoi &#231;a sert ? Dans quel engrenage a-t-on mis la main jusqu'&#224; l'&#233;paule ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment selon vous peuvent se conjuguer la pratique individualis&#233;e de soin et l'action politique collective ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cet entretien de d&#233;gagement des &#171; id&#233;ologies d&#233;fensives &#187;, l'analyse du &#171; consensus de masquage &#187; dont on parlait tout &#224; l'heure permet aux patients de mieux comprendre ce qui leur arrive. Ensuite, ils retournent au travail ; ils n'envisagent pas forc&#233;ment de quitter leur emploi : beaucoup d'entre eux n'en ont pas les moyens. Ils y inventent souvent un nouveau mode de pr&#233;sence et d'action. Ils renouvellent leur point de vue et trouvent une place plus juste au milieu des autres. Certains se sentent m&#234;me renforc&#233;s, libres de penser et d'agir autrement. Ils en savent plus long que les autres. Ce qui ne veut pas dire qu'ils vont se lancer dans l'action collective &#233;mancipatrice. Mais cela leur sera possible et cela arrive souvent. Fran&#231;ois Tosquelles, un des inventeurs de la psychoth&#233;rapie institutionnelle, affirmait que &#171; &lt;i&gt;La &#8220;maladie&#8221; &lt;/i&gt;[est] &lt;i&gt;avant tout une manifestation d'insuffisance de nos conduites sociales : agir, parler, vivre avec autrui&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Trait-d'union, &#201;ditions d'une, Paris, 2015.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi se demander tous les matins au travail &#171; pour qui on roule &#187; vous semble-t-il une mesure d'hygi&#232;ne fondamentale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans un effort collectif colossal, de tous les instants, que chacun fournit de mani&#232;re coordonn&#233;e, rien ne fonctionnerait. Il suffit d'une gr&#232;ve du z&#232;le, d'un d&#233;brayage ou d'un sabotage infime et plus rien ne marche. Une r&#233;flexion lucide sur la nature m&#234;me de ce qu'on produit et tout change. S'efforcer quotidiennement, ne serait-ce qu'une ou deux minutes, &#224; se poser cette question est une d&#233;cision minuscule qui pourrait avoir des cons&#233;quences &#233;normes. &#199;a pr&#233;serve peut-&#234;tre de glisser sur la pente de la servitude. Ce serait une bonne pr&#233;vention des fameux &lt;i&gt;burn-out&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Romain Andr&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Regroup&#233;es dans le livre &lt;i&gt;Chroniques du travail ali&#233;n&#233;&lt;/i&gt;, &#201;ditions d'une, Paris, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Trait-d'union&lt;/i&gt;, &#201;ditions d'une, Paris, 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
