Sandrine et Héléna grappillent toutes les deux le Revenu de solidarité active (RSA). Sandrine a un enfant de huit ans, vit en couple et travaille quelques heures par jour dans le « service à la personne ». Toute la journée, elle court entre la maison, les courses, le ménage, la bouffe, l’école et les personnes âgées qu’elle lave, fait manger et écoute se plaindre. Elle bosse deux heures par jour, quarante-cinq minutes le matin, quarante-cinq minutes le midi, et une demi-heure le soir. Évidemment, avec (...)
Du grand fatras des discours sur la prostitution, seule la condamnation des réseaux mafieux, au sein desquels des femmes sont réduites en esclavage, semble faire consensus. Car globalement, deux pôles opposés émergent au sein des débats : le premier considère la prostitution comme une activité forcément subie, une violence contre les femmes ; le second, quant à lui, présente la prostitution comme un choix d’activité possible. C’est ce second pôle, représenté notamment par le Syndicat des (...)
« D’abord, sachez que grâce à ce “féminisme à la française”, selon Irène Théry, on a pu “au milieu de la tempête de boue qui nous agite depuis deux semaines”, voir “se faufiler” “un petit moment de grâce démocratique […] par-delà les sexes et les cultures”.
Ce qui fait très plaisir à Groschéri, le gentil Bisounours qui vit dans les nuages.
Mais ce n’est pas tout, ces “féministes à la française” ont également “redonné sa chance à la diversité de la pensée féministe” et surtout “des centaines de milliers d’hommes (...)
Le Sénat s’inquiète pour la « liberté psychologique des enfants ». Est-ce parce que la France (presque) toute entière s’apprête à fêter Noël et le petit Jésus, en offrant de mini-tables à repasser à de douces et jolies petites filles et de gros flingues à de courageux petits garçons qui ne pleurent pas ? Est-ce parce que beaucoup de leurs mères battues ne porteront toujours pas plainte ? Non, l’inquiétude du Sénat provient de la présence de quelques femmes voilées au sein de crèches ou du domicile (...)
« Défoncée », « démontée », « explosée », « aspergée », « matraquée », « martelée », « ramonée », « pilonnée », « bourrée », « déglinguée », « décapsulée », « déboîtée », « limée », « fistée », « laminée », « tringlée », « embrochée », « tronchée », « baisée » : ces termes concernent les « putes », « salopes » et diverses « grosses chiennes » qui peuplent un site porno français très fréquenté. Il y en a pour tous les goûts : des vieilles (appelées « matures »), des blondes, des brunes, des rousses, des grosses et des moins grosses, des nanas (...)
« Il semblerait que ce soit un problème de jalousie qui ait entraîné un différend conjugal à l’origine de ce drame », a déclaré mardi 4 octobre dernier le procureur de la République de Bourg-en-Bresse (Ain), à propos de l’assassinat par un homme de son épouse et de ses deux enfants. La déclaration du procureur illustre parfaitement les « stratégies d’occultation des violences masculines » puisqu’il ne s’agirait pas de violences masculines, mais d’un « drame familial ». Cet ignoble euphémisme médiatique (...)
Aujourd’hui, sept femmes sont venues nous demander un coup de main, sept « délais dépassés », comme on les appelle. Elles veulent toutes avorter d’une grossesse dépassant le délai légal français de douze semaines. L’une d’entre elles se tortille sur sa chaise, mal à l’aise et un peu assommée. Elle a déjà eu des gosses, elle ne comprend pas comment elle a pu découvrir cette grossesse si tard. Elle a eu ses règles normalement. Peut-être étaient-elles un peu plus courtes, un peu plus légères… Elle se dit qu’elle (...)
Tout n’est pas rose, l’été, pour Lafâme, surtout par les temps qui courent, avec tous ces hommes hystériques qui crient au loup ! Mais oui, les filles, Mademoiselle a entendu vos cris de désespoir : « Qu’il est difficile de savoir si un homme est consentant ! C’est si compliqué, un homme ! » Mademoiselle voudrait donc donner quelques conseils aux femmes, afin que cet été, enfin, elles tentent de respecter en toute occasion le consentement des hommes, ces êtres complexes qui minaudent, aiment bien qu’on (...)
La relation des hommes au contenu de leur slip est sujette à de nombreuses discussions de haut vol depuis la très fameuse « affaire DSK »… Besoins irrépressibles, dérapages, pulsions, actes manqués, l’image de l’homme qui s’est dessinée dans les médias semble se situer à mi-chemin entre l’idéal-type freudien et la bestiole tombée de l’arbre plutôt que descendue tranquillement du singe. L’homme ne serait en quelque sorte pas réellement responsable de ses « dérapages ». Toutes ses mésaventures seraient le fait (...)
Elles osent tout, les « Ni putes, ni soumises » (NPNS), c’est même à ça qu’on les reconnaît. Mademoiselle n’a donc point été très étonnée lorsqu’elle a découvert ce tract où l’on voit une femme et un homme, penchés sur une table, armés d’éponges, d’un plumeau et de détergent. Titre : « Les hommes s’y mettent aussi... », sous-titre : « Au ménage ? Non, au féminisme ! » Rires dans la salle. C’est bien connu, les mecs sont plus à l’aise en tribune qu’avec un balai. Sous l’affichette, au milieu de quelques gazouillis – « (...)