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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Un casque cousu d'or</title>
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		<dc:date>2018-08-30T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>&#201;ric Dourel</dc:creator>


		<dc:subject>Casque d'or</dc:subject>
		<dc:subject>Rives</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Pierre Rives</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Luc Moudenc</dc:subject>
		<dc:subject>Toulousains connaissent</dc:subject>
		<dc:subject>Garonne</dc:subject>
		<dc:subject>Casque</dc:subject>
		<dc:subject>Parc Garonne</dc:subject>
		<dc:subject>Grand Parc</dc:subject>
		<dc:subject>Ramier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'&#233;tait un endroit tellement peinard que peu de Toulousains connaissent son existence. En plein centre de Toulouse, sur l'&#206;le du Ramier, il existe un lieu o&#249; grands arbres, oiseaux et homosexuels cohabitent depuis cinquante ans en parfaite harmonie. Leur repaire ? Une ancienne usine hydro-&#233;lectrique construite en 1918, surnomm&#233;e &#171; le temple du foutre &#187;, qui tous les soirs sert de lieu de rencontres et de (r&#233;)jouissances. Oui mais, voil&#224;, depuis que Jean-Luc Moudenc (Les R&#233;publicains) a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no145-juillet-aout-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;145 (juillet-ao&#251;t 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Casque-d-or" rel="tag"&gt;Casque d'or&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ramier" rel="tag"&gt;Ramier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait un endroit tellement peinard que peu de Toulousains connaissent son existence. En plein centre de Toulouse, sur l'&#206;le du Ramier, il existe un lieu o&#249; grands arbres, oiseaux et homosexuels cohabitent depuis cinquante ans en parfaite harmonie. Leur repaire ? Une ancienne usine hydro-&#233;lectrique construite en 1918, surnomm&#233;e &#171; le temple du foutre &#187;, qui tous les soirs sert de lieu de rencontres et de
(r&#233;)jouissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui mais, voil&#224;, depuis que Jean-Luc Moudenc (Les R&#233;publicains) a r&#233;cup&#233;r&#233; en 2014 son &#233;charpe de maire, il r&#234;ve de transformer toute l'&#206;le du Ramier en &#171; un Grand Parc Garonne &#187;, avec, comme l'explique ses services, &#171; &lt;i&gt;priorit&#233; &#224; la nature, aux sports et &#224; la culture&lt;/i&gt; &#187;. Traduction : On vire les p&#233;d&#233;s, on d&#233;gage les piafs et on privatise tout ce qui tra&#238;ne. Et pour commencer en fanfare, rien de tel que de d&#233;rouler le tapis rouge &#224; Jean-Pierre Rives, ancienne gloire locale du rugby et ex-capitaine du XV de France. Ce dernier a rachet&#233; cette vieille b&#226;tisse en 2007 pour une bouch&#233;e de pain (74 000 euros). Et devinez qui la lui a vendue ? La mairie de Toulouse, dirig&#233;e &#224; l'&#233;poque par un certain Jean-Luc Moudenc (c'&#233;tait son premier mandat). &#171; Casque d'or &#187; (surnom de Rives) ravi, avait pris le melon, imaginant transformer le lieu en une guinguette de bord de Garonne. Mais avec l'arriv&#233;e de la gauche au Capitole (2008-2014), le projet est retourn&#233; dans les cartons. Logique : primo, la parcelle sur laquelle se situe la centrale hydro&#233;lectrique est en zone inondable. Deuzio, selon le Plan local d'urbanisme (PLU), c'est &lt;i&gt;niet&lt;/i&gt; pour &#171; &lt;i&gt;les nouvelles occupations et utilisations du sol &#224; destination d'habitat, d'h&#233;bergements h&#244;teliers, de bureaux, de commerce, d'artisanat, d'industrie, d'exploitations agricoles ou foresti&#232;res, entrep&#244;ts&lt;/i&gt; &#187;. Tertio, le site est plant&#233; en plein c&#339;ur d'une zone Natura 2000. Bref, &#171; Casque d'or &#187; peut aller jouer &#224; la baballe ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que le 5 juin, Rives, associ&#233; &#224; trois restaurateurs du cru, a ouvert &#171; La Centrale &#187; sur le site de l'ancienne usine hydro&#233;lectrique. En ext&#233;rieur, deux bars am&#233;nag&#233;s sur trois grandes terrasses qui jouxtent la Garonne. Dans l'ancien b&#226;timent, les cuisines. Objectif : accueillir pendant trois mois, sept jours sur sept, quelques 200 &#224; 300 clients affam&#233;s et assoiff&#233;s. Et notamment profiter de l'Euro pour attirer les supporters de foot qui sortent du Stadium, &#224; deux pas de l&#224;. Mais comment s'y est-il pris ? Sachant qu'il a fait des travaux de terrassements en ext&#233;rieur, &#233;difi&#233; des murs &#224; l'int&#233;rieur et tout &#231;a sans le moindre permis de construire. Magie bien s&#251;r ! Mais avec une grosse ficelle. La mairie est en effet en train de revoir actuellement le PLU. Et alors que l'enqu&#234;te publique s'est termin&#233;e le 9 juin (4 jours apr&#232;s l'ouverture du bar &#224; tapas de Rives), elle a d'ores et d&#233;j&#224; pr&#233;vu d'attribuer &#171; &lt;i&gt;une fonction commerciale&lt;/i&gt; &#187; &#224; la parcelle de Jean-Pierre Rives. Sauf que le temps que ce nouveau plan soit effectif, on sera en fin d'ann&#233;e. Pas grave : &#171; Casque d'or &#187; a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une &#171; autorisation temporaire pour accueillir du public &#187;. Et qui la lui a sign&#233;e ? Une &#233;lue d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; l'&#233;tat civil et &#224; la c&#233;l&#233;bration des mariages... Un bien beau passe-droit. S&#251;r que les tenanciers des bars toulousains ont appr&#233;ci&#233;. En f&#233;vrier dernier et en moins d'une semaine, huit d'entre eux se sont pris une fermeture administrative dans les dents. Certains n'avaient pas d&#233;clar&#233; des travaux, d'autres accueillaient trop de monde. Et surtout, aucun d'entre eux n'&#233;tait une ancienne gloire du rugby...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Decaux nous flique, fritons Decaux</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Decaux-nous-flique-fritons-Decaux</link>
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		<dc:date>2014-05-23T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Dourel</dc:creator>


		<dc:subject>Billets</dc:subject>
		<dc:subject>Nardo</dc:subject>
		<dc:subject>Toulouse</dc:subject>
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		<dc:subject>d&#233;roulant disjonct&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>affiches d&#233;chir&#233;es</dc:subject>
		<dc:subject>travail d'int&#233;r&#234;t</dc:subject>
		<dc:subject>d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral</dc:subject>
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		<dc:subject>Decaux</dc:subject>
		<dc:subject>pub d&#233;roulant</dc:subject>
		<dc:subject>tribunal correctionnel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour quatre affiches d&#233;chir&#233;es et un panneau de pub d&#233;roulant disjonct&#233;, Tanguy, un militant anti-pub, a &#233;t&#233; condamn&#233; le 13 mars par le tribunal correctionnel de Toulouse &#224; 120 heures de travail d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et &#224; 1 446,24 euros de dommages et int&#233;r&#234;ts, &#224; payer rubis sur l'ongle au roi de la pub J.C. Decaux. Fin juin 2013, en plein jour et en plein centre-ville, Tanguy s'attaque au mobilier de J.C. Decaux. C'est alors que d&#233;boule un afficheur de la bo&#238;te qui va litt&#233;ralement le prendre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no121-avril-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;121 (avril 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Billets" rel="tag"&gt;Billets&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nardo-59" rel="tag"&gt;Nardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Toulouse" rel="tag"&gt;Toulouse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Tanguy" rel="tag"&gt;Tanguy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/deroulant-disjoncte" rel="tag"&gt;d&#233;roulant disjonct&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/affiches-dechirees" rel="tag"&gt;affiches d&#233;chir&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/travail-d-interet" rel="tag"&gt;travail d'int&#233;r&#234;t&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-interet-general" rel="tag"&gt;d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/payer-rubis" rel="tag"&gt;payer rubis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Decaux" rel="tag"&gt;Decaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/pub-deroulant" rel="tag"&gt;pub d&#233;roulant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/tribunal-correctionnel" rel="tag"&gt;tribunal correctionnel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour quatre affiches d&#233;chir&#233;es et un panneau de pub d&#233;roulant disjonct&#233;, Tanguy, un militant anti-pub, a &#233;t&#233; condamn&#233; le 13 mars par le tribunal correctionnel de Toulouse &#224; 120 heures de travail d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et &#224; 1 446,24 euros de dommages et int&#233;r&#234;ts, &#224; payer rubis sur l'ongle au roi de la pub J.C. Decaux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1043 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH376/p03-antipub04-2014-ba673.jpg?1782644696' width='400' height='376' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nardo.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Fin juin 2013, en plein jour et en plein centre-ville, Tanguy s'attaque au mobilier de J.C. Decaux. C'est alors que d&#233;boule un afficheur de la bo&#238;te qui va litt&#233;ralement le prendre en chasse avec sa fourgonnette, en lui gueulant dessus &#171; &lt;i&gt;je vais te crever&lt;/i&gt; &#187;. Tanguy, qui est en v&#233;lo, manque de tomber, il flippe, et va se r&#233;fugier au commissariat pour tenter de d&#233;poser une plainte pour &#171; &lt;i&gt;mise en danger de la vie d'autrui&lt;/i&gt; &#187;. Manque de bol, l'employ&#233; de J.C. Decaux est d&#233;j&#224; chez les keufs et lui a coll&#233; une plainte sur le dos pour &#171; &lt;i&gt;d&#233;gradations de biens publics&lt;/i&gt; &#187;. Entre la version d'un jeune bard&#233; de dreadlocks qui revendique fi&#232;rement son acte de &#171; &lt;i&gt;d&#233;sob&#233;issance civile&lt;/i&gt; &#187; et le petit soldat d'un gros requin de la pub, les flics tranchent : Tanguy se prend 24 heures de garde &#224; vue dans les dents, sa plainte est class&#233;e sans suite et il est bon pour une convocation au tribunal, qui au final ne l'a pas loup&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, le plus croustillant dans cette affaire, c'est la rapidit&#233; dont a fait preuve l'afficheur pour intercepter le militant anti-pub. Qui l'a pr&#233;venu ? Les panneaux, bien s&#251;r ! En fait, dans ces mobiliers, un petit syst&#232;me t&#233;l&#233;phonique est int&#233;gr&#233;. En cas de panne ou de dysfonctionnement, un sms est illico envoy&#233; vers un PC central et vers le t&#233;l&#233;phone portable d'un afficheur. Faut dire que chaque salari&#233; est en charge d'un secteur g&#233;ographique bien d&#233;fini, si &#231;a merde, c'est lui qui est responsable et il se doit d'intervenir sur le champ. Pour choper Tanguy, l'afficheur a &#233;tudi&#233; la position g&#233;ographique des pannes et en a d&#233;duit sa progression dans la ville. Du coup, il a anticip&#233; son d&#233;placement en se pointant &#224; proximit&#233; du prochain panneau qui se trouvait dans le sens de la marche de Tanguy. Gr&#226;ce &#224; cette formidable rapidit&#233; de r&#233;action, le trimard touchera peut-&#234;tre la prime de 250 euros &#224; la fin du trimestre. Une belle carotte attribu&#233;e aux salari&#233;s de J.C. Decaux, &#224; condition qu'en cas de panne, le panneau de pub reste le moins longtemps possible en rade. Il ne faut pas s'imaginer que les annonceurs payent pour des clopinettes ! Non, les clients fliquent Decaux, qui flique ses salari&#233;s, qui fliquent les anti-pub. Elle n'est pas poubelle, la vie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; cette prime, J.C. Decaux, qui est quand m&#234;me affal&#233; sur un chiffre d'affaires de 2,6 milliards d'euros, a transform&#233; ses afficheurs en gardes-chiourme de panneaux publicitaires. Et comme les mecs palpent en moyenne entre 1 300 et 1 700 euros par mois (selon l'anciennet&#233;), facile de comprendre pourquoi ils sont pr&#234;ts &#224; mordre si on touche &#224; leur os. Et s'ils ont peur d'intervenir ? Qu'ils prennent au moins en photo les anti-pub, les somme la direction ! Et de pr&#233;f&#233;rence, en flag&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moralit&#233; : Camarade, si tu veux attaquer un panneau de J.C. Decaux, fais-toi transparent et agis &#224; la vitesse de l'&#233;clair&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d'infos sur cette histoire toulousaine, et sur bien d'autres encore, consultez sans mod&#233;ration le nouveau site d'information &lt;a href=&#034;http://iaata.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;IAATA&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Pas de bancs, pas de paix &#187;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Pas-de-bancs-pas-de-paix</link>
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		<dc:creator>&#201;ric Dourel</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Quel est le meilleur moyen de d&#233;shumaniser la place principale d'un quartier populaire ? Commencer par virer les bancs. C'est tout con, mais rudement efficace. La mairie de Toulouse l'a tr&#232;s bien compris en s'attaquant &#224; ceux qui ornent la place du quartier Arnaud-Bernard. ON NE DIRAIT PAS COMME &#199;A, mais un banc, c'est gratuit, un banc, &#231;a permet de faire des rencontres, de discuter, de comploter. Un banc, c'est fait pour se pr&#233;lasser, pour l&#233;zarder et glander dans toutes les largeurs, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no82-octobre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;82 (octobre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/commercants" rel="tag"&gt;commer&#231;ants&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quel est le meilleur moyen de d&#233;shumaniser la place principale d'un quartier populaire ? Commencer par virer les bancs. C'est tout con, mais rudement efficace. La mairie de Toulouse l'a tr&#232;s bien compris en s'attaquant &#224; ceux qui ornent la place du quartier Arnaud-Bernard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ON NE DIRAIT PAS COMME &#199;A, mais un banc, c'est gratuit, un banc, &#231;a permet de faire des rencontres, de discuter, de comploter. Un banc, c'est fait pour se pr&#233;lasser, pour l&#233;zarder et glander dans toutes les largeurs, avec une canette ou un bouquin. Un banc, c'est le droit de s'asseoir dans l'espace public sans forc&#233;ment consommer. En somme, un banc, c'est un bras d'honneur permanent &#224; l'espace marchand. Dans le quartier Arnaud-Bernard, dernier espace populaire et cosmopolite du centre-ville de Toulouse, il y a une place centrale, entour&#233;e d'habitations et bien s&#251;r de commerces. Jusqu'&#224; l'ann&#233;e derni&#232;re, il y avait huit bancs sur cette &#233;tendue de bitum .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chibanis (vieux migrants retrait&#233;s), zonards, &#233;tudiants, gamins, ils &#233;taient nombreux &#224; les user quotidiennement. Mais voil&#224;, en ao&#251;t 2009, une poign&#233;e de commer&#231;ants du quartier monte au cr&#233;neau et se r&#233;pand dans le journal local, La D&#233;p&#234;che du Midi, pour d&#233;noncer le fait qu'Arnaud-Bernard est devenu le coin le plus malfam&#233; de la ville rose. En moins d'un mois, six articles sont consacr&#233;s &#224; ce sujet : &#171; Ins&#233;curit&#233; &#187;, &#171; zone de non-droit &#187;, &#171; ghetto &#187;. Dans le viseur, les dealers de cigarettes, les vendeurs pr&#233;caires du dimanche matin et leurs &lt;i&gt;&#171; objets vol&#233;s revendus &#224; bas prix &#187;&lt;/i&gt; mais aussi les bancs &lt;i&gt;&#171; assises de tous les deals &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Cohen, maire PS de la ville, qui n'a pas envie de se faire coincer d'ici &#224; la fin de son mandat sur le th&#232;me de la s&#233;curit&#233;, coiffe son plus beau&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_291 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L471xH246/82_ll_de_mars_toulouse-58d2d.png?1782644696' width='471' height='246' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par L.L. de Mars
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;k&#233;pi : &lt;i&gt;&#171; Il est inadmissible de laisser Arnaud-Bernard dans cet &#233;tat, j'en fais ma priorit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat : un commissariat de police municipale (&#224; bord d'un minibus) prend position sur le quartier. Les contr&#244;les de la police nationale deviennent incessants. Les vendeurs de clopes et surtout les sans-papiers (souvent les m&#234;mes) sont rafl&#233;s quotidiennement. Mieux, plusieurs dimanches d'affil&#233;e, le quartier rev&#234;t des allures de QHS pour endiguer les vendeurs &#224; la sauvette : flics nationaux, municipaux, robocops, douanes, chiens renifleurs&#8230; La totale. Les commer&#231;ants sont aux anges. Quant aux associations culturelles du coin, et notamment la bande &#224; Claude Sicre, fondateur des repas de quartiers, ex-membre des Fabulous Trobadors, personne ne moufte. Pas m&#234;me un coup de tambourin. De leur c&#244;t&#233;, les commer&#231;ants veulent que la mairie insiste et r&#233;clament l'enl&#232;vement imm&#233;diat des bancs. Ils menacent de le faire eux-m&#234;mes. Ils n'en auront pas besoin. Fin octobre 2009, Cohen d&#233;cide de virer les huit bancs qui si&#232;gent sur la place. Mais au bout du troisi&#232;me, les agents se confrontent &#224; une opposition de plusieurs habitants du quartier qui, pour les emp&#234;cher de d&#233;boulonner, mettent des banderoles et r&#233;clament une rencontre avec la mairie &lt;i&gt;&#171; pour discuter de l'avenir de ce quartier qui nous para&#238;t d&#233;j&#224; tout trac&#233;. Sauf que nous, on y habite, on ne fait pas qu'y commercer et on ne va laisser personne d&#233;cider &#224; notre place. D&#233;boulonner les bancs sans un projet solide et concert&#233; de r&#233;am&#233;nagement de ce quartier avec tous les habitants de la place, c'est hors de question. Pas de bancs, pas de paix &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crivent-ils dans un tract diffus&#233; le jour m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mairie recule, range sa bo&#238;te &#224; outils, et promet une grande messe pour parler des probl&#232;mes. Fin novembre, Cohen s'invite donc dans le quartier et livre son diagnostic. Outre le fait qu'il reprend les arguments des commer&#231;ants sur l'ins&#233;curit&#233;, il promet, au nom de la sacro-sainte d&#233;mocratie locale, une concertation sur le r&#233;am&#233;nagement de la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps passe. Rien ne bouge. Jusqu'&#224; la semaine derni&#232;re o&#249; sous pr&#233;texte de menus travaux de r&#233;fection, la mairie a retir&#233; deux bancs de plus. Toujours sans la moindre concertation (sauf avec les commer&#231;ants) et sans aucun projet global de r&#233;am&#233;nagement. Des riverains se sont de nouveau &#233;nerv&#233;s et sont all&#233;s voir les adjoints au maire pour leur tirer les bretelles. Une autre r&#233;union est programm&#233;e dans quelques jours. N'emp&#234;che qu'il ne reste plus que trois bancs sur la place Arnaud-Bernard. D&#233;sormais, les gens passent mais n'y stationnent plus. De toute fa&#231;on les rondes de flics sont l&#224; pour les d&#233;courager de rester. Sans compter que la place pourrait prochainement se doter d'un arsenal de vid&#233;osurveillance. S'ils voulaient en faire un grand centre commercial &#224; ciel ouvert, s&#251;r qu'ils ne s'y prendraient pas autrement&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rien l&#226;cher</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Rien-lacher</link>
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		<dc:date>2010-12-02T07:38:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Dourel</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;VU DE LOIN, cet imposant bouquin ressemble &#224; un beau recueil, bien bord&#233;lique, d'affiches anars. Ali&#233;nation du travail, peine de mort, enfermement, religions/sectes, patronat, OGM, nucl&#233;aire, flics, militaires et autres, se font joyeusement d&#233;gommer sur grands formats. Un vrai plaisir. Surtout que pour la plupart, ces affiches sont toujours d'actualit&#233;. Mais d&#232;s qu'on commence &#224; se plonger dans cet ouvrage, on s'aper&#231;oit vite qu'il est en fait question d'un t&#233;moignage historique. Celui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no-83-novembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 83 (novembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-affiches-anars" rel="tag"&gt;d'affiches anars&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/beau-recueil" rel="tag"&gt;beau recueil&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/affiches" rel="tag"&gt;affiches&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/imposant-bouquin" rel="tag"&gt;imposant bouquin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/bouquin-ressemble" rel="tag"&gt;bouquin ressemble&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-imprimerie" rel="tag"&gt;l'imprimerie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VU DE LOIN&lt;/strong&gt;, cet imposant bouquin ressemble
&#224; un beau recueil, bien bord&#233;lique, d'affiches anars. Ali&#233;nation du travail, peine de
mort, enfermement, religions/sectes,
patronat, OGM, nucl&#233;aire, flics, militaires
et autres, se font joyeusement d&#233;gommer
sur grands formats. Un vrai plaisir. Surtout que pour
la plupart, ces affiches sont toujours d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L261xH351/imprimerie34-0484a.png?1782644351' width='261' height='351' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais d&#232;s qu'on commence&lt;/strong&gt; &#224; se plonger dans cet
ouvrage, on s'aper&#231;oit vite qu'il est en fait question d'un
t&#233;moignage historique.
Celui d'un groupe d'inorganis&#233;s toulousains qui lutte
contre la connerie humaine
et qui en quarante ans n'a
jamais l&#226;ch&#233; la rampe. Une
mauvaise troupe qui ferraille encore aujourd'hui
pour favoriser l'autonomie,
l'initiative et la libert&#233; d'expression. Des &#171; vieux de la
vieille &#187; qui n'ont jamais
rendu les armes, et qui
continuent d'harceler leur
pire ennemi : la r&#233;signation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;crit collectivement&lt;/strong&gt;, le livre
d&#233;bute donc sur une gueule
de bois. Celle qui s'est
abattue, &#224; l'&#233;t&#233; 1968, sur ce
groupe, form&#233; sur la base
d'opinions r&#233;fractaires au
pouvoir, aux partis et &#233;tiquettes.
Adeptes de l'expression libre, ces joyeux drilles vont
d'abord se bricoler un atelier de s&#233;rigraphie itin&#233;rant,
qui va &#233;diter, &#224; tour de bras, des affiches sur les in&#233;galit&#233;s sociales. Vient ensuite &lt;i&gt;Le Contre Journal&lt;/i&gt;, un
journal mural qui canarde &#224; tout va sur les sujets de
soci&#233;t&#233; de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1973&lt;/strong&gt;, ils lancent l'Association pour l'art et l'expression libre (AAEL) pour produire et imprimer des publications, brochures, affiches, livres. Et comme ils en ont
marre de faire &#231;a sur un coin de table, ils prennent un
local. Coquin de sort, juste &#224; c&#244;t&#233; de leur antre, un imprimeur artisanal est en train de plier boutique. Ils vont
se d&#233;merder pour la lui racheter, se former aux m&#233;tiers
de l'imprimerie et s'installer au 34, rue des Blanchers.
L'imprimerie 34 est n&#233;e. &#192; la m&#234;me &#233;poque, le groupe
est engag&#233; &#224; fond dans la lutte antifranquiste. Les
fachos le savent. Et l'imprimerie va essuyer quatre
attentats &#224; l'explosif. &#192; chaque fois, elle se rel&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1976&lt;/strong&gt;, &#171; ceux de 34 &#187;, comme on les appelle aujourd'hui,
montent &lt;i&gt;Basta&lt;/i&gt;, un journal qui accompagne les affiches
et distille ses points de vue sur les &#233;v&#232;nements politiques et sociaux du moment.
En 1984, l'imprimerie d&#233;m&#233;nage et devient un an plus
tard une coop&#233;rative ouvri&#232;re de production. Les inorganis&#233;s sont devenus imprimeurs et le moyen d'expression, un moyen de
survie collectif. Mais l'engagement reste intact. La
preuve avec cette descente
de flics en 1985, synonyme
de mois prison pour certains
&#233;l&#233;ments du groupe. La
raison ? L'explosion d'un
transformateur EDF qui a
plong&#233; dans le noir la ville
de Colomiers, &#224; c&#244;t&#233; de
Toulouse. Hasard, le m&#234;me
soir le FN y organisait une
soir&#233;e dansante...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui&lt;/strong&gt;, les affiches de
34 &#233;gayent les luttes et
manifestations de la ville. Le
seul point noir de ce bouquin est l'absence d'un de
ses r&#233;dacteurs pour f&#234;ter la
sortie du b&#233;b&#233;. Bernard
R&#233;glat a &#233;t&#233; emport&#233; &#224; l'&#226;ge
de 70 ans par un cancer en septembre dernier.
Instigateur du premier mouvement des ch&#244;meurs en
mai 1968, il &#233;tait la grande gueule du groupe. Celle qui
se met en &#233;vidence, pour faire diversion. N'emp&#234;che
que ce Gascon fourmillait d'id&#233;es g&#233;niales qu'il mettait aussit&#244;t en pratique. Condamn&#233; par la m&#233;decine,
il n'a jamais baiss&#233; les bras et quelques jours avant de
se faire avaler par ce foutu crabe, il projetait de lancer
au niveau national un Prix Papon pour r&#233;compenser
le pr&#233;fet le plus performant en mati&#232;re d'expulsion. Le
premier prix ? Un b&#226;ton de dynamite. Reste ce livre qui
lui est d&#233;di&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;a href=&#034;http://aael-toulouse.eklablog.com/vient-de-paraitre-a1800896&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Affiches contre... de 1968 &#224; nos jours&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 296 pages, 30 euros. &#192; commander &#224; l'Association pour l'Art et l'Expression Libre, 8 rue de
Bagnolet, 31100 Toulouse. 05 61 43 80 10. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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