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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Les braises de la r&#233;volution</title>
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		<dc:date>2016-12-16T08:07:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Oum Ziad, Richard Schwartz</dc:creator>


		<dc:subject>Daech</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;gime</dc:subject>
		<dc:subject>population</dc:subject>
		<dc:subject>groupes</dc:subject>
		<dc:subject>Ghouta orientale</dc:subject>
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		<dc:subject>groupes rebelles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 12 f&#233;vrier 2016, les manifestations se multipliaient en Syrie. Le peuple se battait encore. Entretien avec Leila Al-Shami, bloggeuse anarchiste, impliqu&#233;e dans les r&#233;seaux de r&#233;sistance populaire syriens, et co-auteure, avec Robin Yassin-Kassab de Burning Country : Syrians in war and Revolution. Alep, Idlib, Deraa, Daraya, Douma, Talbeeseh, etc., dans la plupart des villes syriennes non occup&#233;es par le r&#233;gime ou Daech, la population a profit&#233; du cessez-le-feu relatif pour descendre &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no142-avril-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;142 (avril 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/population" rel="tag"&gt;population&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/groupes-3458" rel="tag"&gt;groupes&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ghouta" rel="tag"&gt;Ghouta&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 12 f&#233;vrier 2016, les manifestations se multipliaient en Syrie. Le peuple se battait encore. Entretien avec &lt;a href=&#034;https://leilashami.wordpress.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leila Al-Shami&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;https://tahriricn.wordpress.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;bloggeuse anarchiste&lt;/a&gt;, impliqu&#233;e dans les r&#233;seaux de r&#233;sistance populaire syriens, et co-auteure, avec Robin Yassin-Kassab de Burning Country : Syrians in war and Revolution.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1777 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH607/-90-eb07f.jpg?1779603921' width='400' height='607' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alep, Idlib, Deraa, Daraya, Douma, Talbeeseh, etc., dans la plupart des villes syriennes non occup&#233;es par le r&#233;gime ou Daech, la population a profit&#233; du cessez-le-feu relatif pour descendre &#224; nouveau massivement dans la rue. D'o&#249; viennent ces voix ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Leila Al-Shami :&lt;/strong&gt; Ces manifestations montrent que, bien qu'invisibilis&#233;e avec la militarisation du soul&#232;vement, la r&#233;sistance civile reste tr&#232;s vivace. Ces hommes et ces femmes sont descendus dans les rues pour mettre l'accent sur les buts premiers de la r&#233;volution : la chute du r&#233;gime, l'unit&#233; du peuple syrien contre les logiques de divisions sectaires et confessionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans ce contexte de guerre et de si&#232;ge et malgr&#233; la famine et les bombardements, comment s'organise ce mouvement de r&#233;bellion civile dans ces &#171; zones lib&#233;r&#233;es &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Quand nous parlons de &#171; zones lib&#233;r&#233;es &#187;, c'est un peu plus que de la simple rh&#233;torique. Dans Alep, par exemple, les diff&#233;rents conseils locaux&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Organes collaboratifs de base, organisant la gestion des services aux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; continuent d'assurer les services publics et vitaux pour la population locale, ainsi que l'auto-administration de chaque territoire en l'absence de l'&#201;tat. Je parle de plus de 100 organisations de la soci&#233;t&#233; civile, la seconde plus importante concentration de groupes civils actifs du pays. Cela comprend quelque 28 associations de m&#233;dias libres, des organisations de femmes, d'urgence sanitaire et de soins. Cela inclut &#233;galement des organisations &#233;ducatives, telle Kesh Malek, qui dispensent un enseignement non id&#233;ologique aux enfants, et dont les locaux sont souvent install&#233;s dans des sous-sols par crainte des bombardements. Sous le r&#232;gne totalitaire d'Assad, la soci&#233;t&#233; civile &#233;tait inexistante, et aucun m&#233;dia ind&#233;pendant n'&#233;tait tol&#233;r&#233;. Dans la d&#233;mocratie d'Alep lib&#233;r&#233;e, ces pratiques se sont d&#233;velopp&#233;es &#224; mesure que les gens ont commenc&#233; &#224; s'auto-organiser, puis &#224; auto-administrer leurs communaut&#233;s. Cela repr&#233;sente, selon moi, les objectifs originels du mouvement r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a eu de fortes tensions entre ces manifestants et les troupes de Jabhat al-Nosra, la milice djihadiste affili&#233;e &#224; Al-Qa&#239;da, qui domine la zone lib&#233;r&#233;e d'Idlib. Ces derniers ont m&#234;me d&#251; quitter le village d'Abou Douhour suite &#224; des manifestations hostiles. &lt;/strong&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;Dans les d&#233;fil&#233;s, les manifestants arborent le drapeau de la Syrie Libre [aux trois bandes noir-blanc-vert, floqu&#233; de trois &#233;toiles rouges, &#233;galement embl&#232;me de l'Arm&#233;e syrienne libre (ASL)], tandis que les drapeaux noirs djihadistes sont significativement absents. Cela repr&#233;sente objectivement une menace pour al-Nosra. C'est pour cette raison que cette organisation a tent&#233; de r&#233;primer les protestations en tirant sur la foule. Il y a toujours eu une distance entre le mouvement de r&#233;sistance populaire et les &#233;l&#233;ments conservateurs et extr&#233;mistes de la r&#233;sistance arm&#233;e. Les groupes comme al-Nosra ont pu &#234;tre accept&#233;s parce qu'ils ont montr&#233; leur efficacit&#233; au combat contre le r&#233;gime. &#192; une certaine &#233;poque, ils ont &#233;galement pu gagner en popularit&#233; en montrant leur capacit&#233; &#224; dispenser des services de base aux populations, gr&#226;ce au soutien financier des monarchies du Golfe et de la Turquie d'Erdogan. Ceci dit, l'opposition civile aux forces r&#233;actionnaires n'est pas chose nouvelle. Dans l'histoire de la r&#233;volution syrienne, il y a eu plusieurs manifestations populaires contre les groupes al-Nosra ou Jaysh al-Islam quand ils ont essay&#233; d'imposer leurs agendas aux populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la situation dans la Ghouta orientale (province de Damas assi&#233;g&#233;e depuis trois ans par le r&#233;gime), domin&#233;e militairement par la puissante milice salafiste Ja&#239;sh al Islam ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;La Ghouta orientale est sous un feu incessant. Les forces d'El-Assad et russes ont cibl&#233; en priorit&#233; les infrastructures civiles comme les &#233;coles, les h&#244;pitaux et les march&#233;s. Plus de 160 000 personnes sont assi&#233;g&#233;es dans des conditions d&#233;sesp&#233;r&#233;es. Des groupes rebelles autoritaires ont &#233;galement &#233;t&#233; accus&#233;s de vols et de confiscation de nourriture, contribuant ainsi &#224; l'aggravation de la souffrance des populations. Mais, malgr&#233; ces &#233;preuves, la population de la Ghouta orientale pratique la solidarit&#233; communale &#224; travers des solutions concr&#232;tes qui rivalisent de cr&#233;ativit&#233; pour tenter d'am&#233;liorer la vie quotidienne et tenir le si&#232;ge. Des puits sont creus&#233;s pour l'alimentation en eau. La puissance solaire et la m&#233;thanisation des d&#233;chets fournissent une &#233;nergie alternative. Des h&#244;pitaux de fortune, des &#233;coles sont tenus &#224; bout de bras. Enfin, des cultures vivri&#232;res &#8211; g&#233;n&#233;ralement des potagers sur les toits &#8211; se sont d&#233;velopp&#233;es pour parer aux risques de famine. D&#233;but 2106, deux villes de la Ghouta, Erbin et Zamalka, ont tenu des &#233;lections libres pour d&#233;signer les repr&#233;sentants du Conseil local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, la guerre a vu les forces de l'ASL s'entrem&#234;ler avec des brigades islamistes, voire djihadistes... Comment expliques-tu cette contradiction ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Au vu de ses ressources limit&#233;es, il &#233;tait inimaginable pour l'ASL de se battre &#224; la fois contre les arm&#233;es syrienne, russe et iranienne, avec leurs milices confessionnelles associ&#233;es, mais &#233;galement contre Daech, et de combattre en plus de cela des groupes comme al-Nosra qui affrontent aussi le r&#233;gime, et qui, sur ce point pr&#233;cis, se sont r&#233;v&#233;l&#233;s des alli&#233;s utiles. Selon les territoires, la situation est diff&#233;rente. Les milices arm&#233;es dans le nord de la province d'Alep sont compos&#233;es &#224; la fois de groupes li&#233;s &#224; l'ASL et aux islamistes. Ces derniers repr&#233;sentent la culture conservatrice de la partie rurale. Leurs membres disposent de ce fait d'un fort soutien local. A contrario, le sud de la Syrie est majoritairement contr&#244;l&#233; par le &#171; Front du Sud &#187;, une coalition de plus de cinquante groupes de l'ASL, unis autour d'une plateforme la&#239;que et d&#233;mocratique, qui a rejet&#233; dans son ensemble toute coop&#233;ration avec des groupes islamistes extr&#233;mistes. Le Front du Sud trouve du soutien via la Jordanie, mais cette derni&#232;re a largement r&#233;duit son appui ces derni&#232;res semaines, sous la pression des &#201;tats-Unis, qui souhaitent que les rebelles concentrent leur action sur le combat contre Daech plut&#244;t que sur le r&#233;gime, m&#234;me si Daech est tr&#232;s peu pr&#233;sent dans le sud de la Syrie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un des enjeux des mouvements r&#233;volutionnaires fut, d&#232;s le d&#233;but 2011, de lutter contre les divisions confessionnelles, qu'elles soient pouss&#233;es par le r&#233;gime ou par l'intervention de puissances r&#233;gionales. Les clivages sectaires traversent-ils aujourd'hui davantage la population ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Le sectarisme a &#233;t&#233; bien plus visible dans la formation des groupes arm&#233;s que dans le mouvement civil de r&#233;sistance. La confessionnalisation doit &#234;tre comprise comme une strat&#233;gie d&#233;lib&#233;r&#233;e du r&#233;gime pour diviser l'opposition syrienne. &#192; titre d'exemple, les communaut&#233;s sunnites rebelles ont &#233;t&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;ment vis&#233;es par les shabbiha du r&#233;gime [milices arm&#233;es essentiellement compos&#233;es d'alaouites] afin de cr&#233;er un clash interreligieux. L'entr&#233;e en sc&#232;ne d'une puissance chiite comme l'Iran et du Hezbollah a pareillement contribu&#233; &#224; des divisions selon des lignes confessionnelles, et a renforc&#233; le poids de l'&#171; argument &#187; islamiste selon lequel il s'agissait d'une guerre entre sunnites et chiites. Quand le r&#233;gime s'est empar&#233; de Homs, les registres fonciers ont &#233;t&#233; d&#233;truits, et des alaouites se sont install&#233;s dans les habitations vides des sunnites. L'assaut du r&#233;gime et du Hezbollah sur Zabadani et le si&#232;ge qui a affam&#233; la ville de Madaya sont destin&#233;s &#224; forcer les habitants sunnites &#224; quitter ces zones. Il est &#224; craindre que les &#171; Libanais &#187; [le Hezbollah] et les miliciens chiites irakiens s'y installent avec leurs familles. &lt;br class='manualbr' /&gt;Cette strat&#233;gie d'Assad a &#233;t&#233; confort&#233;e par le soutien &#224; des groupes rebelles confessionnels par les puissances adverses, qui cherchent &#224; &#233;tablir des zones d'influence. &#192; l'inverse, aucun &#201;tat n'est intervenu pour d&#233;fendre la lutte populaire et ses valeurs&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Organes collaboratifs de base, organisant la gestion des services aux populations. Ils furent conceptualis&#233;s par l'anarchiste syrien Omar Aziz pour qui le renversement du r&#233;gime devait aussi attaquer les structures hi&#233;rarchiques et autoritaires impos&#233;es par celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Kurdes : &#171; Nous vivons sous la menace d'un g&#233;nocide. &#187;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Kurdes-Nous-vivons-sous-la-menace</link>
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		<dc:date>2014-12-26T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Iffik Le Guen, Richard Schwartz</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;CQFD a rencontr&#233; Aydin, porte-parole de l'Association du centre d&#233;mocratique des Kurdes &#224; Marseille alors que la ville de Koban&#234; en Syrie mena&#231;ait de tomber entre les griffes de Daesh. L'occasion de revenir avec lui sur l'effervescence r&#233;volutionnaire et la trag&#233;die qui secouent le Rojava. CQFD : Comment per&#231;ois-tu l'&#233;volution actuelle du PKK mise en relief par ce qui se joue en ce moment &#224; Koban&#234; et dans le Rojava [r&#233;gion du Nord de la Syrie &#224; &#173;majorit&#233; kurde] ? Aydin : Pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a rencontr&#233; Aydin&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il faisait partie du groupe de repr&#233;sentants de la communaut&#233; kurde de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, porte-parole de l'Association du centre d&#233;mocratique des Kurdes &#224; Marseille alors que la ville de Koban&#234; en Syrie mena&#231;ait de tomber entre les griffes de Daesh. L'occasion de revenir avec lui sur l'effervescence r&#233;volutionnaire et la trag&#233;die qui secouent le Rojava.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1273 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH508/p05-cqqfdcoul-b800e.jpg?1779603101' width='400' height='508' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Bertoyas.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Comment per&#231;ois-tu l'&#233;volution actuelle du PKK mise en relief par ce qui se joue en ce moment &#224; Koban&#234; et dans le Rojava [r&#233;gion du Nord de la Syrie &#224; &#173;majorit&#233; kurde] ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aydin : &lt;/strong&gt; Pour r&#233;pondre &#224; ta question, il faut refaire un historique du mouvement. Le PKK, dans les ann&#233;es 1970, a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par de tr&#232;s jeunes gens partageant l'id&#233;al d'un Kurdistan ind&#233;pendant et socialiste. Il s'agissait d'un mouvement de lib&#233;ration nationale concernant des populations situ&#233;es en Turquie, Syrie, Irak et Iran mais avec une forte dimension internationaliste. La lib&#233;ration ne devait pas concerner les seuls Kurdes mais faire en sorte que toutes les jeunesses de ces pays puissent prendre leur &#233;lan pour s'&#233;manciper. Le tournant nationaliste et militariste des ann&#233;es 1980 a &#233;t&#233; provoqu&#233; par le coup d'&#233;tat en Turquie qui a jet&#233; en prison ou contraint &#224; l'exil tous les militants des mouvements de gauche. Le PKK est devenu progressivement le seul lieu de rassemblement pour tous ceux, villageois des zones rurales comme &#233;tudiants des zones urbaines, qui voulaient s'opposer les armes &#224; la main &#224; la criminalisation de tous les Kurdes. L'&#233;volution va s'amorcer dans les ann&#233;es 1990, sous la double influence de la disparition de l'URSS et d'un renforcement du soutien militaire de l'OTAN &#224; l'arm&#233;e turque, avec une multiplication des factions, au sein du pouvoir d'Ankara comme au sein du mouvement kurde. D&#232;s lors, la guerre devient incontr&#244;lable et personne ne sait plus qui tue qui, chaque groupe jouant la logique du pire : des soldats turcs sont massacr&#233;s, des dirigeants kurdes assassin&#233;s, des villages ras&#233;s et des milliers de personnes d&#233;plac&#233;es de force. Le point d'orgue de cette p&#233;riode &#233;tant l'enl&#232;vement puis le transfert dans les ge&#244;les turques du leader du mouvement, Abdullah &#214;calan, qui fait craindre &#224; tout le monde l'explosion d'une guerre civile. A partir de 2001, d'un c&#244;t&#233; le PKK revoit sa doctrine en s'orientant vers une strat&#233;gie de changement social &#224; partir de la base et en fonction des diverses implantations nationales des organisations kurdes, de l'autre, le gouvernement turc, estimant avoir gagn&#233; la guerre, alterne &#233;pisodes de r&#233;pression, tentatives de division par l'achat de certaines familles et moments d'apaisement &#224; l'amorce de chaque &#233;lection. L'exp&#233;rience d&#233;mocratique dans le Rojava na&#238;t de cette volont&#233; du mouvement kurde de ne plus se battre avec les armes d'une gu&#233;rilla insaisissable mais en s'appuyant d&#233;sormais sur une conf&#233;d&#233;ration de communes capables de contr&#244;ler durablement des territoires entiers r&#233;unis dans une structure de coordination, la KCK.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est l'implication du PKK dans la situation en Syrie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps et dans un contexte de rivalit&#233;s territoriales avec l'&#233;tat turc, le pouvoir syrien a soutenu le PKK en laissant ses cadres et ses militants transiter par son territoire vers la plaine de la Bekaa au Liban, sorte de vill&#233;giature pour de nombreux groupes arm&#233;s de cette &#233;poque. Mais, &#224; partir des ann&#233;es 2000, le pr&#233;sident syrien Bachar el-Assad s'est rapproch&#233; du gouvernement turc en concluant des accords de coop&#233;ration &#233;conomique et militaires dont certains volets ont conduit &#224; la livraison de militants kurdes &#224; la Turquie. Avec le d&#233;clenchement du soul&#232;vement en 2011, le pouvoir syrien a commenc&#233; &#224; jouer les diff&#233;rents groupes en r&#233;bellion les uns contre les autres. S'il a lib&#233;r&#233; de nombreux cadres du PYD, il a aussi &#233;largi de futurs dirigeants de Daesh pour islamiser la r&#233;volte. Dict&#233;e par les circonstances, la position actuelle du PYD &#224; l'&#233;gard des forces loyales au r&#233;gime est &#171; ni paix ni guerre &#187;. En effet, les alliances qui se nouent sur le th&#233;&#226;tre des op&#233;rations sont extr&#234;mement fragiles. Les gouvernements occidentaux auraient voulu que les Kurdes soient le bras arm&#233; de l'Arm&#233;e syrienne libre. Bachar a propos&#233; un accord sur la base d'une entit&#233; arabo-musulmane. Les Kurdes, qui n'ont pas les moyens militaires d'attaquer les puissantes bases fid&#232;les au r&#233;gime, ne veulent pas risquer une confrontation avec les Arabes. Daesh, avec la complicit&#233; objective du gouvernement turc qui ne veut pas d'un territoire kurde &#224; ses fronti&#232;res et d'une partie des dirigeants du Kurdistan irakien qui y voient un projet politique concurrent, est en train de concentrer tous ses moyens pour &#233;liminer l'enclave du Rojava et le PYD. Tout le monde tente d'instrumentaliser tout le monde et le risque c'est que tout le monde se retourne contre la proie la plus facile, les Kurdes du Rojava.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La position des dirigeants du Kurdistan irakien semble quelque peu paradoxale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il faut comprendre, c'est que le pouvoir de Barzani&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Massoud Barzani, leader historique du Parti d&#233;mocratique du Kurdistan, r&#232;gne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; n'est pas du tout sur la m&#234;me ligne politique que celle du PKK et du PYD. Il se serait bien vu continuer &#224; profiter de la rente p&#233;troli&#232;re et des affaires &#224; conclure avec les bellig&#233;rants les plus fortun&#233;s. D'ailleurs, des patrons kurdes irakiens ont &#233;t&#233; mis en cause pour avoir vendu plusieurs centaines de pick-ups aux troupes de Daesh. Il n'y a pas de forces militaires organis&#233;es et motiv&#233;es au Kurdistan irakien qui serait tomb&#233; depuis longtemps sans le soutien des militants du PKK bas&#233;s dans la zone montagneuse &#224; cheval sur les trois &#233;tats et les frappes a&#233;riennes am&#233;ricaines. Aujourd'hui, Barzani a n&#233;goci&#233; avec le pr&#233;sident turc Erdogan&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Recep Tayyip Erdogan, fondateur de l'AKP, est au pouvoir en Turquie depuis (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; l'envoi de 150&#8200;peshmergas irakiens &#224; Koban&#234; pour redorer le blason m&#233;diatique de l'un et de l'autre. Une rigolade face aux combattants aguerris de Daesh qui encerclent la ville alors que la fronti&#232;re turque reste toujours herm&#233;tiquement ferm&#233;e &#224; tout renfort digne de ce nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ennemi le plus redoutable reste donc l'organisation de l'&#233;tat islamique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont eux qui profitent le plus de la situation actuelle. Ils n'ont cess&#233; de se renforcer en troupes, en armes modernes et en argent. Pour eux, Koban&#234;, qui a os&#233; leur r&#233;sister pendant 40&#8200;jours sans aucun soutien ext&#233;rieur, est devenu un symbole et ils sont pr&#234;ts &#224; mobiliser tous leurs moyens pour faire tomber la ville. Cette organisation a franchi une &#233;tape, elle a pris conscience de sa puissance. Elle sait qu'elle peut s'appuyer sur l'immense vide identitaire que rencontre une partie de la jeunesse aussi bien dans les pays arabes que dans les pays occidentaux. Avec une id&#233;ologie tr&#232;s simpliste qui ne laisse rien entre Dieu et l'individu, avec la promotion d'une violence sans limite en direction d'une jeunesse sans rep&#232;res, elle peut convaincre n'importe qui de faire n'importe quoi, y compris l'acte isol&#233; le plus absurde, y compris foncer en voiture sur une foule quelconque n'importe o&#249;, n'importe quand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui permet aux populations kurdes de r&#233;sister &#224; cette instrumentalisation g&#233;n&#233;ralis&#233;e de la religion ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord ce vide dont je parlais est beaucoup moins pr&#233;sent dans des r&#233;gions qui ont conserv&#233; une forte identit&#233; tribale. Ensuite, les mouvements les plus dynamiques sont s&#233;cularis&#233;s, voire progressistes. M&#234;me si les mosqu&#233;es sont pleines, la religion est cantonn&#233;e dans la sph&#232;re priv&#233;e, elle n'est pas un enjeu de pouvoir. Le PKK n'a jamais consid&#233;r&#233; la religion comme une menace pour la soci&#233;t&#233; et de nombreux groupes d'ob&#233;dience religieuse (musulmans, chr&#233;tiens&#8230;) lui ont apport&#233; leur soutien. Par exemple, les imams kurdes ont &#233;t&#233; tout autant pers&#233;cut&#233;s par le gouvernement turc. Au Rojava, le mod&#232;le politique est de laisser les individus et les communaut&#233;s s'organiser en fonction de leurs croyances, de refuser que la religion devienne un ferment de division.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce mod&#232;le du Rojava poss&#232;de-t-il des fondements anciens ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai qu'il existe au moins depuis l'&#233;poque sum&#233;rienne un ancrage historique d'opposition des tribus montagnardes au centralisme imp&#233;rial. La dimension locale, tribale, l'a toujours emport&#233;. La dimension assembl&#233;iste para&#238;t donc habituelle pour des populations kurdes qui ont toujours &#233;t&#233; exclues des centres de d&#233;cision. Le revers de la m&#233;daille, c'est que beaucoup encore aujourd'hui ont peur de prendre des d&#233;cisions seuls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des relais dans la soci&#233;t&#233; turque apr&#232;s le mouvement de Gezi de 2013 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation, le mouvement kurde a recherch&#233; des partenaires dans la soci&#233;t&#233; turque. Ce qui s'est pass&#233; &#224; Gezi&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Du nom du parc qui avait &#233;t&#233; le d&#233;clencheur et le th&#233;&#226;tre d'une large (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; a &#233;t&#233; malheureusement tr&#232;s vite r&#233;cup&#233;r&#233; et Gezi est rest&#233; &#224; Gezi. Certes, il existe une tr&#232;s forte politisation, une tr&#232;s grande agitation progressiste et d&#233;mocratique de la soci&#233;t&#233; turque. Mais une quelconque alliance avec les Kurdes continue de faire tr&#232;s peur apr&#232;s des d&#233;cennies de bourrage de cr&#226;ne autour de la figure de l'ennemi int&#233;rieur. Si le parti HDP a pu rassembler des voix, notamment dans les milieux populaires et chez les partisans de la d&#233;mocratisation du r&#233;gime, au-del&#224; de l'&#233;lectorat kurde, il se heurte au poids du travail gouvernemental de criminalisation. A qui appartenaient les commerces incendi&#233;s ? A des partisans de l'AKP d'Erdogan. Qui &#233;taient les jeunes en train de br&#251;ler des drapeaux turcs malgr&#233; les consignes ? Pas seulement des jeunes kurdes &#233;nerv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mod&#232;le politique du Rojava semble faire une grande place aux femmes. Une r&#233;volution dans la r&#233;volution ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s les ann&#233;es 1990, le mouvement kurde s'est pr&#233;occup&#233; de l'am&#233;lioration de la condition des femmes dans la soci&#233;t&#233; kurde. La lib&#233;ration de la femme, parce qu'elle &#233;tait la plus ancienne esclave, parce qu'elle &#233;tait exclue de l'&#233;ducation, &#233;tait m&#234;me pr&#233;sent&#233;e comme une priorit&#233; par rapport &#224; la lib&#233;ration nationale. Ce n'est pas un choix tactique mais strat&#233;gique. J'ai des oncles tr&#232;s machistes qui consid&#233;raient la femme comme une b&#234;te et qui se battent aujourd'hui pour envoyer leurs filles &#224; l'&#233;cole. Au Rojava, une femme co-responsable d'une assembl&#233;e populaire, cela ne choque plus personne. En r&#233;alit&#233;, il faut faire la diff&#233;rence entre les milieux militants au sein desquels la mixit&#233; a toujours &#233;t&#233; assur&#233;e et les milieux sympathisants de la diaspora, notamment &#224; Marseille, parmi lesquels les femmes voyaient le soleil deux fois par an. Aujourd'hui, elles sont en premi&#232;re ligne des manifestations. Dans les milieux sympathisants du Kurdistan, il existe encore des diff&#233;rences selon les r&#233;gions. Mais l'&#233;volution des mentalit&#233;s va dans le sens d'une banalisation de la place des femmes &#224; l'int&#233;rieur de la sph&#232;re publique. Est-ce compl&#232;tement r&#233;ussi ? Non. Il faudra peut-&#234;tre trois g&#233;n&#233;rations &#224; condition que le mod&#232;le du Rojava ne soit pas &#233;radiqu&#233; d'ici l&#224;. On peut d'ailleurs observer que la soci&#233;t&#233; turque conna&#238;t une &#233;volution exactement inverse alors qu'elle avait &#233;t&#233; en pointe sur ce plan. J'aimerais finir en insistant sur le fait que ce qui se passe au Rojava est un exemple pour le monde entier en termes de d&#233;mocratie directe, de partage des richesses ou d'&#233;galit&#233; entre les sexes. Mais rien n'est jou&#233; et tous les ingr&#233;dients sont r&#233;unis pour que les Kurdes connaissent un v&#233;ritable g&#233;nocide. &#201;tant donn&#233; l'extr&#234;me complexit&#233; de la situation, l'attitude des USA comme la capacit&#233; des diff&#233;rentes factions kurdes &#224; faire taire leurs &#173;divergences seront d&#233;terminantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Il faisait partie du groupe de repr&#233;sentants de la communaut&#233; kurde de Marseille qui avait enregistr&#233; les d&#233;rapages du sous-pr&#233;fet Gilles Gray lors d'une r&#233;union le 2 octobre dernier. Le repr&#233;sentant de l'&#233;tat, annonc&#233; sur le d&#233;part mais toujours en poste, avait reproch&#233; &#224; ses interlocuteurs de ne pas &#234;tre fran&#231;ais, d'&#234;tre des &#171; &lt;i&gt;fouteurs de merde&lt;/i&gt; &#187; voire des &#171; &lt;i&gt;clodos&lt;/i&gt; &#187; tout en leur conseillant d'aller se battre l&#224;-bas plut&#244;t que de rester ici.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Massoud Barzani, leader historique du Parti d&#233;mocratique du Kurdistan, r&#232;gne sur la r&#233;gion autonome du Kurdistan irakien depuis 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Recep Tayyip Erdogan, fondateur de l'AKP, est au pouvoir en Turquie depuis 2003. Son credo politique est souvent assimil&#233; &#224; de l'islamisme mod&#233;r&#233; sans que personne ne sache &#224; quoi cela correspond vraiment. Sinon &#224; constater dans les faits une politique m&#234;lant conservatisme sur les plans politique et soci&#233;tal et ultra-lib&#233;ralisme sur le plan &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Du nom du parc qui avait &#233;t&#233; le d&#233;clencheur et le th&#233;&#226;tre d'une large contestation populaire (voir &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/En-Turquie-une-revolte&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;113&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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