<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?id_auteur=66&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1779602680</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Un rac&#243; llibertari a Barcelona</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Un-raco-llibertari-a-Barcelona</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Un-raco-llibertari-a-Barcelona</guid>
		<dc:date>2020-01-16T17:27:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cosa Rara, Iffik Le Guen</dc:creator>


		<dc:subject>Ferdinand Cazalis</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
		<dc:subject>rue</dc:subject>
		<dc:subject>Raval</dc:subject>
		<dc:subject>quartier</dc:subject>
		<dc:subject>Barcelone</dc:subject>
		<dc:subject>d'El Raval</dc:subject>
		<dc:subject>Raval Resiste</dc:subject>
		<dc:subject>Poble Sec</dc:subject>
		<dc:subject>tourisme</dc:subject>
		<dc:subject>Pays basque</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au mois de mai, une large invitation a &#233;t&#233; lanc&#233;e pour commencer &#224; c&#233;l&#233;brer le trenti&#232;me anniversaire d'El Lokal, un espace de luttes mythique dans la capitale catalane. I&#241;aki nous raconte le reste. CQFD : El Lokal, c'&#233;tait comment au d&#233;but ? &#171; &#192; la fin des ann&#233;es 1980, nous faisions une revue libertaire qui s'appelait Lletra A &#224; Barcelone, Sabotaje &#224; Madrid et Resiste au Pays basque. Nous tra&#238;nions &#224; l'ath&#233;n&#233;e libertaire du quartier de Poble Sec la journ&#233;e et nous nous retrouvions le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no156-juillet-aout-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;156 (juillet-ao&#251;t 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ferdinand-Cazalis-190" rel="tag"&gt;Ferdinand Cazalis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/rue" rel="tag"&gt;rue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Raval" rel="tag"&gt;Raval&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/quartier" rel="tag"&gt;quartier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Barcelone" rel="tag"&gt;Barcelone&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-El-Raval" rel="tag"&gt;d'El Raval&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Raval-Resiste" rel="tag"&gt;Raval Resiste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Poble-Sec" rel="tag"&gt;Poble Sec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/tourisme" rel="tag"&gt;tourisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pays-basque" rel="tag"&gt;Pays basque&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au mois de mai, une large invitation a &#233;t&#233; lanc&#233;e pour commencer &#224; c&#233;l&#233;brer le trenti&#232;me anniversaire d'El Lokal, un espace de luttes mythique dans la capitale catalane. I&#241;aki nous raconte le reste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3212 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH376/-1429-0d8f2.jpg?1779618592' width='500' height='376' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Ferdinand Cazalis
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CQFD : El Lokal, c'&#233;tait comment au d&#233;but ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; la fin des ann&#233;es 1980, nous faisions une revue libertaire qui s'appelait &lt;i&gt;Lletra A&lt;/i&gt; &#224; Barcelone, &lt;i&gt;Sabotaje&lt;/i&gt; &#224; Madrid et &lt;i&gt;Resiste&lt;/i&gt; au Pays basque. Nous tra&#238;nions &#224; l'ath&#233;n&#233;e libertaire&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les ath&#233;n&#233;es libertaires sont des espaces de culture et d'&#233;ducation (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; du quartier de Poble Sec la journ&#233;e et nous nous retrouvions le soir &#224; la pizzeria Rivolta, &#233;galement fr&#233;quent&#233;e par le milieu anarchiste. On animait des &#233;missions sur les radios libres, on &#233;crivait dans des fanzines et on allait dans des bars associatifs qui poussaient comme des champignons dans le centre de Barcelone (4 Pasos al Norte, El Pirata). Mais il nous fallait un lieu o&#249; diffuser un matos alternatif &#233;clectique, avec des horaires nocturnes et une ouverture au-del&#224; du cercle militant, pour que les gens n'aient pas peur de rentrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque nous nous sommes install&#233;s, en mai 1987, dans le local du no 1 de la rue de la Cera, nous partions sur du temporaire. On a mont&#233; un bar, qui accueillait des punks pour des concerts improvis&#233;s malgr&#233; l'&#233;troitesse du rez-de-chauss&#233;e. Mais on subissait en permanence des descentes de flics, surtout pour la drogue. Autre probl&#232;me, le fait de tenir un bar nous a tr&#232;s vite transform&#233;s en serveurs. On a alors d&#233;cid&#233; de le fermer, sous les insultes des habitu&#233;s, pour mieux continuer l'activit&#233; de disquaire-librairie-vente de fringues-infokiosque. &#192; partir de cette exp&#233;rience de distribution de matos alternatif, principalement des bouquins, sont n&#233;es les &#233;ditions Virus. Au fil des ann&#233;es, elles sont devenues une structure ind&#233;pendante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Lokal a &#233;merg&#233; comme un espace d'autogestion utile aux luttes dans la ville et au niveau international. Et diff&#233;rents collectifs sont venus l'agrandir : los Okupas, les antifascistes, les gays, les sans-papiers, le mouvement contre le cinqui&#232;me centenaire de la d&#233;couverte des Am&#233;riques et l'Expo universelle de 1992... Pendant 15 ans, le Comit&#233; de solidarit&#233; avec la r&#233;bellion zapatiste a aussi eu son QG ici. En d&#233;pit des conflits inh&#233;rents &#224; ce genre d'exp&#233;rience collective, nous avons continu&#233; &#224; fonctionner sans adh&#233;sions ni subventions, en autoproduisant toutes sortes de choses &#8211; par exemple, une compil de rock antimilitariste. L'argent r&#233;colt&#233; nous a permis de soutenir les luttes, notamment en participant aux frais de justice. Depuis le 15-M&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ou &#171; Mouvement des Indign&#233;s &#187;, n&#233; sur la Puerta del Sol &#224; Madrid le 15 mai (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, nos activit&#233;s se sont surtout concentr&#233;es sur la d&#233;fense du quartier contre la gentrification. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi avoir choisi le quartier du Raval, ex-Barrio Chino ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En 1992, la &lt;i&gt;Rambla&lt;/i&gt; du Raval a commenc&#233; &#224; sortir de terre sans rencontrer beaucoup d'opposition. Quand nous d&#233;noncions les destructions de rues enti&#232;res et les expulsions d'habitants accompagnant cette grande op&#233;ration d'am&#233;nagement urbain, on nous prenait pour des fous. C'&#233;tait une &#233;poque tendue, difficile, entre l'h&#233;ro&#239;ne, les attaques n&#233;onazies et sexistes, la peur des habitants. On nous voyait comme des &#171; bizarres &#187;. Mais avec le temps, nous avons &#233;t&#233; accept&#233;s dans la &#171; normalit&#233; bizarre &#187; du Raval, un quartier stigmatis&#233; que les gens comparaient volontiers au Bronx &#224; New York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'amplitude de nos horaires d'ouverture, en particulier les samedis, a jou&#233; un r&#244;le essentiel : des gens venaient de partout avec leurs listes de courses politiques, dans le spirituel (livres, revues, brochures...), l'humain (un coup de main pour r&#233;sister &#224; une expulsion) ou le mat&#233;riel (m&#233;gaphone et autres outils). Bref, ce n'&#233;tait pas une simple boutique, mais un lieu qui sert pour tout, toute la journ&#233;e, m&#234;me si c'est &#233;puisant parfois. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est ton opinion sur le tourisme qui s&#233;vit actuellement dans El Raval, et &#224; Barcelone en g&#233;n&#233;ral ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On nous a souvent qualifi&#233;s de &#171; tourismo-phobiques &#187;, mais aujourd'hui, Barcelone est vendue comme un produit touristique mondial. Et cela s'accompagne d'une sp&#233;culation sauvage : Airbnb, les h&#244;tels, les croisi&#232;res et trente mille touristes par jour qui arrivent, ach&#232;tent et s'en vont sans vraiment voir la ville. En d&#233;coulent des emplois pr&#233;caires, des salaires tellement bas que certains travailleurs sont oblig&#233;s de dormir dans la rue, des investissements touristiques sauvages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous et nos voisins du centre-ville, la menace d'expulsion est imminente, car la loi imposant des loyers fixes a &#233;t&#233; abrog&#233;e, et les propri&#233;taires les augmentent d&#232;s qu'ils le peuvent. Derni&#232;rement, on a emp&#234;ch&#233; l'expulsion d'une famille de notre immeuble avec les voisins et voisines de tout le quartier. Tout devient plus cher, et les petits commerces (boucheries, cybercaf&#233;s&#8230;), souvent tenus par des immigr&#233;s d&#233;barqu&#233;s depuis plus ou moins longtemps et qui faisaient le dynamisme du Raval, ferment et sont remplac&#233;s par des grandes enseignes destin&#233;es aux touristes. Le Raval, quartier traditionnel des putes, des pauvres, des homos, des migrants et des anarchistes, doit &#234;tre r&#233;nov&#233; pour que les promoteurs du tourisme de masse aient un produit encore plus attractif &#224; vendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la gentrification d'El Raval tarde plus que pr&#233;vu, c'est gr&#226;ce aux immigr&#233;s : ce sont les enfants de l'immigration qui d&#233;fendent l'identit&#233; rebelle du quartier. La gentrification implique un changement de population pour que les touristes soient assur&#233;s de d&#233;ambuler dans une sorte de parc &#224; th&#232;mes bien normalis&#233;. Par exemple, dans les rues c&#233;l&#233;br&#233;es par Manu Chao, on ne peut plus chanter en dehors de zones balis&#233;es sous peine d'amende. Et les chanteurs de rue doivent avoir une assurance et un permis. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'arriv&#233;e d'Ada Colau &#224; la t&#234;te de la ville a-t-elle chang&#233; la situation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La nouvelle mairie est oppos&#233;e au tout-touristique, mais est minoritaire et ne peut emp&#234;cher les investisseurs mondiaux de continuer le saccage. Marina Garc&#233;s, une philosophe barcelonaise, compare le tourisme aux ravages de l'industrie mini&#232;re en Am&#233;rique latine : ils arrivent dans un territoire, expulsent les habitants, exploitent &#224; fond et partent quand le filon est &#233;puis&#233;. Imaginez la ville bient&#244;t remplie d'h&#244;tels vides !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection d'Ada Colau a suscit&#233; beaucoup d'espoir. Elle est la premi&#232;re femme &#224; devenir maire de Barcelone et elle n'appartient pas &#224; l'oligarchie, qui n'a que m&#233;pris pour ses origines modestes. Cependant les activistes d'hier sont fonctionnaires aujourd'hui. Les nouveaux &#233;lus inspirent encore une certaine confiance, mais ils ont face &#224; eux la droite dure du Parti populaire au pouvoir &#224; Madrid, les syndicats r&#233;formistes largement compromis, le lobby de l'industrie touristique. C'est pourquoi les mesures positives qu'ils peuvent prendre ont souvent des effets limit&#233;s. Il faut que le mouvement de base, issu du 15-M, reste fort pour les obliger &#224; combattre les int&#233;r&#234;ts de cette clique. Mais nous ne sommes pas si nombreux et tout se focalise sur la question de l'ind&#233;pendance de la Catalogne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un retour en arri&#232;re semble n&#233;anmoins improbable. La plupart des gens ressentent d&#233;sormais une grande d&#233;fiance vis-&#224;-vis des banques, et des luttes nouvelles &#233;mergent face aux in&#233;galit&#233;s, aux expulsions. Nous ne sommes plus consid&#233;r&#233;s comme bizarres, mais lucides. Et on vient m&#234;me nous demander notre avis sur les probl&#232;mes partag&#233;s par tout le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le racisme y est malheureusement pr&#233;sent. Mais il existe un foss&#233; entre la propagande d'extr&#234;me droite, qui instrumentalise la peur de la mondialisation, et ce que les gens vivent au quotidien avec leurs voisins de toutes origines. Quand la police catalane a assassin&#233; Juan Andres Benitez&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 6 octobre 2013, par les sinistres Mossos d'Esquadra qu'Ada Colau avait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, une grande manifestation a d'ailleurs r&#233;uni les prostitu&#233;es organis&#233;es, les immigr&#233;s pakistanais musulmans, les gays. Tout le monde avait compris, m&#234;me si on ne se m&#233;lange pas trop, qu'il fallait r&#233;agir collectivement face aux flics traitant n'importe qui en suspect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons continuer &#224; d&#233;fendre le quartier. Et nous vous invitons du 13 au 16 juillet &#224; la 15&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;dition d'&lt;i&gt;El Raval Resiste&lt;/i&gt;. Ainsi qu'&#224; revenir en octobre, au centre social Can Batll&#242;, pour f&#234;ter officiellement nos 30 ans. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Cosa Rara &amp; Iffik Le Guen&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; lire aussi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &#171; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Le-tourisme-est-une-industrie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Le tourisme est une industrie extractiviste&lt;/a&gt; &#187; : entretien avec le militant anti-tourisme barcelonais Daniel Pardo, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;176 (mai 2019).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les ath&#233;n&#233;es libertaires sont des espaces de culture et d'&#233;ducation populaire qui se d&#233;veloppent en Espagne &#224; partir de la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Ou &#171; Mouvement des Indign&#233;s &#187;, n&#233; sur la Puerta del Sol &#224; Madrid le 15 mai 2011. Il s'est poursuivi dans les nombreuses assembl&#233;es de quartier qui se r&#233;unissent toujours dans les villes espagnoles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le 6 octobre 2013, par les sinistres Mossos d'Esquadra qu'Ada Colau avait promis, un temps, de dissoudre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Chili en premi&#232;re ligne</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Le-Chili-en-premiere-ligne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Le-Chili-en-premiere-ligne</guid>
		<dc:date>2019-12-11T14:56:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cosa Rara</dc:creator>


		<dc:subject>Daniela Le&#243;n</dc:subject>
		<dc:subject>droit</dc:subject>
		<dc:subject>rue</dc:subject>
		<dc:subject>syst&#232;me</dc:subject>
		<dc:subject>face</dc:subject>
		<dc:subject>violence</dc:subject>
		<dc:subject>pacos</dc:subject>
		<dc:subject>ligne</dc:subject>
		<dc:subject>Congr&#232;s</dc:subject>
		<dc:subject>Pinochet</dc:subject>
		<dc:subject>Santiago</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; On s'est r&#233;veill&#233;s en plein milieu d'un cauchemar militaris&#233;. &#187; C'est ainsi qu'une manifestante d&#233;crit l'embrasement v&#233;cu par le Chili &#224; partir du 18 octobre dernier. Longtemps qualifi&#233; d'oasis de stabilit&#233; n&#233;olib&#233;rale, le pays veut en finir avec l'h&#233;ritage encombrant de la dictature du g&#233;n&#233;ral Pinochet. Tout n'a pas d&#233;marr&#233; en octobre. La contestation antigouvernementale actuelle trouve son origine dans le mouvement lyc&#233;en mobilis&#233; depuis des ann&#233;es contre les r&#233;formes dans l'&#233;ducation (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no182-decembre-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;182 (d&#233;cembre 2019)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Daniela-Leon" rel="tag"&gt;Daniela Le&#243;n&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/droit" rel="tag"&gt;droit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/rue" rel="tag"&gt;rue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/systeme" rel="tag"&gt;syst&#232;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/face" rel="tag"&gt;face&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/violence" rel="tag"&gt;violence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/pacos" rel="tag"&gt;pacos&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/ligne" rel="tag"&gt;ligne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Congres" rel="tag"&gt;Congr&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pinochet" rel="tag"&gt;Pinochet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Santiago" rel="tag"&gt;Santiago&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On s'est r&#233;veill&#233;s en plein milieu d'un cauchemar militaris&#233;. &#187;&lt;/i&gt; C'est ainsi qu'une manifestante d&#233;crit l'embrasement v&#233;cu par le Chili &#224; partir du 18 octobre dernier. Longtemps qualifi&#233; d'oasis de stabilit&#233; n&#233;olib&#233;rale, le pays veut en finir avec l'h&#233;ritage encombrant de la dictature du g&#233;n&#233;ral Pinochet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3151 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-1375-aa7a8.jpg?1779672190' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Daniela Le&#243;n
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;T&lt;/span&gt;out n'a pas d&#233;marr&#233; en octobre. La contestation antigouvernementale actuelle trouve son origine dans le mouvement lyc&#233;en mobilis&#233; depuis des ann&#233;es contre les r&#233;formes dans l'&#233;ducation et, plus r&#233;cemment, contre le projet de loi &#171; &lt;i&gt;aula segura&lt;/i&gt; &#187; pour la &#171; &lt;i&gt;s&#233;curit&#233; dans les salles de classe&lt;/i&gt; &#187;. Ce texte donne le droit aux proviseurs d'expulser sur-le-champ les &#233;l&#232;ves impliqu&#233;s dans des actes de &#171; violence &#187;, champ &#233;largi au point d'inclure le simple fait de manifester. Un mois apr&#232;s la rentr&#233;e scolaire, d&#233;but mars 2019, les lyc&#233;en.nes s'y &#233;taient oppos&#233;es en descendant dans la rue. Ils avaient &#233;t&#233; r&#233;prim&#233;s par les &lt;i&gt;pacos&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sobriquet largement partag&#233; pour d&#233;signer les &#171; carabineros &#187; : agents de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, ces derniers s&#233;questrant des &#233;l&#232;ves dans leurs &#233;tablissements tout en les inondant de gaz lacrymog&#232;ne. La mobilisation a repris en septembre et la r&#233;pression s'est intensifi&#233;e, jusqu'&#224; l'humiliation de jeunes filles forc&#233;es &#224; se d&#233;nuder dans des commissariats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 octobre, jour de l'annonce de la hausse de 30 pesos du ticket de transport scolaire, les lyc&#233;en.nes ont d&#233;cid&#233; de g&#233;n&#233;raliser des op&#233;rations d'auto-r&#233;duction du m&#233;tro. Si les forces de police de Santiago s'y sont mass&#233;es pour emp&#234;cher la fraude massive des transports, une vingtaine de stations ont &#233;t&#233; incendi&#233;es le soir m&#234;me. Des supermarch&#233;s ont aussi &#233;t&#233; saccag&#233;s sous les yeux de &lt;i&gt;pacos &lt;/i&gt;&#233;tonnamment immobiles. Certains ont d&#233;nonc&#233; un &#171; &lt;i&gt;coup mont&#233;&lt;/i&gt; &#187; du gouvernement, visant &#224; justifier l'intervention des militaires en &#171; &lt;i&gt;d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts de la nation face &#224; la violence&lt;/i&gt; &#187;. De tels montages policiers ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; utilis&#233;s dans le pass&#233; pour justifier le massacre d'Indiens mapuches.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Ce n'est pas une histoire de 30 pesos, ce sont trente ans &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#233;&#231;ue par les diff&#233;rents gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233; la fin de la dictature Pinochet, il y a trois d&#233;cennies, la population chilienne rejette en masse le syst&#232;me de retraite g&#233;r&#233; par des fonds de pension et la privatisation &#224; outrance de tous les services vitaux &#8211; &#224; commencer par l'eau. En r&#233;ponse, la &#171; grande manifestation &#187; du vendredi 19 octobre s'est d&#233;ploy&#233;e de la Plaza Italia &#8211; grand carrefour du centre-ville de Santiago, lieu de vie nocturne et de mixit&#233; sociale &#8211; &#224; La Moneda, le palais pr&#233;sidentiel, rassemblant deux millions de personnes&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Chili compte 18 millions d'habitants.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Pour exiger la dignit&#233;, des familles avec des enfants, des &#233;tudiants, des retrait&#233;s ont envahi l'Alameda, l'avenue centrale de Santiago, dans un gigantesque concert de casseroles (&lt;i&gt;cacerolazo&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la hausse du ticket a &#233;t&#233; annul&#233;e, la rue ne s'est pas vid&#233;e pour autant. Le pr&#233;sident Sebasti&#225;n Pi&#241;era a alors d&#233;cid&#233; de promulguer l'&#233;tat d'urgence sans passer par l'approbation du Congr&#232;s, tout en affirmant avec emphase : &#171; &lt;i&gt;Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, implacable, qui ne respecte rien ni personne et qui est pr&#234;t &#224; faire usage de la violence et de la d&#233;linquance sans aucune limite.&lt;/i&gt; &#187; Le soir m&#234;me, le couvre-feu &#233;tait mis en place &#224; 20 h, moment exact o&#249; la chanson &#171; El derecho de vivir en paz &#187; (&#171; Le droit de vivre en paix &#187;) de Victor Jara&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C&#233;l&#232;bre chanteur engag&#233;, assassin&#233; dans les jours qui ont suivi le coup (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#233;tait entonn&#233;e &#224; l'unisson dans les rues sur fond de &lt;i&gt;cacerolazo&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;tat d'urgence a &#233;t&#233; lev&#233; au bout de trois jours face &#224; la pression de la rue, le bilan est terrible : 20 morts et une centaine d'&#233;borgn&#233;.es par balles de caoutchouc, tir&#233;es par les &lt;i&gt;pacos &lt;/i&gt;&#224; bout portant. Des ministres ont saut&#233; et quelques promesses ont &#233;t&#233; faites, mais la rue n'a pas d&#233;sempli jusqu'au jour o&#249; ces lignes sont &#233;crites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au bout de deux semaines que la revendication pour davantage d'&#233;galit&#233; et pour un changement de Constitution est devenue prioritaire. La Constitution actuelle, h&#233;rit&#233;e de l'&#232;re Pinochet et r&#233;dig&#233;e par des Chicago boys&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Groupe d'&#233;conomistes chiliens form&#233;s &#224; l'universit&#233; de Chicago par les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; conform&#233;ment &#224; la doxa n&#233;olib&#233;rale, met l'&#201;tat au service des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques priv&#233;s et de la finance. Alors que l'Assembl&#233;e pour l'unit&#233; sociale, qui regroupe des &#233;tudiants et des travailleurs, exigeait la r&#233;union d'une Assembl&#233;e constituante avec la participation citoyenne de tous les secteurs de la soci&#233;t&#233;, un accord a &#233;t&#233; conclu le 15 novembre au Congr&#232;s pour organiser un r&#233;f&#233;rendum en avril 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un pays terrifi&#233; par la perspective de revivre le coup d'&#201;tat de 1973, la cr&#233;ativit&#233; l'emporte sur la peur. La g&#233;n&#233;ration actuelle a grandi sous la &#171; d&#233;mocratie &#187;, mais est laiss&#233;e pour compte par le syst&#232;me. Ce sont les rejetons d'une classe moyenne endett&#233;e &#224; vie qui forment la &#171; premi&#232;re ligne &#187; des cort&#232;ges. &#192; leurs c&#244;t&#233;s, sortis des centres d'accueil o&#249; ils &#233;taient confin&#233;s, on retrouve les enfants du Sename. Ce service national de protection de l'enfance avait &#233;t&#233; &#233;clabouss&#233; en 2016 par un scandale retentissant : la mise au jour de plus d'un millier de d&#233;c&#232;s suspects ces dix derni&#232;res ann&#233;es, d'un r&#233;seau de prostitution et de trafics d'organes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3155 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH317/-1379-7ec13.jpg?1779672190' width='500' height='317' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Daniela Le&#243;n
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;La &#171; premi&#232;re ligne &#187; d&#233;fend le droit de manifester&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un mois de mobilisation quotidienne sur les places des villes chiliennes, les manifestants organisent leur autod&#233;fense avec une &#171; premi&#232;re ligne &#187; au front contre la police. Des jeunes &#224; capuche &#233;quip&#233;s de boucliers de fortune sont suivis d'une ligne de lanceurs de pierres. Viennent ensuite les &#233;quipes de secouristes et, pour clore la marche, des manifestants tapant sur des casseroles avec des cuill&#232;res en bois. De maigres armes face &#224; l'arsenal des &lt;i&gt;pacos&lt;/i&gt; et leur m&#233;pris &#233;vident du droit de manifester. Ces chiens de garde du milliardaire Pi&#241;era sont bien mieux lotis que l'immense majorit&#233; des travailleurs chiliens : ils b&#233;n&#233;ficient, eux, d'un meilleur syst&#232;me de sant&#233;, de bonnes retraites et de primes diverses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'espace de quelques semaines, le Chili est devenu un vaste terrain d'exp&#233;rimentation de la r&#233;pression. Les &lt;i&gt;pacos&lt;/i&gt; p&#233;n&#232;trent partout &#8211; h&#244;pitaux, maisons, &#233;coles, wagons du m&#233;tro &#8211; en toute impunit&#233;, tandis que des hommes, des femmes et des adolescentes sont victimes d'agressions sexuelles lors de leurs arrestations, que des handicap&#233;.es sont priv&#233;.es de leurs chaises roulantes et que des personnes &#226;g&#233;es sont tabass&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pi&#241;era a fait quelques concessions sous la pression de plusieurs rapports de l'ONG Human Rights Watch, qui soulignaient &#171; &lt;i&gt;le recours &#224; la force excessive&lt;/i&gt; &#187; durant les manifestations. Mais d'un revers de la main, il a balay&#233; celui d'Amnesty International, qui parle d'une &#171; &lt;i&gt;politique de brutalit&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;e&lt;/i&gt; &#187; et de &#171; &lt;i&gt;violations g&#233;n&#233;ralis&#233;es des droits de l'Homme&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Tous ceux qui croient dans la paix doivent arr&#234;ter la d&#233;linquance organis&#233;e ; aujourd'hui plus que jamais les carabiniers et les forces arm&#233;es doivent prot&#233;ger l'ordre public&lt;/i&gt; &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque semaine, le pr&#233;sident propose de nouvelles mesures pour faire r&#233;gner l'ordre : des projets de loi au Congr&#232;s (contre les barricades, contre les cagoules, etc.), un nouveau service de renseignement inspir&#233; de celui qui existait sous Pinochet, le recrutement de 4 000 &lt;i&gt;pacos&lt;/i&gt; suppl&#233;mentaires, la possibilit&#233; de faire intervenir l'arm&#233;e en ne passant ni par la case &#233;tat d'urgence ni par l'approbation du Congr&#232;s... Une longue litanie r&#233;pressive.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; La violence d&#233;truit notre &#233;conomie &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La manipulation du &#171; trauma historique du Chili &#187; &#8211; le coup d'&#201;tat de Pinochet &#8211; est l'arme principale du gouvernement. Mais si les intimidantes m&#233;thodes de r&#233;pression et de terreur sont de retour, elles sont plus difficilement dissimulables en raison de la diffusion massive des images de brutalit&#233; sur les r&#233;seaux sociaux. Et ce en d&#233;pit des tentatives gouvernementales de minimiser le nombre de morts, discr&#233;diter les victimes et camoufler la disparition forc&#233;e de dizaines de personnes. D&#233;non&#231;ant la complicit&#233; de m&#233;dias gav&#233;s &#224; l'info-spectacle et multipliant les gros plans sur les saccages, une presse ind&#233;pendante se d&#233;veloppe tant bien que mal. Face aux &lt;i&gt;pacos&lt;/i&gt; ivres de haine, la solidarit&#233; se maintient et la rue r&#233;siste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;volte laisse les partis politiques en dehors du jeu, en mettant en avant une &#171; chil&#233;nit&#233; &#187; (&lt;i&gt;chilenidad&lt;/i&gt;) retrouv&#233;e et r&#233;invent&#233;e, apr&#232;s des d&#233;cennies d'anesth&#233;sie caus&#233;e par les mirages du n&#233;olib&#233;ralisme. Lors d'assembl&#233;es quotidiennes qui se tiennent partout, un programme se dessine : reconstruire un syst&#232;me plus juste et solidaire. Nous sommes toutes et tous en premi&#232;re ligne !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Cosa Rara&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Plus d'informations (en espagnol) sur : &lt;a href=&#034;https://prensaopal.cl/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Prensa Opal Chile&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;https://twitter.com/piensaprensa&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Piensa Prensa&lt;/a&gt;, Chile despert&#243; ou &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/nuestro.canto/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nuestro canto&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sobriquet largement partag&#233; pour d&#233;signer les &#171; &lt;i&gt;carabineros&lt;/i&gt; &#187; : agents de police et CRS.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le Chili compte 18 millions d'habitants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;C&#233;l&#232;bre chanteur engag&#233;, assassin&#233; dans les jours qui ont suivi le coup d'&#201;tat du 11 septembre 1973.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Groupe d'&#233;conomistes chiliens form&#233;s &#224; l'universit&#233; de Chicago par les th&#233;oriciens du n&#233;o-lib&#233;ralisme et qui ont soutenu la dictature de Pinochet.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chili : Mar&#233;e saumon </title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Chili-Maree-saumon</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Chili-Maree-saumon</guid>
		<dc:date>2018-08-29T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cosa Rara</dc:creator>


		<dc:subject>Billets</dc:subject>
		<dc:subject>industriels</dc:subject>
		<dc:subject>Rouge</dc:subject>
		<dc:subject>Santiago</dc:subject>
		<dc:subject>mar&#233;e rouge</dc:subject>
		<dc:subject>animaux marins</dc:subject>
		<dc:subject>serait due</dc:subject>
		<dc:subject>touche animaux</dc:subject>
		<dc:subject>mar&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Pacifique</dc:subject>
		<dc:subject>forte mortalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La forte mortalit&#233; qui touche animaux marins, mollusques et poissons sur les c&#244;tes de l'archipel de Chilo&#233; (1 000 kilom&#232;tres au sud de Santiago) depuis plusieurs semaines, serait due &#224; la prolif&#233;ration de micro-algues&#8239;&#8211;&#8239;la mar&#233;e rouge &#8211;&#8239;sous l'effet du r&#233;chauffement des eaux du Pacifique. Mais El Ni&#241;o a bon dos : selon des chercheurs de la r&#233;gion, il n'existe aucune preuve que cette mar&#233;e rouge soit la cause de la mortalit&#233; des mollusques dans la zone. En effet, ce ph&#233;nom&#232;ne a lieu (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no144-juin-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;144 (juin 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Billets" rel="tag"&gt;Billets&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/industriels" rel="tag"&gt;industriels&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Rouge" rel="tag"&gt;Rouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Santiago" rel="tag"&gt;Santiago&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/maree-rouge" rel="tag"&gt;mar&#233;e rouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/animaux-marins" rel="tag"&gt;animaux marins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/serait-due" rel="tag"&gt;serait due&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/touche-animaux" rel="tag"&gt;touche animaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/maree" rel="tag"&gt;mar&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pacifique" rel="tag"&gt;Pacifique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/forte-mortalite" rel="tag"&gt;forte mortalit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La forte mortalit&#233; qui touche animaux marins, mollusques et poissons sur les c&#244;tes de l'archipel de Chilo&#233; (1 000 kilom&#232;tres au sud de Santiago) depuis plusieurs semaines, serait due &#224; la prolif&#233;ration de micro-algues&#8239;&#8211;&#8239;la mar&#233;e rouge &#8211;&#8239;sous l'effet du r&#233;chauffement des eaux du Pacifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais El Ni&#241;o a bon dos : selon des chercheurs de la r&#233;gion, il n'existe aucune preuve que cette mar&#233;e rouge soit la cause de la mortalit&#233; des mollusques dans la zone. En effet, ce ph&#233;nom&#232;ne a lieu environ tous les 5&#8239;ans et, si diverses esp&#232;ces d'algues se multiplient, leur toxicit&#233; est contr&#244;l&#233;e et &#233;tudi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, depuis fin avril, l'interdiction de la consommation de poissons et de fruits de mer a jet&#233; au ch&#244;mage forc&#233; environ 500&#8239;familles qui vivent de la p&#234;che et du ramassage des algues comestibles. &#171; &lt;i&gt;Ils veulent nous faire croire que toute cette catastrophe est un ph&#233;nom&#232;ne naturel : la mar&#233;e rouge&lt;/i&gt; &#187;, temp&#234;te le chercheur Luis Bahamonde. Et la responsabilit&#233; des industriels de la pisciculture qui ont d&#233;vers&#233; au large des c&#244;tes des milliers de tonnes de saumons infect&#233;s est largement sous-estim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Chili est le deuxi&#232;me producteur mondial de saumons d'&#233;levage derri&#232;re la Norv&#232;ge qui a investi des sommes consid&#233;rables dans le pays, par l'interm&#233;diaire de la multinationale Marine Harvest. Mais, contrairement &#224; d'autres territoires, le saumon n'est pas l&#224; dans son milieu naturel et, pour qu'il puisse se d&#233;velopper, il est n&#233;cessaire d'ajouter de fortes quantit&#233;s de produits chimiques et de pesticides. De plus, la vari&#233;t&#233; locale est de couleur grise et pour que le r&#233;sultat final soit bien conforme aux attentes des consommateurs, les industriels offrent un large choix de colorants synth&#233;tiques, du rose p&#226;le au rouge fonc&#233;, administr&#233;s avec la nourriture. &#171; &lt;i&gt;L'&#233;levage de saumon fonctionne comme d'&#233;normes extracteurs qui prennent tout, m&#234;me les r&#234;ves des iliens&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;plore le philosophe Marcos Uribe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis trois d&#233;cennies, les habitants de Chilo&#233; sont devenus des saisonniers de l'industrie du saumon, dans une r&#233;gion o&#249; la p&#234;che traditionnelle est l'activit&#233; principale depuis des si&#232;cles mais aujourd'hui sous la menace des quotas de p&#234;che. Le gouvernement de Mich&#232;le Bachelet a offert une indemnit&#233; d'environ 400&#8239;euros aux p&#234;cheurs qui l'ont refus&#233;e cat&#233;goriquement puisque cela justifierait une catastrophe &#233;cologique en niant le r&#244;le des industriels pollueurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21&#8239;mai dernier, la traditionnelle et n&#233;anmoins tr&#232;s institutionnelle F&#234;te de la mer s'est transform&#233;e en grande manifestation contre les autorit&#233;s et les industriels &#224; travers tout le pays, notamment &#224; Valparaiso. Apr&#232;s 20&#8239;jours de blocage de l'archipel, les habitants restent mobilis&#233;s, m&#234;me si les entreprises piscicoles ont licenci&#233; massivement, et bien que le gouvernement ait promis de ren&#233;gocier les indemnit&#233;s &#224; la hausse. L'heure est maintenant aux actions devant les tribunaux afin de conduire des recherches scientifiques s&#233;rieuses, de poursuivre les responsables de ce crime &#233;cologique et de d&#233;masquer la corruption qui a permis l'implantation des activit&#233;s industrielles au p&#233;ril de l'&#233;cologie et de la pr&#233;servation des esp&#232;ces marines. Reste &#224; envisager une exploitation respectueuse de la mer et de la culture chilote, en abrogeant pour commencer la loi sur la p&#234;che, qui p&#232;se beaucoup sur les artisans et peu sur les grands industriels de la mer. En renouant ensuite avec la tradition communautaire mapuche autour de la &lt;i&gt;minga&lt;/i&gt;, sorte d'organisation coop&#233;rative de la vie des iliens qui leur permet de pr&#233;server leur culture depuis des si&#232;cles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Charquic&#225;n et olla commune</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Charquican-et-olla-commune</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Charquican-et-olla-commune</guid>
		<dc:date>2018-02-10T06:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cosa Rara</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>l&#233;gumes</dc:subject>
		<dc:subject>repas</dc:subject>
		<dc:subject>repas populaires</dc:subject>
		<dc:subject>kilos</dc:subject>
		<dc:subject>viande</dc:subject>
		<dc:subject>viande fum&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>plat repr&#233;sentatif</dc:subject>
		<dc:subject>plat</dc:subject>
		<dc:subject>charquic&#225;n</dc:subject>
		<dc:subject>citrouille</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;S'il y a un plat repr&#233;sentatif des repas populaires, c'est bien le charquic&#225;n. Quand &#224; la &#171; olla commune &#187;, il s'agit de la pr&#233;paration collective des repas sur les piquets de gr&#232;ve, dans les quartiers pauvres, les universit&#233;s occup&#233;es et lors de toute autre occupation de l'espace publique. Son nom vient du sud du monde quechua et mapuche et pourrait se traduire par &#171; rago&#251;t de viande fum&#233;e accompagn&#233;e de citrouille et de patates &#187;. Un plat pr&#233;colombien, qui se pr&#233;parait avec de la viande (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no157-septembre-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;157 (septembre 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/legumes" rel="tag"&gt;l&#233;gumes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/repas" rel="tag"&gt;repas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/repas-populaires" rel="tag"&gt;repas populaires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/kilos" rel="tag"&gt;kilos&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/viande" rel="tag"&gt;viande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/viande-fumee" rel="tag"&gt;viande fum&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/plat-representatif" rel="tag"&gt;plat repr&#233;sentatif&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/plat" rel="tag"&gt;plat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/charquican" rel="tag"&gt;charquic&#225;n&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/citrouille" rel="tag"&gt;citrouille&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il y a un plat repr&#233;sentatif des repas populaires, c'est bien le charquic&#225;n. Quand &#224; la &#171; &lt;i&gt;olla commune&lt;/i&gt; &#187;, il s'agit de la pr&#233;paration collective des repas sur les piquets de gr&#232;ve, dans les quartiers pauvres, les universit&#233;s occup&#233;es et lors de toute autre occupation de l'espace publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son nom vient du sud du monde quechua et mapuche et pourrait se traduire par &#171; rago&#251;t de viande fum&#233;e accompagn&#233;e de citrouille et de patates &#187;. Un plat pr&#233;colombien, qui se pr&#233;parait avec de la viande fum&#233;e de lama avant le d&#233;veloppement de l'&#233;levage europ&#233;en en Am&#233;rique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun des trois pays l'a adapt&#233; avec ses viandes (restes de grillades ou &lt;i&gt;asado&lt;/i&gt; en Argentine et au Chili, raton laveur au P&#233;rou).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avantage du plat est de profiter des l&#233;gumes de r&#233;cup' et de saison sur une base d'oignons saut&#233;es, de citrouille et de patates. On rajoutera de la viande coup&#233;e en morceaux ou hach&#233;e grossi&#232;rement. Pour les versions v&#233;ganes, des algues s&#233;ch&#233;es (cochayuyo) ou du tofu feront l'affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour donner au charquic&#225;n son go&#251;t si particulier, il faut doser avec soin le cumin et le piment doux en poudre (paprika) et si possible du merken (m&#233;lange de piments fum&#233;s mapuche), qui ne fera que rehausser un go&#251;t en provenance de l'extr&#234;me-sud du monde. Le charquic&#225;n ne supporte pas le poivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plat de r&#233;sistance et des r&#233;sistances, il doit se servir au ras d'une assiette &#224; soupe, avec plus de l&#233;gumes que de viande en temps de famine, et accompagn&#233; d'un &#339;uf frit les jours de victoire sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le charquic&#225;n est le plat des beaux jours des &#171; &lt;i&gt;ollas communes&lt;/i&gt; &#187;. En hiver, on se contentera juste d'une plat&#233;e d'haricots aux spaghettis.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2041 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH200/-321-2c285.jpg?1779604287' width='400' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ingr&#233;dients pour 30 convives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 4 kilos d'oignons&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; Une citrouille de bonne taille ou 3 moyennes (5 kilos)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 6 kilos de pommes de terre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 3 kilos de carottes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; L&#233;gumes (verts) de saison : 2 kilos de courgettes, de blettes, petits pois, haricots verts, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 3 kilos de viande hach&#233;e (2 kilos pour les algues d&#233;shydrat&#233;es)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 250 gr de cumin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 150 gr de paprika&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; 100 gr de merken&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;paration :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Couper les oignons &#224; votre convenance, les l&#233;gumes en cubes moyens.
Cuire la citrouille, les carottes et les pommes de terre ensemble, les autres l&#233;gumes se rajoutent selon leur temps de cuisson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;craser et assaisonner avec le cumin. Il faut une consistance pas trop liquide.
Frire les oignons et faire un roux avec le paprika. Rajouter la viande. M&#233;langer avec la pr&#233;paration des l&#233;gumes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Servir chaud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par Cosa Rara&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chili : sinistre &#224; int&#233;r&#234;t</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Chili-sinistre-a-interet</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Chili-sinistre-a-interet</guid>
		<dc:date>2014-07-03T02:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cosa Rara</dc:creator>


		<dc:subject>Billets</dc:subject>
		<dc:subject>jeunes</dc:subject>
		<dc:subject>avril dernier</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;tudiants</dc:subject>
		<dc:subject>charge spontan&#233;ment</dc:subject>
		<dc:subject>spontan&#233;ment l'aide</dc:subject>
		<dc:subject>l'aide d'urgence</dc:subject>
		<dc:subject>d'urgence suite</dc:subject>
		<dc:subject>Valparaiso</dc:subject>
		<dc:subject>collines p&#233;riph&#233;riques</dc:subject>
		<dc:subject>principalement</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A Valparaiso, les jeunes, principalement des &#233;tudiants, ont pris en charge spontan&#233;ment l'aide d'urgence suite &#224; l'incendie du 12 avril dernier. Les collines p&#233;riph&#233;riques de la ville, les plus &#233;loign&#233;es de la mer, les plus pauvres mais aussi les plus oubli&#233;es d'un pseudo plan d'occupation des sols, ont br&#251;l&#233;, laissant plus de dix mille personnes &#224; la rue. Dans les premi&#232;res heures, des lieux d'accueil sont cr&#233;&#233;s par les porte&#241;os jusqu'&#224; ce que le gouvernement d&#233;clare la zone en &#233;tat de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Billets" rel="tag"&gt;Billets&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/jeunes" rel="tag"&gt;jeunes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/avril-dernier" rel="tag"&gt;avril dernier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/etudiants" rel="tag"&gt;&#233;tudiants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/charge-spontanement" rel="tag"&gt;charge spontan&#233;ment&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/spontanement-l-aide" rel="tag"&gt;spontan&#233;ment l'aide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-aide-d-urgence" rel="tag"&gt;l'aide d'urgence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-urgence-suite" rel="tag"&gt;d'urgence suite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Valparaiso" rel="tag"&gt;Valparaiso&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/collines-peripheriques" rel="tag"&gt;collines p&#233;riph&#233;riques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/principalement" rel="tag"&gt;principalement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A Valparaiso, les jeunes, principalement des &#233;tudiants, ont pris en charge spontan&#233;ment l'aide d'urgence suite &#224; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Incendie_de_Valparaiso&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'incendie&lt;/a&gt; du 12 avril dernier. Les collines p&#233;riph&#233;riques de la ville, les plus &#233;loign&#233;es de la mer, les plus pauvres mais aussi les plus oubli&#233;es d'un pseudo plan d'occupation des sols, ont br&#251;l&#233;, laissant plus de dix mille personnes &#224; la rue. Dans les premi&#232;res heures, des lieux d'accueil sont cr&#233;&#233;s par les &lt;i&gt;porte&#241;os&lt;/i&gt; jusqu'&#224; ce que le gouvernement d&#233;clare la zone en &#233;tat de catastrophe et envoie les militaires non pour d&#233;blayer les d&#233;combres mais pour emp&#234;cher les vols l&#224; o&#249; il ne restait que des cendres ! Sur une des grandes places du centre-ville, les volontaires ont afflu&#233; avec des pelles avant de se diriger vers les collines mais les carabiniers, les consid&#233;rant comme &#171; arm&#233;s &#187;, ont charg&#233;, camion anti-&#233;meute en t&#234;te. Peu apr&#232;s, c'est le maire de la ville qui a pris le relais en d&#233;clarant : &#171; &lt;i&gt;Trop de volontaires ! Nous allons nous occuper de la reconstruction.&lt;/i&gt; &#187; Et c'est ainsi que des maisons en kit &#224; destination des familles sinistr&#233;es sont rest&#233;es dans les camions, faute de bras pour les d&#233;charger. Cerise sur le g&#226;teau oubli&#233; dans le four, la pleine page de pub de cette banque vantant son &#171; c&lt;i&gt;r&#233;dit sp&#233;cial sinistr&#233;s &#224; faible taux d'int&#233;r&#234;t&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cacerolazo : Que chantent les casseroles !</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Cacerolazo-Que-chantent-les</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Cacerolazo-Que-chantent-les</guid>
		<dc:date>2011-11-04T06:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cosa Rara</dc:creator>


		<dc:subject>Les vieux dossiers</dc:subject>
		<dc:subject>gouvernement</dc:subject>
		<dc:subject>Sud</dc:subject>
		<dc:subject>Chili</dc:subject>
		<dc:subject>heure pr&#233;cise</dc:subject>
		<dc:subject>casseroles</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>faire r&#233;sonner</dc:subject>
		<dc:subject>Lucia</dc:subject>
		<dc:subject>cacerolazo</dc:subject>
		<dc:subject>Salvador Allende</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En Am&#233;rique du sud, l'appel &#224; faire r&#233;sonner les casseroles &#224; une heure pr&#233;cise du soir est une tradition. Il peut &#234;tre lanc&#233; par une organisation, par des tracts mais se fait surtout par le bouche-&#224;-oreille. Le moment venu, quelques timides coups de louche sur les couvercles se font entendre, encourageant les voisins &#224; prendre leurs marmites en alu, jusqu'au tapage nocturne d&#251;ment verbalisable. Chacun avec ses ustensiles de cuisine, en rythme, et sans besoin de se rassembler, fout le bordel (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no92-septembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;92 (septembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Les-vieux-dossiers" rel="tag"&gt;Les vieux dossiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/gouvernement" rel="tag"&gt;gouvernement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Sud" rel="tag"&gt;Sud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chili" rel="tag"&gt;Chili&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/heure-precise" rel="tag"&gt;heure pr&#233;cise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/casseroles" rel="tag"&gt;casseroles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Amerique" rel="tag"&gt;Am&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/faire-resonner" rel="tag"&gt;faire r&#233;sonner&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Lucia" rel="tag"&gt;Lucia&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/cacerolazo" rel="tag"&gt;cacerolazo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Salvador-Allende" rel="tag"&gt;Salvador Allende&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En Am&#233;rique du sud, l'appel &#224; faire r&#233;sonner les casseroles &#224; une heure pr&#233;cise du soir est une tradition. Il peut &#234;tre lanc&#233; par une organisation, par des tracts mais se fait surtout par le bouche-&#224;-oreille. Le moment venu, quelques timides coups de louche sur les couvercles se font entendre, encourageant les voisins &#224; prendre leurs marmites en alu, jusqu'au tapage nocturne d&#251;ment verbalisable. Chacun avec ses ustensiles de cuisine, en rythme, et sans besoin de se rassembler, fout le bordel depuis chez soi. Sa dur&#233;e, parfois pr&#233;alablement d&#233;finie, peut se prolonger jusqu'au petit matin. Cela s'appelle un cacerolazo et son but est d'exprimer le ras-le-bol face &#224; la vie ch&#232;re que produit le syst&#232;me n&#233;olib&#233;ral impos&#233; par les diff&#233;rentes dictatures, en Argentine comme au Chili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce dernier pays, les casseroles ont vibr&#233; d&#232;s 1971, &#244; paradoxe sud-am&#233;ricain, contre le gouvernement de l'Unit&#233; populaire de Salvador Allende. Quelques vieilles momias (r&#233;actionnaires) sortent dans les rues des quartiers ais&#233;s de la capitale, Santiago, pour protester contre le pouvoir &#171; marxiste &#187;. Ces grandes bourgeoises et autres &#233;pouses d'officiers sup&#233;rieurs, touchant peut-&#234;tre pour la premi&#232;re fois de leur vie un quelconque ustensile de cuisine, se font accompagner par des jeunes patriotes arm&#233;s de lunchacos (nunchakus) pr&#234;ts &#224; casser du pauvre. En d&#233;pit des momias du d&#233;but, le symbole des casseroles vides a surtout servi &#224; d&#233;noncer les pratiques des commer&#231;ants dissimulant les aliments de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; et favorisant le march&#233; noir et les files d'attente afin de d&#233;stabiliser le gouvernement d'Allende. Elles ont &#233;galement contribu&#233; &#224; l&#233;gitimer l'action des JAP, ces &#171; comit&#233;s de d&#233;sapprovisionnement &#187; confisquant et redistribuant les aliments de mani&#232;re &#233;quitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 1982 voit l'apog&#233;e des Chicago boys au Chili. Ces &#233;conomistes format&#233;s dans les universit&#233;s nord-am&#233;ricaines imposent leur mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral sauvage, qui entra&#238;ne une augmentation du ch&#244;mage et du travail pr&#233;caire. Et l'appauvrissement de la soci&#233;t&#233; chilienne finit par toucher les classes moyennes naissantes. Les casseroles sont &#224; nouveau vides et, malgr&#233; la peur, le couvre-feu et la r&#233;pression, un cacerolazo contre Pinochet a lieu, essentiellement dans les poblaciones, les quartiers populaires des grandes villes. Il s'adresse directement &#224; Lucia, la femme du dictateur, seulement parce que &#231;a rime bien. Ainsi le slogan &#171; Lucia la olla esta vacia &#187; (&#171; Lucia la casserole est vide &#187;) finit par rythmer un rendez-vous mensuel avec la participation sonore de secteurs de plus en plus larges de la soci&#233;t&#233; : le son d'une cloche de la paroisse populaire, la sir&#232;ne d'une usine ou un klaxon lointain donnent le d&#233;part au chahut des poblaciones, pour s'amplifier ensuite dans les rues et dans les quartiers de classe moyenne, accompagn&#233; de protestas, barricades et manifestations durement r&#233;prim&#233;es. C'est le d&#233;but d'un puissant mouvement social contre la dictature suivi en 1983 par de grandes manifestations, le r&#233;f&#233;rendum (campagne du No) de 1988 et la transition d&#233;mocratique de 1989.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 ao&#251;t dernier, &#224; l'appel de la Confech (mouvement regroupant les f&#233;d&#233;rations d'&#233;tudiants des universit&#233;s publiques du Chili), les casseroles ont &#224; nouveau retenti lors d'un cacerolazo pour l'&#233;ducation. Cette fois-ci, les gens se sont r&#233;unis aux coins des rues et sur les places publiques, en opposition &#224; la r&#233;pression du mouvement &#233;tudiant par le pr&#233;sident de droite Pi&#241;era, h&#233;ritier du r&#233;gime pinoch&#233;tiste. Les carabiniers ont r&#233;pondu avec force jets d'eau m&#233;lang&#233;e &#224; des produits irritants et bombes lacrymog&#232;nes &#224; effet persistant, en les poursuivant m&#234;me jusqu'&#224; l'int&#233;rieur des maisons. Ce vacarme organis&#233; semble faire peur &#224; Pi&#241;era et &#224; son gouvernement et, malgr&#233; la violence des pacos (les flics), les gens continuent de lui casser les oreilles. Un certain Z (comme l'initiale du fameux justicier masqu&#233;) a m&#234;me cr&#233;&#233; un lien sur Internet&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;www.nuestrocanto.net++cs_AMP++nbsp;: cacerolazo nacional por la educati&#243;n.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; o&#249; il suffit de cliquer pour faire sonner les casseroles. &#192; utiliser sans mod&#233;ration en cas de cacerolazo, avec les haut-parleurs &#224; fond.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nuestrocanto.net&amp;nbsp&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.nuestrocanto.net&amp;nbsp&lt;/a&gt; ; : cacerolazo nacional por la educati&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rien &#224; f&#234;ter !</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Rien-a-feter</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Rien-a-feter</guid>
		<dc:date>2010-10-30T17:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cosa Rara</dc:creator>


		<dc:subject>ans</dc:subject>
		<dc:subject>Mapuches</dc:subject>
		<dc:subject>soci&#233;t&#233; chilienne</dc:subject>
		<dc:subject>L'INDIFF&#201;RENCE m&#233;diatique</dc:subject>
		<dc:subject>important venant</dc:subject>
		<dc:subject>b&#233;n&#233;ficie d'un</dc:subject>
		<dc:subject>d'un soutien</dc:subject>
		<dc:subject>Loi Antiterroriste</dc:subject>
		<dc:subject>Antiterroriste instaur&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>politiques mapuches</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;MALGR&#201; L'INDIFF&#201;RENCE m&#233;diatique, la gr&#232;ve de la faim de trente-deux prisonniers politiques mapuches, entam&#233;e le 12 juillet, b&#233;n&#233;ficie d'un soutien de plus en plus important venant de diff&#233;rents secteurs de la soci&#233;t&#233; chilienne (intellectuels, d&#233;put&#233;s et militants). Ces gr&#233;vistes ont &#233;t&#233; d&#233;tenus &#224; la suite de r&#233;cup&#233;rations collectives de terres ancestrales spoli&#233;es par des entreprises foresti&#232;res. Ils ont &#233;t&#233; doublement jug&#233;s : par la justice civile et par les tribunaux militaires, en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no81-septembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;81 (septembre 2010)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/ans" rel="tag"&gt;ans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mapuches" rel="tag"&gt;Mapuches&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/societe-chilienne" rel="tag"&gt;soci&#233;t&#233; chilienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/L-INDIFFERENCE-mediatique" rel="tag"&gt;L'INDIFF&#201;RENCE m&#233;diatique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/important-venant" rel="tag"&gt;important venant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/beneficie-d-un" rel="tag"&gt;b&#233;n&#233;ficie d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-un-soutien" rel="tag"&gt;d'un soutien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Loi-Antiterroriste" rel="tag"&gt;Loi Antiterroriste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Antiterroriste-instauree" rel="tag"&gt;Antiterroriste instaur&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/politiques-mapuches" rel="tag"&gt;politiques mapuches&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;MALGR&#201; L'INDIFF&#201;RENCE m&#233;diatique, la gr&#232;ve de la faim de trente-deux prisonniers politiques mapuches, entam&#233;e le 12 juillet, b&#233;n&#233;ficie d'un soutien de plus en plus important venant de diff&#233;rents secteurs de la soci&#233;t&#233; chilienne (intellectuels, d&#233;put&#233;s et militants). Ces gr&#233;vistes ont &#233;t&#233; d&#233;tenus &#224; la suite de r&#233;cup&#233;rations collectives de terres ancestrales spoli&#233;es par des entreprises foresti&#232;res. Ils ont &#233;t&#233; doublement jug&#233;s : par la justice civile et par les tribunaux militaires, en application d'une Loi Antiterroriste instaur&#233;e sous la dictature de Pinochet. C'est ainsi que certains ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; plus de cent ans de prison ! Aux pers&#233;cutions et tortures, il faut ajouter les proc&#232;s bidonn&#233;s, avec accusation d'association terroriste m&#234;me contre des enfants ! C'est comme cela qu'une gamine de douze ans est devenue demandeuse d'asile en Suisse et que son fr&#232;re figure parmi les trente-deux gr&#233;vistes. Cette gr&#232;ve suppose une violence suppl&#233;mentaire faite aux familles, mais &lt;i&gt;&#171; notre corps est la seule arme qu'il nous reste pour d&#233;noncer l'injustice &#187;&lt;/i&gt;, expliquent-ils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il y a 200 ans Lautaro, Caupolican et Guacolda contre les Espagnols, ces prisonniers indig&#232;nes sont pr&#234;ts &#224; mourir comme des martyrs aujourd'hui. L'Ind&#233;pendance a voulu &#171; assimiler &#187; les Mapuches. Mais l'int&#233;gration &#224; l'&#201;tat chilien &#233;tait une fa&#231;on de les d&#233;sint&#233;grer. Ils se battent depuis pour la reconnaissance de leur nation et de leur culture, bas&#233;e sur une &#233;troite relation avec la terre. Un tel conflit historique ne peut se r&#233;soudre devant les tribunaux, mais de fa&#231;on politique, entre le peuple mapuche et les Chiliens. Les Mapuches repr&#233;sentent 6 % de la population totale, d'environ 15 millions d'habitants. Leur territoire se trouve au sud de la rivi&#232;re Bio-Bio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus au nord, mais &#233;galement accus&#233;s d'association terroriste (toujours par la loi 18.134), quatorze activistes sociaux de Santiago et de Valparaiso ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s &#224; la mi-ao&#251;t : parmi eux, un membre de l'assembl&#233;e des victimes du tremblement de terre d'un quartier de Santiago, o&#249; les habitants construisent du lien social et de l'autogestion &#224; d&#233;faut de reconstruction de leurs domiciles, pourtant promise par l'&#201;tat et les promoteurs. Deux animateurs de radio communautaire ont aussi &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233;s suite &#224; l'op&#233;ration m&#233;diatico-polici&#232;re Salamandra&#8230; Dix de ces militants moisissent encore dans une prison de haute s&#233;curit&#233;. Et pour finir de g&#226;cher les f&#234;tes de septembre, trente-trois mineurs de San Jos&#233;, au nord du pays, sont enterr&#233;s vifs &#224; 700 m&#232;tres de profondeur, sans doute pour plusieurs mois. Cela &#224; cause de la cupidit&#233; de leurs patrons (Bohn et Kemeny F&#252;ller) qui privil&#233;gient le profit plut&#244;t que les r&#232;gles minimales de pr&#233;vention des risques. Le sauvetage se voit aujourd'hui ralenti par&#8230; des probl&#232;mes financiers. Les m&#233;dias ont trait&#233; l'affaire comme un reality show o&#249; l'unit&#233; natio- nale est scand&#233;e &#224; tout va par un Pi&#241;era qui m&#233;lange all&#233;grement les genres : en pleins fastes officiels c&#233;l&#233;brant l'Ind&#233;pendance, le premier pr&#233;sident de droite depuis Pinochet n'h&#233;site pas &#224; faire appel au sentiment patriotique des victimes et de leurs familles&#8230; &#192; cette f&#234;te nationale destin&#233;e &#224; perp&#233;tuer le mythe d'une &#233;mancipation jamais r&#233;alis&#233;e, la population r&#233;pond pragmatiquement par la solidarit&#233; et une culture &#171; huachaca &#187; (b&#226;tarde) faite de diversit&#233; et de r&#233;sistance. M&#234;me si cela n'appara&#238;t jamais &#224; la une des journaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
