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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Chasse &#224; l'homme &#224; Mayotte</title>
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		<dc:creator>Nicolas B&#233;rard</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#192; Mayotte, 101e d&#233;partement fran&#231;ais, les coutures craquent de tout c&#244;t&#233;. L'ex-d&#233;put&#233; (Les R&#233;publicains) Mansour Kamardine parle d'un territoire &#171; au bord de la guerre civile &#187; et en appelle &#224; une r&#233;action de l'&#201;tat fran&#231;ais. C'est sans doute s'exon&#233;rer un peu vite de la responsabilit&#233; de ce m&#234;me &#201;tat qui, en une dizaine d'ann&#233;es, a fait sombrer cette &#238;le dans le chaos. Le 20 mai, l'organisation M&#233;decins du Monde publie un communiqu&#233; : &#171; Depuis le mois de janvier, des collectifs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no144-juin-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;144 (juin 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Caroline-Sury" rel="tag"&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/situation-administrative" rel="tag"&gt;situation administrative&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Mayotte, 101e d&#233;partement fran&#231;ais, les coutures craquent de tout c&#244;t&#233;. L'ex-d&#233;put&#233; (Les R&#233;publicains) Mansour Kamardine parle d'un territoire &#171; &lt;i&gt;au bord de la guerre civile&lt;/i&gt; &#187; et en appelle &#224; une r&#233;action de l'&#201;tat fran&#231;ais. C'est sans doute s'exon&#233;rer un peu vite de la responsabilit&#233; de ce m&#234;me &#201;tat qui, en une dizaine d'ann&#233;es, a fait sombrer cette &#238;le dans le chaos.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 20 mai, l'organisation M&#233;decins du Monde publie un communiqu&#233; : &#171; &lt;i&gt;Depuis le mois de janvier, des collectifs villageois organisent des expulsions visant les &#233;trangers, quelle que soit leur situation administrative, sans que les pouvoirs publics n'interviennent. Ces &#8220;chasses &#224; l'homme&#8221; se sont intensifi&#233;es ces derni&#232;res semaines et de nombreuses habitations ont &#233;t&#233; d&#233;truites ou br&#251;l&#233;es, obligeant ces personnes &#224; fuir.&lt;/i&gt; &#187; Une bonne partie est all&#233;e se r&#233;fugier dans des bidonvilles, ou se terre dans les bois. D'autres, 250 environ, pour la plupart munies de titres de s&#233;jour, se sont install&#233;es sur la place de la R&#233;publique du chef lieu Mamoudzou, dans des conditions sanitaires ex&#233;crables. La pr&#233;fecture envisage d&#233;sormais de monter des tentes pour cr&#233;er ce qu'il est convenu d'appeler un camp de r&#233;fugi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2135 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH529/-409-d9adb.jpg?1779603203' width='400' height='529' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Caroline Sury.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des milliers d'enfants livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur 220&#8239;000 habitants recens&#233;s par l'Insee (le v&#233;ritable chiffre est sans doute beaucoup plus &#233;lev&#233;), 40 % environ sont des &#171; &#233;trangers &#187;, principalement venus des &#238;les comoriennes voisines, fr&#232;res, s&#339;urs, cousins des Mahorais n&#233;s &#224; Mayotte&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon le droit international, la pr&#233;sence fran&#231;aise est ill&#233;gale &#224; Mayotte, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Ce n'est que depuis l'instauration du Visa Balladur, en 1995, que les voisins comoriens sont devenus des &#171; &#233;trangers ill&#233;gaux &#187;. Le fait que ces derniers soient d&#233;sign&#233;s comme responsables de tous les maux ne date pas d'hier. Mais les tensions entre communaut&#233;s ont vraiment &#233;t&#233; exacerb&#233;es depuis une bonne dizaine d'ann&#233;es, au moment o&#249; Sarkozy a d&#233;barqu&#233; &#224; l'Int&#233;rieur, en promettant de mener la &#171; chasse aux sans-papiers &#187;. Depuis, environ 20 000 personnes sont expuls&#233;es de Mayotte chaque ann&#233;e &#8211;&#8239;pour une &#238;le de 200 000 habitants. Arriv&#233;s au pouvoir, les socialistes &#224; la sauce Valls se sont empress&#233;s de poursuivre cette politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; bien y r&#233;fl&#233;chir, on peut donc se demander si Mayotte n'est pas en situation de guerre civile depuis au moins dix ans. D'autant que pour atteindre de tels chiffres, il ne faut pas y aller avec le dos de la cuill&#232;re. Les associations de d&#233;fense des sans-papiers, comme la Cimade, rendent compte de la brutalit&#233; des interventions des gendarmes qui cassent la porte des &lt;i&gt;bangas&lt;/i&gt; (habitations de fortune) au petit matin pour interpeller les locataires, ou proc&#232;dent &#224; des contr&#244;les d'identit&#233; devant les dispensaires ou devant les &#233;coles, etc. &#201;lectoralement, c'est peut-&#234;tre payant. Sur le plan humanitaire, et m&#234;me s&#233;curitaire, c'est un d&#233;sastre. Notamment parce que derri&#232;re ces reconduits, il y a des enfants. Leurs parents expuls&#233;s, certains se retrouvent livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes &#224; Mayotte. Ceux qui ont le plus de chance sont recueillis par une tante ou une cousine &#8211; jusqu'&#224; ce que celle-ci se fasse &#224; son tour expulser. Ils s'installent alors dans l'un des nombreux bidonvilles de l'&#238;le, ou se fabriquent des habitations pr&#233;caires en for&#234;t, font la manche devant les magasins, fouillent les poubelles, se prostituent, au mieux se font exploiter sur le march&#233; noir, ou se lancent dans la petite criminalit&#233;. D&#232;s 2010, l'ex-pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral Sa&#239;d Omar Oili tirait la sonnette d'alarme : Le nombre d'&#171; &lt;i&gt;enfants isol&#233;s&lt;/i&gt; &#187; &#233;tait alors d&#233;j&#224; estim&#233; &#224; 4 000 et constituaient d&#233;j&#224; &#171; &lt;i&gt;une v&#233;ritable bombe &#224; retardement&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Ces mineurs isol&#233;s sont des victimes qui sont en danger et qui peuvent mettre en danger la soci&#233;t&#233; mahoraise et l'ensemble de l'&#238;le de Mayotte&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crivait-il dans une lettre ouverte. Combien sont-ils aujourd'hui ? &#171; &lt;i&gt;Impossible de le savoir, on n'a m&#234;me pas de chiffres&lt;/i&gt;, regrette cet &#233;lu&lt;i&gt;. Ce qui est s&#251;r, c'est qu'ils sont beaucoup plus nombreux.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &#199;a devient infernal &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la plupart d&#233;scolaris&#233;s, ces jeunes sont totalement abandonn&#233;s. Lorsque l'id&#233;e a &#233;t&#233; &#233;mise de cr&#233;er un centre pour les h&#233;berger, les &#233;lus du conseil d&#233;partemental avaient balay&#233; l'id&#233;e, craignant que cela ne fasse &#171; appel d'air &#187;. Quant &#224; l'&#201;tat, il a cr&#233;&#233; un &#171; Observatoire des mineurs isol&#233;s &#187;, qui laisse l'impression de prendre le probl&#232;me en main pour mieux pouvoir l'ignorer. &#171; &lt;i&gt;Il y a cinq ans, on voyait des m&#244;mes de 10 ans avec des couteaux &#224; la main&lt;/i&gt;, explique Guillaume&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; modifi&#233;.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, un m&#233;tropolitain de 40&#8239;ans, install&#233; &#224; Mayotte depuis une quinzaine d'ann&#233;es. &lt;i&gt;Aujourd'hui, ces m&#234;mes gamins se baladent avec des scies &#233;lectriques ! &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les derni&#232;res statistiques du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, Mayotte caracole en t&#234;te des territoires en terme de cambriolages : ils sont deux fois plus nombreux que la moyenne ultramarine fran&#231;aise, et plus de trois fois plus nombreux que dans l'Hexagone. L'&#238;le, autrefois r&#233;put&#233;e pour son calme, a connu ses premiers braquages &#224; main arm&#233;e, et ses premiers morts par agression. &#171; &lt;i&gt; Franchement, &#231;a devient infernal&lt;/i&gt; &#187;, regrette Rivomalala Rakotondravelo, secr&#233;taire d&#233;partemental du Syndicat national unitaire des instituteurs (Snuipp), qui r&#233;clame inlassablement des moyens et des salles de classes suppl&#233;mentaires pour l'&#233;ducation de tous les enfants pr&#233;sents sur l'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les fantasmes d&#233;&#231;us de la d&#233;partementalisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne, Mayotte est devenu en 2011 d&#233;partement fran&#231;ais. Revendication vieille de 40&#8239;ans, ce statut a &#233;t&#233; vendu d'une m&#234;me voix par l'&#201;tat, la grande majorit&#233; des &#233;lus et des m&#233;dias locaux comme &#171; la &#187; solution &#224; tous les probl&#232;mes. Un discours ne laissant place &#224; aucune nuance, qui s'est traduit dans les urnes lors de la consultation de 2010 : plus de 95 % des votants se sont exprim&#233;s en faveur de la d&#233;partementalisation. Cinq ans plus tard, la d&#233;sillusion est &#224; la hauteur des fantasmes suscit&#233;s par ce statut. Il suffit d'observer trois conditions essentielles au bien-&#234;tre &#8211; sant&#233;, alimentation, &#233;ducation &#8211; pour se persuader que la d&#233;partementalisation est un &#233;chec : il est devenu impossible d'avoir acc&#232;s &#224; un m&#233;decin dans des d&#233;lais raisonnables ; les prix &#224; la consommation n'ont jamais &#233;t&#233; aussi &#233;lev&#233;s ; s'il manquait environ 600 places dans les &#233;coles du premier degr&#233; en 2011, aujourd'hui, &#171; &lt;i&gt;on a arr&#234;t&#233; de compter&lt;/i&gt; &#187;, se d&#233;sole Rakotondravelo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#232;gles venues de loin s'appliquent aussi en mati&#232;re d'immigration. Les &#171; &#233;trangers &#187; obtiennent ainsi plus facilement des titres de s&#233;jour d'un an renouvelables. Mais pour la plupart, ceux-ci s'accompagnent d'une interdiction d'exercer un emploi salari&#233;. Si l'&#201;tat voulait organiser la pr&#233;carit&#233; &#8211; et l'exploitation de toute une frange de la population sur le march&#233; noir &#8211;, il ne s'y prendrait pas autrement. L'une des exceptions faites au droit commun n'arrange rien au niveau local : bien que munis de leur titre de s&#233;jour, ces &#171; &#233;trangers &#187; n'ont pas la possibilit&#233; de voyager sur le territoire national. Impossible, pour eux, d'aller au-del&#224; de Mayotte. Comme si la France craignait d'&#234;tre contamin&#233;e par son propre territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Une histoire de pauvres &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est interdit, pourtant, de remettre en cause le statut de d&#233;partement. Tous ceux qui s'y oseraient seraient aussit&#244;t tax&#233;s d'&#171; ennemis de Mayotte &#187;. En avril, une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale a paralys&#233; l'&#238;le durant 15 jours pour r&#233;clamer l'&#171; &#233;galit&#233; r&#233;elle &#187; avec le reste du territoire fran&#231;ais. Le mouvement a finalement &#233;t&#233; interrompu contre l'organisation d'une grande r&#233;union au minist&#232;re d'Outre-mer, le 1er juin, et la promesse de faire avancer les choses. Mais beaucoup ne croient plus aux belles promesses. Alors, il faut trouver des responsables, se d&#233;brouiller comme on peut pour voir sa situation s'am&#233;liorer. C'est ainsi que des groupes de villageois ont proc&#233;d&#233; &#224; l'expulsion de centaines de familles comoriennes de leur logement, sous le regard impassible des autorit&#233;s. Fin mai, pour la premi&#232;re fois, des jeunes, sans doute &#171; isol&#233;s &#187;, ont r&#233;pliqu&#233; aux expulsions. Dans le village de Tsoundzou (&#224; proximit&#233; de Mamoudzou), les forces de l'ordre ont &#233;t&#233; caillass&#233;es, des barrages ont &#233;t&#233; &#233;rig&#233;s, et des voitures incendi&#233;es. La veille, Mohamed Majani, le maire centriste de Mamoudzou, avait envoy&#233; sa police municipale d&#233;truire des &lt;i&gt;bangas&lt;/i&gt; ill&#233;gaux. Suite &#224; ces &#233;v&#233;nements, le d&#233;put&#233; socialiste Ibrahim Aboubacar a encourag&#233;, sur un m&#233;dia local, les maires &#224; &#171; &lt;i&gt;reprendre le contr&#244;le de leur sol&lt;/i&gt; &#187;. Quant au gouvernement, son unique proposition a &#233;t&#233; d'envoyer des escadrons suppl&#233;mentaires. Une r&#233;ponse forc&#233;e preuve d'une obstination niant l'origine du probl&#232;me&#8230; &#171; &lt;i&gt;Tout &#231;a, c'est une histoire de pauvres qui se d&#233;battent pour vivre d&#233;cemment&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume Rivomalala Rakotondravelo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Selon le droit international, la pr&#233;sence fran&#231;aise est ill&#233;gale &#224; Mayotte, cette &#238;le constituant l'une des quatre &#238;les de l'Union des Comores.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; modifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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