Et hops, un tour sur son blog : yohanne.lamoulere.book.picturetank.com.
Quand les opérations de concertation menées par les pouvoirs publics ne débouchent sur rien d’autre que des relogements forcés, certains habitants de ces cités, partiellement dégradées mais totalement vivantes, au nord de la ville de Marseille, se rebiffent. Leurs exigences ? Vivre dignement là où ils ont construit leurs existences. Ni plus ni moins. « Dans le cadre de la rénovation du quartier de la Savine, la communauté urbaine, où je suis élue, prévoyait la préservation des collines. Or, j’ai pu (...)
L’Espagne s’enfonce dans une récession qui a tout l’air d’un vol à main armée. « Ce n’est pas une crise, c’est une arnaque », affirmait le mouvement du 15-M – baptisé par la presse « mouvement des Indignés ». Comme partout ailleurs, après avoir renfloué les banques, l’État a constaté – ô surprise ! – que les caisses étaient vides. Conclusion : il faut é-co-no-mi-ser ! Comment ? En tapant sur les dépenses publiques, bien sûr. Éducation, santé, retraites, indemnisations de licenciement et de chômage… Et la bulle (...)
Ne comptez pas sur une multinationale pour vous encourager à monter une coopérative ouvrière. Surtout si elle a en projet de délocaliser votre usine vers des contrées au dumping social plus sexy. Mais faut-il vraiment demander la permission ? Chez Fralib, on se demande. « Ce sont des mercenaires, leur boîte s’appelle Escort sécurité », grince un ouvrier en désignant les gros bras qui gardent l’entrée de l’usine. En ce jeudi 5 avril, il faut montrer patte blanche à quatre gorilles arborant un brassard (...)
Jusqu’alors, seules certaines zones urbaines bien spécifiques – celles dites « sensibles » – étaient étudiées et aménagées pour « prévenir le crime ». Cela n’est plus suffisant. Pour les pouvoirs publics, et leurs sous-fifres architectes et urbanistes, l’insécurité ne se limite plus aux quartiers malfamés. Elle est imprévisible, peut toucher n’importe qui et, surtout, apparaître n’importe où. L’aménagement actuel des villes a donc pour mission de trier, filtrer, canaliser et séparer les publics, le tout en (...)
Les classes moyennes à la recherche d’espace, de tranquillité et de sécurité ont tendance à migrer en banlieue, où les résidences fermées toutes neuves sont la réponse à toutes leurs attentes. Mais quid des classes populaires qui sont le plus souvent déjà dans la place ? Début de réponses lors d’une balade à Sainte-Marthe, juste en-deçà des quartiers Nord de Marseille… Vous êtes accueillis par un sympathique « Bonjour, soyez les bienvenus ». Mais rien de tonitruant, hein, personne à la fenêtre ne vous hèle à (...)
À Marseille, il n’y a pas que les bulldozers d’Euroméditerranée, les métros qui s’arrêtent juste avant les quartiers Nord et les bancs publics remplacés par des panneaux de pub. Il y a aussi le Jardin, une association potagère, artistique et conviviale. Autant l’avouer tout de suite : quand on est là-haut, on n’est pas loin de penser que c’est un bout de paradis. Parce que ce sont des copains et qu’on y traîne souvent nos guêtres ? Sans doute. Mais surtout parce que c’est un lieu comme on n’en connaît pas (...)
« 2013 sera un formidable accélérateur pour Marseille ! », se réjouit son sénateur-maire. Accélérer, mais pour aller où ? Dans un monde idéal, l’urbanisme et la culture, tel un dialogue amoureux entre l’espace et le temps, se promèneraient main dans la main sur les larges avenues d’un avenir radieux. Et comme nous y sommes presque, grâce à une démocratie qui nous fait éternellement patienter dans l’antichambre du meilleur des mondes, tout est mis en œuvre pour que cette symbiose se réalise. Le hic, c’est (...)
Posée entre deux continents et foyer de multiples cultures, Istanbul est une ville qui change à toute vitesse : multiplication des résidences fermées, formatage international sur l’air de « capitale européenne de la culture » et de « ville globale »… La métropole turque n’échappe pas à la financiarisation que connaissent de nombreuses villes dans le monde. Journaliste à Express, un magazine stambouliote qui donne dans la critique sociale solide, drôle et argumentée, Ulus Atayurt est passionné par « sa » (...)
Vous souvenez-vous de l’édito de notre hors-série photo ? Ha ben non, évidemment, vous ne pouvez pas savoir. Il est intitulé « Une erreur dans le paysage », et l’ouvrage y est décrit comme « le fruit du plaisir que nous avons à explorer de nouvelles pistes, à tenter une percée dans des territoires où ni les amis, ni les ennemis ne nous attendaient ». Voilà. Effectivement. C’est tout à fait ça. Ni amis, ni ennemis… Du coup, pas grand monde n’est venu. Nous avons reçu dernièrement les chiffres des ventes (...)
