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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Centrale &#224; charbon de Gardanne et d&#233;forestation des C&#233;vennes (suite)</title>
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		<dc:creator>Jorge Alonso, Tristan Vebens</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Suite du Dossier GreenWashing : le bio &#224; la masse Aupr&#232;s de mon arbre Heureux, peut-&#234;tre, mais riche, &#231;a non. Montueuses, rocheuses, venteuses, soumises tant&#244;t aux d&#233;luges, tant&#244;t aux s&#233;cheresses, les C&#233;vennes n'ont pour richesse que d'&#234;tre une &#171; terre d'accueil et de refuge &#187;, ch&#232;re au c&#339;ur de ceux qui y ont v&#233;cu, de ceux qui y vivent. Pendant des si&#232;cles, le pain quotidien en C&#233;vennes a &#233;t&#233; le bol de ch&#226;taignes. L'arbre nourricier, le &#171; pain de bois &#187;, &#233;tait l'objet de tous les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no113-juillet-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;113 (juillet 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/chataignier" rel="tag"&gt;ch&#226;taignier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Suite du Dossier &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Centrale-a-charbon-de-Gardanne-et'&gt;GreenWashing : le bio &#224; la masse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Aupr&#232;s de mon arbre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Heureux, peut-&#234;tre, mais riche, &#231;a non. Montueuses, rocheuses, venteuses, soumises tant&#244;t aux d&#233;luges, tant&#244;t aux s&#233;cheresses, les C&#233;vennes n'ont pour richesse que d'&#234;tre une &#171; &lt;i&gt;terre d'accueil et de refuge&lt;/i&gt; &#187;, ch&#232;re au c&#339;ur de ceux qui y ont v&#233;cu, de ceux qui y vivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des si&#232;cles, le pain quotidien en C&#233;vennes a &#233;t&#233; le bol de ch&#226;taignes. L'arbre nourricier, le &#171; pain de bois &#187;, &#233;tait l'objet de tous les soins. Les meilleures terres lui &#233;taient d&#233;volues, mais aussi les endroits impossibles o&#249;, g&#233;n&#233;ration apr&#232;s g&#233;n&#233;ration, des Sisyphes jamais d&#233;courag&#233;s ont boug&#233; du caillou pour retenir la terre ou creus&#233; le rocher pour canaliser le ruissellement. La biomasse n'&#233;tait pas grasse alors, et le &lt;i&gt;bartas&lt;/i&gt;, compos&#233; de gen&#234;ts, de foug&#232;res et de ronces, n'avait pas sa place. L'arbre fournissait la nourriture aux hommes et aux b&#234;tes, le bois d'&#339;uvre, les &#233;clisses pour les paniers ou les colliers de mouton, les fl&#251;tiaux et castagnettes pour danser, et la b&#251;che pour la chemin&#233;e. C&#233;vennes rimait avec ch&#226;taigne. Elle &#233;tait l'objet d'un v&#233;ritable culte encore vivace aujourd'hui. &#171; &lt;i&gt;Le ch&#226;taignier n'&#233;tait pas loin du centre du monde. Il nous parlait d'abondance, de gratuit&#233; et de g&#233;n&#233;rosit&#233;. Le ch&#226;taignier &#233;tait libre et il nous rendait libres, il ridiculisait l'agriculture industrielle. Pour envoyer le peuple dans les fabriques, il fallait l'affamer, il fallait abattre les ch&#226;taigniers. Voil&#224; comment s'est impos&#233; le lib&#233;ralisme d&#233;mocratique. Il ne faut pas s'&#233;tonner de le voir aujourd'hui faire des troutrous dans la couche d'ozone.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Yves Le Manach, Artichauts de Bruxelles, vol.62.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, au XVIIIe si&#232;cle, la soie est arriv&#233;e, source d'argent frais. Elle fut la premi&#232;re intrusion du monde marchand dans une soci&#233;t&#233; autarcique. Le m&#251;rier de Chine, dont la feuille est cueillie pour &#233;lever le ver &#224; soie, est vite pass&#233; roi. La r&#233;volution industrielle n'a pas tard&#233; et, avec elle, le travail &#224; la mine de charbon, garantie de revenus stables mais synonyme d'exode rural. Tandis que le pays se vidait peu &#224; peu de ses habitants, le pin maritime, plant&#233; massivement pour fournir des &#233;tais aux galeries des mines, envahissait le paysage : une &#171; &lt;i&gt;bombe &#224; retardement&lt;/i&gt; &#187;, comme l'appellent les pompiers, qui est &#224; l'origine de nombre d'incendies ravageurs sur les terres laiss&#233;es &#224; l'abandon. Les coupes pour le tanin, la propagation des maladies et parasites, encre, chancre, et cynips maintenant, dans les vergers non entretenus, ont aggrav&#233; la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si, parfois, l'amertume y a ouvert la voie &#224; de pernicieux replis identitaires, cet ancien bastion socialo-communiste et fief protestant est redevenu attractif pour toutes sortes de populations en rupture avec les impasses de la vie en ville et cherchant de nouveaux espaces &#224; construire et &#224; vivre malgr&#233; le blocage du foncier, les prix prohibitifs, les espaces condamn&#233;s par une r&#233;glementation tr&#232;s tatillonne et la politique malthusienne sur le domaine du parc national des C&#233;vennes o&#249; la pr&#233;sence humaine est &#233;vinc&#233;e au profit d'une idol&#226;trie de la Nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, si le ch&#226;taignier, esp&#232;ce end&#233;mique vivace, r&#233;siste sur des &#238;lots o&#249;, s&#233;lectionn&#233;, &#233;clairci, &#233;lagu&#233;, vaccin&#233;, greff&#233;, il produit bois et fruits, avec un soutien chichement mesur&#233;, la &#171; politique foresti&#232;re &#187; ne consid&#232;re que la rentabilit&#233; &#224; court terme. Elle favorise donc les plantations massives de r&#233;sineux &#224; croissance rapide, concentrant la fili&#232;re bois entre les mains de quelques grosses entreprises o&#249; le d&#233;chiquetage en plaquettes pour alimenter les chaufferies est un secteur en fl&#232;che. &#171; &lt;i&gt;Si un homme marche dans la for&#234;t par amour pour elle pendant la moiti&#233; du jour, il risque fort d'&#234;tre consid&#233;r&#233; comme un tire-au-flanc ; mais s'il passe toute sa journ&#233;e &#224; sp&#233;culer, &#224; raser cette for&#234;t et &#224; rendre la terre chauve avant l'heure, on le tiendra pour un citoyen industrieux et entreprenant. Comme si une ville n'avait d'autre int&#233;r&#234;t pour ses for&#234;ts que de les abattre.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Henry David Thoreau, La vie sans principe, 1863.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.A.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_722 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH310/-2-33a67.jpg?1779602976' width='400' height='310' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nardo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dans la montagne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ma&#231;on au sortir de l'&#233;cole, Fred a d&#233;cid&#233; ensuite reprendre la ferme familiale. Un peu de moutons, un peu de fruits rouges, le jardin, la basse-cour, c'est d&#233;j&#224; &#231;a, mais &#231;a ne suffit pas. Alors, il s'est lanc&#233; dans la ch&#226;taigne, et il lui a fallu alors tout refaire. Il restait bien, autour des maisons, quelques arbres greff&#233;s mais les coupes pour le tanin des ann&#233;es 1960 &#233;taient pass&#233;es par l&#224; : l'arbre &#233;tait pay&#233; en une fois la valeur de seize ann&#233;es de r&#233;coltes, alors pensez, d'autant que le fruit se vendait mal. Il a donc regreff&#233;, et aussi plant&#233; un verger de vari&#233;t&#233;s appr&#233;ci&#233;es avec des gros calibres qui s'&#233;pluchent bien. C'&#233;tait en 2000, et aujourd'hui son exploitation tourne tranquillement. Il trouve &#224; vendre les marrons frais et n'arrive pas toujours &#224; satisfaire la demande en farine de ch&#226;taignes qu'il a s&#233;ch&#233;es dans la cl&#232;de. Pourtant, quand arrivent les douloureuses de la Mutuelle Sociale Agricole, les payer n'est pas &#233;vident.
&#171; &lt;i&gt;Vendre des matas, ces rejets de souche, qui ne rapportent que des imp&#244;ts, pourquoi pas ? J'ai voulu vendre des pins qui ne font rien, l&#224;-haut, pr&#232;s de la route : personne n'en a voulu. Je serais partant, si on me propose.&lt;/i&gt; &#187; Mais la for&#234;t n'est pas un Kleenex &#224; jeter. &#171; &lt;i&gt;S'ils coupent, qu'ils trouvent le budget pour ne pas tomber dans l'erreur des ann&#233;es soixante : coupe rase et abandon. Qu'ils donnent des aides aux paysans pour s&#233;lectionner les rejets, le d&#233;broussaillage : si on les soigne, ces arbres, c'est du bois de charpente, m&#234;me de menuiserie&lt;/i&gt; &#187;, dit-il avant de vider son verre en trinquant &#224; un &#171; &lt;i&gt;abattage raisonn&#233;&lt;/i&gt; &#187; qui respecte les habitants, et le paysage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.A.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La transition &#233;nerg&#233;tique, le capital en raffole !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La fili&#232;re bois est devenue l'embl&#232;me f&#233;tiche de la transition &#233;nerg&#233;tique et du renouvelable. Des projets de centrale &#224; biomasse tentent de s'incruster partout. Ainsi dans le Morvan, en plein territoire rural, c'est une entreprise belge ERSCIA, d'un nouveau genre, qui se pointe, avec un projet &#224; g&#233;om&#233;trie variable o&#249; tout serait &#171; &lt;i&gt;int&#233;gr&#233;&lt;/i&gt; &#187; : m&#233;ga-scierie, incin&#233;rateur, centrale thermique de cog&#233;n&#233;ration ou encore production de granul&#233;s de bois &#224; usage industriel destin&#233;s &#224; la Belgique. Se situer sur tous ces cr&#233;neaux &#224; la fois, c'est pouvoir rafler la mise des subventions de la transition &#233;nerg&#233;tique, celles des cr&#233;ations d'emplois et autres cr&#233;dits carbone. L'entreprise priv&#233;e raffole du soutien &#233;tatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opposition au projet s'est &#233;chin&#233;e &#224; d&#233;monter les donn&#233;es officielles et approximatives et a expos&#233; les cons&#233;quences effarantes de ce m&#233;gaprojet qui devrait engendrer un trafic intense de camions, de multiples pollutions, une d&#233;forestation massive et l'asphyxie des scieries locales&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;adretmorvan.org.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Elle s'est install&#233;e dans le bois du Tron&#231;ay, qui devrait &#234;tre ras&#233;, &#224; la suite d'un blocage, auquel particip&#232;rent cinquante opposants appel&#233;s en urgence, le 4 f&#233;vrier 2013, de l'action des b&#251;cherons, eux-m&#234;mes assist&#233;s de quatre-vingts gendarmes. L'entreprise ERSCIA appuy&#233;e par les pouvoirs publics en appelle maintenant &#224; la Cour de cassation pour annuler les suspensions concernant la destruction d'habitat d'esp&#232;ces prot&#233;g&#233;es et red&#233;marrer les travaux cet &#233;t&#233;. La r&#233;sistance se poursuit en s'orientant sur la juridiction de protection des zones humides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis f&#233;vrier, l'occupation est permanente dans cette nouvelle ZAD, &#224; l'entr&#233;e de ce bois long&#233; par la D 985 &#224; six kilom&#232;tres au sud de Corbigny (Ni&#232;vre). Et chaque dimanche un pique-nique fait le point de la situation&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;zad-boisdutroncay.org&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tristan Vebens&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Yves Le Manach, &lt;i&gt;Artichauts de Bruxelles&lt;/i&gt;, vol.62.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Henry David Thoreau, &lt;i&gt;La vie sans principe&lt;/i&gt;, 1863.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.adretmorvan.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;adretmorvan.org.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://zad-boisdutroncay.org/index.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;zad-boisdutroncay.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Centrale &#224; charbon de Gardanne et d&#233;forestation des C&#233;vennes</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Centrale-a-charbon-de-Gardanne-et-1017</link>
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		<dc:creator>Jorge Alonso</dc:creator>


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&lt;p&gt;R&#233;duire la part des combustibles fossiles tels que le charbon, le gaz, le p&#233;trole, et aussi l'uranium, dans la production d'&#233;nergie &#233;lectrique, voil&#224; bien une n&#233;cessit&#233; imp&#233;rieuse. Avec &#171; &#233;nergie renouvelable &#187;, joli &#233;cho au &#171; d&#233;veloppement durable &#187;, on a la solution consensuelle pour un avenir radieux. Pourtant, nombreux sont ceux qui doutent, notamment des C&#233;vennes au Morvan, de la dimension verte de ces &#233;nergies. Surtout que les projets en cours, essentiellement, autour de la biomasse, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/chataignier-sort" rel="tag"&gt;ch&#226;taignier sort&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;duire la part des combustibles fossiles tels que le charbon, le gaz, le p&#233;trole, et aussi l'uranium, dans la production d'&#233;nergie &#233;lectrique, voil&#224; bien une n&#233;cessit&#233; imp&#233;rieuse. Avec &#171; &#233;nergie renouvelable &#187;, joli &#233;cho au &#171; d&#233;veloppement durable &#187;, on a la solution consensuelle pour un avenir radieux. Pourtant, nombreux sont ceux qui doutent, notamment des C&#233;vennes au Morvan, de la dimension verte de ces &#233;nergies. Surtout que les projets en cours, essentiellement, autour de la biomasse, sont financ&#233;s &#224; grands renforts de fonds publics pour le seul profit d'industriels tr&#232;s peu sensibles aux questions sociales ou environnementales et encore moins enclins &#224; conduire leur activit&#233; dans la concertation avec les populations concern&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le ch&#226;taignier sort du bois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'on pouvait croire le gaz de schiste rentr&#233; dans son trou&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bien que le Parlement vienne d'autoriser la poursuite de ce Graal &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, voil&#224; qu'arrive un projet de trou&#233;es cons&#233;quentes dans les for&#234;ts destin&#233; &#224; alimenter une centrale thermo&#233;lectrique biomasse, la plus importante en France (150 m&#233;gawatts), install&#233;e &#224; Gardanne, dans les Bouches-du-Rh&#244;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il devrait permettre de produire &#171; proprement &#187; de l'&#233;nergie &#224; destination de 440 000 foyers selon les dires du ma&#238;tre d'&#339;uvre, tout en permettant de conserver dans l'ancienne cit&#233; mini&#232;re proven&#231;ale une part des emplois menac&#233;s par l'arr&#234;t des tranches charbon. Ce serait l&#224; l'opportunit&#233; de d&#233;velopper les fili&#232;res bois. La soci&#233;t&#233; allemande E.ON doit investir, dans la transformation d'une tranche de la centrale thermique gardannaise en centrale &#224; biomasse, 250 millions d'euros. Les travaux sont en voie d'ach&#232;vement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette installation industrielle aura besoin annuellement de 850 000 tonnes de combustible-bois. Elle devrait se les procurer dans un premier temps, pour une petite moiti&#233; dans divers pays, le reste provenant des &#171; fili&#232;res-bois r&#233;gionales &#187;, ainsi que des d&#233;chets verts et des bois de rebut. &#192; terme, la plus grosse part proviendra de for&#234;ts comprises dans un rayon de quatre cents kilom&#232;tres autour de l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi elles, donc, les C&#233;vennes au sens large, r&#233;parties sur le Gard, la Loz&#232;re et l'Ard&#232;che, ont &#233;t&#233; d&#233;cr&#233;t&#233;es ZAP (Zone d'Approvisionnement Prioritaire), incluant les vall&#233;es sous tutelle du parc national des C&#233;vennes et les zones Natura 2000. Car dans ce massif montagneux est fortement pr&#233;sent un fort int&#233;ressant &#171; minerai &#187; : le ch&#226;taignier, d'un rendement calorifique &#233;lev&#233; et &#224; la combustion plus &#171; propre &#187;. Peu importe que les points-carbone gagn&#233;s d'un c&#244;t&#233; soient largement annul&#233;s par les co&#251;ts extravagants du transport depuis ces lointaines montagnes difficilement accessibles. D'autant que, derri&#232;re l'argument consensuel de l'&#233;nergie renouvelable, se dissimule l'absence de plans de gestion sur la r&#233;g&#233;n&#233;ration de la for&#234;t apr&#232;s des coupes blanches. L'affaire devrait &#234;tre, quoi qu'il en soit, rentable &#8211; et d&#233;vastatrice &#8211; puisque les forestiers, vu les conditions &#233;conomiques des territoires concern&#233;s, pourraient s'engager sur des appels d'offres &#224; bas prix, et que l'&#233;lectricit&#233; &#171; propre &#187; ainsi produite sera rachet&#233;e au prix fort &#224; E.ON.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#233;cent rapport parlementaire, publi&#233; le 19 juin 2, pr&#233;conise, afin que la France &#171; &lt;i&gt;r&#233;ussisse &lt;/i&gt; &#187; sa transition &#233;nerg&#233;tique, &#171; &lt;i&gt;une strat&#233;gie coh&#233;rente et ambitieuse pour valoriser l'&#233;nergie issue de la biomasse&lt;/i&gt; &#187;. Ce qui l'am&#232;ne &#224; louer le programme &#171; &lt;i&gt;Mille Chaufferies&lt;/i&gt; &#187; de territorialisation des projets concernant l'&#233;nergie issue de la biomasse, plut&#244;t que la version &#171; &lt;i&gt;centralis&#233;e&lt;/i&gt; &#187; et monopolistique du plan E.ON sur Gardanne. Les co-rapporteurs soulignent encore qu'&#171; &lt;i&gt;une organisation territoriale des acteurs publics et priv&#233;s autour de projets de taille raisonnable, privil&#233;giant la production de chaleur, la cog&#233;n&#233;ration et la production de biom&#233;thane, pr&#233;sente les meilleures possibilit&#233;s de succ&#232;s &#224; un co&#251;t raisonnable&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi satisfaire, sinon rassurer les &#233;lus, les collectivit&#233;s locales, et tout bonnement les habitants des vall&#233;es c&#233;venoles qui sont tomb&#233;s des nues, interloqu&#233;s &#224; l'annonce faite en catimini de cette OPA sur la ch&#226;taigneraie. Car si E.ON a pris soin de r&#233;unir r&#233;cemment &#224; Saint-Hyppolite-du-Fort (Gard) les &#171; &lt;i&gt;acteurs locaux&lt;/i&gt; &#187; &#8211; forestiers, propri&#233;taires, collectivit&#233;s locales &#8211; pour leur exposer une &#171; &lt;i&gt; feuille de route&lt;/i&gt; &#187; toute en chiffres et en graphiques, ni en Ard&#232;che ni en Loz&#232;re la moindre information n'avait filtr&#233; alors m&#234;me que les offres publiques sont d&#233;j&#224; lanc&#233;es. &#171; &lt;i&gt;Pas de quoi s'alarmer&lt;/i&gt; &#187;, nous dit le r&#233;f&#233;rent approvisionnement de la firme en Languedoc-Roussillon, &#171; &lt;i&gt;des r&#233;unions d'information se feront &#224; l'automne&lt;/i&gt; &#187;. D'information, pas de consultation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'&#201;tat dans tout &#231;a ? Les politiques publiques sont inscrites sur le long terme, et bien naturellement les socialistes au pouvoir ont repris &#224; leur compte ce qui s'est concoct&#233; pendant l'&#232;re Sarkozy. Le chevalier blanc Montebourg est mont&#233; au cr&#233;neau pour d&#233;fendre l'emploi &#224; Gardanne &#8211; sans la centrale biomasse, le site serait condamn&#233; &#224; dispara&#238;tre, dit-il &#8211; sans rentrer dans plus de consid&#233;rations. Bien s&#251;r, les cadres r&#233;glementaires ont &#233;t&#233; respect&#233;s avec l'aval de la Direction r&#233;gionale de l'environnement et de l'am&#233;nagement, la consultation de la Direction d&#233;partementale du territoire en charge des for&#234;ts et le choix par le gouvernement du projet E.ON dans le cadre d'un appel d'offres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de C&#233;venols s'indignent de ce projet. Le refus des coupes rases par trou&#233;es dans les bois est unanime. G&#233;rard Crouzat, le maire de Saint-Etienne-Vall&#233;e-Fran&#231;aise (Loz&#232;re) d&#233;clare : &#171; &lt;i&gt;Si c'&#233;tait pour nous d&#233;barrasser des pins, je les accueillerais &#224; bras ouverts&lt;/i&gt; &#187;. Des collectivit&#233;s locales ont pris des d&#233;lib&#233;rations pour interpeller les pouvoirs publics et le g&#233;ant E.ON, demandant des &#233;claircissements sur les contradictions entre la politique officielle de pr&#233;servation de l'environnement et la perspective de d&#233;boisements massifs sans souci de l'avenir, stigmatisant la non-communication sur cette affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce pav&#233; dans la mare ne peut que renforcer la d&#233;termination des habitants &#224; continuer la d&#233;marche entreprise &#224; la base : &#233;coute des demandes de la population, soutien aux initiatives de type coop&#233;ratif, choix des circuits courts, d&#233;veloppement des r&#233;seaux, refus de la centralisation excessive, vigilance quant &#224; l'incidence environnementale des projets. Ce qui para&#238;t en phase avec la multiplication des groupements d'int&#233;r&#234;t collectif pour la production locale et sa valorisation. Reste que la menace est bien r&#233;elle, et imminente, pour la ch&#226;taigneraie : la suite des &#233;v&#233;nements d&#233;pendra du rapport de forces. &#192; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La Classe verte de Nardo&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_721 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH802/-1-2-4f73d.jpg?1780010500' width='500' height='802' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nardo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Biomasse : &lt;i&gt;kesako&lt;/i&gt; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La demande &#233;nerg&#233;tique sans limite engendr&#233;e par la fr&#233;n&#233;sie de consommation met en jeu des masses colossales d'&#233;nergies renouvelables : leur part aujourd'hui d&#233;passe &#224; peine les 10 % de la production totale. Sur cette part, le solaire et l'&#233;olien plafonnent &#224; 7 %, l'hydro&#233;lectricit&#233; &#224; 17 %, le gros des troupes &#233;tant la biomasse avec 76 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La biomasse, ce nouvel &#233;tendard du progr&#232;s, n'est rien d'autre que le vivant &#8211; le vivant &lt;i&gt;cadav&#233;r&#233;&lt;/i&gt; y compris. Ce sont les for&#234;ts, mais aussi, apr&#232;s d&#233;frichage, en lieu et place de cultures alimentaires, la production industrielle de nouveaux carburants comme l'&#233;thanol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapport du Conseil scientifique de l'Agence europ&#233;enne pour l'environnement met en garde contre &#171; &lt;i&gt; la croyance courante qui consiste &#224; affirmer que la combustion du bois ne lib&#232;re que le gaz carbonique absorb&#233; pendant sa croissance&lt;/i&gt; [&#8230;]&lt;i&gt;, s&#233;rieuse erreur de calcul qui n'inclut pas dans le bilan la phase de r&#233;g&#233;n&#233;ration apr&#232;s la coupe. Des d&#233;frichements pourrait r&#233;sulter une augmentation nette des &#233;missions de CO2, avec des cons&#233;quences climatiques potentiellement catastrophiques&lt;/i&gt; &#187;. &#192; quoi il faut ajouter la r&#233;duction de la biodiversit&#233;, l'&#233;puisement des r&#233;serves en eau, la d&#233;solation des paysages d&#233;vast&#233;s et, pour finir, l'exil des populations : le sc&#233;nario est d&#233;j&#224; en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cit&#233;e dans le m&#234;me document, une r&#233;cente &#233;tude universitaire conclut que &#171; &lt;i&gt;la bio-&#233;nergie &#224; grande &#233;chelle n'est ni une solution durable, ni une solution neutre en &#233;mission de gaz &#224; effet de serre&lt;/i&gt; &#187;. Et ses auteurs de souligner que ; si la r&#233;volution industrielle du XIXe si&#232;cle a initi&#233; le changement climatique, le recours au charbon s'est av&#233;r&#233; b&#233;n&#233;fique pour les for&#234;ts, grandes consommatrices de carbone, dans la mesure o&#249; les b&#251;cherons ont &#171; &lt;i&gt;baiss&#233; un peu le bras&lt;/i&gt; &#187; et permis leur r&#233;g&#233;n&#233;ration en Europe et aux USA&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le charbonneux E.ON&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise allemande, troisi&#232;me groupe mondial et premier europ&#233;en de la distribution d'&#233;nergie, s'est construite, pays d'origine oblige, sur les centrales &#224; charbon. Avec la lib&#233;ralisation, et la d&#233;r&#233;glementation associ&#233;e, il a consid&#233;rablement diversifi&#233; ses activit&#233;s. Bingo : son chiffre d'affaires a &#233;t&#233; multipli&#233; par quatre en dix ans. Tout en &#171; remerciant &#187; 20 % de ses salari&#233;s entre 2002 et 2006. En plus de la puissance, le groupe E.ON conna&#238;t la gloire : il a &#233;cop&#233; de la deuxi&#232;me plus forte amende, 533 millions d'euros, de l'histoire de l'Union europ&#233;enne pour entente illicite avec GDF-Suez &#224; propos d'une sombre histoire de gaz russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devenu pour partie proven&#231;al en mettant la main sur le site de Gardanne, traditionnellement approvisionn&#233; par les mines de charbon du coin, il a programm&#233; la fermeture de quatre unit&#233;s sur cinq, &#224; coups de d&#233;parts anticip&#233;s, de licenciements secs et tr&#232;s peu de reclassements. C'est que le charbon, malgr&#233; les techniques qui permettent aujourd'hui de r&#233;duire consid&#233;rablement les &#233;missions polluantes, est le vilain petit canard dans le monde de l'apr&#232;s Grenelle. Bien s&#251;r, ce ne sont ni ses poussi&#232;res ni les scrupules qui g&#234;nent E.ON, class&#233; en 2008 second pollueur europ&#233;en. Un ancien d'EDF explique qu'aujourd'hui ce groupe industriel nettoie le paysage allemand des centrales qui font tache, main dans la main avec la chanceli&#232;re Merkel, en r&#233;installant ces unit&#233;s de production un peu plus &#224; l'est. Le courant, bien propre, sera ensuite r&#233;inject&#233; &#224; bas prix en Autriche et en Allemagne. Quant aux pauvres, ils seront, comme il se doit, pauvrement pay&#233;s et gare &#224; eux s'ils se rebiffent : chez E.ON, explique un salari&#233; d'EDF, &#171; reboussier&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#226;leur et contestataire. On dit aussi roum&#233;gueur en Provence et dans le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;i&gt;et d&#233;port&#233; du travail dans les Bouches-du-Rh&#244;ne&lt;/i&gt; &#187;, comme il se d&#233;finit lui-m&#234;me, &#171; &lt;i&gt;on marche au pas et on la ferme. Gardanne est devenu une forteresse, interdite aux anciens, surtout aux syndiqu&#233;s&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Bien que le Parlement vienne d'autoriser la poursuite de ce Graal &#224; condition que cela soit fait plus proprement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;R&#226;leur et contestataire. On dit aussi &lt;i&gt;roum&#233;gueur&lt;/i&gt; en Provence et dans le Languedoc, rousp&#233;teur &#224; Paris, caboche &#224; Lille.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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