<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?id_auteur=1&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1779602680</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La musique sur la cha&#238;ne de montage</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/La-musique-sur-la-chaine-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/La-musique-sur-la-chaine-de</guid>
		<dc:date>2019-11-15T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Kalem</dc:subject>
		<dc:subject>One More</dc:subject>
		<dc:subject>More Time</dc:subject>
		<dc:subject>Hits</dc:subject>
		<dc:subject>Baby</dc:subject>
		<dc:subject>baby bay-bee</dc:subject>
		<dc:subject>Hit</dc:subject>
		<dc:subject>Hits Radios</dc:subject>
		<dc:subject>producteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Contemporary Hits</dc:subject>
		<dc:subject>Tomas Lindberg</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Hits ! Enqu&#234;te sur la fabrique des tubes plan&#233;taires (La D&#233;couverte/La Rue musicale, 2016) du journaliste John Seabrook sonne comme un long mix soigneusement articul&#233; qui nous prom&#232;ne de Su&#232;de en Cor&#233;e, des ann&#233;es 1990 jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 2010. &#171; Hit Me Baby (One More Time) est une chanson sur l'obsession : en moins de deux secondes, elle vous accroche, non pas une fois, mais deux. D'abord avec ses trois notes d'ouverture (si b&#233;mol, do, do), puis avec les premiers mots de Britney (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no150-janvier-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;150 (janvier 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Kalem" rel="tag"&gt;Kalem&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/One-More" rel="tag"&gt;One More&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/More-Time" rel="tag"&gt;More Time&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Hits" rel="tag"&gt;Hits&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Baby" rel="tag"&gt;Baby&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/baby-bay-bee" rel="tag"&gt;baby bay-bee&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Hit" rel="tag"&gt;Hit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Hits-Radios" rel="tag"&gt;Hits Radios&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/producteurs" rel="tag"&gt;producteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Contemporary-Hits" rel="tag"&gt;Contemporary Hits&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Tomas-Lindberg" rel="tag"&gt;Tomas Lindberg&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Hits ! Enqu&#234;te sur la fabrique des tubes plan&#233;taires &lt;/i&gt;(La D&#233;couverte/La Rue musicale, 2016) du journaliste John Seabrook sonne comme un long mix soigneusement articul&#233; qui nous prom&#232;ne de Su&#232;de en Cor&#233;e, des ann&#233;es 1990 jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3068 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1302.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH720/-1302-734e6.jpg?1779605768' width='500' height='720' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Kalem
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; H&lt;/span&gt;it Me Baby (One More Time)&lt;i&gt; est une chanson sur l'obsession : en moins de deux secondes, elle vous accroche, non pas une fois, mais deux. D'abord avec ses trois notes d'ouverture (si b&#233;mol, do, do), puis avec les premiers mots de Britney &lt;/i&gt;[Spears]&lt;i&gt;, lanc&#233;s dans un r&#226;le mi-boudeur mi-s&#233;ducteur, &lt;/i&gt;&#8220;Oh baby bay-bee&#8221;&lt;i&gt;. Le &lt;/i&gt;beat &lt;i&gt;funky calibr&#233; par Cheiron explose comme une grenade. La ligne de guitare wah wah de Tomas Lindberg vient ensuite rassurer les allergiques &#224; la disco : pas de panique, c'est bien du rock. En termes de pure progression sonore, &#8220;Hit Me Baby (One More Time)&#8221; s'inscrit dans la tradition du rock th&#233;&#226;tral &#224; la Queen, avec un soup&#231;on du travail de Mutt Lange pour Def Leppard. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voil&#224; John Seabrook&lt;/strong&gt; dans &lt;i&gt;Hits ! &lt;/i&gt; : il d&#233;cortique la m&#233;canique des morceaux compos&#233;s pour leur seul potentiel commercial, mais il le fait en musicologue. Il en parle comme un fanzine punk sortirait de l'oubli une p&#233;pite m&#233;connue. Les hits ont beau &#234;tre produits essentiellement hors sol, cela ne les extrait pas pour autant de l'histoire de la musique. Et s'ils restent si peu &#233;tudi&#233;s, cela tient sans doute moins &#224; leur mercantilisme assum&#233; qu'au m&#233;pris intellectuel dans lequel sont tenues leurs stars aussi bien que leurs fans. En nous focalisant sur les premi&#232;res ou les second&#8226;es, nous ne voyons rien de la production des morceaux en tant que tels, de son &#233;conomie, de sa logique, de ses figures v&#233;ritables. Seabrook, fondu de rock ind&#233;pendant, se met &#224; &#233;couter des hits, fredonne leurs &lt;i&gt;hooks &lt;/i&gt;(ces brefs motifs musicaux con&#231;us pour procurer &lt;i&gt;&#171; l'&#233;quivalent sonore de ce que la &lt;/i&gt;junk food &lt;i&gt;appelle le &lt;/i&gt;&#8220;bliss point&#8221;&lt;i&gt;, le point d'extase &#187;&lt;/i&gt;), part &#224; la rencontre de leurs cr&#233;ateurs (presque exclusivement des hommes), met au jour l'histoire et l'organisation de ces usines &#224; tubes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 1950, &lt;/strong&gt;deux hommes de radio &#233;tasuniens inventent le Top 40 en constatant que le personnel d'un restaurant semble appr&#233;cier la r&#233;p&#233;tition &#224; longueur de journ&#233;e des m&#234;mes chansons &#233;manant du jukebox. Ils appliquent le principe &#224; leur station, avec succ&#232;s. &#192; la m&#234;me &#233;poque, la musique d'ambiance conquiert les lieux publics et priv&#233;s, la soci&#233;t&#233; Muzak installant ses haut-parleurs dans les usines ou dans les trains, les restaurants ou les h&#244;tels, et jusque dans les couloirs de la Maison Blanche. Mais pour atteindre les audiences stratosph&#233;riques que r&#233;clament les producteurs de la fin du XX e si&#232;cle, il faudra le coup de pouce de l'administration Clinton : le &lt;i&gt;Telecommunications Act &lt;/i&gt;de 1996, qui autorise un niveau de concentration jusque-l&#224; impossible dans les m&#233;dias, pla&#231;ant 90 % des radios, t&#233;l&#233;visions et journaux dans les mains des conglom&#233;rats. Il permet notamment &#224; un groupe comme Clear Channel, d&#233;tenant plus de 1 000 stations, de d&#233;cliner nationalement la m&#234;me programmation standardis&#233;e &#224; travers ses CHR (&lt;i&gt;Contemporary Hits Radios&lt;/i&gt;). Sans cette capacit&#233; militaire &#224; passer un m&#234;me morceau en boucle de fa&#231;on simultan&#233;e dans tout un pays, les hits n'auraient pas exist&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'industrialisation, &lt;/strong&gt;cependant, n'a pas &#233;t&#233; cantonn&#233;e &#224; la diffusion. Les morceaux m&#234;mes sont bient&#244;t assembl&#233;s comme sur une cha&#238;ne de montage et la cr&#233;ation musicale structur&#233;e &#224; la fa&#231;on d'une entreprise, les stars ne se situant pas en haut de la hi&#233;rarchie, loin s'en faut, et se trouvant parfois purement et simplement exploit&#233;es (la gloire pour tout salaire). &#192; l'origine de cette rationalisation tous azimuts, un Su&#233;dois, Denniz PoP, qui &lt;i&gt;&#171; ne joue d'aucun instrument, ne sait pas chanter et n'&#233;crit pas de musique &#187;, &lt;/i&gt;mais manie &#224; merveille Logic Pro, le logiciel de montage audio sur Mac &#224; l'&#233;poque. Depuis le studio d'enregistrement Cheiron, il devient l'arch&#233;type du producteur roi, ne se contentant pas de promouvoir des artistes, mais recomposant enti&#232;rement leurs morceaux et faisant du studio le lieu exclusif de la cr&#233;ation. Les paroles et le sens deviennent secondaires, d&#233;tr&#244;n&#233;s par ce que Max Martin, disciple de Denniz PoP et bient&#244;t principal faiseur de hits au monde lui-m&#234;me, nomme les &#171; &lt;i&gt;maths m&#233;lodiques &#187;&lt;/i&gt;. Autrement dit, la m&#233;thode dite &lt;i&gt;&#171; track-and-hook &#187; &lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; Un producteur cr&#233;e un &lt;/i&gt;track, une &lt;i&gt;piste avec des &lt;/i&gt;beats, une &lt;i&gt;progression d'accords et des arrangements instrumentaux, puis collabore avec un auteur, un &lt;/i&gt;topliner, &lt;i&gt;en charge des m&#233;lodies. &#187; &lt;/i&gt;Invent&#233;e et employ&#233;e de fa&#231;on artisanale par les producteurs de reggae en Jama&#239;que, elle devient la Bible de l'industrie du hit. La chanson s'&#233;labore &#224; partir de pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es fa&#231;onn&#233;es par des sp&#233;cialistes (souvent plusieurs sur une m&#234;me t&#226;che) : qui est expert&#8226;e en &lt;i&gt;hooks&lt;/i&gt;, qui en couplets, transitions ou paroles, chacun&#8226;e venant avec ses pr&#233;f&#233;rences musicales et sa patte. Pour les stars dont on attend le plus de retour sur investissement, des s&#233;minaires d'&#233;criture sont organis&#233;s, r&#233;unissant &lt;i&gt;&#171; des douzaines de producteurs et auteurs venus du monde entier &lt;/i&gt;[&#8230;] &lt;i&gt;assembl&#233;s par paires, que l'on forme et reforme, lors de s&#233;ances d'&#233;criture qui s'&#233;tendent sur plusieurs jours, dans l'espoir que jaillisse une p&#233;pite &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En bout de cha&#238;ne&lt;/strong&gt;, l'artiste, rep&#233;r&#233;&#8226;e pour ses qualit&#233;s physiques, sc&#233;niques et vocales, interpr&#232;te le morceau. Il r&#233;sulte de tout ce processus de fabrication une impression tenace de similarit&#233; entre les hits. Loin de constituer une simple cons&#233;quence de la sp&#233;cialisation et de l'entre-soi, elle fait partie de l'effet recherch&#233; pour satisfaire le cerveau qui, selon certaine psychologie fonctionnaliste, aime par dessus tout ce qui lui est musicalement familier. Il faut dire que depuis trois quarts de si&#232;cle, on lui apprend, &#224; ce cerveau, &#224; s'accommoder de la r&#233;p&#233;tition en lui concoctant un environnement sonore et m&#233;diatique ressassant les musiques en vogue de chaque &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quoique Seabrook &lt;/strong&gt;ne remonte pas l'histoire jusque-l&#224;, le pr&#233;c&#233;dent de Muzak a ici aussi pav&#233; le chemin des usines &#224; tubes. La fournisseuse d'ambiances sonores a &#233;tay&#233; son d&#233;ploiement commercial par des &#233;tudes m&#234;lant savamment comportementalisme et &lt;i&gt;management &lt;/i&gt;pour &#233;tablir le &lt;i&gt;&#171; quotient de stimulus &#187; &lt;/i&gt;&#233;motionnel de chaque morceau, comme le rapporte Joseph Lanza, un autre d&#233;fenseur des musiques m&#233;sestim&#233;es, dans son ouvrage &lt;i&gt;Elevator Music &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Elevator Music. A Surreal History of Muzak, Easy-Listening and Other (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Cela permettait notamment &#224; la soci&#233;t&#233; de promettre au patronat un accroissement de la productivit&#233;. Les producteurs de hits du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle auront modernis&#233; ces objectifs en disciplinant, plut&#244;t que le travail, la consommation.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Juliette Volcler&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Elevator Music. A Surreal History of Muzak, Easy-Listening and Other Moodsong &lt;/i&gt;(1994). Traduction : Musique d'ascenseur. Une histoire improbable de la musique d'ambiance, de l'&lt;i&gt;easy listening &lt;/i&gt;et autres m&#233;lodies sirupeuses.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La montagne qui hurle</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/La-montagne-qui-hurle</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/La-montagne-qui-hurle</guid>
		<dc:date>2013-01-25T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>l'on</dc:subject>
		<dc:subject>right</dc:subject>
		<dc:subject>roman</dc:subject>
		<dc:subject>Yucca Mountain</dc:subject>
		<dc:subject>Vegas</dc:subject>
		<dc:subject>D'Agata prend</dc:subject>
		<dc:subject>D'Agata</dc:subject>
		<dc:subject>John D'Agata</dc:subject>
		<dc:subject>Yucca</dc:subject>
		<dc:subject>Mountain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On ne sait pas tr&#232;s bien, au d&#233;part, o&#249; l'on se trouve : roman, autobiographie, reportage ? Et moins encore vers o&#249; l'on va. On est &#224; Las Vegas en mai 2005, le jour du centi&#232;me anniversaire de sa fondation. Il y a la foule, la t&#233;l&#233;, des n&#233;ons qui clignotent et des d&#233;clarations enthousiastes. John D'Agata, prof d'&#233;criture, vient d'arriver pour aider sa m&#232;re &#224; emm&#233;nager. Il ignore tout, lui aussi, de ce qui deviendra le v&#233;ritable objet de son voyage : la d&#233;couverte incr&#233;dule d'un projet (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no106-decembre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;106 (d&#233;cembre 2012)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-on" rel="tag"&gt;l'on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/right" rel="tag"&gt;right&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/roman" rel="tag"&gt;roman&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Yucca-Mountain" rel="tag"&gt;Yucca Mountain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Vegas" rel="tag"&gt;Vegas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/D-Agata-prend" rel="tag"&gt;D'Agata prend&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/D-Agata" rel="tag"&gt;D'Agata&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/John-D-Agata" rel="tag"&gt;John D'Agata&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Yucca" rel="tag"&gt;Yucca&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mountain" rel="tag"&gt;Mountain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_517 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH662/106yuccamountain-4473e.png?1779604622' width='400' height='662' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On ne sait pas tr&#232;s bien, au d&#233;part, o&#249; l'on se trouve : roman, autobiographie, reportage ? Et moins encore vers o&#249; l'on va. On est &#224; Las Vegas en mai 2005, le jour du centi&#232;me anniversaire de sa fondation. Il y a la foule, la t&#233;l&#233;, des n&#233;ons qui clignotent et des d&#233;clarations enthousiastes. John D'Agata, prof d'&#233;criture, vient d'arriver pour aider sa m&#232;re &#224; emm&#233;nager. Il ignore tout, lui aussi, de ce qui deviendra le v&#233;ritable objet de son voyage : la d&#233;couverte incr&#233;dule d'un projet d'enfouissement des d&#233;chets nucl&#233;aires de tous les &#201;tats-Unis, &#224; Yucca Mountain, &#224; une centaine de kilom&#232;tres de Las Vegas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la fiction, &#231;a n'en est pas. Pas plus qu'Onkalo, ce long tunnel &#224; 500 m&#232;tres sous terre, que les Finlandais creusent &#224; 300 kilom&#232;tres d'Helsinki pour y stocker aussi des poubelles radioactives &#8211; Michael Madsen y avait consacr&#233; &lt;a href=&#034;http://www.intoeternitythemovie.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un documentaire&lt;/a&gt; en 2010. On trouve dans les deux &#339;uvres, le livre et le film, un traitement proche, au croisement du grand reportage et de l'imaginaire : on est &#224; ce moment pr&#233;cis o&#249; l'humanit&#233; se retrouve pi&#233;g&#233;e par ses propres rebuts devenus monstrueux, et elle ne sait pas y faire face autrement qu'en construisant de nouveaux monstres &#8211; ici une montagne, l&#224; une caverne, am&#233;nag&#233;es, high-tech, futurs sanctuaires de sarcophages dernier cri, cens&#233;ment inviolables. D'Agata prend les techniciens &#224; leur propre jeu : c'est fantastique, mais au fait, en quelle mati&#232;re fabriquer les fameux sarcophages, puisqu'on n'en a jamais test&#233;s sur une dur&#233;e de 10 000 ans ? Et la pancarte d'avertissement, qui devra rester lisible tout ce temps-l&#224;, dans quel langage, avec quels signes la r&#233;diger, o&#249; la placer ? Et les g&#233;ologues, que pensent-ils de l'imperm&#233;abilit&#233; de la montagne ? Combien de convois radioactifs passeront chaque mois en plein c&#339;ur de Vegas ? Et comment fera-t-on en cas d'accident sur une des voies rapides de la ville ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te s'entrem&#234;le avec un r&#233;cit du Las Vegas contemporain, de la vie comme elle va au d&#233;but du xxie si&#232;cle, de cette orgie d'enseignes, de chiffres, de listes, de lumi&#232;res, de grandes certitudes et de petits arrangements, qui visent tous &#224; nous emp&#234;cher de penser le non-sens o&#249; nous sommes. D'Agata prend certaines libert&#233;s avec les faits, il concasse, il synth&#233;tise, il t&#233;lescope, pour mieux dire ce non-sens, mais il prend soin de lister ces arrangements &#224; la fin du bouquin (BHL n'y avait pas pens&#233; !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la parution du livre, le site de Yucca Mountain a &#233;t&#233; retoqu&#233; &#8211; le site, mais pas le projet : il ne s'agit que de chercher un nouveau lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;John D'Agata, &lt;a href=&#034;http://www.zones-sensibles.org/index.php?mod=auteurs&amp;a=04&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Yucca Mountain&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Zones sensibles, 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dans ta face</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Dans-ta-face</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Dans-ta-face</guid>
		<dc:date>2012-05-29T04:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Vincent</dc:subject>
		<dc:subject>feus PLPL</dc:subject>
		<dc:subject>fanzine Ego</dc:subject>
		<dc:subject>Vincent Sardon</dc:subject>
		<dc:subject>c'est Vincent</dc:subject>
		<dc:subject>petit-fils d'anarchiste</dc:subject>
		<dc:subject>l'Internationale sardonique</dc:subject>
		<dc:subject>animait feus</dc:subject>
		<dc:subject>d'anarchiste espagnol</dc:subject>
		<dc:subject>Sardon</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sardon, d'abord, c'est Vincent : rien &#224; voir avec l'Internationale sardonique qui regroupait les bouffeurs de journalistes aux ordres et qui animait feus PLPL et le Plan B. Vincent Sardon, donc, petit-fils d'anarchiste espagnol et co-inventeur du fanzine Ego comme X. Rien &#224; voir ? Quoique. Sardon a bien connu le petit milieu de la presse comme celui, tout aussi born&#233;, de l'&#233;dition : il dessinait &#224; Lib&#233;, il montrait ses BD &#224; Angoul&#234;me. Et puis, &#231;a l'a &#233;nerv&#233;. C'est comme &#231;a qu'il est devenu (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no99-avril-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;99 (avril 2012)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Vincent" rel="tag"&gt;Vincent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/feus-PLPL" rel="tag"&gt;feus PLPL&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/fanzine-Ego" rel="tag"&gt;fanzine Ego&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Vincent-Sardon" rel="tag"&gt;Vincent Sardon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/c-est-Vincent" rel="tag"&gt;c'est Vincent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/petit-fils-d-anarchiste" rel="tag"&gt;petit-fils d'anarchiste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-Internationale-sardonique" rel="tag"&gt;l'Internationale sardonique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/animait-feus" rel="tag"&gt;animait feus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-anarchiste-espagnol" rel="tag"&gt;d'anarchiste espagnol&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Sardon" rel="tag"&gt;Sardon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sardon, d'abord, c'est Vincent : rien &#224; voir avec l'Internationale sardonique qui regroupait les bouffeurs de journalistes aux ordres et qui animait feus &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Plan B&lt;/i&gt;. Vincent Sardon, donc, petit-fils d'anarchiste espagnol et co-inventeur du fanzine &lt;i&gt;Ego comme X&lt;/i&gt;. Rien &#224; voir ? Quoique. Sardon a bien connu le petit milieu de la presse comme celui, tout aussi born&#233;, de l'&#233;dition : il dessinait &#224; &lt;i&gt;Lib&#233;&lt;/i&gt;, il montrait ses BD &#224; Angoul&#234;me. Et puis, &#231;a l'a &#233;nerv&#233;. C'est comme &#231;a qu'il est devenu tampographe, qu'il s'est mis, comme il l'explique lui-m&#234;me, &lt;i&gt;&#171; &#224; fabriquer des tampons par dizaines d'abord, puis par centaines, puis par milliers, au point d'habiter d&#233;sormais un atelier puant le caoutchouc br&#251;l&#233;, le pneu, la chimie, le garage et le laboratoire &#187;&lt;/i&gt;. Des tampons dans lesquels la Presse, l'&#201;dition, l'Art et la Culture&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; Lole, notre correctrice : Lole, on sait, c'est dur, mais ne retire pas ces (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; se font f&#233;rocement ratiboiser les majuscules. Aujourd'hui, Sardon bosse pour &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; et a recommenc&#233; &#224; faire des signatures dans les librairies,&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_357 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH506/99tampographe-f87ee.png?1779603512' width='400' height='506' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;mais il s'est depuis arm&#233; d'une foule de tampons qui gueulent haut et fort ce qu'il pense de tout &#231;a : &lt;i&gt;&#171; Le tampon est une forme d'imprimerie rapide, portative, qui se pr&#234;te bien &#224; reproduire des messages rentre-dedans&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;William Buren, &#171; Bon &#224; tirer (&#224; vue) &#187;, entretien avec Sardon, gonzai.com, 7 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;i&gt;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Tampographe, donc, membre du Coll&#232;ge de Pataphysique, tient un &lt;a href=&#034;http://le-tampographe-sardon.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blog&lt;/a&gt; et, depuis peu, en a tir&#233; un bouquin, son &lt;i&gt;&#171; journal de cr&#233;ation &#187;&lt;/i&gt; sur quatre ann&#233;es. Un travail d'&#233;criture autant qu'un travail graphique : le texte d&#233;tourne l'autobiographie d'artiste pendant que les images s'en prennent &#224; l'iconographie populaire, administrative ou savante. Il y a des &#171; bons points &#187; pas du tout polis, de tr&#232;s r&#233;publicaines cartes &#171; de feignasse &#187;, des graffitis, des photomatons perdus, des gaufrettes qui incitent au suicide et des safaris-photos de colliers de barbes gauchistes ou po&#233;tiques. Et puis il y a des tampons d'insectes articul&#233;s ou du Saint Suaire dans toutes les positions, de &#171; Louis Ferdinand C&#233;line Dion &#187;, du &#171; minist&#232;re des vieilles qui ont peur des Arabes &#187;, de &#171; Fr&#233;d&#233;ric Kadhafi &#187; ou &#171; Fr&#233;d&#233;ric Hitler &#187;, de &lt;i&gt;&#171; vingt-quatre &#233;l&#233;ments permettant de fabriquer tr&#232;s facilement et &#224; moindres frais de fausses &#339;uvres de Dubuffet &#187;&lt;/i&gt;, d'insultes polyglottes ou de gravures anciennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'atelier de Sardon est une machine &#224; mouliner l'esprit de s&#233;rieux, une petite usine &lt;i&gt;&#171; garantie 100 % chimique &#187;&lt;/i&gt; qui ridiculise l'officiel et qui officialise l'absurde. Images sacralis&#233;es, maladroites, autoritaires, pornographiques, pompeuses, enfantines, le tampon fait jeu de tout, jubile de tout : une parodie d'arbitraire qui donne du statut &#224; ce qui n'en avait pas et qui d&#233;boulonne ce qui en avait trop. Le tampon de Sardon est sa petite balance de justice personnelle, un sceau rigolard pour rabattre le caquet &#224; nos maigres importances : ici j'ai ri, l&#224; j'ai &#233;t&#233; touch&#233; &#8211; maintenant, regardez-vous en face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sardon, &lt;a href=&#034;http://www.lassociation.fr/fr_FR/#!catalogue/auteurs/s/open-auteur/3791/open/5833&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Tampographe Sardon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, L'Association, 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#192; Lole, notre correctrice : Lole, on sait, c'est dur, mais ne retire pas ces majuscules incongrues !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;William Buren, &lt;a href=&#034;http://gonzai.com/le-tampographe-sardon-bon-a-tirer-a-vue/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Bon &#224; tirer (&#224; vue) &#187;&lt;/a&gt;, entretien avec Sardon, gonzai.com, 7 novembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Graphisme, famille, patrie !</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Graphisme-famille-patrie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Graphisme-famille-patrie</guid>
		<dc:date>2012-03-06T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>main</dc:subject>
		<dc:subject>d'Ordre Nouveau</dc:subject>
		<dc:subject>Nouveau lors</dc:subject>
		<dc:subject>grande main</dc:subject>
		<dc:subject>main blanche</dc:subject>
		<dc:subject>l'immigration sauvage</dc:subject>
		<dc:subject>dessin saisissant</dc:subject>
		<dc:subject>drapeau national</dc:subject>
		<dc:subject>patriotes d'Ordre</dc:subject>
		<dc:subject>Zvonimir Novak</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sur la couverture, une grande main, forte, au dessin saisissant &#8211; mais une main qui dit &#171; halte &#187;, une main blanche qui se fond dans le drapeau national, la main des patriotes d'Ordre Nouveau lors d'une campagne de 1973 contre &#171; l'immigration sauvage &#187;. Dans Tricolores, paru aux &#201;ditions l'&#201;chapp&#233;e, Zvonimir Novak propose &#171; une histoire visuelle de la droite et de l'extr&#234;me droite &#187;. De quoi changer un peu de la pl&#233;thore de bouquins ressassant l'imagerie de mai 68 ou celle des gauches qui &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no96-janvier-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;96 (janvier 2012)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/main" rel="tag"&gt;main&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-Ordre-Nouveau" rel="tag"&gt;d'Ordre Nouveau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nouveau-lors" rel="tag"&gt;Nouveau lors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/grande-main" rel="tag"&gt;grande main&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/main-blanche" rel="tag"&gt;main blanche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-immigration-sauvage" rel="tag"&gt;l'immigration sauvage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/dessin-saisissant" rel="tag"&gt;dessin saisissant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/drapeau-national" rel="tag"&gt;drapeau national&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/patriotes-d-Ordre" rel="tag"&gt;patriotes d'Ordre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Zvonimir-Novak" rel="tag"&gt;Zvonimir Novak&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur la couverture, une grande main, forte, au dessin saisissant &#8211; mais une main qui dit &#171; halte &#187;, une main blanche qui se fond dans le drapeau national, la main des patriotes d'Ordre Nouveau lors d'une campagne de 1973 contre &lt;i&gt;&#171; l'immigration sauvage &#187;&lt;/i&gt;. Dans &lt;a href=&#034;http://www.lechappee.org/tricolores&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Tricolores&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, paru aux &#201;ditions l'&#201;chapp&#233;e, Zvonimir Novak propose &lt;i&gt;&#171; une histoire visuelle de la droite et de l'extr&#234;me droite &#187;&lt;/i&gt;. De quoi changer un peu de la pl&#233;thore de&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_267 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L369xH182/s_jaune_papillon_1906_federation-des-jaunes-de-france-2ce8f.jpg?1779605769' width='369' height='182' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Papillon, F&#233;d&#233;ration des jaunes de France, 1906
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;bouquins ressassant l'imagerie de mai 68 ou celle des gauches qui &lt;i&gt;&#171; dominent aujourd'hui le graphisme politique &#187;&lt;/i&gt; : on s'int&#233;resse ici aux images de l'ennemi, pour rompre le &lt;i&gt;&#171; silence assourdissant &#187;&lt;/i&gt; qui les entoure, pour les affronter, pour les diss&#233;quer. De quoi changer, aussi, de l'histoire exclusivement vue &#224; travers les belles affiches : on trouve l&#224;, p&#234;le-m&#234;le, &lt;i&gt;&#171; tracts, papillons, vignettes, autocollants, insignes cartonn&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, &#233;tiquettes de champagne, prot&#232;ge-cahiers, pin's, cartes articul&#233;es, couvercles de Vache qui rit ou faux documents officiels. La collection trace une topographie pr&#233;cise des id&#233;ologies et des strat&#233;gies de persuasion depuis la fin du xixe si&#232;cle : agenc&#233;e selon les grands courants de la pens&#233;e r&#233;actionnaire, elle en rel&#232;ve les codes, les r&#233;f&#233;rences, les non-dits. Car le graphisme laisse para&#238;tre ce que les discours voudraient masquer ou ce qu'ils n'ont plus le droit de dire : on s'amuse de la vacuit&#233; mystique qui inspire les images centristes, beaucoup moins de la r&#233;cup&#233;ration r&#233;cente par les identitaires de l'iconographie de la gauche, ou des emprunts d'une affiche de Dieudonn&#233; &#224; celle du collaborationniste Parti Populaire Fran&#231;ais des ann&#233;es 1940. On mesure l'&#233;volution depuis la propagande &#224; l'ancienne, qui n'h&#233;sitait pas &#224; s'adresser aux &#233;coliers, jusqu'&#224; la g&#233;n&#233;ralisation des techniques publicitaires appliqu&#233;es, avec plus ou moins de finesse, &#224; la politique. Mais plus encore, on prend la mesure de l'affirmation actuelle d'un militantisme par la confusion, qu'il devient essentiel de savoir d&#233;crypter et contrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zvonimir Novak, &lt;a href=&#034;http://www.lechappee.org/tricolores&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Tricolores, une histoire visuelle de la droite et de l'extr&#234;me droite&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &#201;ditions L'&#201;chapp&#233;e, 2011. Images : DR L'&#201;chapp&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_265 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;38&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH532/un_petit_francais_affiche_1943_equipe_alain_fournier-804ea.jpg?1779603480' width='400' height='532' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Affiche, &#233;quipe Alain Fournier, 1943
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Biblioth&#232;que en luttes</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Bibliotheque-en-luttes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Bibliotheque-en-luttes</guid>
		<dc:date>2012-02-03T06:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Guillon</dc:subject>
		<dc:subject>F&#233;d&#233;ration anarchiste</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution inconnue</dc:subject>
		<dc:subject>L'Encylop&#233;die anarchiste</dc:subject>
		<dc:subject>quotidiens fran&#231;ais</dc:subject>
		<dc:subject>bulletins int&#233;rieurs</dc:subject>
		<dc:subject>mode d'emploi</dc:subject>
		<dc:subject>bon paquet</dc:subject>
		<dc:subject>aspect cach&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>petits volumes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Jargon libre, &#171; biblioth&#232;que de consultation &#187;, a ouvert ses portes en octobre 2011 apr&#232;s qu'Hellyette Bess, ancienne d'Action directe (AD), eut pass&#233; l'&#233;t&#233; &#224; abattre les cloisons &#224; la masse, &#224; monter les &#233;tag&#232;res et &#224; rafistoler les vieux bouquins avec quelques amis. Qu'ont en commun une th&#232;se sur &#171; la Fraction arm&#233;e rouge &#224; travers les quotidiens fran&#231;ais &#187; ; une &#233;dition originale de la R&#233;volution inconnue de Voline ; un tas de Crapouillots de 1937 ; un bon paquet de &#171; bulletins (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Claude-Guillon" rel="tag"&gt;Claude Guillon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Federation-anarchiste" rel="tag"&gt;F&#233;d&#233;ration anarchiste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Revolution-inconnue" rel="tag"&gt;R&#233;volution inconnue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/L-Encylopedie-anarchiste" rel="tag"&gt;L'Encylop&#233;die anarchiste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/quotidiens-francais" rel="tag"&gt;quotidiens fran&#231;ais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/bulletins-interieurs" rel="tag"&gt;bulletins int&#233;rieurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/mode-d-emploi" rel="tag"&gt;mode d'emploi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/bon-paquet" rel="tag"&gt;bon paquet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/aspect-cache" rel="tag"&gt;aspect cach&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/petits-volumes" rel="tag"&gt;petits volumes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Jargon libre, &#171; biblioth&#232;que de consultation &#187;, a ouvert ses portes en octobre 2011 apr&#232;s qu'Hellyette Bess, ancienne d'Action directe (AD), eut pass&#233; l'&#233;t&#233; &#224; abattre les cloisons &#224; la masse, &#224; monter les &#233;tag&#232;res et &#224; rafistoler les vieux bouquins avec quelques amis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'ont en commun&lt;/strong&gt; une th&#232;se sur &#171; la Fraction arm&#233;e rouge &#224; travers les quotidiens fran&#231;ais &#187; ; une &#233;dition originale de la &lt;i&gt;R&#233;volution inconnue&lt;/i&gt; de Voline ; un tas de &lt;i&gt;Crapouillots&lt;/i&gt; de 1937 ; un bon paquet de &#171; bulletins int&#233;rieurs de la F&#233;d&#233;ration anarchiste &#187; ; le &lt;i&gt;Suicide, mode d'emploi&lt;/i&gt; de Claude Guillon ; une brochure intitul&#233;e &lt;i&gt;Un aspect cach&#233; des PTT : travailler dans les &#233;gouts en 1976&lt;/i&gt; ; ou encore &lt;i&gt;L'Encylop&#233;die anarchiste&lt;/i&gt;, &#233;dit&#233;e en petits volumes, &lt;i&gt;&#171; jusqu'&#224; P &#187;&lt;/i&gt; ? Le fait de causer social et politique, de raconter l'histoire depuis un autre point de vue, et d'&#234;tre &#224; peu pr&#232;s introuvables, sauf dans un petit local au 32, rue Henri-Chevreau dans le XXe arrondissement de Paris. &#171; Lieu d'archives, d'&#233;tudes et de conspirations &#187;, annonce une affiche &#224; l'entr&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Ce sont des livres sur la lutte&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Hellyette. &lt;i&gt;Il y a l'anarchisme, le marxisme, le monde ouvrier, l'antimilitarisme, l'antireligion, l'antipsychiatrie, la lutte arm&#233;e, le situationnisme, mais aussi de la philo, des romans, de la po&#233;sie. Au sous-sol, ce sont des archives, des journaux, des revues, des brochures, des tracts. Tout &#231;a vient de ma biblioth&#232;que personnelle, de dons et quelques livres de l'ancienne librairie. &#187;&lt;/i&gt; Car avant de rena&#238;tre de ses cendres sous forme de biblioth&#232;que, le Jargon libre &#233;tait, de 1974 &#224; 1984, une librairie associative g&#233;r&#233;e par une quinzaine d'ex-&#171; Jeunes libertaires &#187; &#8211; &lt;i&gt;&#171; on voulait garder les initiales JL. &#187;&lt;/i&gt; Une librairie sans salari&#233;s, qui a tenu aux Gobelins jusqu'&#224; l'arrestation d'Hellyette pour son appartenance &#224; AD. &lt;i&gt;&#171; Quand je suis sortie de prison, j'ai essay&#233; de relancer la librairie, &#231;a n'a pas march&#233;, donc j'ai voulu monter une biblioth&#232;que. &#187;&lt;/i&gt; Des amis mettent leurs lieux &#224; disposition dans les ann&#233;es 1990 et 2000 : les &#233;ditions l'Insomniaque, la revue &lt;i&gt;Tiqqun&lt;/i&gt;, la Parole errante d'Armand Gatti. Les solutions restent pr&#233;caires, et la biblioth&#232;que migre jusqu'&#224; M&#233;nilmontant, dans un local commercial &#224; huit cent cinquante euros par mois de loyer. &lt;i&gt;&#171; C'est compl&#232;tement auto-financ&#233;. Il y a des copains qui donnent du fric, la Fraction a d&#233;j&#224; fait deux concerts pour nous, et puis on tente d'arriver &#224; ce que les gens financent le projet en tant que tel &#187;&lt;/i&gt;, via une cotisation de dix euros par mois. Qui permettra aussi d'investir dans une photocopieuse. Le Jargon libre se veut r&#233;solument ouvert sur le quartier : &lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e c'est que les gens y trouvent un lieu de convivialit&#233; et de repos, qu'ils puissent &#224; la fois lire et discuter. &#187;&lt;/i&gt; On peut passer tous les jours, sauf le dimanche, de 14 heures &#224; 20 heures &#8211; et un peu plus tard certains soirs : se met en place un calendrier de rencontres autour des livres, avec leurs auteur-e-s ou d'autres intervenant-e-s&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'agenda du Jargon libre est annonc&#233; sur http://paris.indymedia.org.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;&#171; Il faut que &#231;a se transmette. C'est quand m&#234;me une richesse du mouvement, tout &#231;a &#187;&lt;/i&gt;, conclut Hellyette en regardant les rayonnages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'agenda du Jargon libre est annonc&#233; sur &lt;a href=&#034;http://paris.indymedia.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://paris.indymedia.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#192; quoi sert P&#244;le emploi ?</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/A-quoi-sert-Pole-emploi</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/A-quoi-sert-Pole-emploi</guid>
		<dc:date>2011-12-21T06:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Flow</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>proc&#232;s</dc:subject>
		<dc:subject>P&#244;le emploi</dc:subject>
		<dc:subject>P&#244;le</dc:subject>
		<dc:subject>emploi</dc:subject>
		<dc:subject>ch&#244;meurs</dc:subject>
		<dc:subject>qu'il n'avait</dc:subject>
		<dc:subject>Critiquer P&#244;le</dc:subject>
		<dc:subject>reconnu qu'il</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 26 septembre, un ch&#244;meur breton &#233;tait menac&#233; de poursuites pour &#171; propos d&#233;sobligeants envers le travail des conseillers de P&#244;le emploi &#187; &#8211; en l'occurrence, pour avoir dit r&#233;pondre aux convocations juste parce que &#171; c'est une obligation l&#233;gale pour percevoir le RSA &#187;. Le 22 novembre, c'est Maxime, membre de la Coordination des intermittents et pr&#233;caires d'&#206;le-de-France (CIP-IDF), qui comparaissait pour &#171; outrage &#224; P&#244;le emploi &#187; : on lui reproche d'avoir, lors d'une action collective dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Flow" rel="tag"&gt;Flow&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/proces" rel="tag"&gt;proc&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pole-emploi-3341" rel="tag"&gt;P&#244;le emploi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pole" rel="tag"&gt;P&#244;le&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/emploi" rel="tag"&gt;emploi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/chomeurs" rel="tag"&gt;ch&#244;meurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/qu-il-n-avait" rel="tag"&gt;qu'il n'avait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Critiquer-Pole" rel="tag"&gt;Critiquer P&#244;le&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/reconnu-qu-il" rel="tag"&gt;reconnu qu'il&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 26 septembre, un ch&#244;meur breton &#233;tait menac&#233; de poursuites pour &lt;i&gt;&#171; propos d&#233;sobligeants envers le travail des conseillers de P&#244;le emploi &#187;&lt;/i&gt; &#8211; en l'occurrence, pour avoir dit r&#233;pondre aux convocations juste parce que &lt;i&gt;&#171; c'est une obligation l&#233;gale pour percevoir le RSA &#187;&lt;/i&gt;. Le 22 novembre, c'est Maxime&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, membre de la Coordination des intermittents et pr&#233;caires d'&#206;le-de-France (CIP-IDF), qui comparaissait pour &#171; outrage &#224; P&#244;le emploi &#187; : on lui reproche d'avoir, lors d'une action collective dans une agence parisienne fin 2009, qualifi&#233; lesdits conseillers d'&lt;i&gt;&#171; incomp&#233;tents, fain&#233;ants et bons &#224; rien &#187;&lt;/i&gt;. Les t&#233;moins appel&#233;s &#224; la barre ont d&#233;montr&#233;, &#224; travers moult exemples, que &lt;i&gt;&#171; P&#244;le emploi est effectivement incomp&#233;tent, ne fait rien et se r&#233;v&#232;le le plus souvent bon &#224; rien en ce qui concerne les droits des ch&#244;meurs &#187;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Citation extraite du site www.cip-idf.org, qui publie des infos sur ces (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Rencontre avec l'outrageur, qui a depuis &lt;a href=&#034;http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5925&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;t&#233; relax&#233;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : &#192; ton proc&#232;s, m&#234;me le procureur a reconnu qu'il n'avait pas grand-chose &#224; requ&#233;rir contre toi. Le proc&#232;s a surtout &#233;t&#233; l'occasion de pointer ce qui ne tourne pas rond &#224; P&#244;le emploi&#8230; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maxime&lt;/strong&gt; : Critiquer P&#244;le emploi, c'est rompre le pacte social, mais de l&#224; &#224; en faire un d&#233;lit&#8230; D'autant que, pr&#233;cis&#233;ment, cette institution triche, nous suspend sans proc&#233;dure contradictoire, agit dans l'ill&#233;galit&#233;. Le discours contre la fraude est aussi une mani&#232;re de distraire l'attention. La phrase qui m'&#233;tait reproch&#233;e renvoyait &#224; ce qui nous est dit en permanence pour nous stigmatiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#244;le emploi, c'est la fusion entre une bo&#238;te priv&#233;e, l'Assedic, qui a toujours eu une culture de garde du coffre-fort face aux allocataires, et l'ANPE, en crise parce qu'elle avait une culture de service public et pensait, autrefois, qu'il &#233;tait de son r&#244;le de donner aux ch&#244;meurs des informations sur leurs droits. Tout &#231;a est remplac&#233; par une logique manag&#233;riale : P&#244;le emploi recrute aujourd'hui de pr&#233;f&#233;rence des gens qui ont une formation de commerciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; P&#244;le emploi comme &#224; la CAF, les agents font un travail tayloris&#233;, ils ne ma&#238;trisent pas le processus dans lequel ils s'inscrivent, donc ils peuvent rejeter un dossier parce que sur le formulaire qu'ils doivent viser, il y a une case non coch&#233;e. On a fait des tables rondes avec des agents de P&#244;le emploi, et c'est s&#251;r qu'ils souffrent : dire aux gens qu'ils n'ont droit &#224; rien, ce n'est pas un r&#244;le &#233;vident. Mais cela ne justifie pas ces agents qui, depuis le guichet, se vengent sur les allocataires de la mis&#232;re sociale dans laquelle ils sont.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_244 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH343/95_flow_qui-4506b.jpg?1779603393' width='400' height='343' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Flow
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il semble y avoir la volont&#233;, &#224; travers ce proc&#232;s, de punir les actions collectives d'accompagnement que m&#232;ne la CIP. Est-ce que tu pourrais parler de ces actions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le proc&#232;s est arriv&#233; &#224; une &#233;poque o&#249; on allait deux fois par semaine en agences pour faire d&#233;bloquer des dossiers collectivement. On a oblig&#233; la direction et le m&#233;diateur national &#224; se d&#233;placer. On a obtenu des mesures g&#233;n&#233;rales, par exemple sur des trop-per&#231;us r&#233;clam&#233;s &#224; des intermittentes en cong&#233; maternit&#233;, ce qui a provoqu&#233; une crise &#224; P&#244;le emploi. Ils n'ont pourtant octroy&#233; ce d&#233;gr&#232;vement qu'aux personnes qui ont particip&#233; &#224; la lutte ou qui l'ont explicitement r&#233;clam&#233;. Et, comme souvent, ils n'ont d&#233;livr&#233; aucune information sur les droits, ce qui permet d'annoncer des mesures fracassantes et de ne les appliquer qu'&#224; 10 % des personnes concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On fait moins d'actions de ce type aujourd'hui, parce que les directeurs donnent la consigne aux agents d'exercer leur droit de retrait quand il y a une action collective : on s'est parfois retrouv&#233;s seuls &#224; l'accueil. Et les possibilit&#233;s semblent se restreindre : les mouvements de ch&#244;meurs et pr&#233;caires des ann&#233;es 1990 pouvaient se traduire par des occupations de plusieurs jours. Ce n'est pas envisageable actuellement, on est tr&#232;s vite vir&#233;s par les flics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; d&#233;faut de pouvoir r&#233;soudre le ch&#244;mage, l'&#201;tat tente d'imposer la soumission, d'assener que le travail reste le socle de la soci&#233;t&#233; et que les ch&#244;meurs sont ill&#233;gitimes&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on est dans un discours moral, qui vaut pour les ch&#244;meurs comme pour les retrait&#233;s ou les autres allocataires : les droits sont d&#233;crits comme une dette dont sont redevables des assist&#233;s. On nous dit partout qu'on est une petite Gr&#232;ce &#224; nous tout seuls. Mais Sarkozy n'a fait que reprendre un terrain pr&#233;par&#233; par la gauche. En janvier 1998, Jospin disait : &lt;i&gt;&#171; Je pr&#233;f&#232;re une soci&#233;t&#233; de travail &#224; l'assistance. &#187;&lt;/i&gt; Ce discours de restauration lib&#233;rale et de destruction de toutes les formes de solidarit&#233; est depuis tout &#224; fait dominant, avec l'aval de la gauche. Or la d&#233;finition industrielle du ch&#244;mage ne marche plus, parce qu'il y a un halo de situations qui ne sont ni de l'emploi classique, ni du ch&#244;mage total : c'est le cas de centaines de milliers de &#171; ch&#244;meurs en activit&#233; &#224; temps r&#233;duit &#187;, mais aussi des stagiaires en entreprises ou des gens qui touchent le RSA et qui travaillent au noir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Citation extraite du site &lt;a href=&#034;https://www.cip-idf.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.cip-idf.org&lt;/a&gt;, qui publie des infos sur ces questions (et bien d'autres), ainsi que des conseils pour &#233;viter les radiations.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rebondissement dans l'affaire Bettencourt !</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Rebondissement-dans-l-affaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Rebondissement-dans-l-affaire</guid>
		<dc:date>2011-11-24T06:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>d'un article</dc:subject>
		<dc:subject>l'affaire Bettencourt</dc:subject>
		<dc:subject>territoire national</dc:subject>
		<dc:subject>complices d'avoir</dc:subject>
		<dc:subject>port&#233; atteinte</dc:subject>
		<dc:subject>Banier</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois-Marie Banier</dc:subject>
		<dc:subject>Bakchich d'un</dc:subject>
		<dc:subject>Nardo</dc:subject>
		<dc:subject>Bettencourt</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ami Nardo, qui dessine &#224; ses heures perdues pour le Chien rouge, le fait aussi pour d'autres. Bien mal lui en prend, car il &#233;tait convoqu&#233; en septembre avec deux autres comparses devant la chambre des d&#233;lits de presse du TGI de Paris. &#201;tait ainsi reproch&#233; &#224; notre Nardo et ses complices d'avoir &#171; sur l'ensemble du territoire national &#187;, s'il vous pla&#238;t, &#171; port&#233; atteinte &#224; l'honneur et &#224; la consid&#233;ration &#187; du consid&#233;rable monsieur Fran&#231;ois-Marie Banier, celui-l&#224; m&#234;me de l'affaire (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-un-article" rel="tag"&gt;d'un article&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-affaire-Bettencourt" rel="tag"&gt;l'affaire Bettencourt&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/territoire-national" rel="tag"&gt;territoire national&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/complices-d-avoir" rel="tag"&gt;complices d'avoir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/porte-atteinte" rel="tag"&gt;port&#233; atteinte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Banier" rel="tag"&gt;Banier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Francois-Marie-Banier" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois-Marie Banier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Bakchich-d-un" rel="tag"&gt;Bakchich d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nardo-15066" rel="tag"&gt;Nardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Bettencourt" rel="tag"&gt;Bettencourt&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'ami &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Nardo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nardo&lt;/a&gt;, qui dessine &#224; ses heures perdues pour le Chien rouge, le fait aussi pour d'autres. Bien mal lui en prend, car il &#233;tait convoqu&#233; en septembre avec deux autres comparses devant la chambre des d&#233;lits de presse du TGI de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;tait ainsi reproch&#233; &#224; notre Nardo et ses complices d'avoir &lt;i&gt;&#171; sur l'ensemble du territoire national &#187;&lt;/i&gt;, s'il vous pla&#238;t, &lt;i&gt;&#171; port&#233; atteinte &#224; l'honneur et &#224; la consid&#233;ration &#187;&lt;/i&gt; du consid&#233;rable monsieur Fran&#231;ois-Marie Banier, celui-l&#224; m&#234;me de l'affaire Bettencourt, par la publication sur le site de &lt;i&gt;Bakchich&lt;/i&gt; d'un article qui &lt;i&gt;&#171; l'accablait &#187;&lt;/i&gt;. En l'esp&#232;ce, le t&#233;moignage d'un petit-fils, non pas de Bettencourt, mais d'une autre vieille amie de Banier, qui d&#233;crivait le photographe de mani&#232;re haute en couleurs, &lt;i&gt;&#171; montant sur la table et urinant dans les tasses &#187;&lt;/i&gt;, ou bien encore, poussant m&#233;m&#233;, non pas dans les orties, mais dans l'escalier. L'inf&#226;me Nardo avait orn&#233; le papier d'un r&#233;pugnant dessin dans lequel un ignoble personnage disait : &lt;i&gt;&#171; Il escroque les vieilles peaux qu'il baise. &#187;&lt;/i&gt; Circonstance aggravante, Bakchich avait cas&#233; l'article dans sa rubrique &#171; Filouteries &#187; et y avait ajout&#233; le mot-cl&#233; &#171; pickpocket &#187;. Le directeur de la publication informa donc bri&#232;vement le tribunal sur la fonction respective des rubriques et des mots-cl&#233;s sur un site web. La journaliste expliqua que &lt;i&gt;&#171; &#231;a cognait dur &#224; l'&#233;poque &#187; &lt;/i&gt; et qu'elle avait donc cherch&#233; &lt;i&gt;&#171; un t&#233;moignage direct, pas des ragots &#187; &lt;/i&gt; (en fait, plus prosa&#239;quement, la retranscription du proc&#232;s-verbal d'une audition par la police dudit petit-fils). Et avait-elle cherch&#233; &#224; joindre le sieur Banier pour avoir son avis ? &lt;i&gt;&#171; Oui, je suis tomb&#233;e sur quelqu'un qui s'est pr&#233;sent&#233; comme son majordome. &#8211; Mais monsieur Banier dit qu'il n'a pas de majordome. &#8211; C'est ainsi qu'il s'est pr&#233;sent&#233;, et je lui ai indiqu&#233; ce que j'avais dans ma besace. &#8211; Vous lui avez tout dit ? &#8211; Oui. &#8211; C'est peut-&#234;tre, vis-&#224;-vis d'un majordome, un manque de discr&#233;tion. &#187;&lt;/i&gt; Diable, la justice n'est jamais contente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vint ensuite le tour de l'abject Nardo, qui avait pris soin de se d&#233;placer &#224; la barre avec le carnet &#224; dessins dans lequel il venait de croquer le juge. Il indiqua, l'insolent, que l'article l'avait fait rire, ce qui arracha un rictus au tribunal. &lt;i&gt;&#171; Les commentaires, vous n'y &#234;tes pas all&#233;s de main morte quand m&#234;me ! &#187;&lt;/i&gt; &#8211; &#224; quoi le docte Nardo r&#233;pondit que &lt;i&gt;&#171; dans le dessin de presse, l'espace est limit&#233;, et ce langage un peu percutant est n&#233;cessaire &#187;&lt;/i&gt;, avant d'ajouter, l'effront&#233;, que &lt;i&gt;&#171; parfois, certains peuvent trouver &#231;a d&#233;plorable et il y a des dessins qui ne me font plus rire, mais celui-l&#224;, si, toujours &#187;&lt;/i&gt;. Le juge hocha la t&#234;te et indiqua sobrement : &lt;i&gt;&#171; Pas monsieur Banier &#187;&lt;/i&gt;. Puis il ajouta tout aussi sobrement : &lt;i&gt;&#171; La partie civile demande 10 000 euros. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avocat de Banier se leva, rappela que c'&#233;tait la troisi&#232;me fois qu'il se retrouvait devant ce tribunal pour des faits similaires et que chaque fois il avait gagn&#233; (il ne pr&#233;cisa pas tout de suite : un euro symbolique). Il crut bon d'ajouter que son client &#233;tait particuli&#232;rement soucieux qu'on puisse le joindre, et qu'il mettait ainsi, grand seigneur, &lt;i&gt;&#171; un site Internet avec une rubrique &#8216;&#8216;contact'' &#187;&lt;/i&gt; &#224; la disposition du public. Loin de charger le vil Nardo, cependant, il rendit hommage &#224; son &#224;-propos : &lt;i&gt;&#171; Il indique bien, de mani&#232;re vulgaire, ce &#224; quoi on pense une fois qu'on a lu l'article. &#187;&lt;/i&gt; Tant et si bien que m&#234;me le procureur requit la relaxe pour le dessinateur outrancier &#8211; mais pas pour ses co-accus&#233;s. D&#233;lib&#233;r&#233;s le 21 octobre. Saura-t-on enfin si le sc&#233;l&#233;rat Nardo a bel et bien r&#233;ussi &#224; s&#233;duire tout un tribunal ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chronique judiciaire o&#249; on se calme</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/La-chronique-judiciaire-ou-on-se</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/La-chronique-judiciaire-ou-on-se</guid>
		<dc:date>2011-10-05T04:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Chronique judiciaire</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>qu'il</dc:subject>
		<dc:subject>Oui</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;tiez</dc:subject>
		<dc:subject>Monsieur</dc:subject>
		<dc:subject>avez</dc:subject>
		<dc:subject>&#234;tes</dc:subject>
		<dc:subject>comparutions imm&#233;diates</dc:subject>
		<dc:subject>procureure demande</dc:subject>
		<dc:subject>&#234;tes pr&#234;t</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Marseille, comparutions imm&#233;diates. Un gars tr&#232;s maigre entre dans le box, il salue des gens dans la salle, la juge s'agace : &#171; Vous &#234;tes pr&#234;t, monsieur D. ? Vous &#234;tes d&#233;j&#224; pass&#233; devant le tribunal. &#8211; Pas beaucoup. &#8211; Enfin, vingt-quatre fois quand m&#234;me. Est-ce qu'il y a eu une expertise psychiatrique ? &#8211; Ah non non non. &#187; D. se met &#224; parler tout seul, il bouge ses mains dans tous les sens. &#171; Vous pouvez vous taire deux minutes, qu'on essaye de r&#233;fl&#233;chir ? Alors, vous vous &#234;tes approch&#233; d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chronique-judiciaire" rel="tag"&gt;Chronique judiciaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Oui" rel="tag"&gt;Oui&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/etiez" rel="tag"&gt;&#233;tiez&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Monsieur" rel="tag"&gt;Monsieur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/avez" rel="tag"&gt;avez&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/etes" rel="tag"&gt;&#234;tes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/comparutions-immediates" rel="tag"&gt;comparutions imm&#233;diates&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/procureure-demande" rel="tag"&gt;procureure demande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/etes-pret" rel="tag"&gt;&#234;tes pr&#234;t&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marseille&lt;/strong&gt;, comparutions imm&#233;diates. Un gars tr&#232;s maigre entre dans le box, il salue des gens dans la salle, la juge s'agace : &lt;i&gt;&#171; Vous &#234;tes pr&#234;t, monsieur D. ? Vous &#234;tes d&#233;j&#224; pass&#233; devant le tribunal. &#8211; Pas beaucoup. &#8211; Enfin, vingt-quatre fois quand m&#234;me. Est-ce qu'il y a eu une expertise psychiatrique ? &#8211; Ah non non non. &#187;&lt;/i&gt; D. se met &#224; parler tout seul, il bouge ses mains dans tous les sens. &lt;i&gt;&#171; Vous pouvez vous taire deux minutes, qu'on essaye de r&#233;fl&#233;chir ? Alors, vous vous &#234;tes approch&#233; d'un homme en lui parlant de karat&#233;, vous &#234;tes reparti et il s'est rendu compte que son portefeuille avait disparu, il vous a rattrap&#233;, vous vous &#234;tes battus, il a pris votre sacoche et les policiers vous ont identifi&#233; parce qu'il y avait votre carte d'identit&#233; dedans. &#8211; Mais j'veux dire, non j'ai... &#8211; Taisez-vous, s'il vous pla&#238;t, je termine. Vous dites que vous n'avez pas commis les faits parce que vous &#233;tiez dans un bar. &#8211; J'ai m&#234;me pas ma sacoche. &#8211; Non en effet vous n'avez plus votre sacoche. Vous avez l'allocation adulte handicap&#233; depuis cinq ans, vous prenez du Subutex... &#187; &lt;/i&gt; D. se lance dans une longue &#233;num&#233;ration, la juge le regarde d'un air d&#233;sol&#233; : &lt;i&gt;&#171; Oui, vous prenez beaucoup de m&#233;dicaments. &#187;&lt;/i&gt; La procureure demande son maintien en d&#233;tention, l'avocate r&#233;pond : &lt;i&gt;&#171; Je demande &#224; ce qu'il soit intern&#233;, enfin, euh, hospitalis&#233; d'office, plut&#244;t qu'incarc&#233;r&#233;. &#8211; L'hospitalisation d'office ne rel&#232;ve pas de la comp&#233;tence du tribunal, ma&#238;tre. &#187;&lt;/i&gt; Un tr&#232;s jeune gars entre dans le box. &lt;i&gt;&#171; Alors, monsieur J., vous &#233;tiez h&#233;berg&#233; chez votre &#233;ducateur, en accord avec la Protection judiciaire de la jeunesse. Vous lui avez d&#233;rob&#233; son ordinateur, son t&#233;l&#233;phone et ses clefs. Vous lui avez fait des menaces de mort. Lors d'un rendez-vous dont vous &#233;tiez convenus, vous lui avez demand&#233; de l'argent pour lui remettre son ordinateur, il vous a propos&#233; d'aller &#224; la banque pour tirer du liquide et c'est l&#224; qu'il a pu appeler la police. Vous avez eu des placements d&#232;s l'&#226;ge de 8 ans parce que vous &#233;tiez battu. Vous souhaitez faire une formation de palefrenier. &#8211; Oui, mon &#233;ducateur m'a beaucoup aid&#233; &#224; avancer dans ce projet. &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;ducateur est appel&#233; : &lt;i&gt;&#171; C'est plus de la souffrance de sa part qu'une volont&#233; de nuire. L'Aide sociale &#224; l'enfance a commis de grandes erreurs avec lui, il est rest&#233; un an et demi &#224; la rue sans aucune aide quand il &#233;tait mineur. Quand il est arriv&#233; chez moi, il venait d'arr&#234;ter la coca&#239;ne. Le jour o&#249; il a commis les faits, il avait pris une grande claque parce que l'ASE a refus&#233; son statut d' adulte handicap&#233; et son contrat de jeune majeur. &#8211; Vous parlez beaucoup &#224; sa place, monsieur, c'est un peu dommage, vu que c'est vous qui avez port&#233; plainte. Monsieur J., que pensez-vous de ce que vient de dire votre &#233;ducateur ? &#8211; Je suis d'accord avec lui. &#187; &lt;/i&gt; La procureure demande son maintien en d&#233;tention : &lt;i&gt;&#171; Je veux bien qu'on soit d&#233;sesp&#233;r&#233;, mais il y a l&#224; quelqu'un qui lui a donn&#233; un toit, de l'aide et manifestement de l'amour. &#187;&lt;/i&gt; L'avocate encha&#238;ne : &lt;i&gt;&#171; Il a &#233;t&#233; maltrait&#233; et abandonn&#233; depuis son plus jeune &#226;ge. Il voit son th&#233;rapeute, il va &#224; son contr&#244;le de la PJJ, alors pourquoi lui briser les ailes en l'emp&#234;chant de commencer sa formation ? &#8211; Vous voulez dire quelque chose, monsieur J. ? &#8211; Non. &#8211; M&#234;me sur le fait que madame la procureure demande votre maintien en d&#233;tention ? &#8211; J'irai s'il le faut, c'est pas moi qui d&#233;cide. &#8211; Oui mais vous voulez peut-&#234;tre vous exprimer ? &#8211; Non. &#187;&lt;/i&gt; D&#233;lib&#233;r&#233;s : D. est maintenu en d&#233;tention et une expertise psychiatrique est demand&#233;e. Avant que la juge ait fini de parler, D. s'en va et dispara&#238;t dans le couloir qui m&#232;ne au d&#233;p&#244;t en criant. Les policiers se pr&#233;cipitent tout &#224; coup, il y a des hurlements et des coups, la famille de D. se l&#232;ve et lui crie de se calmer, des policiers leur demandent de se taire, puis les font sortir. La juge appelle J., dont le d&#233;lib&#233;r&#233; doit &#234;tre rendu, il sort du couloir hors de lui : &lt;i&gt;&#171; Avancez, calmez-vous ! &#8211; Il m'a mis un coup de pied ! &#8211; On a vu, mais ne vous &#233;nervez pas ! Il ne va rien se passer d'autre en bas au d&#233;p&#244;t, &#231;a ne vous servirait pas. Le tribunal vous place sous contr&#244;le judiciaire avec obligation de r&#233;sider &#224; un endroit qui vous sera indiqu&#233;, obligation de soins, obligation de formation, interdiction d'entrer en contact avec la victime. Le tribunal veut vous aider &#224; vous en sortir. S'il se passe quoi que ce soit en bas, vous repassez ici pour violences. &#8211; C'est pas moi qui le toucherai. &#8211; Qu'est-ce que &#231;a veut dire &#231;a ? Monsieur le greffier, notez ce qu'il a dit. Il ne faut pas qu'il se passe quoi que ce soit en bas ! &#8211; Ouais. &#187;&lt;/i&gt; Un nouveau pr&#233;venu entre dans le box.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chronique judiciaire o&#249; on fume &#171; du chicha &#187;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/La-chronique-judiciaire-ou-on-fume</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/La-chronique-judiciaire-ou-on-fume</guid>
		<dc:date>2011-08-17T05:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Chronique judiciaire</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>qu'il</dc:subject>
		<dc:subject>Alors</dc:subject>
		<dc:subject>policier</dc:subject>
		<dc:subject>police</dc:subject>
		<dc:subject>j'ai</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>avez</dc:subject>
		<dc:subject>scooter</dc:subject>
		<dc:subject>L'avocat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Marseille. un jeune homme tout juste majeur entre dans le box : &#171; Monsieur F., il vous est reproch&#233; un refus d'obtemp&#233;rer et des violences ayant entra&#238;n&#233; une ITT de neuf jours avec l'usage d'une arme par destination et sur personne d&#233;positaire de l'autorit&#233; publique. Vous rouliez rue de la R&#233;publique sur un scooter avec deux autres individus non casqu&#233;s. Vous alliez &#224; tr&#232;s vive allure, vous rouliez r&#233;guli&#232;rement sur la voie inverse et vous faisiez du rod&#233;o entre les voitures. Le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no90-juin-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;90 (juin 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chronique-judiciaire" rel="tag"&gt;Chronique judiciaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Alors" rel="tag"&gt;Alors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/policier" rel="tag"&gt;policier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/police" rel="tag"&gt;police&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/avez" rel="tag"&gt;avez&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/scooter" rel="tag"&gt;scooter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/L-avocat" rel="tag"&gt;L'avocat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marseille.&lt;/strong&gt; un jeune homme tout juste majeur entre dans le box : &lt;i&gt;&#171; Monsieur F., il vous est reproch&#233; un refus d'obtemp&#233;rer et des violences ayant entra&#238;n&#233; une ITT de neuf jours avec l'usage d'une arme par destination et sur personne d&#233;positaire de l'autorit&#233; publique. Vous rouliez rue de la R&#233;publique sur un scooter avec deux autres individus non casqu&#233;s. Vous alliez &#224; tr&#232;s vive allure, vous rouliez r&#233;guli&#232;rement sur la voie inverse et vous faisiez du rod&#233;o entre les voitures. Le fonctionnaire de police a d&#233;clar&#233; : &#8220;Je me suis mis face &#224; lui sur la voie de circulation pour l'arr&#234;ter. J'ai d&#251; mettre les deux mains en avant pour me prot&#233;ger. Le scooter m'a roul&#233; sur le pied, il est tomb&#233; et moi aussi.&#8221; Vous niez tout et vous dites que vous aviez un casque int&#233;gral dont la visi&#232;re vous emp&#234;chait de voir, vous n'avez vu qu'une silhouette. Alors d&#233;j&#224; ce n'est pas r&#233;glementaire d'avoir un casque qui ne vous permet pas de voir les obstacles, et en plus il y a des rues o&#249; l'&#233;clairage public manque &#224; Marseille, mais ce n'est pas le cas de la rue de la R&#233;publique. &#8211; Non mais c'&#233;tait la nuit, j'ai commenc&#233; &#224; freiner, je croyais qu'il voulait traverser ! Je ne vais pas lui foncer dedans quand m&#234;me, je suis pas fou ! &#8211; Alors le policier a vu un m&#233;decin et donc&#8230; Ah mais il faudrait revoir la formation des m&#233;decins parce que c'est syst&#233;matiquement illisible ! &#187;&lt;/i&gt; L'avocate du policier intervient : &lt;i&gt;&#171; J'ai r&#233;ussi &#224; lire quelques passages : &#8220;douleur au doigt, douleur &#224; l'extension lat&#233;rale, douleur au pied&#8221;. &#8211; Bon enfin, vous avez &#233;t&#233; confront&#233;s, vous avez chacun maintenu votre position. Alors ? Mais cessez de regarder le sol, vous &#234;tes assez grand pour r&#233;pondre ! &#8211; Non mais c'est faux, c'est tout ! On allait chez nous, on avait vu le match, j'ai pas fonc&#233;&#8230; &#8211; J'ai rien compris. Vous commencez une phrase, vous ne la finissez pas&#8230; O&#249; &#233;tiez-vous ce soir-l&#224; ? &#8211; Dans un salon. &#8211; Un salon de quoi ? &#8211; Un salon de chicha. &#8211; De quoi ? &#187;&lt;/i&gt; L'avocat de F. vient en aide &#224; la juge, stup&#233;faite : &lt;i&gt;&#171; De narguil&#233;. &#8211; Vous avez fum&#233; du chicha avec vos amis ? &#8211; Mais &#231;a fait rien ! C'est pas de l'alcool ! &#187;&lt;/i&gt; L'avocat pr&#233;cise : &lt;i&gt;&#171; C'est du tabac, madame la pr&#233;sidente. &#8211; En tous cas vous avez heurt&#233; le policier. &#8211; C'est lui qui m'a mis un coup de pied dans le scooter ! Y a m&#234;me la trace de la Ranger ! &#8211; Bon, vous faites quoi dans la vie, monsieur ? &#8211; Un CAP de vente alimentaire. &#8211; Et &#231;a se passe bien ? &#8211; Oui, j'ai 14,3 de moyenne. &#187;&lt;/i&gt; L'avocate du policier plaide : &lt;i&gt;&#171; Les fonctionnaires de police ne sont pas des brutes, ils ne vont pas mettre en danger volontairement le scooter ! Le fonctionnaire de police ne s'est pas mis en arr&#234;t de travail parce qu'ils sont en sous-effectif, mais il se retrouve coinc&#233; au poste et ne peut pas intervenir au secours de ses coll&#232;gues. C'est profond&#233;ment d&#233;sagr&#233;able. Je demande 1 100 euros au titre du pr&#233;judice moral. &#187;&lt;/i&gt; Le procureur encha&#238;ne : &lt;i&gt;&#171; Cela ne manque pas de nous interpeller sur la difficult&#233; du m&#233;tier de policier &#224; Marseille et j'attends une r&#233;ponse tr&#232;s ferme. J'ai regard&#233; attentivement M. F. pendant que vous l'interrogiez, et &#231;a n'engage que moi mais je ne l'ai pas senti tout &#224; fait &#224; l'aise, regardant un coup &#224; gauche, un coup le plafond, un coup ses chaussures. Compte tenu de son jeune &#226;ge et de son immaturit&#233;, il a sans doute du mal &#224; tenir la posture qu'il a adopt&#233;e en niant les faits. Les v&#233;rifications ont &#233;t&#233; faites sur le scooter, il n'y a pas de trace de Ranger. Il est all&#233; en d&#233;tention hier, je crois qu'il a touch&#233; du doigt la r&#233;alit&#233;, l'important est que ce choc carc&#233;ral ait lieu, que ce soit pour 1 nuit, 1 semaine ou 1 mois, peu importe. Le principe de l'emprisonnement ferme pour des atteintes &#224; des fonctionnaires de police me semble fondamental. Je demande 8 &#224; 10 mois d'emprisonnement dont six assortis du sursis simple. &#187;&lt;/i&gt; L'avocat de F. intervient : &lt;i&gt;&#171; Contrairement &#224; monsieur le procureur, je n'ai pas vu dans la proc&#233;dure que la trace de Ranger avait &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233;e. Pourquoi ? Et &#224; propos du certificat m&#233;dical : neuf jours d'ITT ! Le m&#233;decin r&#233;dige en &#233;crivant &#8220;il me dit que&#8221;, &#8220;&#224; la demande de l'int&#233;ress&#233;&#8221;&#8230; et les blessures n'ont &#233;t&#233; constat&#233;es que le lendemain&#8230; Alors je comprends bien qu'il faille prot&#233;ger les forces de l'ordre, mais quand m&#234;me, huit &#224; dix mois dont six assortis du sursis simple ! La version des faits de M. F. s'oppose &#224; celle d'un policier, asserment&#233; il est vrai, mais tout ce qu'on peut lui reprocher au final c'est d'avoir transport&#233; deux mineurs sans casque. &#187;&lt;/i&gt; F. prend deux mois avec sursis, 475 euros pour le pr&#233;judice moral et 300 euros d'amende.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chronique judiciaire absolument &#233;patante</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/La-chronique-judiciaire-absolument</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/La-chronique-judiciaire-absolument</guid>
		<dc:date>2011-07-07T05:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Chronique judiciaire</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>qu'il</dc:subject>
		<dc:subject>Alors</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;tention</dc:subject>
		<dc:subject>Oui</dc:subject>
		<dc:subject>Monsieur</dc:subject>
		<dc:subject>avez</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;tat</dc:subject>
		<dc:subject>L'avocate</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tribunal de Marseille. La juge est une femme d'une quarantaine d'ann&#233;es. Un jeune homme succ&#232;de &#224; un autre qui vient d'&#234;tre renvoy&#233; en d&#233;tention : &#171; Monsieur M., il vous est reproch&#233; d'avoir &#233;t&#233; l'auteur de violences contre un fonctionnaire de police, monsieur A., entra&#238;nant une ITT de quatorze jours, avec ces circonstances aggravantes que les faits ont &#233;t&#233; commis en &#233;tat d'ivresse manifeste et en &#233;tat de r&#233;cidive l&#233;gale. Vous avez ni&#233; les faits. La question qui va se poser aujourd'hui est (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no89-mai-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;89 (mai 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chronique-judiciaire" rel="tag"&gt;Chronique judiciaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Alors" rel="tag"&gt;Alors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/detention" rel="tag"&gt;d&#233;tention&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Oui" rel="tag"&gt;Oui&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Monsieur" rel="tag"&gt;Monsieur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/avez" rel="tag"&gt;avez&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/etat" rel="tag"&gt;&#233;tat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/L-avocate" rel="tag"&gt;L'avocate&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tribunal de Marseille. &lt;/strong&gt; La juge est une femme d'une quarantaine d'ann&#233;es. Un jeune homme succ&#232;de &#224; un autre qui vient d'&#234;tre renvoy&#233; en d&#233;tention : &lt;i&gt;&#171; Monsieur M., il vous est reproch&#233; d'avoir &#233;t&#233; l'auteur de violences contre un fonctionnaire de police, monsieur A., entra&#238;nant une ITT de quatorze jours, avec ces circonstances aggravantes que les faits ont &#233;t&#233; commis en &#233;tat d'ivresse manifeste et en &#233;tat de r&#233;cidive l&#233;gale. Vous avez ni&#233; les faits. La question qui va se poser aujourd'hui est celle de votre maintien en d&#233;tention en attendant le proc&#232;s. Vous vous trouviez dans une discoth&#232;que. Vous avez mis en cause la qualit&#233; de policier de Monsieur A. et vous avez refus&#233; de partir. Monsieur A. dit que vous lui avez cass&#233; volontairement la cheville. Vous, vous dites qu'il a &#233;t&#233; d&#233;s&#233;quilibr&#233;. &#8211; Oui. &#8211; Alors, vous avez toujours travaill&#233; comme peintre en b&#226;timent et vous gagnez&#8230; 2500 euros par mois ? &#187;&lt;/i&gt; La pr&#233;sidente s'interrompt, interloqu&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Oui, je travaille avec mon cousin, on a une bo&#238;te. &#8211; Votre cousin craint de mettre la clef sous la porte si vous &#234;tes incarc&#233;r&#233;. Vous avez un casier pour des faits similaires : violences aggrav&#233;es, outrage, r&#233;bellion, destruction de biens servant de d&#233;coration publique. Vous n'&#234;tes pas quelqu'un de calme hein ? &#8211; C'est quand je bois. J'ai &#233;t&#233; suivi. &#8211; Eh bien &#231;a ne suffit pas. Une destruction de bien servant de d&#233;coration publique, quand m&#234;me ! Si vous ne supportez pas l'alcool, ne buvez pas ! &#187;&lt;/i&gt; Le procureur fait deux phrases pour demander le maintien en d&#233;tention, l'avocat en fait quatre pour demander la remise en libert&#233; : &lt;i&gt;&#171; Ne pas faire droit &#224; sa demande de remise en libert&#233; ferait peser un gros risque sur une petite soci&#233;t&#233; et on sait la difficult&#233; des petites soci&#233;t&#233;s aujourd'hui. &#187;&lt;/i&gt; Un jeune policier est charg&#233; de la surveillance du public, il est g&#234;n&#233;, sourit aux gens et n'ose pas faire taire les chuchotements. Arrive dans le box un grand gars tout aussi g&#234;n&#233;, am&#233;ricain, accompagn&#233; de son interpr&#232;te. &lt;i&gt;&#171; Monsieur J., il vous est reproch&#233; d'avoir tent&#233; de soustraire frauduleusement des objets au d&#233;triment de Monsieur E., pharmacien. La proc&#233;dure ne peut pas &#234;tre jug&#233;e parce que la victime n'a pas &#233;t&#233; pr&#233;venue, mais nous allons statuer sur votre maintien en d&#233;tention. &#8211; Je suis vraiment d&#233;sol&#233;, je n'ai jamais fait une chose pareille auparavant. Je m'engage &#224; revenir. Mon but &#233;tait de rejoindre la l&#233;gion &#233;trang&#232;re et je ne veux rien faire qui puisse entraver ce plan-l&#224;. &#8211; Alors, les faits sont particuliers parce que cela s'est pass&#233; dans une pharmacie d&#233;vast&#233;e o&#249; tout avait &#233;t&#233; renvers&#233; et lui on le retrouve &#224; l'&#233;tage partiellement d&#233;nud&#233;, c'est-&#224;-dire sans cale&#231;on ni pantalon, compl&#232;tement ivre. Comment il est arriv&#233; l&#224; dans cet &#233;tat, l'enqu&#234;te n'a pas pu le d&#233;terminer. &#187;&lt;/i&gt; &#199;a n'amuse pas le procureur : &lt;i&gt;&#171; Il y a un pr&#233;judice important eu &#233;gard aux d&#233;g&#226;ts et aucune garantie qu'il se repr&#233;sente. Il a donn&#233; un faux nom lors de son arrestation, il a fallu l'intervention du repr&#233;sentant du consulat pour &#233;tablir sa v&#233;ritable identit&#233; et il &#233;tait recherch&#233; par les autorit&#233;s am&#233;ricaines pour des faits que nous ignorons. Est-ce pour cela qu'il veut rejoindre la l&#233;gion &#233;trang&#232;re ? Je ne sais pas&#8230; &#187;&lt;/i&gt; L'avocate s'&#233;nerve : &lt;i&gt;&#171; Il a &#233;t&#233; pris en charge par sa congr&#233;gation religieuse et plac&#233; dans une famille. Un ''pr&#233;judice important'' ! Attendons l'audience au fond pour employer de tels qualificatifs : la victime d&#233;clare qu'il n'y a pas eu de vol mais des d&#233;g&#226;ts. Sur le fait qu'il a donn&#233; un faux nom : il a &#233;t&#233; interpell&#233; &#224; 3h15 du matin et il a fallu attendre trois heures pour qu'on fasse &#233;tat de sa nationalit&#233; et qu'on ait recours &#224; un interpr&#232;te. C'est absolument &#233;patant de voir &#224; quel point les bruits vont vite dans notre ville : j'entendais y compris dans cette salle qu'il &#233;tait menac&#233; d'une extradition. Nous n'avons aucun &#233;l&#233;ment pour dire qu'il nous ment. Ce qui est d&#233;sagr&#233;able, c'est de penser qu'il risque de partir dans le car touristique des Baumettes uniquement sur ce motif. &#187;&lt;/i&gt; L'avocate se rassoit, la pr&#233;sidente fronce les sourcils : &lt;i&gt;&#171; Je ne comprends pas cette allusion &#224; l'extradition alors que le tribunal n'a jamais prononc&#233; ce mot. &#187;&lt;/i&gt; L'avocate se rel&#232;ve : &lt;i&gt;&#171; C'est dans la proc&#233;dure d'hier, Madame la pr&#233;sidente. &#8211; Mais ce ne sont que des rumeurs, le tribunal d&#233;cide encore en droit et en fait ! &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s les d&#233;lib&#233;r&#233;s, M. est maintenu en d&#233;tention jusqu'au proc&#232;s pr&#233;vu 20 jours plus tard. Il envoie un baiser &#224; sa famille. Et J. est plac&#233; &lt;i&gt;&#171; sous mandat de d&#233;p&#244;t, parce que vous &#234;tes sans domicile en France et qu'il y a un risque de r&#233;it&#233;ration &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
