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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Belges et belles baraques</title>
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		<dc:date>2018-11-23T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ana&#239;s Ang&#233;ras, Iffik Le Guen, Smerf, Vincent Pourcelle</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Voil&#224; plus de quarante ans qu'une chouette exp&#233;rimentation d'habitat l&#233;ger a d&#233;marr&#233; dans le quartier de la Baraque, juste &#224; c&#244;t&#233; de Louvain-la-Neuve. Apr&#232;s un rapide retour sur les &#233;v&#233;nements qui ont rythm&#233; cette aventure, nous avons cru bon de laisser la parole &#224; trois &#171; baraquis &#187; pour qu'ils nous content cet autre rapport &#224; l'habitat et &#224; l'urbain qu'ils tentent de construire. Les fondations de la baraque Tout commence &#224; la fin des ann&#233;es 1960. En pleine crise entre Belgique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no162-fevrier-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;162 (f&#233;vrier 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; plus de quarante ans qu'une chouette exp&#233;rimentation d'habitat l&#233;ger a d&#233;marr&#233; dans le quartier de la Baraque, juste &#224; c&#244;t&#233; de Louvain-la-Neuve. Apr&#232;s un rapide retour sur les &#233;v&#233;nements qui ont rythm&#233; cette aventure, nous avons cru bon de laisser la parole &#224; trois &#171; baraquis &#187; pour qu'ils nous content cet autre rapport &#224; l'habitat et &#224; l'urbain qu'ils tentent de construire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2661 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH354/-921-2de5e.jpg?1768673543' width='500' height='354' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Mickomix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les fondations de la baraque&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout commence &#224; la fin des ann&#233;es 1960.&lt;/strong&gt; En pleine crise entre Belgique francophone et Belgique n&#233;erlandophone, exacerb&#233;e par les revendications des nationalistes flamands, l'Universit&#233; catholique de Louvain (UCL), la plus grande institution acad&#233;mique du pays, est contrainte de se scinder en deux entit&#233;s autonomes. La section francophone d&#233;m&#233;nage alors pr&#233;cipitamment du c&#244;t&#233; du Brabant wallon, dans une agglom&#233;ration qui reste &#224; construire, Louvain-la-Neuve. Cette ville nouvelle &#224; vocation universitaire est appel&#233;e &#224; sortir de terre en lieu et place d'un espace naturel de 900 hectares et d'un hameau d'une vingtaine de maisons, La Baraque. Les b&#226;tisses sont cens&#233;es &#234;tre d&#233;molies apr&#232;s expropriation des personnes habitant ici plut&#244;t qu'ailleurs, certaines depuis plusieurs g&#233;n&#233;rations. Une dizaine d'entre elles d&#233;cident alors de dire non &#224; un plan d'urbanisation qui ferait la part belle au b&#233;ton aux d&#233;pens de la vie villageoise qu'elles ont toujours connue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au milieu des ann&#233;es 1970&lt;/strong&gt;, le Plan particulier d'am&#233;nagement (PPA) de l'UCL &#233;tant officialis&#233;, des universitaires et des &#233;tudiants rejoignent la lutte des &#171; anciens &#187; (surnom des quelques habitants d'origine entr&#233;s en r&#233;sistance). Certains reprennent des maisons dont les occupants ont &#233;t&#233; expropri&#233;s, d'autres d&#233;cident de mettre leurs connaissances en architecture au service d'un projet plus ambitieux : occuper des terrains un peu &#224; l'&#233;cart pour construire par eux-m&#234;mes, rapidement et &#224; moindre co&#251;t, des logements conformes &#224; leurs aspirations, tr&#232;s &#233;loign&#233;es des injonctions de la soci&#233;t&#233; de consommation en plein essor. Dix-neuf roulottes, dix serres, deux bus, cinq d&#244;mes et trois cabanes sont am&#233;nag&#233;s collectivement pour accueillir une trentaine de personnes et autant de chiens, poules et ch&#232;vres. Certes, le confort est sommaire, avec seulement un ou deux points d'eau, mais l'&#233;lectricit&#233; est install&#233;e partout. L'UCL se montre d'abord peu favorable &#224; cette implantation sans droit ni titre, avant d'accepter une initiative exp&#233;rimentale limit&#233;e et parrain&#233;e par la facult&#233; d'Architecture. Quant aux &#233;lus de la commune concern&#233;e, ils font preuve d'une franche hostilit&#233;, demandes d'expulsion &#224; l'appui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au cours des ann&#233;es 1980&lt;/strong&gt;, l'exp&#233;rimentation se structure autour d'un comit&#233; de quartier, pour mieux r&#233;sister aux pressions ext&#233;rieures. Celui-ci r&#233;dige, en concertation avec l'UCL et la commune, un nouveau PPA (adopt&#233; en 1991), plus respectueux de l'environnement naturel et qui officialise la pr&#233;sence de zones d&#233;di&#233;es &#224; l'habitat alternatif. Pour favoriser la coh&#233;sion du groupe, un espace de rencontres, Le Zoo, est transform&#233; en lieu de r&#233;union hebdomadaire, bar et restaurant. Des r&#232;gles appliqu&#233;es &#224; la transmission des logements sont &#233;labor&#233;es afin d'&#233;loigner le risque de sp&#233;culation. Enfin, des travaux am&#233;liorent confort et s&#233;curit&#233; de La Baraque (eau, &#233;lectricit&#233;, t&#233;l&#233;phone, acc&#232;s des services de secours), des am&#233;nagements d'autant plus n&#233;cessaires que le nombre d'habitants a quadrupl&#233; et que des familles se sont install&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des ann&#233;es 2000 &#224; aujourd'hui&lt;/strong&gt;, le dialogue avec les institutions et la m&#233;diatisation volontaire de leur exp&#233;rimentation permettent aux habitants du quartier de s'inscrire dans la r&#233;alit&#233; locale et, au-del&#224;, de d&#233;jouer les pi&#232;ges de la marginalisation. Mais le revers de cette r&#233;ussite appara&#238;t dans le flux croissant de curieux (le site est d&#233;sormais mentionn&#233; dans les guides touristiques de la r&#233;gion), qu'il faut canaliser par l'organisation de visites guid&#233;es. Un passage de l'ombre &#224; la lumi&#232;re fort bien analys&#233; par Ana&#239;s Angeras dans la monographie &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Des normes d' &#8216;&#8216;habiter'' questionn&#233;es : le quartier de la Baraque &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; qu'elle a consacr&#233;e &#224; La Baraque et &#224; ses habitants : &#171; &lt;i&gt;&#192; la lutte frontale, ils pr&#233;f&#232;rent et d&#233;veloppent ainsi une modalit&#233; de r&#233;sistance plus adapt&#233;e &#224; l'asym&#233;trie des forces en jeu. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Iffik Le Guen&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#192; lire&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La Baraque : un quartier alternatif vu par ses habitants&lt;/i&gt;, livre r&#233;dig&#233; par un groupe d'habitants du quartier, disponible sur place et bient&#244;t sur habiterleger.be&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le &#171; temps &#187; de l'autogestion ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Outre son allure de village rural&lt;/strong&gt; arborant de multiples marques de r&#233;sistances et d'&#233;mancipations, l'une des r&#233;putations du quartier de La Baraque est d'&#234;tre (trop) lent. &#192; son propos, on entend souvent : &#171; &lt;i&gt;Depuis le temps qu'ils parlent de se r&#233;gulariser&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;&#199;a fait au moins 15 ans qu'ils disent qu'ils vont se constituer en asbl &lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une asbl est une association type loi 1901 en Belgique.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;S'ils avaient eu envie de s'y mettre, ils l'auraient fait depuis longtemps &lt;/i&gt; &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est vrai que nous cultivons une certaine lenteur.&lt;/strong&gt; C'est d'ailleurs ce qu'on r&#233;pond aux autorit&#233;s communales et fonci&#232;res lorsque celles-ci jouent d'arguments r&#233;glementaires pour pousser &#224; la normalisation de notre espace de vie : &#171; &lt;i&gt;Notre quartier fonctionne en autogestion et nous sommes une centaine d'habitants n'ayant pas toujours le m&#234;me avis. Pour nous mettre d'accord, cela prend forc&#233;ment du temps. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si r&#233;gler les urgences n'est pas notre fort&lt;/strong&gt; (ce que nous reprochent parfois les personnes qui attendraient du quartier une aide envers leur situation personnelle), c'est parce que nous nous m&#233;fions des situations d'urgence : ce sont rarement les meilleures conseill&#232;res. Penser l'autogestion dans l'urgence signifierait par exemple faire l'impasse sur la consultation des voisins quand on veut pr&#234;ter ou agrandir son habitat. Ou n&#233;gliger de consulter tous les habitants du quartier lorsqu'il s'agit d'enjeux plus larges, comme celui de sa structure juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce principe de se donner le temps&lt;/strong&gt; ne correspond pas aux canons habituels de notre soci&#233;t&#233; moderne. Mais en r&#233;alit&#233;, la lenteur est un outil efficace : un projet dont les arguments tiennent encore apr&#232;s deux ou trois ans sera sans doute capable d'endurer bien des al&#233;as et temp&#234;tes. Parce qu'il fait d&#233;j&#224; preuve des qualit&#233;s n&#233;cessaires &#224; sa survie sur le long terme : r&#233;flexion, pers&#233;v&#233;rance, structuration... Et parce qu'en cas de d&#233;saccord, il est indispensable de prendre le temps n&#233;cessaire pour en parler, s'expliquer, s'&#233;couter, y r&#233;fl&#233;chir, prendre de la distance, puis en reparler encore, s'exprimer, y r&#233;fl&#233;chir &#224; nouveau... jusqu'&#224; ce qu'une forme d'accord en r&#233;sulte. Cet art de communiquer n&#233;cessite forc&#233;ment du temps, en plus de son apprentissage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En vrai, cette lenteur ne signifie nullement d&#233;s&#339;uvrement.&lt;/strong&gt; Mais r&#233;sonne plut&#244;t avec l'id&#233;e de &lt;i&gt;qualit&#233; de vie&lt;/i&gt;. La port&#233;e politique de notre projet r&#233;side dans l'organisation autog&#233;r&#233;e de notre espace. Et organiser celui-ci r&#233;clame du temps, celui que nous n'avons pas &#224; investir dans une activit&#233; professionnelle ali&#233;nante gr&#226;ce au moindre co&#251;t de nos logements, mais dont il est attendu qu'il soit restitu&#233; sous diverses formes d'implication. Nous ne payons certes pas de loyer mensuel, mais nous consacrons une partie de nos journ&#233;es aux n&#233;cessit&#233;s de gestion sociale : aller &#224; la rencontre des autres habitants, participer aux activit&#233;s qui assurent du lien social (repas hebdomadaires, pratiques d'entraide et de solidarit&#233;, ateliers divers, concerts&#8230;), garantir la p&#233;rennit&#233; de notre fonctionnement et assurer notre d&#233;fense (groupes de travail, organisation et suivi des r&#233;unions&#8230;). Si on y ajoute les chantiers collectifs pour le maintien des infrastructures, l'autoconstruction et l'entretien de son habitat, on peut passer toute sa vie au quartier de La Baraque sans s'y ennuyer un seul instant ! Mais s'y &#233;puiser, si&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'exp&#233;rimentation quotidienne de notre &#171; vivre ensemble &#187;&lt;/strong&gt; nous conduit aussi &#224; accepter de vivre dans &#171; l'essai-erreur &#187;, d'&#234;tre en proie au doute, de nous tromper pour mieux recommencer, ce qui ne correspond pas non plus au mod&#232;le soci&#233;tal actuel d'une mobilit&#233; &#224; toute &#233;preuve et d'un rythme de vie effr&#233;n&#233;. Si nous h&#233;sitons &#224; parler de r&#232;gles lorsque nous les &#233;dictons nous-m&#234;mes, parce qu'elles rigidifieraient nos possibilit&#233;s et nos moyens d'&#234;tre, nous &#233;voquons volontiers des principes d'usage, &#233;labor&#233;s au cours des 42 ans d'existence du quartier de La Baraque par celles et ceux qui ont manifest&#233; de l'int&#233;r&#234;t pour son projet de vie. Pas toujours facile, bien s&#251;r. Mais quelle source de (r&#233;)-apprentissage !&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ana&#239;s Ang&#233;ras&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un rapport organique &#224; l'habitat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qui frappe d'abord le visiteur&lt;/strong&gt; en balade au quartier de La Baraque, c'est l'aspect bucolique de ce sous-bois parcouru de chemins entrela&#231;ant des cabanes h&#233;t&#233;roclites. Un paysage qui fait na&#238;tre des images d'&#201;pinal de vieux villages forestiers et qui donne une &#171; impression de nature &#187;. Mais apr&#232;s une observation un peu plus approfondie, ce m&#234;me visiteur se rendra compte qu'il n'en est rien : il se trouve bel et bien dans un quartier urbain, certes bien int&#233;gr&#233; &#224; son environnement, mais quand m&#234;me proche d'une autoroute, d'une gare, d'un centre-ville, d'un parking souterrain et de multiple chantiers t&#233;moins du plein essor de la ville nouvelle. Un bruit de fond continu, que les habitants se plaisent &#224; comparer &#224; celui de la mer, vient d'ailleurs constamment rappeler la pr&#233;sence enveloppante de la ville. &#171; &lt;i&gt;Tout de m&#234;me, la nature est plus pr&#233;sente ici &lt;/i&gt; &#187;, veulent se rassurer certains. Oui certes, l'absence de b&#233;ton, les hautes futaies, les friches, les mares, les tas de bois et les p&#226;tures o&#249; paissent ch&#232;vres, moutons et &#226;nes constituent une poche salvatrice pour la biodiversit&#233; dans cette r&#233;gion hautement urbanis&#233;e. Mais s'il faut chercher un atout environnemental au quartier, c'est plut&#244;t dans la fa&#231;on organique qu'ont les habitants de concevoir leur habitat, et par-del&#224;, leur urbanisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'autoconstruction, &#233;rig&#233;e en valeur pionni&#232;re et fondamentale&lt;/strong&gt; du quartier (elle guide les questions de revente et de lutte contre la sp&#233;culation), a aussi un tr&#232;s fort int&#233;r&#234;t sur le plan &#233;cologique. Parce que l'apprenti constructeur choisit en g&#233;n&#233;ral les mat&#233;riaux les plus simples &#8211; ici, il utilise la terre limoneuse du quartier pour &#233;difier des murs en terre-paille. Et parce qu'une construction &#233;chelonn&#233;e sur plusieurs ann&#233;es, au fur et &#224; mesure des besoins, permet de r&#233;duire au maximum son empreinte &#233;cologique. Les espaces sont ainsi calcul&#233;s au plus juste, de m&#234;me que la qualit&#233; et la quantit&#233; des mat&#233;riaux. Et les b&#226;tisses sont form&#233;es de modules superpos&#233;s, int&#233;gr&#233;s &#224; la v&#233;g&#233;tation, mais o&#249; on peut encore deviner la pr&#233;sence d'une vieille roulotte ou de la cabane originelle. Cette fa&#231;on de concevoir son habitat, sans plan ni architecte, est proche de l'architecture vernaculaire de nos a&#239;eux, et fait tout le charme du vieil hameau de La Baraque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est bien s&#251;r un vrai plaisir de construire son habitat.&lt;/strong&gt; Mais c'est aussi un sacerdoce. Chaque &#233;t&#233;, il faut lancer un nouveau chantier pour faire un sort &#224; cette &#233;ternelle fuite, redresser la roulotte ou parce que la famille s'agrandit&#8230; Et il n'est pas rare, entre auto-constructeurs, de se saluer d'un &#171; &lt;i&gt;Comment &#231;a va avec tes fuites ?&lt;/i&gt; &#187;. La maison ainsi con&#231;ue devient un prolongement de sa personne &#8211; elle est entretenue au m&#234;me titre qu'on prend soin de sa sant&#233;. Mais comme les espaces priv&#233;s ne sont jamais tr&#232;s vastes, le &lt;i&gt;baraqui &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En Belgique, le terme &#171; baraki &#187; d&#233;signait &#224; l'origine un forain qui vit (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; vit beaucoup dehors, dans sa salle &#224; manger-jardin, dans son salon-parking ou, &#224; couvert, dans les espaces partag&#233;s de la r&#233;gie de quartier La Fattoria et du bar du Zoo, o&#249; se tiennent r&#233;guli&#232;rement les repas collectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; qui construit sa maison&lt;/strong&gt; en ne se r&#233;f&#233;rant qu'&#224; l'avis de ses voisins proches, il ne vient pas &#224; l'id&#233;e de consulter les autorit&#233;s communales pour refaire un chemin ou une canalisation. Non, on le fait nous-m&#234;mes. Au-del&#224; de l'autoconstruction, c'est donc aussi &#224; un auto-urbanisme que nous nous essayons. C'est d'abord entre nous que sont prises les d&#233;cisions de lancer un chantier, d'ouvrir un chemin ou de poser un r&#233;seau &#233;lectrique. Et c'est seulement ensuite, pour peu que ce soit vraiment n&#233;cessaire, qu'on consultera l'autorit&#233; &lt;i&gt;ad hoc&lt;/i&gt;. C'est gr&#226;ce &#224; cette volont&#233; collective que nous utilisons pour la plupart des toilettes s&#232;ches &#224; &#171; liti&#232;res bio-ma&#238;tris&#233;es &#187;. Cela a r&#233;duit nos factures d'eau de moiti&#233; &lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La consommation moyenne d'eau en Wallonie est de 40 m&#232;tres cubes par an et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Et nous s&#233;parons du coup les eaux grises &lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit des eaux us&#233;es domestiques faiblement pollu&#233;es.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;, ce qui nous a permis de mettre en place &#224; leur intention un filtre d'&#233;puration par lagunage &lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ces deux projets ont &#233;t&#233; men&#233;s par les habitants en suivant les conseils et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt; traitant les effluents de 40 foyers. L'eau qui en ressort serait m&#234;me &#171; &lt;i&gt;plus pure que celle du r&#233;seau de distribution&lt;/i&gt; &#187;, comme le r&#233;p&#232;te &#224; l'envi Jacques, le patriarche des lieux. Le pire, c'est qu'il a raison.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Vincent Pourcelle&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sp&#233;culations et r&#233;glementations : des menaces qui planent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Longtemps, on a trembl&#233;&lt;/strong&gt; parce que notre situation &#233;tait pr&#233;caire. Mais depuis une vingtaine d'ann&#233;es, la vraie menace que nous ressentons dans notre quotidien est celle de la r&#233;gularisation. Comment appliquer les r&#233;glementations en vigueur tout en maintenant une autogestion p&#233;renne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre&lt;/strong&gt; quartier est d&#233;sormais per&#231;u comme un exemple de &lt;i&gt;participation&lt;/i&gt;. Mais les autorit&#233;s nous poussent quand m&#234;me &#224; rejoindre les dispositifs conventionnels qui, en la mati&#232;re, sont contre-productifs. Et nous voil&#224; confront&#233;s &#224; trois probl&#232;mes majeurs : le permis d'urbanisme, la cr&#233;ation d'une personnalit&#233; morale et la sp&#233;culation sur les habitations apr&#232;s r&#233;gularisation.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Money, Money, Money&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela&lt;/strong&gt; fait maintenant longtemps que nous r&#233;fl&#233;chissons &#224; la valeur de nos habitations. Globalement, elles s'&#233;coulent dix &#224; vingt fois moins cher que le cours du march&#233;. Mais elles se vendent quand m&#234;me. Quelques-uns d'entre nous ont r&#233;gl&#233; le probl&#232;me radicalement en donnant leur maison lors de leur d&#233;part, mais beaucoup continuent &#224; la mettre en vente quand ils d&#233;cident de s'en aller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un sujet&lt;/strong&gt; qui anime beaucoup nos &#233;bats labiaux est la question de la main-d'&#339;uvre. La plupart d'entre nous estime qu'il ne faut pas en tenir compte dans le calcul de cette valeur d'habitation, car elle est un &lt;i&gt;pr&#233;sent&lt;/i&gt; qui ne doit pas &#234;tre mon&#233;tis&#233;. Pour r&#233;gler le probl&#232;me, nous avons &#233;labor&#233; une grille d'&#233;valuation du prix au m&#232;tre carr&#233;, dont le respect n'est pas obligatoire. Cet outil est bas&#233; sur nos bonnes pratiques, sur des d&#233;bats formels ou informels autour d'une bi&#232;re ou d'un caf&#233;, et il a &#233;t&#233; valid&#233; lors de r&#233;unions de &#171; grand quartier &#187;. Il s'appuie sur une s&#233;rie de param&#232;tres d&#233;terminants qui concernent la qualit&#233; m&#234;me de nos habitats : structure, mat&#233;riaux &#233;cologiques ou de r&#233;cup&#233;ration, chauffage, isolation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Prix du terrain&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pendant&lt;/strong&gt; que nous pinaillons pour lutter contre la sp&#233;culation sur nos habitations, le prix du terrain augmente, lui, d'ann&#233;e en ann&#233;e. Achet&#233; &#224; tr&#232;s bas prix (sous la contrainte de l'expropriation) par l'universit&#233; catholique de Louvain dans les ann&#233;es 1970, il vaut parfois 300 fois plus aujourd'hui. L'universit&#233; cr&#233;e ainsi de la plus-value et sp&#233;cule, alors que son projet d'origine, &#224; travers l'emphyt&#233;ose &lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'emphyt&#233;ose, ou bail emphyt&#233;otique, s'&#233;tend sur une tr&#232;s longue dur&#233;e. En (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;, &#233;tait de lutter contre la sp&#233;culation. Elle y a sans doute pris go&#251;t : 10 % de ses entr&#233;es comptables proviennent d&#233;sormais de l'immobilier. Mais elle reste quand m&#234;me convaincue de nous faire un cadeau en pratiquant un &#171; tarif social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;La fondation&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'universit&#233;&lt;/strong&gt; et les pouvoirs publics aimeraient ne plus &#234;tre responsables civilement de tout ce qui pourrait arriver (ou qui a pu arriver). Peu leur chaut donc que nous ayons d&#233;fini nos propres crit&#232;res de salubrit&#233; et nos propres pratiques d'urbanisme. Ils attendent de nous la cr&#233;ation d'une structure dot&#233;e d'une personnalit&#233; juridique. Nous r&#233;fl&#233;chissons actuellement &#224; la cr&#233;ation d'une fondation, qui semble &#234;tre juridiquement plus souple que le statut associatif. Mais quelle qu'en soit la forme finale, ce mod&#232;le amplifiera la fracture entre les actifs, qui s'impliquent, et les autres, et figera les r&#244;les en diminuant leurs mobilit&#233;s et leurs interchangeabilit&#233;s pour tout doucement scl&#233;roser les liens qui nous tiennent. Il y a une r&#233;elle volont&#233; de nous insti-&lt;i&gt;tuer&lt;/i&gt;, afin de disposer d'un interlocuteur unique et de rationaliser les rapports de forces. Pour au final nous mettre facilement le grappin dessus et brider ce qui fait notre qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous&lt;/strong&gt; ne pourrons &#233;voquer ici, faute de place, le permis d'urbanisation qu'on nous impose alors qu'il n'est pas vraiment adapt&#233; aux habitats l&#233;gers. Ni aborder les difficiles chantiers collectifs organis&#233;s autour des sch&#233;mas d'am&#233;nagement du territoire. Disons juste que cela tient parfois du calvaire, m&#234;me si nous ne perdons jamais de vue qu'il s'agit avant tout d'une aventure collective excitante et motivante, bien que chronophage et &#233;nergivore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans&lt;/strong&gt; tous les cas, nous ne portons pas tous le m&#234;me regard sur cette r&#233;gularisation. Certains se rassurent, d'autres se questionnent sur les potentiels d&#233;g&#226;ts. Le pis, &#224; mon sens, serait l'&#233;puration sociale. Pour y &#233;chapper, et r&#233;sister &#224; cette m&#233;tamorphose forc&#233;e, nous allons devoir nous montrer assertifs et cr&#233;atifs. L'aventure continue.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Smerf&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Des normes d' &#8216;&#8216;habiter'' questionn&#233;es : le quartier de la Baraque &#187;, &lt;i&gt;Socio-anthropologie&lt;/i&gt; n&#176; 32, 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Une asbl est une association type loi 1901 en Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En Belgique, le terme &#171; baraki &#187; d&#233;signait &#224; l'origine un forain qui vit dans une baraque, une roulotte. Il est aujourd'hui utilis&#233; de fa&#231;on p&#233;jorative pour d&#233;signer une personne mal d&#233;grossie... &#192; La Baraque, nous sommes des &#171; baraquis &#187; avec un &#171; q &#187;, m&#234;me si nous nous sentons proches des &#171; k &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La consommation moyenne d'eau en Wallonie est de 40 m&#232;tres cubes par an et par habitant, mais seulement de 20 &#224; La Baraque.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Il s'agit des eaux us&#233;es domestiques faiblement pollu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Ces deux projets ont &#233;t&#233; men&#233;s par les habitants en suivant les conseils et travaux de Joseph Orszagh.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'emphyt&#233;ose, ou bail emphyt&#233;otique, s'&#233;tend sur une tr&#232;s longue dur&#233;e. En &#233;change d'un loyer modique, le locataire doit am&#233;liorer le bien concern&#233; &#8211; le bailleur r&#233;cup&#233;rera l'ensemble &#224; &#233;ch&#233;ance.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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