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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Carnaval de banlieue, carnaval heureux !</title>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
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&lt;p&gt;Il n'y a pas que le carnaval de La Plaine dans la vie. Il y a le carnaval d'Ivry, aussi. Reportage de l'autre c&#244;t&#233; du p&#233;riph'. Samedi 25 mars, 19h. Je n'&#233;tais jamais all&#233; jusqu'au terminus de la tr&#232;s longue ligne 7 du m&#233;tro parisien, Mairie d'Ivry, ni dans cette petite ville de ceinture rouge. Pourtant la populaire Ivry et ses 60 000 habitants, administr&#233;s depuis la Lib&#233;ration par le PCF, conna&#238;t depuis quelque temps une belle effervescence politique. Et ce soir, c'est Carnaval ! Dans les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no154-mai-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;154 (mai 2017)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a pas que le carnaval de La Plaine dans la vie. Il y a le carnaval d'Ivry, aussi. Reportage de l'autre c&#244;t&#233; du p&#233;riph'.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3229 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH341/-1446-22760.jpg?1768731764' width='500' height='341' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Julie Okm&#251;n
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;S&lt;/span&gt;amedi 25 mars, 19h. Je n'&#233;tais jamais all&#233; jusqu'au terminus de la tr&#232;s longue ligne 7 du m&#233;tro parisien, Mairie d'Ivry, ni dans cette petite ville de ceinture rouge. Pourtant la populaire Ivry et ses 60 000 habitants, administr&#233;s depuis la Lib&#233;ration par le PCF, conna&#238;t depuis quelque temps une belle effervescence politique. Et ce soir, c'est Carnaval ! Dans les for&#234;ts de b&#233;ton, &#231;a va &#234;tre sauvage !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J'y ai &#233;t&#233; invit&#233;, &lt;/strong&gt;15 jours plus t&#244;t, lors du carnaval de La Plaine&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir CQFD n&#176;153.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. La premi&#232;re &#233;dition du charivari d'Ivry ? Pas exactement. Un homme-arbuste m'explique : &#171; &lt;i&gt;La premi&#232;re fois, le carnaval a eu lieu &#224; Saint-Denis, l'an dernier c'&#233;tait &#224; Montreuil&#8230; et l&#224;, Ivry. &#187;&lt;/i&gt; Soit deux fois dans le 93, au nord, puis &#224; l'est de Paris et cette ann&#233;e, au sud, dans le Val-de-Marne (94) mais toujours&#8230; De l'autre c&#244;t&#233; du p&#233;riph&#233;rique. Car ici, c'est la banlieue et je suis fier d'en &#234;tre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J'enfile rapidement &lt;/strong&gt;l'&#233;paisse perruque rouge &#224; cornes qu'une amie m'a pr&#234;t&#233;e et je me m&#234;le &#224; la petite cinquantaine de personnes d&#233;j&#224; pr&#233;sentes. Crieurs publics d&#233;cadents, enfants sauvages, b&#234;tes fantasques, fausses &#233;chassi&#232;res steam-punk, explorateurs du mauvais go&#251;t alternatif, bodybuildeuses de baudruche... Ces d&#233;guisements et ces masques, fruits complexes d'imagination et de r&#233;cup&#233;ration, ont souvent &#233;t&#233; bricol&#233;s lors des ateliers de pr&#233;paration avec les gosses du coin. Un corsaire me propose un rhum, comme de bien entendu. Lui et son &#233;quipage ont transform&#233; un Caddie en navire pirate charg&#233; de brochures politiques et de boissons r&#233;confortantes. J'offre quelques num&#233;ros de &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;en &#233;change d'une deuxi&#232;me&#8230; puis d'une troisi&#232;me tourn&#233;e. J'&#233;tais arriv&#233; en retard, mais pas le dernier : la foule a peut-&#234;tre doubl&#233; de volume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fanfare. &lt;/strong&gt;Chants. Le carnaval se met en branle et commence le d&#233;fil&#233;. Il y a &#233;norm&#233;ment de mouflets. Ils courent tout autour d'un magnifique char, le Caramentran : une t&#234;te de lion de trois m&#232;tres de haut, la gueule grande ouverte, de la cagette pour l'emballage. Pourtant la structure est solide car, en gravissant une &#233;chelle en bois, on p&#233;n&#232;tre dans la t&#234;te du lion pour se jeter dans un toboggan et en sortir par sa gueule sous les vivats et les projections de farine ! Enfants, comme adultes, adorent et &#224; chaque fois que le char s'arr&#234;tera, ils feront un tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hasard &lt;/strong&gt;ou co&#239;ncidence ? Je retrouve Adrien, un gaillard de la maquette et de la chorale ! Avec d'autres, d&#233;j&#224; pr&#233;sents &#224; Marseille, ils chantent les &#171; tubes &#187; des carnavals, en italien, en catalan, en proven&#231;al, en fran&#231;ais. Il propose de reprendre &#171; Touchez pas La Plaine &#187;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Hymne de la contestation des projets de gentrification du quartier de La (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; et ni une ni deux, &#231;a devient : &#171; Touchez pas Ivry, touchez pas ! &#187; Car ici comme l&#224;-bas, le carnaval marche, aussi, contre les m&#234;mes restructurations : programme immobilier, pacification, gentrification. Une femme-panth&#232;re m'explique &#231;a rapidement : &#171; &lt;i&gt;Ivry c'est un des derniers bastions rouges de la banlieue. C'est une petite ville sympa o&#249; on se sent bien. Mais avec les projets du Grand-Paris, avec les Jeux olympiques qu'ils veulent nous imposer, &#231;a risque de changer. De fait, les politiciens, ils veulent que &#231;a change. Pas pour les habitants, mais pour les promoteurs. &#187;&lt;/i&gt; Entre les chansons et la fanfare, des slogans anti-Grand-Paris et anti-JO fusent r&#233;guli&#232;rement tout au long du d&#233;fil&#233;. &#171; &lt;i&gt;Tout le monde d&#233;teste le Grand-Paris ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20h30. &lt;/strong&gt;&#201;tape &#224; la station RER de Vitry : grosse f&#234;te dans le tunnel sous les rails. &#199;a r&#233;sonne. &#199;a danse. Un passant demande : &#171; &lt;i&gt;Mais c'est pas du tout organis&#233; ? Il y a m&#234;me pas de s&#233;curit&#233; ? La police ou quoi ? &#187;&lt;/i&gt; Et, pour le coup, l'homme &#233;tait observateur : pas l'ombre d'un uniforme &#224; l'horizon. Z&#233;ro. Rien. Tranquille. Et &#231;a sera le cas jusqu'au bout de la f&#234;te. En revanche, la parade, comme une boule de neige, grossit au fur et &#224; mesure qu'elle avance. Simples curieux ou retardataires, nous sommes de plus en plus nombreux. Il y a moins de gosses, mais les gamins roms continuent &#224; s'amuser comme des fous. Des curieux &#224; leurs fen&#234;tres discutent avec les carnavaliers. Un vieux type ivre me gueule, tout fier, qu'il a &#233;t&#233; &#171; &lt;i&gt;clochard &#224; Aix-en-Provence, oui monsieur ! Mais on va o&#249; comme &#231;a ? &#187;&lt;/i&gt; Quittant le centre-ville, la parade s'enfonce entre cit&#233;s et quartier pavillonnaire, longe un stade, bifurque &#224; droite, &#224; gauche&#8230; On commence &#224; se demander si on n'est pas perdu. Mais la rumeur enfle : un barbecue nous attend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22h. &lt;/strong&gt;Nous errons maintenant dans un &lt;i&gt;no man's land &lt;/i&gt;de hangar. C'est la zone indus', celle qui nous s&#233;pare encore de notre destination : les quais de la Seine. Une cr&#233;ature v&#233;g&#233;tale et &#224; peau de ch&#232;vre me raconte un peu l'organisation du carnaval. Pour r&#233;sumer, la difficult&#233; consistait &#224; r&#233;unir ceux pour qui le carnaval est une manifestation d&#233;guis&#233;e et ceux pour qui c'est un acte artistique peu politis&#233;. Et changer de ville, chaque ann&#233;e, n'aide pas &#224; consolider le rendez-vous, &#224; f&#233;d&#233;rer les &#233;nergies. On compare avec le carnaval de La Plaine, de Montpellier&#8230; On imagine une internationale des carnavals ind&#233;pendants, o&#249; la f&#234;te est politique et o&#249; la politique est une f&#234;te !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;23h30 : &lt;/strong&gt;Le Caramentran a br&#251;l&#233;, au bord de l'eau. Il est devenu barbecue. Non loin un pont jet&#233; sur la Seine fait penser &#224; Brooklyn. Les plus jeunes sont rentr&#233;s. Les plus grands d&#233;vorent fromage, pomme de terre, banane au chocolat. D'autres dansent. Je discute avec une personne qui regrette que le proc&#232;s du Caramentran, moment intense de justice populaire, n'ait pas &#233;t&#233; tr&#232;s &#233;cout&#233;. Comme toujours. Elle regrette que ce soit fini. D&#233;j&#224;. Juste avant de rentrer, un jeune sage me demande &#224; quoi &#231;a peut bien servir de faire un article sur un carnaval. J'ai pas su quoi r&#233;pondre mais maintenant je sais : &#224; &#233;parpiller les cendres du Caramentran !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;153.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Hymne de la contestation des projets de gentrification du quartier de La Plaine &#224; Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Des conflits et des femmes</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Des-conflits-et-des-femmes</link>
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		<dc:date>2019-11-13T11:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Previously dans Ciquiou&#232;fdy</dc:subject>
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&lt;p&gt;Previously dans Ciquiou&#233;fdi : Dans cette chronique, nous essayons de parler de s&#233;ries t&#233;l&#233; peu connues mais pas sans int&#233;r&#234;t. Pour cette seconde saison, nous irons voir de l'autre c&#244;t&#233; de la Manche. God save the s&#233;rie ! Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique : Nessa Stein pose son doigt sur la serrure biom&#233;trique et p&#233;n&#232;tre dans une glaciale safe room, un coffre-fort &#224; l'allure de frigo fait chambre. Unique lieu dans lequel la jeune et &#233;l&#233;gante baronne, redoutable pr&#233;sidente de la puissante fondation Stein, trouve (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no151-fevrier-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;151 (f&#233;vrier 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Previously-dans-Ciquiouefdy" rel="tag"&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/The" rel="tag"&gt;The&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nessa-Stein" rel="tag"&gt;Nessa Stein&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/The-Honourable" rel="tag"&gt;The Honourable&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Honourable-Woman" rel="tag"&gt;Honourable Woman&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Stein" rel="tag"&gt;Stein&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/fondation-Stein" rel="tag"&gt;fondation Stein&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nessa" rel="tag"&gt;Nessa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Stephen-Rea" rel="tag"&gt;Stephen Rea&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Honourable" rel="tag"&gt;Honourable&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Stein-pose" rel="tag"&gt;Stein pose&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Previously&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;Ciquiou&#233;fdi&lt;/i&gt; : Dans cette chronique, nous essayons de parler de s&#233;ries t&#233;l&#233; peu connues mais pas sans int&#233;r&#234;t. Pour cette seconde saison, nous irons voir de l'autre c&#244;t&#233; de la Manche. &lt;i&gt;God save the&lt;/i&gt; s&#233;rie !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3083 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1317.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH449/-1317-8272a.jpg?1768849778' width='500' height='449' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique&lt;/strong&gt; : Nessa Stein pose son doigt sur la serrure biom&#233;trique et p&#233;n&#232;tre dans une glaciale &lt;i&gt;safe room&lt;/i&gt;, un coffre-fort &#224; l'allure de frigo fait chambre. Unique lieu dans lequel la jeune et &#233;l&#233;gante baronne, redoutable pr&#233;sidente de la puissante fondation Stein, trouve le sommeil depuis son myst&#233;rieux retour de Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;n&#233;rique&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;The Honourable Woman,&lt;/i&gt; mini-s&#233;rie (une saison, 8 &#233;pisodes) &#233;crite et r&#233;alis&#233;e par Hugo Blick, diffus&#233;e au cours de l'&#233;t&#233; 2014 sur BBC Two. Avec Maggie Gyllenhaal, Lubna Azabal, Andrew Buchan, Stephen Rea&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Leur p&#232;re &#233;tait un magnat de l'industrie militaire&lt;/strong&gt; au service du jeune &#201;tat h&#233;breu. L'Anglo-Isra&#233;lienne Nessa et son fr&#232;re Ephra transformeront ce lourd h&#233;ritage en une fondation philanthropique pour la paix au Proche-Orient ; soutenant la cr&#233;ation d'un &#201;tat palestinien, les &#233;coles et universit&#233;s ouvertes aux deux peuples et surtout le d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;coms en Cisjordanie. Mais, alors qu'un appel d'offres tr&#232;s important de la fondation Stein vient d'&#234;tre emport&#233; par une soci&#233;t&#233; palestinienne, le patron de cette derni&#232;re se fait suicider ! Le lendemain, Kasim, le fils d'Atika, l'amie palestinienne de Nessa, est kidnapp&#233;&#8230; Entre espionnage (mais sans James Bond) et thriller politique, entre Londres, Gaza et J&#233;rusalem&#8230; &lt;i&gt;The Honourable Woman&lt;/i&gt; est sans conteste une de ces excellentes s&#233;ries &lt;i&gt;british&lt;/i&gt; qu'il serait dommage de rater.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;vacuons d'abord&lt;/strong&gt; les louanges bien m&#233;rit&#233;es : un sc&#233;nario complexe mais qui se tient bien de bout en bout. Une r&#233;alisation &#171; &#224; l'anglaise &#187; : c'est &#224; dire plus subtile et ing&#233;nieuse que l'homologue ricaine. Et une interpr&#233;tation royale ! Mention sp&#233;ciale pour Gyllenhaal (Golden Globes pour l'occasion), qui parvient m&#234;me &#224; faire ressentir son plaisir &#224; jouer ce r&#244;le, et pour le toujours excellent Stephen Rea qui interpr&#232;te ici un enqu&#234;teur du MI6 en mode Droopy flegmatique, non sans humour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Penchons-nous maintenant&lt;/strong&gt; sur l'aspect politique de la chose&#8230; Tout au long des &#233;pisodes, on se demande pour quel camp la s&#233;rie va finir par pencher, dans quel manich&#233;isme elle finira par tomber. La r&#233;ponse ? Aucun. D'abord le conflit n'est jamais pr&#233;sent&#233; &#224; travers le prisme d&#233;formant de la guerre de religions, mais bien par celui de deux peuples engag&#233;s dans une lutte in&#233;gale. Entre colonialisme et apartheid isra&#233;lien (l'&#233;pisode centr&#233; sur les relations entre l'universit&#233; et Tsahal est d'une redoutable efficacit&#233;), terrorisme sanglant, guerre d'espionnage, prise d'otage, check-point odieux et corruption g&#233;n&#233;ralis&#233;e&#8230; Les Occidentaux en prennent aussi pour leurs grades. Car les Am&#233;ricains ne sont jamais tr&#232;s loin, et les rivalit&#233;s dans les services de renseignement anglais et U.S. peuvent faire autant de mal qu'une bombe ou qu'une colonie de peuplement. M&#234;me les philanthropes ne s'en sortent pas indemnes, car comme le dit un personnage palestinien &#224; Nessa Stein : &#171; &lt;i&gt;C'est pas de t&#233;l&#233;phone qu'on a besoin. Mais d'un pays !&lt;/i&gt; &#187; Et en effet, on se demande aussi si la cr&#233;ation d'une &#233;cole d'ing&#233;nierie t&#233;l&#233;coms est la priorit&#233; pour Ramallah !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au fur et &#224; mesure&lt;/strong&gt; que l'intrigue se d&#233;roule, les terribles v&#233;rit&#233;s se r&#233;v&#232;lent dans des entrelacs de mensonges. Les masques qui cachent d'autres masques tombent et les coups de th&#233;&#226;tre rythment le suspense. Mais toujours avec ce souci de traitement &#233;quitable jusqu'au d&#233;nouement o&#249;, dans un &lt;i&gt;twist&lt;/i&gt; de toute beaut&#233;, tant sur le plan des personnages que sur celui des relations internationales, appara&#238;t une sorte de politique fiction, un &#171; et si&#8230; ? &#187; utopique. &#192; la fin,&lt;i&gt; The Honourable Woman&lt;/i&gt; va jusqu'&#224; envisager un possible d&#233;but de solution. Un d&#233;but de solution qui n'est pas sans faire penser aux derniers jours de l'administration Obama mais, chut ! je ne vais pas &lt;i&gt;spoiler&lt;/i&gt; la fin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; mon humble avis&lt;/strong&gt;, Nessa Stein est une des h&#233;ro&#239;nes des plus ambigu&#235;s, touchantes, profondes et complexes que j'aie vues sur un &#233;cran. En cela elle me fait penser &#224; Mia dans&#8230; dans la s&#233;rie que je chroniquerai le mois prochain !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La guerre des P&#244;les </title>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
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		<dc:subject>&#226;ges &#233;coutent</dc:subject>
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		<dc:subject>Bienvenue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Bienvenue &#224; tous &#224; cette pr&#233;sentation publique du dispositif Activ'Emploi... &#187; Marseille, &#224; l'aube d'un glacial jour de janvier, une vingtaine de ch&#244;meurs de tous &#226;ges &#233;coutent sagement. Certains, studieux, prennent des notes, mais la plupart se contentent d'avoir l'air attentifs et profitent du chauffage. Les deux conseill&#232;res P&#244;le emploi se sont partag&#233; les t&#226;ches : pendant que la premi&#232;re fait le topo, sa coll&#232;gue s'occupe de projeter le PowerPoint sur le mur du fond&#8230; Entre la distance (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no151-fevrier-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;151 (f&#233;vrier 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pole-emploi-3341" rel="tag"&gt;P&#244;le emploi&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Bienvenue" rel="tag"&gt;Bienvenue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; B&lt;/span&gt;&lt;i&gt;ienvenue &#224; tous &#224; cette pr&#233;sentation publique du dispositif Activ'Emploi... &#187;&lt;/i&gt; Marseille, &#224; l'aube d'un glacial jour de janvier, une vingtaine de ch&#244;meurs de tous &#226;ges &#233;coutent sagement. Certains, studieux, prennent des notes, mais la plupart se contentent d'avoir l'air attentifs et profitent du chauffage. Les deux conseill&#232;res P&#244;le emploi se sont partag&#233; les t&#226;ches : pendant que la premi&#232;re fait le topo, sa coll&#232;gue s'occupe de projeter le PowerPoint sur le mur du fond&#8230; Entre la distance et la lumi&#232;re des n&#233;ons, faut avoir de bons yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Si on vous a convoqu&#233;s ce matin, c'est que vous &#234;tes tous dans la m&#234;me situation : vous &#234;tes des demandeurs d'emploi autonomes. &#187;&lt;/i&gt; Dans leur jargon, &#231;a veut dire que nous ne faisons partie d'aucun &lt;i&gt;&#171; dispositif &#187;&lt;/i&gt;. En effet, comme le pr&#233;cisera la conseill&#232;re, nous sommes &#224; l'aise avec l'outil informatique, pour faire nos propres recherches de boulot, r&#233;diger CV et lettres de motivation&#8230; Bref, nous n'avons pas besoin de P&#244;le emploi pour ne pas trouver de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien, cette situation ne pouvait plus durer ! Voici venir Activ'Emploi, un machin sp&#233;cialement pens&#233; pour nous. &lt;i&gt;&#171; C'est sans contrainte : vous pourrez choisir quand et comment vous aurez vos rendez-vous avec votre conseiller, en face &#224; face ou par webcam. Vous pourrez avoir jusqu'&#224; trois rendez-vous par mois ! Et le num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone de votre r&#233;f&#233;rent, plus un acc&#232;s &#224; une plateforme priv&#233;e, du e-learning... &#199;a va vous aider pour booster votre d&#233;termination... &#187;&lt;/i&gt; Le reporter-ch&#244;meur de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a l'impression d'avoir d&#233;j&#224; entendu &#231;a mille fois &#224; propos de tout et de rien et puis&#8230; &lt;i&gt;&#171; Mais surtout vous aurez acc&#232;s au march&#233; secret des offres d'emploi. &#187;&lt;/i&gt; Soudain on a presque l'impression de voir une vingtaine d'oreilles se dresser. Qu'est-ce que c'est que &#231;a ? Parfois &lt;i&gt;&#171; et surtout sur le bassin Aix-Marseille, les employeurs n'ont pas confiance dans le march&#233; public des offres d'emploi&lt;/i&gt; [c'est-&#224;-dire P&#244;le emploi]&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; et font leur recrutement par leurs r&#233;seaux, ailleurs&#8230;, en bref : cach&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anv&#233;ol, une grosse bo&#238;te de conseil en ressources humaines qui ne conna&#238;t pas la crise, est prestataire de service pour P&#244;le emploi et, nous dit-on, ne touchera la &#171; &lt;i&gt;prime &#187;&lt;/i&gt; que si le ch&#244;meur a trouv&#233; du turbin. C'est cette grosse bo&#238;te qui a acc&#232;s aux fameux emplois cach&#233;s&#8230; et &#224; une part des 90 millions d'euros allou&#233;s par P&#244;le emploi au dispositif Activ'Emploi pour 2015-2019 &lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour en savoir plus, voir l'enqu&#234;te de l'Huma : Humanite.fr/pole-emploi-quand-le&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, soit entre 440 et 500 euros par ch&#244;meur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion du bizness&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La lib&#233;ralisation du bizness de l'accompagnement des ch&#244;meurs est bien (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; : P&#244;le emploi (bo&#238;te publique) fait la r&#233;clame pour une bo&#238;te priv&#233;e aupr&#232;s des ch&#244;meurs &#171; &lt;i&gt;autonomes&lt;/i&gt; &#187;, ceux qui sont les plus facilement &#171; &lt;i&gt;employables&lt;/i&gt; &#187; et qui demandent le moins d'effort ! Aux gal&#233;riens de la gal&#232;re les plus en gal&#232;re de moisir dans un P&#244;le Emploi qui n'a plus les moyens. &lt;i&gt;&#171; On est &#224; un conseiller pour 600 demandeurs d'emploi ici. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de la conf&#233;rence, il fallait signer une feuille pour accepter le dispositif et prendre rendez-vous. &lt;i&gt;&#171; Mais on peut refuser ? &#187;,&lt;/i&gt; demand&#233;-je innocemment. &lt;i&gt;&#171; Oui, mais pourquoi ? &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Je ne me sens pas tr&#232;s &#224; l'aise avec l'id&#233;e de participer &#224; la privatisation de P&#244;le emploi et d'aller engraisser une bo&#238;te priv&#233;e qui choisit ses &#8220;clients&#8221;. &#187;&lt;/i&gt; Plus loin, une dame en rajoute une couche : &lt;i&gt;&#171; Moi non plus. En plus, je suis une ancienne de P&#244;le emploi. &#187; &#171; Mais, &lt;/i&gt;nous pr&#233;vient la conseill&#232;re,&lt;i&gt; vous serez encore convoqu&#233;s dans deux mois pour la m&#234;me pr&#233;sentation&#8230; jusqu'&#224; ce que vous acceptiez. &#187;&lt;/i&gt; Moi : &lt;i&gt;&#171; Eh bien, on reviendra ! &#187;&lt;/i&gt; Et, vous le croirez ou pas, mais la conseill&#232;re a souri.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour en savoir plus, voir l'enqu&#234;te de l'&lt;i&gt;Huma&lt;/i&gt; : &lt;a href=&#034;https://www.humanite.fr/pole-emploi-quand-le-prive-prend-les-choses-en-mains-602778&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Humanite.fr/pole-emploi-quand-le-prive-prend-les-choses-en-mains-602778&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La lib&#233;ralisation du bizness de l'accompagnement des ch&#244;meurs est bien &#233;videmment une politique &lt;i&gt;&#171; moderne et innovante &#187;&lt;/i&gt; de Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dystopie, c'est fini</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Dystopie-c-est-fini</link>
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		<dc:date>2019-09-20T22:33:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Previously dans Ciquiou&#232;fdy</dc:subject>
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&lt;p&gt;Previously dans Ciquiou&#233;fdi : Dans les &#233;pisodes pr&#233;c&#233;dents , nous avions parl&#233; de s&#233;ries polici&#232;res comme r&#233;v&#233;latrices des dysfonctionnements de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine. Cette fois, prenons deux si&#232;cles et un syst&#232;me solaire de recul, en entrant dans la science-fiction de The Expanse, avant que la guerre n'&#233;clate. Au comptoir du rade, le flic au chapeau ressasse ses id&#233;es noires en buvant ce verre de trop. Une jolie gueule sur une photo lui sourit. Sombre histoire que cette gamine de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no150-janvier-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;150 (janvier 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Previously-dans-Ciquiouefdy" rel="tag"&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/The" rel="tag"&gt;The&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/chapeau-ressasse" rel="tag"&gt;chapeau ressasse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/The-Expanse" rel="tag"&gt;The Expanse&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Miller" rel="tag"&gt;Miller&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Belters" rel="tag"&gt;Belters&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/idees-noires" rel="tag"&gt;id&#233;es noires&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Previously &lt;/i&gt;dans &lt;i&gt;Ciquiou&#233;fdi &lt;/i&gt; : Dans les &#233;pisodes pr&#233;c&#233;dents&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir CQFD 148 et 149.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, nous avions parl&#233; de s&#233;ries polici&#232;res comme r&#233;v&#233;latrices des dysfonctionnements de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine. Cette fois, prenons deux si&#232;cles et un syst&#232;me solaire de recul, en entrant dans la science-fiction de &lt;i&gt;The Expanse, &lt;/i&gt;avant que la guerre n'&#233;clate.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;A&lt;/petitelettrine&gt;u comptoir du rade, le flic au chapeau ressasse ses id&#233;es noires en buvant ce verre de trop. Une jolie gueule sur une photo lui sourit. Sombre histoire que cette gamine de super-riche terrien qui a fugu&#233; &#224; l'autre bout du syst&#232;me solaire et qui fricote avec les r&#233;volutionnaires de l'Outer Planets Alliance (OPA)&#8230; et le tout sur fond de crise internationale. L'air artificiel sent le soufre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;n&#233;rique : &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;The Expanse&lt;/i&gt;, cr&#233;&#233;e par Mark Fergus et Hawk Ostby, d'apr&#232;s les romans de James S.A. Corey (chez Acte Sud). Saison 1 diffus&#233;e fin 2015, saison 2 pr&#233;vue pour f&#233;vrier 2017, sur la cha&#238;ne Syfy. Avec Thomas Jane, Steven Strait, Dominique Tipper, Shohreh Aghdashloo&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
&lt;i&gt;Revival &lt;/i&gt;de Guerre froide. &lt;/strong&gt;D'un c&#244;t&#233;, la Terre, bleue, unie, &#233;colo, riche et puissante. De l'autre la rouge Mars, ex-colonie en pleine croissance, non moins puissante et militariste. On se m&#233;fie, on s'arme, on s'espionne. Entre les deux, au centre de tous les enjeux, les colonies de la Ceinture (&lt;i&gt;Ze Belt&lt;/i&gt;) avec ses habitants (les &lt;i&gt;Belters&lt;/i&gt;), prol&#233;tariat de mineurs, ouvriers, marins de l'espace&#8230; et sous-prol&#233;tariat d'escrocs, de marginaux, d'ambitieux rat&#233;s, de tra&#238;ne-mis&#232;re et de tire-laines&#8230; Sur les satellites, stations ou ast&#233;ro&#239;des de la &lt;i&gt;Belt&lt;/i&gt;, l'air est rare et pr&#233;cieux, la gravit&#233; r&#233;duite et la vie est dure. Les ind&#233;pendantistes-terroristes- r&#233;volutionnaires de l'OPA sont en lutte contre les Terriens et les Martiens qu'ils accusent de se gaver sur le dos des &lt;i&gt;Belters&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonne chose : &lt;/strong&gt;la s&#233;rie focalise son r&#233;cit sur la &lt;i&gt;Belt &lt;/i&gt;et ses habitants &#224; travers deux histoires dont on se doute (et redoute) qu'elles finiront par n'en faire plus qu'une. D'un c&#244;t&#233; on suit un groupe de marins de l'espace qui se retrouvent au centre du grand jeu international et, telle une boule de flipper, sont manipul&#233;s et renvoy&#233;s aux quatre coins du syst&#232;me solaire pour provoquer ou &#233;viter la prochaine guerre. De l'autre, qui nous int&#233;resse plus, nous suivons l'enqu&#234;te de Miller, flic forc&#233;ment d&#233;sabus&#233;, sur l'ast&#233;ro&#239;de C&#233;r&#232;s. Enqu&#234;te qui nous permet de d&#233;couvrir la dystopie de la &lt;i&gt;Belt&lt;/i&gt;. Car, comme chacun sait, la bonne science-fiction est avant tout une bonne r&#233;flexion sur la soci&#233;t&#233;, les sciences et les techniques actuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Miller est un antih&#233;ros &lt;/strong&gt;classique : corrompu, cynique, sans espoir mais assez classe et efficace. N&#233; dans la Ceinture, il travaille n&#233;anmoins pour la police qui est clairement au service des int&#233;r&#234;ts de la Terre, des riches exploiteurs. Miller : &#171; &lt;i&gt;Il n'y a pas de loi sur C&#233;r&#232;s. Que la police. &#187;&lt;/i&gt; Tra&#238;tre &#224; son peuple et &#224; sa classe. Les militants ind&#233;pendantistes de l'OPA (dont le sigle, un A dans un O, ressemble farouchement &#224; celui des anars) ne se g&#234;nent pas pour le lui faire sentir. &#201;videmment, &#224; la recherche d'une jeune et myst&#233;rieuse disparue, Miller se met en qu&#234;te de sa propre r&#233;demption. C'est &#224; travers son histoire, agr&#233;ment&#233;e de quelques &lt;i&gt;flash-backs &lt;/i&gt;(une gr&#232;ve s&#233;v&#232;rement extermin&#233;e, par exemple), que se pr&#233;sente &#224; nous ce monde fait d'exploitation &#233;conomique sans piti&#233;. Mieux qu'une ressemblance avec notre propre monde : une all&#233;gorie propre et distrayante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malgr&#233; des c&#244;t&#233;s un &lt;/strong&gt;peu &lt;i&gt;cheap &lt;/i&gt;et quelques d&#233;cors en carton grossier, la s&#233;rie regorge de bonnes id&#233;es et de bonnes questions. Parfois po&#233;tique comme le vol d'un petit oiseau en faible apesanteur, parfois technique comme les proc&#233;dures pour faire un demi-tour dans l'espace &#224; grande vitesse, ou &#224; propos de l'&#233;volution biologique et linguistique des &lt;i&gt;Belters&lt;/i&gt;&#8230; Elle doit aussi beaucoup au film noir. Miller ressemble, et c'est un hommage, &#224; Deckard, le flic de &lt;i&gt;Blade Runner&lt;/i&gt;. On pense aussi au &lt;i&gt;Laura &lt;/i&gt;d'Otto Preminger dans lequel un d&#233;tective tombe amoureux de l'image de la disparue. &lt;i&gt;The Expanse &lt;/i&gt;fait la d&#233;monstration que m&#234;me avec des moyens plus que modestes par rapport aux superproductions actuelles, on peut faire de la chouette S-F.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bref, la s&#233;rie &lt;/strong&gt;est assez plaisante&#8230; jusqu'aux deux derniers &#233;pisodes o&#249; l'action prend le pas sur la science-fiction. Et alors je me prends &#224; r&#234;ver d'une s&#233;rie qui parviendrait, enfin, &#224; faire vivre critique sociale et politique dans un monde futuriste. Une sorte de &lt;i&gt;The Wire &lt;/i&gt;de l'espace. Je ne sais pas si les cr&#233;ateurs de &lt;i&gt;The Expanse &lt;/i&gt;parviendront &#224; rectifier le tir dans la saison 2 qui d&#233;butera cet hiver&#8230; je l'esp&#232;re quand m&#234;me un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette chronique &lt;/strong&gt;d&#233;butera aussi sa saison 2 &#224; la rentr&#233;e&#8230; une saison anglaise, &#224; ne pas rater !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;148 et 149.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Killing Queer Hero</title>
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&lt;p&gt;Previously dans Ciquiou&#233;fdi : Au risque de d&#233;plaire aux lecteurs r&#233;tifs &#224; ces &#339;uvres fictionnelles, nous continuons la visite des s&#233;ries anglaises. Apr&#232;s l'espionnage &#224; Londres &#8230;, cap au Nord, Manchester et sa campagne, pour Hit and miss, un polar qui donnerait des boutons &#224; la Manif pour tous (MPT). Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique Nuit. Parking glauque, d&#233;sert, silencieux. Un type se dirige vers sa caisse. Quelqu'un l'attend. Capuche et veste noires. Flingue et silencieux. Poum et poum. Le tueur &#224; gages (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no152-mars-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;152 (mars 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Previously-dans-Ciquiouefdy" rel="tag"&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Junie-Briffaz" rel="tag"&gt;Junie Briffaz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/tueuse" rel="tag"&gt;tueuse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Previously dans Ciquiou&#233;fdi &lt;/i&gt; : Au risque de d&#233;plaire aux lecteurs r&#233;tifs &#224; ces &#339;uvres fictionnelles, nous continuons la visite des s&#233;ries anglaises. Apr&#232;s l'espionnage &#224; Londres&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;The Honourable Woman, in CQFD n&#176;151.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&#8230;, cap au Nord, Manchester et sa campagne, pour &lt;i&gt;Hit and miss&lt;/i&gt;, un polar qui donnerait des boutons &#224; la Manif pour tous (MPT).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3021 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L419xH400/-1257-e5387.jpg?1768649853' width='419' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Junie Briffaz
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nuit. Parking glauque, d&#233;sert, silencieux. Un type se dirige vers sa caisse. Quelqu'un l'attend. Capuche et veste noires. Flingue et silencieux. Poum et poum. Le tueur &#224; gages retourne dans sa voiture&#8230; et se passe du rouge sur les l&#232;vres. Chez elle, apr&#232;s une s&#233;ance de sport, elle va prendre une douche. L'assassin est une femme trans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;n&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Hit and miss&lt;/i&gt;, mini-s&#233;rie (une saison, 6 &#233;pisodes de 40 minutes) cr&#233;&#233;e par Paul Abbott pour Sky Atlantic. Premi&#232;re diffusion : mai 2012. Avec Chlo&#235; Sevigny, Jonas Armstrong, Karla Crome, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;pisode&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mia travaille comme tueuse &#224; gages pour un mafieux de Manchester afin de payer son op&#233;ration qui pourra la rendre pleinement femme. En attendant, elle &#233;conomise, ne voit personne, ne s'occupe que d'elle. C'est alors que sa vie d'avant, du temps o&#249; elle essayait d'&#234;tre un homme h&#233;t&#233;rosexuel, la rattrape : une ex-girlfriend, mourante, apprend &#224; Mia qu'elle a &#233;t&#233; le g&#233;niteur d'un gamin de 11 ans. Et les choses vont se compliquer davantage lorsqu'elle se voit confier la garde des quatre enfants de cet amour lointain et passager. Entre Manchester, grise, urbaine, solitaire et la campagne du Yorkshire, ses landes, la ferme avec les quatre gosses (de 6, 11, 15 et 17 ans), c'est une nouvelle famille qui rena&#238;t loin du mod&#232;le &#171; un papa, une maman &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, &#224; l'heure o&#249; les suppos&#233;s champions de la prochaine pr&#233;sidentielle fran&#231;aise redoublent d'&#339;uillades appuy&#233;es aux cathos int&#233;gristes et aux dingos de la MPT qui auraient &#233;t&#233; &#171; humili&#233;s par Hollande &#187; (dixit Macron), &lt;i&gt;Hit and miss&lt;/i&gt; est un bon coup de botte &#224; talon dans les parties de ces r&#233;acs. Car c'est bien une &#171; famille &#187; qui est au centre de l'intrigue. Une famille qui se compose et se recompose, non pas en fonction des carcans traditionnels et g&#233;n&#233;tiques, mais en fonction des aspirations, des amours et des f&#234;lures de ses membres&#8230; qui sont tous, peu ou prou, celles et ceux qui sont quotidiennement maltrait&#233;s et r&#233;ellement humili&#233;s par la soci&#233;t&#233; patriarcale et normative : femme, trans, gamins en marge, jeunes isol&#233;s, marginaux, handicap&#233;(e)s, &#233;pouses battues ou fille m&#232;re&#8230; En face, les parents de Mia - la famille patriarcale &#171; normale &#187; - n'est g&#233;n&#233;ratrice que de violence et d'exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines critiques ont point&#233; du doigt le paradoxe que ce soit une actrice &#171; cis &#187;&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Est &#171; cis &#187; une personne dont le corps est en ad&#233;quation avec son genre. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, Chlo&#235; Sevigny, qui interpr&#232;te un r&#244;le de trans alors que les actrices trans manquent cruellement de (beaux) r&#244;les&#8230; Il n'emp&#234;che que la prestation de l'actrice am&#233;ricaine est pour le coup tout &#224; fait remarquable. Tour &#224; tour femme fatale, tueuse de sang froid ou en panique, elle cr&#232;ve l'&#233;cran. Le c&#339;ur de l'histoire ne tourne pas autour du changement de sexe de Mia mais du changement de perspective de son existence : d'un c&#244;t&#233;, l'implacable tueuse trans, passablement &#233;go&#239;ste et r&#233;serv&#233;, de l'autre, la femme charg&#233;e de famille, en lutte contre l'omnipr&#233;sente violence des dominants : les hommes riches et puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnages, r&#233;jouissants, ne m&#226;chent pas leurs mots, avec des accents du nord de l'Angleterre ouvri&#232;re. Par exemple, Riley, la fille a&#238;n&#233;e, interpr&#233;t&#233;e par la jeune Karla Crome, v&#233;ritable alter-ego de Mia : l'opposition initiale, &#171; vraie &#187; femme et m&#232;re potentielle versus &#171; fausse &#187; femme et p&#232;re &#171; v&#233;ritable &#187;, se mue peu &#224; peu en une relation de solidarit&#233;, de sororit&#233; m&#234;me, de femmes en but &#224; la violence des hommes. Car, si c'est Mia la tueuse, la violence, le sexisme et la transphobie viennent le plus souvent des mecs&#8230; Dans la s&#233;rie comme dans la vie. Et les femmes ne peuvent et ne doivent compter que sur elles-m&#234;mes. Cette &#171; petite s&#233;rie &#187; (4 heures en tout et pour tout) tr&#232;s attachante, accompagn&#233;e d'une excellente bande son, est aussi une &#339;uvre politique. Sans se faire donneuse de le&#231;on, d'ailleurs ! Il n'y a aucune morale finale autre que &#171; la lutte continue &#187;. Et elle continuera encore le mois prochain, avec une autre s&#233;rie, d'autres femmes et d'autres paysages loin, tr&#232;s loin de l'Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;The Honourable Woman, in &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;151.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Est &#171; cis &#187; une personne dont le corps est en ad&#233;quation avec son genre. C'est-&#224;-dire, grosso-modo, &#171; non-trans &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Da Vinci (bien) crade</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Da-Vinci-bien-crade</link>
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&lt;p&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdi , j'avais parl&#233; de The night of, rare s&#233;rie US &#224; faire porter les causes du cauchemar am&#233;ricain sur le syst&#232;me lui-m&#234;me et non sur les individus d&#233;viants ou mauvais. Cette fois, nous allons porter notre regard sur le paradoxe True detective&#8230; saison 2. Juin 2015. La suite de True detective sort sur les petits &#233;crans. Apr&#232;s une premi&#232;re saison couverte de louanges par les critiques et les spectateurs, l'attente est immense&#8230; Peut-&#234;tre trop ? Les records du premier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no149-decembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;149 (d&#233;cembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Previously-dans-Ciquiouefdy" rel="tag"&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/juin" rel="tag"&gt;juin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Saison" rel="tag"&gt;Saison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/True-detective" rel="tag"&gt;True detective&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/True" rel="tag"&gt;True&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/detective" rel="tag"&gt;detective&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/seconde-saison" rel="tag"&gt;seconde saison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/critiques" rel="tag"&gt;critiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Vinci" rel="tag"&gt;Vinci&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Detective-saison" rel="tag"&gt;Detective saison&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Previously &lt;/i&gt;dans &lt;i&gt;Ciquiou&#232;fdi &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Une bonne nuit en enfer &#187;, CQFD n&#176;148.&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, j'avais parl&#233; de &lt;i&gt;The night of, &lt;/i&gt;rare s&#233;rie US &#224; faire porter les causes du cauchemar am&#233;ricain sur le syst&#232;me lui-m&#234;me et non sur les individus d&#233;viants ou mauvais. Cette fois, nous allons porter notre regard sur le paradoxe &lt;i&gt;True detective&lt;/i&gt;&#8230; saison 2.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;J&lt;/span&gt;uin 2015. La suite de &lt;i&gt;True detective &lt;/i&gt;sort sur les petits &#233;crans. Apr&#232;s une premi&#232;re saison couverte de louanges par les critiques et les spectateurs, l'attente est immense&#8230; Peut-&#234;tre trop ? Les records du premier &#233;pisode pass&#233;s, l'audience s'effrite et les critiques se font moins laudatives (&lt;i&gt;T&#233;l&#233;rama &lt;/i&gt;parle &lt;i&gt;&#171; d'&#233;chec quasi g&#233;n&#233;ral &#187;&lt;/i&gt;). Mais, pour ce qui rel&#232;ve de l'analyse politique, la seconde saison est bien sup&#233;rieure &#224; la premi&#232;re et n'est pas sans rappeler l'actualit&#233; r&#233;cente. Et c'est ce que nous allons voir de ce pas ! G&#233;n&#233;rique : &lt;i&gt;True detective, &lt;/i&gt;saison 2. Cr&#233;&#233;e par Nic Pizzolatto, produite pour la cha&#238;ne HBO. Avec Colin Farell, Rachelle MacAdams, Vince Vaughn. Chanson du g&#233;n&#233;rique : &lt;i&gt;Nevermind &lt;/i&gt;de Leonard Cohen (&lt;i&gt;RIP&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'excellente premi&#232;re saison &lt;/strong&gt;se d&#233;roule dans une Louisiane poisseuse o&#249; nous suivons, &#224; travers le bayou et les ann&#233;es, la poursuite d'un tueur particuli&#232;rement sadique par deux policiers que tout oppose, comme il se doit. Le montage, &#224; travers des flash-back, est brillant, le suspens efficace, les acteurs (Matthew McConnaughey et Woody Harrelson) tr&#232;s bons&#8230; Mais, si ce n'est la forme et quelques critiques contre la main mise des &#233;glises sur les &#233;coles pauvres, cette premi&#232;re histoire reste des plus classiques. Et &#224; la fin, le flic mat&#233;rialiste trouve Dieu et l'assassin se r&#233;v&#232;le bel et bien &#234;tre un dangereux psychopathe, incestueux, laid, m&#233;chant&#8230; monstrueux. Sa mort r&#233;tablira l'ordre am&#233;ricain &#8211; si ce n'est divin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour la seconde saison, &lt;/strong&gt;on ne fait pas que changer de d&#233;cors en se transportant en Californie, dans la ville fictive de Vinci. Cette fois, l'histoire suit trois flics et un mafieux enqu&#234;tant sur la mort d'un haut fonctionnaire corrompu aux moeurs douteuses. &#192; la place du bayou, des entrelacs d'autoroutes, des d&#233;charges, des usines, des zones pavillonnaires miteuses ; &#224; la place des l&#233;gendes cr&#233;oles du Sud, un nouveau western o&#249; le chemin de fer est au centre de toutes les convoitises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vinci, &lt;/strong&gt;avec ses flics pourris, ses putes, sa coke, son industrie lourde et ses travailleurs sans-papiers, est une ville presque sans habitant qui n'a d'autre fonction que faire du fric pour la petite poign&#233;e de magnats, politiciens, hauts fonctionnaires et mafieux, qui se partagent et se d&#233;chirent la face cach&#233;e de l'&#233;conomie californienne. &#192; sa sortie, en 2015, certains avaient trouv&#233; ringarde cette saison o&#249;, par exemple, le flic homo n'assumait pas sa sexualit&#233;, o&#249; le maire (de p&#232;re en fils) aussi sexiste, vulgaire que corrompu ne pouvait para&#238;tre que comme une sombre caricature du pire de George W. Bush&#8230; L'Am&#233;rique, ce n'&#233;tait plus &#231;a, mesdames et messieurs, au temps d'Obama ! L'Am&#233;rique qu'on voulait voir, c'&#233;tait celle de San Francisco, la tol&#233;rante, celle qui &#233;lit un pr&#233;sident noir, qui commence &#224; penser &#233;colo et qui vote le mariage gay ! &#192; la lumi&#232;re des r&#233;centes &#233;lections, je me prends &#224; me demander si True Detective saison 2 ne serait pas, en fait, en avance. Si l'Am&#233;rique de Vinci n'&#233;tait pas celle de Trump ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors certes&#8230; &lt;/strong&gt;certains dialogues tra&#238;nent un peu en longueur et l'obsession de Nic Pizzolatto pour la paternit&#233; est parfois lourde. Mais qu'importe ! Aux veinards qui n'ont pas encore regard&#233; &lt;i&gt;True Detective, &lt;/i&gt;je conseillerai de commencer par la saison 2 qui m&#233;rite le d&#233;tour, surtout en ce moment, pour finir en beaut&#233; par la saison 1 qui est quand m&#234;me mieux. Chose qu'il ne faut pas faire avec la s&#233;rie &lt;i&gt;The Expanse &lt;/i&gt;pour les &#233;videntes raisons que je vous expliquerai le mois prochain !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Une-bonne-nuit-en-enfer' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Une bonne nuit en enfer&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;n&#176;148.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Winter is coming</title>
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		<dc:creator> Momo Br&#252;cke, Iffik Le Guen, Julien Tewfiq</dc:creator>


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&lt;p&gt;Demain comme aujourd'hui, le travail demeurera une centralit&#233; dans nos existences. Coercitif ou librement consenti, ali&#233;nant ou gratifiant, le chagrin continuera de charpenter le socle de notre vie commune. Parce que le futur est d&#233;j&#224; &#224; notre porte, CQFD vous propose trois envol&#233;es dystopiques. Walter Benjamin a eu cette formule : &#171; Il faut organiser le pessimisme. &#187; Nous y sommes. Et le monde devint machine Les injonctions au plein-emploi r&#233;sonnent encore alors m&#234;me que le travail (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no147-octobre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;147 (octobre 2016)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Demain comme aujourd'hui, le travail demeurera une centralit&#233; dans nos existences. Coercitif ou librement consenti, ali&#233;nant ou gratifiant, le chagrin continuera de charpenter le socle de notre vie commune. Parce que le futur est d&#233;j&#224; &#224; notre porte, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; vous propose trois envol&#233;es dystopiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2905 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH394/-1149-71800.jpg?1768816119' width='500' height='394' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;i&gt; Walter Benjamin a eu cette formule : &#171; &lt;i&gt;Il faut organiser le pessimisme.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br&gt; Nous y sommes.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et le monde devint machine
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;L&lt;/petitelettrine&gt;es injonctions au plein-emploi r&#233;sonnent encore alors m&#234;me que le travail est mort. Politicards et &#233;conomistes ont tout fait pour conserver ce mythe malgr&#233; la robotisation. Aujourd'hui, on ne travaille plus, on veille les robots. Nous vivons en pleine science-fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#199;a a commenc&#233; au si&#232;cle dernier &lt;/strong&gt;avec Taylor, Ford, etc. un pr&#233;tendu cercle vertueux alors qu'il n'&#233;tait que vicieux : l'humain devenait esclave de la machine tandis que la marchandise occupait l'ensemble de la vie sociale. &#171; &lt;i&gt;Les machines deviennent le monde et le monde devient machin&lt;/i&gt;e &#187; proph&#233;tisait G&#252;nther Anders, lucide observateur de l'obsolescence humaine. D&#233;j&#224; en 1936, &lt;i&gt;Les Temps modernes &lt;/i&gt;nous montrait un Chaplin domin&#233; et soumis &#224; un automate jusqu'&#224; le rendre fou. Les travailleurs, en plus d'&#234;tre exploit&#233;s devenaient serviteurs. Puis, le mouvement a &#233;t&#233; irr&#233;versible : en un peu moins d'un si&#232;cle, la robotisation a expuls&#233; dans les marges des dizaines de millions de travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'interm&#232;de de l'ub&#233;risation &lt;/strong&gt;finit de lever le voile : les travailleurs r&#233;duits &#224; l'&#233;tat d'entreprises pr&#233;caires en concurrence les unes avec les autres. Les grands gagnants furent les consortiums qui, all&#233;g&#233;s des charges, firent jouer la concurrence &#224; plein. Des masses de salari&#233;s de plus en plus pr&#233;caris&#233;s se firent la guerre tandis que les machines colonisaient peu &#224; peu les entrailles de la production mondialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Mort au travail, vive les robots ! &#187;&lt;/strong&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le terrain, &lt;/strong&gt;les mouvements sociaux n'ont pu faire le poids. Ceci explique, sans doute, le r&#244;le d'idiots utiles jou&#233;s par les sociaux-d&#233;mocrates et une partie de la gauche &#171; radicale &#187;, dont les slogans d'alors &#8211; &#171; Mort au travail : vive les robots ! &#187; &#8211; donnent aujourd'hui le vertige. En fait, ils &#233;taient dos au mur, se raccrochant follement aux haillons d'une mauvaise lecture de Marx : &#171; &lt;i&gt;La r&#233;duction de la journ&#233;e de travail est la condition fondamentale de [l'&#233;panouissement de la puissance humaine] &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Karl Marx, Le Capital.&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &#187; Il y avait pourtant d'autres chemins pour &#233;viter ce lent retour vers le servage. Le sabotage, par exemple, m&#234;me s'il n'eut fonctionn&#233;, aurait eu le m&#233;rite de sauver l'honneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La solution fut trouv&#233;e : &lt;/strong&gt;robotisation et instauration d'un revenu universel minable. Plus de s&#233;cu ou de minima sociaux, une obole mensuelle contre obligation de veiller les machines &#8212; entre 10 et 45 heures hebdo selon les besoins de l'&#233;conomie. M&#234;me dans le secteur de la sant&#233;, lieu du soin et d'une relation proprement humaine, on n'a pas r&#233;sist&#233;. &#192; force de traiter les soignants et les soignantes comme des machines, les entreprises de sant&#233; ont fini par pr&#233;f&#233;rer l'original &#224; la copie. Ce qui est pratique : les robots sont ne sont ni sujets aux suicides ni aux &#233;tats d'&#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui, on veille. &lt;/strong&gt;Les yeux hypnotis&#233;s par les &#233;crans. Notre lexique binaris&#233; pour mieux correspondre avec la machine. Et le temps &#171; libre &#187;, l'&#233;panouissement ? me demandez-vous. une libert&#233; surveill&#233;e ! Le revenu garanti ? une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s ! Au moindre faux pas, c'est la condamnation, les vivres coup&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais je m'en fous&lt;/strong&gt;. Demain, je tue un robot.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Momo Br&#252;cke&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La Conjuration des &#233;gaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;C&lt;/petitelettrine&gt;'&#233;tait apr&#232;s la Grande Guerre pour les Ressources qui a d&#233;vast&#233; tous les continents. Des fragments d'anciens &#201;tats d'Europe du Nord s'&#233;taient regroup&#233;s au sein de l'Union bor&#233;alienne. La vie s'y &#233;coulait paisiblement derri&#232;re de hauts murs absolument infranchissables. Nous, les &#201;gaux, avions repris nos vies en main pour les consacrer &#224; l'&#233;panouissement de tous. Instruits des erreurs du pass&#233;, nous nous &#233;tions attel&#233;s &#224; construire une soci&#233;t&#233; harmonieuse entre nous comme avec la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement faisait une large place &#224; la d&#233;mocratie directe et &#224; l'autonomie des collectivit&#233;s de base. Toute diff&#233;rence de sexe, de position sociale, d'&#226;ge, de croyance, &#233;tait proscrite jusque dans le langage. L'exploitation des animaux &#233;tait interdite. Les techniques agricoles, quand elles &#233;taient employ&#233;es, devaient strictement respecter les cycles naturels. La richesse &#233;tait &#233;quitablement r&#233;partie au moyen d'un revenu citoyen, ce qui laissait &#224; chacun de nous le choix de travailler ou non. Seuls les emplois sup&#233;rieurs &#233;taient permis aux &#201;gaux : m&#233;decin, avocat, ing&#233;nieur, officier. Toutes les terres avaient &#233;t&#233; collectivis&#233;es au profit des &#201;gaux et l'ensemble des infrastructures (logement, routes, t&#233;l&#233;communications&#8230;) &#233;taient con&#231;ues dans le sens du plus petit impact environnemental possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quant aux activit&#233;s laborieuses &lt;/strong&gt;les plus p&#233;nibles, nous les avions confi&#233;es aux r&#233;sidents. Ces &#233;trangers que nous laissions entrer au compte-gouttes dans l'Union n'avaient pas droit de cit&#233; mais pouvaient acc&#233;der &#224; une vie confortable en se consacrant &#224; l'agriculture, l'industrie, l'artisanat, le commerce ou la gestion de l'argent. Ils &#233;taient &#233;galement soumis &#224; un certain nombre de services d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral : construction et entretien des voies ainsi que des b&#226;timents publics, fabrication et maintenance des &#233;quipements collectifs, perception des taxes, garde des remparts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'un d'entre eux s'&#233;tait particuli&#232;rement distingu&#233; dans ces services, il pouvait pr&#233;tendre au statut de r&#233;sident-responsable et il &#233;tait alors admis &#224; participer aux d&#233;cisions des assembl&#233;es avec un avis consultatif. Afin d'&#233;viter tout d&#233;s&#233;quilibre, des restrictions &#233;taient impos&#233;es aux r&#233;sidents. La taille de leurs entreprises ne pouvait exc&#233;der un certain nombre de salari&#233;s. Leur capacit&#233; &#224; louer des terrains et logements &#233;tait limit&#233;e en surface. Ils &#233;taient redevables de taxes cons&#233;quentes pour chaque nouvel enfant jusqu'&#224; un nombre maximum de deux. D&#232;s lors qu'ils atteignaient un certain seuil, leurs revenus &#233;taient lourdement impos&#233;s au b&#233;n&#233;fice du budget public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lib&#233;r&#233;s des contraintes &lt;/strong&gt;les plus p&#233;nibles, nous nous adonnions aux plaisirs de l'esprit et de de la chair qui n'est pas forc&#233;ment triste. Tout &#233;tait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un seul probl&#232;me subsistait &lt;/strong&gt;chez les &#201;gaux : parfois un insondable ennui s'emparait de nous. Il &#233;tait alors temps de sacrifier un r&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Iffik Le Guen&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vive le Moyen &#194;ge !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;A&lt;/petitelettrine&gt;u d&#233;but, nous avions cru que ce n'&#233;tait qu'une crise comme en avaient connu l'Argentine, la Gr&#232;ce ou l'Espagne. Mais ce n'&#233;tait pas une crise comme les autres. C'&#233;tait la grande, la derni&#232;re, la fatale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; qui la faute ? &lt;/strong&gt;Aux banques qui s'&#233;taient effondr&#233;es comme des dominos ? Aux p&#233;troliers qui avaient trich&#233; sur l'&#233;tat de leurs r&#233;serves de brut ? Aux &#201;tats incapables de g&#233;rer le fracas climatique ? Aux travailleurs qui avaient d&#233;sert&#233; leurs postes au c&#339;ur de la temp&#234;te ? Voir ces nu&#233;es de ch&#244;meurs mendier sur le bord des routes, &#231;a nous rappelait les photos de la crise de 1929 dans les manuels scolaires. Puis les &#233;tals des magasins se vid&#232;rent. Le prix des denr&#233;es alimentaires et des mati&#232;res premi&#232;res augmenta aussi vite que celui de l'essence. Partout, les officiels nous promettaient un prochain &#171; retour &#224; la normale &#187;. La situation ne fit qu'empirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On aurait pu s'attendre &#224; des sc&#232;nes de pillage&lt;/strong&gt; ou de barricades urbaines. Ce fut la d&#233;sertion. Du boulot, de la ville. un improbable retour &#224; la terre, la nourrici&#232;re, la paysanne. Nous, les citadins, &#233;tions des migrants, allant sur les routes avec quelques affaires, &#224; la recherche d'un village qui voudrait bien de nous. On aurait pu s'attendre &#224; ce que les derniers paysans nous accueillent &#224; coups de fourches. Pas du tout. Les populations urbaines et rurales trouv&#232;rent &#224; s'imbriquer assez facilement. M&#233;canis&#233;es et informatis&#233;es &#224; outrance, les campagnes manquaient de bras maintenant que les machines ne marchaient plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y avait ce savoir &lt;/strong&gt;vieux de dix mille ans &#224; r&#233;apprendre et r&#233;inventer : travailler la terre, &#233;lever du b&#233;tail, fabriquer des outils. Recycler, exp&#233;rimenter ; souder un nouveau lien communautaire. Dans chaque village, anciens et nouveaux habitants ont d&#251; trouver comment vivre et travailler ensemble, r&#233;partir les t&#226;ches, les habitations, les champs&#8230; Le plus souvent, ces petites communaut&#233;s s'organisaient autour d'un conseil municipal et d'un maire, comme au temps d'avant. Mais on a connu des organisations plus horizontales avec mise en commun des ressources et prises de d&#233;cision collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je me souviens &lt;/strong&gt;avec &#233;motion de la fois o&#249; j'ai ramass&#233; mes premi&#232;res courges. &#192; la ville, j'&#233;tais &lt;i&gt;community manager &lt;/i&gt;pour une bo&#238;te de t&#233;l&#233;phonie, je n'avais jamais eu les moyens d'avoir un jardin. Je me souviens aussi des premiers hivers, les plus durs, et de l'indispensable solidarit&#233; des villageois pour se tenir chaud. &#192; la ville, je me ruinais en chauffage &#233;lectrique ! Quand, au bout de deux ans, des agents de ce qui restait de l'&#201;tat sont venus au village pour &#171; organiser un recensement en vue de r&#233;tablir les services de l'&#201;tat et l'assiette d'imposition &#187;, on les a re&#231;us comme il le fallait ! Nous avions travaill&#233; pour notre communaut&#233; et en bonne entente avec les villages voisins, ce n'&#233;tait pas pour que des grosses l&#233;gumes viennent nous refaire le coup des sauvages &#224; civiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je me souviens &lt;/strong&gt;qu'au d&#233;but, certains disaient que nous vivions une &#171; catastrophe &#187;, &#171; un retour au Moyen &#194;ge &#187;&#8230; Alors moi, je vous le dis : &#171; Vive ! Vive le Moyen &#194;ge ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Karl Marx, &lt;i&gt;Le Capital&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230; ?</title>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230;</dc:subject>
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&lt;p&gt;C'est la plus simple et la plus complexe &#224; &#233;crire de nos chroniques : le &#171; Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230; ? &#187; Trouver une t&#234;te-&#224;-claques &#224; claquer, un concept fumeux &#224; fumer, une quiche &#224; entarter&#8230; ce n'est pas ce qui manque ! Et pourtant, en ce premier octobre 2016, avant-dernier jour de bouclage, nous n'avons toujours pas de &#171; Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230; ? &#187; La faute &#224; qui ? La faute &#224; notre d&#233;ontologie du LOL : cet article doit nous amuser ! Et parfois, c'est comme tout, &#231;a ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;C'&lt;/span&gt;est la plus simple et la plus complexe &#224; &#233;crire de nos chroniques : le &#171; Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230; ? &#187; Trouver une t&#234;te-&#224;-claques &#224; claquer, un concept fumeux &#224; fumer, une quiche &#224; entarter&#8230; ce n'est pas ce qui manque ! Et pourtant, en ce premier octobre 2016, avant-dernier jour de bouclage, nous n'avons toujours pas de &#171; Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230; ? &#187; La faute &#224; qui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La faute &#224; notre d&#233;ontologie&lt;/strong&gt; du LOL : cet article doit nous amuser ! Et parfois, c'est comme tout, &#231;a ne vient pas. On reste sur le bord de la page blanche, l'imagination en berne et la plume s&#232;che. Faire le portrait mordant d'un Fran&#231;ois Fillon qui dit (sans rire) qu'&lt;i&gt;&#171; il faut laisser plus de libert&#233;s aux travailleurs, je ne veux pas que l'inspection du travail dicte sa loi &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Discours &#224; Tours, 30 septembre 2016.&#034; id=&#034;nh7-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt; ? Trop facile. Et pourquoi pas reprendre les tweets de Nadine Morano &#224; la mode &#171; chroniqueur trop impertinent de France Inter &#187; ? C'est marrant mais nos lecteurs attendent un peu plus d'analyse et d'inattendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La faute &#224; notre procrastination !&lt;/strong&gt; On s'y prend un peu au dernier moment. Par exemple, faire une enqu&#234;te sur l'anti-bio Gil Rivi&#232;re-Wekstein, fervent d&#233;fenseur des OGM et de l'agro-industrie, demanderait du temps et du s&#233;rieux. En moins de quatre heures, mission impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La faute aussi au manque de place.&lt;/strong&gt; On aimerait bien honorer Cazeneuve rien que pour le plaisir d'&#233;crire ce genre de conclusion : &#171; Gazeneuve ou la lacrymocratie fait homme &#187;. Mais faire le portrait de ce petit apparatchik d&#233;guis&#233; en flic m&#233;riterait plusieurs pages de notre m&#233;pris le plus profond. Et on n'a pas la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La faute aussi &#224; notre provincialisme&lt;/strong&gt; marseillo-centr&#233; car on aurait pu aligner la RATP. Entre la nouvelle campagne d'affichage anti-fraudeurs dont on se demande &#224; quoi se droguent les auteurs et la nouvelle politique maison consistant &#224; armer les milices de s&#233;curit&#233; du m&#233;tro parisien, il y avait de quoi faire. Mais, comme disait l'autre : &lt;i&gt;&#171; Oh con ! Mais nos lecteurs, ils les ont pas vues tes affiches, oh fada ! T'as pas le style, toi ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;La faute &#224; notre manque de moyens&lt;/strong&gt; car nous r&#234;verions de nous offrir un Bernard de la Villardi&#232;re, son &#233;mission &#171; Dossier tabou &#187; sur l'islam et M6 qui la diffuse tellement tout &#231;a sent fort la&#8230; manipulation, le sensationnalisme et l'islamophobie d&#233;complex&#233;e. Mais on n'a pas la t&#233;l&#233; ! Et surtout, sans mauvaise foi, d'autres le font mieux que nous&lt;a href=&#034;#nb7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#171; #DossierTaBouche &#187; ou comment Widad et Sihame piratent M6 : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La faute &#224; notre qu&#234;te effr&#233;n&#233;e&lt;/strong&gt; du scoop ! Car on pourrait se payer un Pierre Gattaz, qui annonce (toujours sans rire) que le Medef cr&#233;era non pas un mais deux millions d'emplois dans les jours qui viennent... si et seulement si le gouvernement veut bien continuer &#224; l'&#233;couter sagement. Mais on l'a d&#233;j&#224; fait ! De m&#234;me que nos t&#234;tes-&#224;-tartes favorites, la climato-comique Maud Fontenoy, le techno-gourou Xavier Niel, l'agro-industrio-capitaliste Xavier Beulin, le philo-gna-gna-gna Finky, etc. Quoique&#8230; Finkielkraut ? Non, lui, il n'y est pas encore pass&#233; ! Tiens, tiens. Je note.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La faute, enfin, &#224; notre exigence de camaraderie&lt;/strong&gt; : nous attendions un petit bijou traitant des pubs, des bloqueurs de pubs et des bloqueurs de bloqueurs de pubs sur Internet&#8230; Seulement notre nouveau collaborateur et non moins copain &#233;tait un peu trop d&#233;bord&#233; ce mois-ci pour nous livrer &#224; l'heure. Mais il ne perd rien pour attendre ! Pour novembre, il a int&#233;r&#234;t &#224; nous livrer &#224; temps s'il ne veut pas &#234;tre le prochain sujet du &#171; Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb7-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Discours &#224; Tours, 30 septembre 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &#171; #DossierTaBouche &#187; ou comment Widad et Sihame piratent M6 : &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=g5uKD4hLKbo&amp;feature=youtu.be&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=g5uKD4hLKbo&amp;feature=youtu.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les dames du Lake</title>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Previously dans Ciquiou&#232;fdy</dc:subject>
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&lt;p&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy : le mois dernier, un lecteur courrouc&#233;, Antoine, nous encourageait &#224; renoncer aux s&#233;ries TV &#171; quintessence de (la) consommation passive d'images &#187;. Pour le dernier &#233;pisode de cette chronique, Julien Tewfiq lui r&#233;pond &#224; travers la s&#233;rie Top of the Lake. Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique : &#224; l'heure o&#249; blanchit la campagne, minuscule entre nappes de brouillard et montagnes sauvages, une ado d&#233;vale la route &#224; v&#233;lo jusqu'au bord d'un lac aussi impassible qu'elle. La coll&#233;gienne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no153-avril-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;153 (avril 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Previously-dans-Ciquiouefdy" rel="tag"&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Jane-Campion" rel="tag"&gt;Jane Campion&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/velo-jusqu-au" rel="tag"&gt;v&#233;lo jusqu'au&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/the-Lake" rel="tag"&gt;the Lake&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/series" rel="tag"&gt;s&#233;ries&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Top" rel="tag"&gt;Top&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Previously&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;Ciquiou&#232;fdy&lt;/i&gt; : le mois dernier, un lecteur courrouc&#233;, Antoine, nous encourageait &#224; renoncer aux s&#233;ries TV &#171; &lt;i&gt; quintessence de&lt;/i&gt; (la) &lt;i&gt;consommation passive d'images&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir CQFD n&#176;152, mars 2017.&#034; id=&#034;nh8-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;. Pour le dernier &#233;pisode de cette chronique&lt;a href=&#034;#nb8-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En fait, &#233;videmment, la chronique reviendra dans une troisi&#232;me saison ! (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, Julien Tewfiq lui r&#233;pond &#224; travers la s&#233;rie &lt;i&gt;Top of the Lake&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique :&lt;/strong&gt; &#224; l'heure o&#249; blanchit la campagne, minuscule entre nappes de brouillard et montagnes sauvages, une ado d&#233;vale la route &#224; v&#233;lo jusqu'au bord d'un lac aussi impassible qu'elle. La coll&#233;gienne d&#233;pose son cartable et sa veste sur la berge et p&#233;n&#232;tre sans se retourner dans l'eau glac&#233;e, jusqu'aux &#233;paules&#8230; Trois notes, tristes, de piano. Elle serre les poings.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;n&#233;rique :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Top of the Lake&lt;/i&gt;, s&#233;rie australo-anglo-n&#233;o-z&#233;landaise (1 saison de 6 &#233;pisodes), cr&#233;&#233;e, &#233;crite et r&#233;alis&#233;e par Jane Campion, Gerard Lee et Garth Davis avec Elisabeth Moss, David Wenham, Holly Hunter&lt;a href=&#034;#nb8-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une saison 2, avec Nicole Kidman, est (tr&#232;s) attendue pour 2017.&#034; id=&#034;nh8-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2506 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH331/-772-41372.jpg?1768657235' width='500' height='331' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;pisode :&lt;/strong&gt; en chroniquant des s&#233;ries TV pour &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, je m'attendais &#233;videmment &#224; ce que &#231;a fasse grincer des dents chez certains. Je peux comprendre qu'on n'aime pas les s&#233;ries, ou pas telle s&#233;rie, mais &#224; part l'hom&#233;opathie ou le refus de voter, je ne connais pas de sujet plus pol&#233;mique. En voil&#224; une, pourtant, qui devrait mettre tout le monde d'accord. &lt;i&gt;Top of the Lake&lt;/i&gt; est &lt;i&gt;the&lt;/i&gt; s&#233;rie. Elle n'a clairement rien &#224; envier au meilleur cin&#233;ma ou &#224; la meilleure litt&#233;rature : &#224; la fois populaire et savante, intelligente, distrayante et puissamment politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre de Jane Campion est une implacable d&#233;monstration que la s&#233;rie TV, entre de bonnes mains, est plus qu'un genre t&#233;l&#233;visuelle mais un domaine artistique &#224; part enti&#232;re. Et elle le dit mieux que moi : &#171; &lt;i&gt;C'est une histoire de six heures que je consid&#232;re comme un roman, dont les &#233;pisodes seraient des chapitres. Le plaisir du romancier est la possibilit&#233; d'explorer diff&#233;rents personnages, et chaque personnage apporte une saveur diff&#233;rente &#224; l'ensemble.&lt;/i&gt; &#187; Plaisir du romancier comme du spectateur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, nous suivons Robin, une jeune inspectrice, jou&#233;e par la parfaite Elizabeth Moss, qui enqu&#234;te sur la disparition de Tui, jeune coll&#233;gienne enceinte, dans les parages d'un lac dont la beaut&#233; le partage &#224; la sauvagerie. Le p&#232;re de la gamine, petit potentat local suspect&#233; de l'avoir viol&#233;e, met tout en &#339;uvre pour la retrouver. Au milieu, un groupe de femmes guid&#233;es par une &#233;trange J. G. (Holly Hunter entre Patti Smith et Jane Campion elle-m&#234;me) a trouv&#233; refuge au bord du lac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 6 &#233;pisodes de moins d'une heure, c'est toute la violence du patriarcat qui est sond&#233;e : les remarques et attitudes sexistes au bar, &#224; la maison ou au commissariat, les viols (incestueux, en r&#233;union, en bande organis&#233;e), les oppressions religieuses et sociales sur les corps, en passant par la drague comme mode de domination&#8230; Mais c'est aussi toutes sortes de r&#233;sistances f&#233;ministes qui sont &#224; l'&#339;uvre : r&#233;silience individuelle ou soutien collectif, fuite, bagarre et contre-attaque &#8211; en non-mixit&#233; ou mixit&#233; &#8211; des femmes en lutte. R&#233;pertoire magnifiquement film&#233; par une des leurs... Et &#231;a change beaucoup de choses !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait en dire encore et encore sur les questions politiques et esth&#233;tiques abord&#233;es par cette s&#233;rie. Mais je fais confiance au public pour faire ses propres analyses. C'est le principal point qui me s&#233;pare du propos du lecteur courrouc&#233; du mois dernier : loin de l'&#234;tre baveux et passif devant son &#233;cran, je crois au &#171; &lt;i&gt;spectateur &#233;mancip&#233;&lt;/i&gt; &#187; qui &#171; &lt;i&gt;compose son propre po&#232;me avec les &#233;l&#233;ments du po&#232;me en face de lui&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb8-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Spectateur &#233;mancip&#233; de Jacques Ranci&#232;re, &#233;ditions La Fabrique.&#034; id=&#034;nh8-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les s&#233;ries sont produites par de gros conglom&#233;rats &#171; &lt;i&gt; spectaculaires marchands&lt;/i&gt; &#187; mais tout comme des chefs-d'&#339;uvre du cin&#233;ma furent produits par les grands studios hollywoodiens ! Certes les &#233;crans cathodiques ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s par la CIA comme torture et techniques de lavage de cerveaux&lt;a href=&#034;#nb8-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Le Tube, film documentaire de Peter Entell&#8230; visible sur Youtube.&#034; id=&#034;nh8-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. Et pourtant, c'est aussi via des &#233;crans que &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est con&#231;u chaque mois sans que nous soyons devenus des zombies incapables de penser. En r&#233;alit&#233;, les spectateurs ne sont pas des veaux. Il n'y a qu'&#224; les &#233;couter discuter des s&#233;ries qu'ils aiment ou d&#233;testent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;n&#233;rique de fin :&lt;/strong&gt; Peut-on reprocher aux s&#233;ries d'&#234;tre addictives ? Et les romans ? Avalant les chapitres les uns apr&#232;s les autres, j'ai regard&#233; &lt;i&gt;Top of the lake&lt;/i&gt; en deux soir&#233;es seulement. Est-ce que c'&#233;tait ali&#233;nant ? Bien au contraire, c'&#233;tait &#171; &lt;i&gt;Top&lt;/i&gt; &#187; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb8-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;152, mars 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh8-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En fait, &#233;videmment, la chronique reviendra dans une troisi&#232;me saison ! Hourra ! (Note du webmaster.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh8-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Une saison 2, avec Nicole Kidman, est (tr&#232;s) attendue pour 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh8-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Spectateur &#233;mancip&#233;&lt;/i&gt; de Jacques Ranci&#232;re, &#233;ditions La Fabrique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh8-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;Le Tube&lt;/i&gt;, film documentaire de Peter Entell&#8230; visible sur Youtube.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une bonne nuit en enfer</title>
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		<dc:date>2019-02-12T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Previously dans Ciquiou&#232;fdy</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Dans la s&#233;rie t&#233;l&#233;vis&#233;e The Night Of, les coupables sont les institutions, les logiques bureaucratiques et la place de l'argent au c&#339;ur de la justice. *** Il y a quelque chose de pourri au pays de la libert&#233; et les Am&#233;ricains, loin d'&#234;tre cons, en ont bien conscience. C'est particuli&#232;rement sensible dans la profusion des s&#233;ries t&#233;l&#233;s juridico-polici&#232;res plus ou moins r&#233;alistes qu'ils produisent. Violence, d&#233;linquance, corruption, vices en tout genre viennent contredire la soci&#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;148 (novembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Previously-dans-Ciquiouefdy" rel="tag"&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/systeme" rel="tag"&gt;syst&#232;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/The" rel="tag"&gt;The&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/series" rel="tag"&gt;s&#233;ries&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/The-Wire" rel="tag"&gt;The Wire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/The-Night" rel="tag"&gt;The Night&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nasir" rel="tag"&gt;Nasir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Wire" rel="tag"&gt;Wire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la s&#233;rie t&#233;l&#233;vis&#233;e &lt;i&gt;The Night Of&lt;/i&gt;, les coupables sont les institutions, les logiques
bureaucratiques et la place de l'argent au c&#339;ur de la justice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a quelque chose de pourri au pays de la libert&#233;&lt;/strong&gt; et les Am&#233;ricains, loin d'&#234;tre cons, en ont bien conscience. C'est particuli&#232;rement sensible dans la profusion des s&#233;ries t&#233;l&#233;s juridico-polici&#232;res plus ou moins r&#233;alistes qu'ils produisent. Violence, d&#233;linquance, corruption, vices en tout genre viennent contredire la soci&#233;t&#233; id&#233;ale, cette esp&#232;ce d'utopie qu'ils pr&#234;tent &#224; leur constitution, &#224; leur nation, &#224; leur &#171; destin manifeste &#187;. &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut ranger &lt;/strong&gt;ces s&#233;ries en deux cat&#233;gories : la premi&#232;re, de loin la plus fournie, oppose un ordre juste et efficace (police et justice) en lutte face &#224; des individus vici&#233;s qu'il faut mettre hors d'&#233;tat de nuire&#8230; &#192; la fin, tout rentre dans l'ordre&lt;a href=&#034;#nb9-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les exemples ne manquent pas de Colombo &#224; Les Experts en passant par Hannibal.&#034; id=&#034;nh9-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. A contrario, dans l'autre cat&#233;gorie, le syst&#232;me est aussi corrompu que corrupteur, broyant les individus qu'il a en charge de prot&#233;ger. Si certains personnages tentent de lui r&#233;sister ou de le combattre, &#224; la fin&#8230; c'est le syst&#232;me qui gagne. L'exemple magistral que tout s&#233;riephile aura en t&#234;te est &#233;videmment celui de &lt;i&gt;The Wire&lt;/i&gt;. &#199;a tombe bien, nous allons parler de &lt;i&gt;The Night Of&lt;/i&gt;, dont un des cr&#233;ateurs, Richard Price, &#233;tait aussi sc&#233;nariste de la s&#233;rie culte sur Baltimore. Dans la loi des s&#233;ries, il y a pas de hasard&lt;a href=&#034;#nb9-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;The Night Of, cr&#233;&#233;e par Richard Price et Steven Zaillian, produite par la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sans (trop) spoiler : &lt;/strong&gt;cette fameuse nuit-l&#224;, Nasir Khan (excellent Riz Ahmed), jeune am&#233;ricano-pakistanais musulman, encha&#238;ne les b&#234;tises. D'abord, il pique le taxi de son daron pour aller faire la f&#234;te, se perd dans New York, charge une jolie fille puis, ensemble, ils se droguent, picolent et galipettes&#8230; Au petit matin, &lt;i&gt;black-out &lt;/i&gt;pour notre noceur, mais la fille a &#233;t&#233; sauvagement assassin&#233;e. Il prend la fuite, emportant ce qu'il pense &#234;tre l'arme du crime, laissant une myriade d'indices derri&#232;re lui. Avant que le soleil se l&#232;ve, Nasir est arr&#234;t&#233;. Sur un malentendu, John Stone (John Turturro), avocat minable d'un pragmatisme tout en cynisme et rong&#233; par de violentes crises d'ecz&#233;ma, va le d&#233;fendre. Fin du premier &#233;pisode qui, &#224; l'image des suivants, est tout en lente et noire descente aux enfers. Nasir est-il coupable ? On ne le sait pas. Lui m&#234;me n'est pas tr&#232;s s&#251;r. Mais l'important n'est pas l&#224; : l'important, c'est le portrait du syst&#232;me m&#233;diatique, judiciaire et policier, implacable machinerie que personne ne semble contr&#244;ler. &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; &lt;i&gt;The Night Of &lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;va plus loin que &lt;i&gt;The Wire&lt;/i&gt;, c'est qu'ici, personne n'est vraiment m&#233;chant, personne n'est vraiment coupable. M&#234;me les flics qui essayent de faire de leur mieux, y compris avec leur paresse et leur l&#226;chet&#233;. M&#234;me la procureure calculatrice ou l'avocate attir&#233;e par les cam&#233;ras. M&#234;me Freddy (Michael K. Williams, l'inoubliable Omar Litle dans &lt;i&gt;The Wire&lt;/i&gt;), le roi-dealer de la prison qui prend Nasir sous son aile pour d'obscures raisons, n'est pas un parfait salaud. Non, les coupables sont les institutions, les logiques bureaucratiques et la place de l'argent au coeur de la justice. &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, &lt;/strong&gt;le syst&#232;me judiciaire ressemble moins &#224; une justice de classe qu'&#224; un rouage aberrant mais implacable. &#192; l'image de l'ecz&#233;ma de l'avocat qui frappe ou se calme, s'&#233;tend ou se r&#233;sorbe sans logique apparente, sans soucis d'innocence ou de culpabilit&#233;, mais uniquement pour marquer les corps. &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait regretter &lt;/strong&gt;qu'elle soit aussi d&#233;sesp&#233;rante &#8211; violente m&#234;me par la justesse de ses descriptions du r&#233;el &#8211;, mais la d&#233;monstration des cr&#233;ateurs de la s&#233;rie est, elle aussi, implacable : il n'y a pas quelque chose ou quelqu'un de pourri, c'est tout le syst&#232;me qui l'est.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb9-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh9-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les exemples ne manquent pas de &lt;i&gt;Colombo &lt;/i&gt;&#224; &lt;i&gt;Les Experts &lt;/i&gt;en passant par &lt;i&gt;Hannibal&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh9-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;The Night Of, &lt;/i&gt;cr&#233;&#233;e par Richard Price et Steven Zaillian, produite par la cha&#238;ne HBO, diffus&#233; au cours de l'&#233;t&#233; 2016, doit &#234;tre facilement t&#233;l&#233;chargeable, peut-&#234;tre m&#234;me l&#233;galement. Une saison de huit &#233;pisodes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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